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vendredi 26 février 2016

Les dessous de l’affaire de l’assassinat du jeune boxeur Hamza Benserai


L’affaire du jeune boxeur Hamza, assassiné à Bordj El Kiffan, a choqué l’opinion. Retour sur une affaire criminelle qui a laissé des traces douloureuses.

«Je ne pardonnerai jamais aux assassins de Hamza. Ce sont des dealers et des violeurs de fillettes qui ont longtemps sévi au su et au vu de tout le monde.» Saïd Ben Seraï, 59 ans, père du jeune boxeur Hamza, assassiné en plein jour à coups de couteau et de marteau, le 14 février dernier à Bordj El Kiffan dans l’est d’Alger, peine encore à accepter la cruelle disparition de son fils. «Hamza avait réussi à récupérer tous les jeunes du quartier en les convainquant de faire de la boxe.


www.elwatan.com

jeudi 25 février 2016

la culture de l’Etat est inexistante ...



Le Figaro prédit un avenir sombre pour l’Algérie

La situation économique et sociale du pays «n’inquiète pas» que les Algériens. Le journal français le Figaro a consacré, dans son édition d’hier, une part belle à l’Algérie. Le journal de droite, qui a accepté il y a deux ans de faire la promotion du régime en publiant un numéro spécial sponsorisé par la publicité étatique, a donc dressé un tableau extrêmement sombre de la situation en Algérie. Quitte à employer des approximations. C’est le cas lorsque dans l’éditorial, le quotidien affirme que «la moitié» des Algériens ont moins de 19 ans. Ou encore lorsque dans un article, le journaliste affirme que «la pauvreté dans le Sud algérien est comparable à celle des pays subsahariens». Pour le reste du dossier, intitulé «Pourquoi l’Algérie fait peur à l’Europe», il est question, dans l’éditorial, de demander à la diplomatie française de «contribuer à identifier la relève et la soutenir» et cela «sans se rendre coupable d’ingérence». De son côté, l’écrivain Boualem Sansal prévoit «un chaos» généralisé dans le pays si la situation n’évolue pas. Pis, l’auteur de 2084 n’exclut pas un scénario à la syrienne dans les années à venir. Il met en garde également les Européens contre une possibilité de voir des milliers d’Algériens migrer vers l’Europe en cas de crise majeure.

A. Boukhlef
El Watan - Jeudi 25 février 2016

mardi 23 février 2016

Interview du General Abderzak Maiza


Il est considéré comme étant l'un des fers de lance de la lutte antiterroriste. Au cours de la décennie noire, le général Maïza a été l'un des éléments les plus actifs, les plus connus surtout de cette guerre sans merci livrée à ces groupes qui avaient programmé le chaos dans le pays. Aux côtés du défunt général Fodil Chérif, il a laissé son empreinte dans la 1ere Région militaire et dans bien d'autres zones encore. Pour la première fois, il revient sur ce passé douloureux et analyse pour nous les événements présents que traverse l'Algérie.

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« Le massacre de Raïs est lié à une affaire d’argent »


Dans son édition d’hier, le quotidien Le Soir d’Algérie a fait parler le général à la retraite Abderrezak Maïza. Celui qui a joué un rôle dans la lutte antiterroriste durant la décennie noire revient sur certains événements sanglants qu’a connus l’Algérie. Cette interview n’est pas anodine. Elle intervient alors que la scène médiatique assiste à un déballage entre anciens hauts responsables en poste à l’époque, s’accusant mutuellement d’être à l’origine de la crise qu’a traversée le pays. Elle a lieu également alors que d’anciens opposants en exil ont attaqué frontalement dans la presse des chefs militaires dès leur retour en Algérie.

C’est le cas de l’ancien Premier ministre, Abdelhamid Brahimi, qui, sur la chaîne TV Ennahar, s’en est pris au général à la retraite Khaled Nezzar et à l’ancien patron du DRS, le général Toufik. Le premier était accusé d’être un «soldat de l’armée française», alors que le second aurait passé la guerre de Libération nationale à «éplucher des patates». Mais cet entretien permet, par ailleurs, d’allumer un contrefeu au moment où les partisans du «qui tue qui ?» reviennent à la charge accusant les responsables militaires d’avoir commandité des massacres de populations. C’est dans ce contexte que le général à la retraite et bras droit du général Ali Fodhil, chef de la 1re Région militaire, est revenu sur le massacre de Raïs, perpétré en 1997 et qui a fait des centaines de morts. Pour Maïza, le massacre est lié à une affaire d’argent. «Prenez l’exemple de ce qui s’est passé à Raïs. Tous les morts qu’il y a eus sont des membres de familles de groupes terroristes. A l’époque, le chef terroriste Djebaïli avait distribué de l’argent à toutes ces personnes qui ont investi notamment dans le transport, les fameux minibus qui apparaissaient un peu partout. Après sa mort, Zouabri a nommé le fameux ‘‘Japonais’’ et lui a demandé de récupérer l’argent qu’il avait été prêté aux familles. Ces dernières ont refusé, une expédition punitive avait été menée», affirme le général à la retraite.

Pour appuyer ses propos, le général Maïza révèle que l’armée avait retrouvé le registre sur lequel étaient inscrits les noms de toutes ces familles qui devaient de l’argent au Groupe islamique armé (GIA). «Nous avions d’ailleurs retrouvé le registre qui comportait les noms de toutes les personnes concernées et ce sont elles qui ont été tuées. C’était incroyable. Les maisons ciblées étaient séparées par celles de citoyens non concernés et je vous assure que ceux là n’ont pas été touchés.» Au sujet de la restructuration du DRS, le général Maïza juge celle-ci nécessaire. «Cette restructuration était attendue depuis longtemps. L’armée cherchait à se professionnaliser et on avait donc établi un dossier. Les services de sécurité devaient changer», déclare-t-il tout en regrettant à demi-mot la manière avec laquelle l’ancien patron des Services de renseignement a été limogé. «L’homme qui a été mis à la porte dans le cadre de cette restructuration, quoi que l’on puisse dire à son sujet, a oeuvré au maintien de la République. Pour des raisons politiques, il a été mis à la porte, mais il n’en demeure pas moins qu’il a travaillé pour son pays», juge M. Maïza qui estime que si le terrorisme a été vaincu, l’intégrisme reste présent.

«L’intégrisme a pignon sur rue. Il représente encore un mouvement idéologique et politique qui cherche à installer un califat en Algérie. Mais le terrorisme en tant que tel n’existe plus.»

Salim Mesbah
http://www.elwatan.com/actualite/le-massacre-de-rais-est-lie-a-une-affaire-d-argent-23-02-2016-315081_109.php


mardi 9 février 2016

Belaid Abane : Nuages sur la Revolution

BELAÏD ABANE. AUTEUR DU LIVRE NUAGES SUR LA RÉVOLUTION, ABANE AU COEUR DE LA TEMPÊTE

Pourquoi, on continue à attaquer Abane Ramdane des dizaines d’années après la fin de la guerre de Libération nationale ?

D’abord, parce qu’il n’est pas là pour se défendre et répondre. S’il était au pouvoir aujourd’hui, on lui aurait fait la courbette. Ceux qui avait lancé des accusations et des insultes à l’adresse de Abane étaient ses adversaires d’hier, comme Ahmed Ben Bella et Ali Kafi. Kafi était l’homme d’un clan, celui du MALG. Il était l’homme de Abdelhafid Boussouf. Daho Ould Kablia était un sous-fifre du MALG. Il n’avait pas de posture importante au sein de ce mouvement. Ould Kablia était loin du temps et des lieux des événements. En 1957, année de la liquidation de Abane Ramdane, Ould Kablia n’était même pas dans la Révolution. Aujourd’hui, il parle de choses qu’il ne sait pas. Il répète les rumeurs et l’idéologie d’un clan. Il reprend le credo de l’Etat profond naissant, c’est-à-dire glorifier Abane, « mort au champ d’honneur », comme cela avait été mis en avant, et le diaboliser ensuite dès que l’on a commencé à parler de son assassinat par ses compagnons.

Et d’où venaient donc ces nuages que vous évoquez dans le livre ?

C’est d’abord la question berbériste. Il y a eu des liquidations pendant la Révolution suite à la crise de 1949. Abane avait fait face à Messali. C’est pour cette raison que les messalistes détestaient Abane. Abane déterminait la manière d’agir avec les messalistes. Et entre le FLN et le MNA, c’était la guerre. Les messalistes étaient les premiers à passer à l’acte. Je me suis intéressé aussi à la relation entre Abane et Krim pendant la période algéroise. Krim était arrivé à la Révolution à la faveur de la crise de 1949. Il devait instaurer l’ordre en Kabylie. Ensuite, la séparation entre Abane et Krim était irrémédiable, l’un est allé au Maroc, l’autre en Tunisie. Abane était accompagné de Dahleb, Krim et Benkhedda. Ensuite ce fut la rupture définitive. Après la mise en prison des dirigeants, Krim eut l’ambition de devenir le chef national de la Révolution. Abane Ramdane était également dur avec les Egyptiens. Ce qui lui avait valu également des problèmes. Les Egyptiens cherchaient à l’époque leur intérêt. J’ai développé tout cela dans le livre.

Krim était-il derrière l’élimination de Abane ?

Oui, bien sûr. On ne va se raconter des histoires. Krim est partie prenante à 100% dans l’élimination de Abane. Maintenant, je peux le dire. Et je vais le démontrer dans mon prochain livre. Le bras criminel reste Boussouf, mais avec Krim partageant l’idée de l’assassinat.

El Watan - Mardi 9 février 2016

www.editions-harmattan.fr

YI JING - Le livre des changements


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