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mercredi 18 mai 2016

Chakib Khelil repond a ses detracteurs (lobby franco-algerien)


Chakib Khelil répond d’abord à ses détracteurs. « Pour certains, je suis en Algérie pour bloquer les intérêts français. Faux. On me reprochait la même chose quand j’étais ministre de l’Énergie », a assuré l’ancien ministre de l’Énergie et des mines, en révélant que lorsqu’il était au gouvernement des parties lui demandaient de favoriser les sociétés françaises. Sans nommer ces parties, il affirme qu’elles « se demandaient comment puis-je mettre sur le même pied d’égalité les entreprises française et leurs homologues américaines ».

Khelil enchaîne en accusant une nouvelle fois la presse au service des intérêts français « de propager des rumeurs » le concernant. L’occasion pour l’ancien homme fort du gouvernement de rappeler quelques « vérités ». « Entre l’Algérie et la France il y’a une relation coloniale mais entre l’Algérie et les État-Unis nous avions toujours eu des liens amicaux », a-t-il asséné. « En critiquant des sociétés française, je n’ai fais que rappeler des vérités », a-t-il ajouté.

Et parmi ces « vérités » figure l’abandon par Total du projet de l’usine de vapocraquage d’éthane à Arzew, près d’Oran, deux ans après la signature de l’accord de partenariat. Il a cité également le cas de la société française Technip qui a abandonné, selon lui, des projets en Algérie. Chakib Khelil laisse entendre que les groupes français bénéficient de protection en Algérie. « Les sociétés françaises ont abandonné des projets sans qu’elles soient obligées de payer un dollar contrairement à Repsol et à Gaz Natural », a déploré Khelil, sans citer les raisons. Et d’enfoncer le clou, en affirmant que « paradoxalement les seuls problèmes enregistrés à l’époque, c’était avec les sociétés françaises ».

Poursuivant l’étalage de « vérités », Khelil reproche à la France de soutenir « sans limite » le Maroc sur le dossier du Sahara occidental et la pointe du doigt dans la déstabilisation de la Libye. « On me parle depuis mon arrivée de la France. Moi je crois que les relations entre les pays sont soumises aux intérêts des uns et des autres. Les Français défendent leurs intérêts, et l’Algérie aussi doit faire de même. Je ne comprends pas pourquoi, c’est toujours à moi de perdre ».

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