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mardi 17 mai 2016

Affaire BEA, Rachid Mouhoub dit Taztoza



Le second scandale révélé durant cette même période est celui de la Banque Extérieure d'Algérie (BEA). Cette banque a été victime d'une escroquerie portant sur la somme de 170 millions de dinars (30 millions de dollars) réalisée par un réseau d'une vingtaine de personnes aux détriments de son agence implantée aux Pins Maritimes, à la foire.

Quatre employés de banque, arrêtés et inculpés, étaient à l'origine de l'affaire : ils accordaient des prêts à des sociétés fictives en truquant des dossiers. Au total, treize personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sont maintenues en détention, et huit autres remises en liberté provisoire.

L'argent escroqué à la BEA est utilisé pour l'achat de villas, de voitures de luxe et de fonds de commerce, notamment à Ryadh-El-Feth, qui se trouve de nouveau mêlé à une « affaire ». Une partie de l'argent est récupérée, et les biens achetés sont confisqués, selon la presse. Mais la rumeur affirme qu'une partie de l'argent escroqué était constituée de prêts en devises, qui n'ont pas été récupérés. Un des principaux inculpés se serait réfugié en Suisse en emportant l'argent, y compris des dinars que le Trésor algérien aurait été contraint de racheter. La rumeur affirme aussi que la somme détournée serait beaucoup plus élevée que celle annoncée par la presse qui s'est révélée, une fois encore, moins forte que la rumeur.

L'affaire de la BEA a été découverte à cause du train de vie fastueux d'un repris de justice, Rachid Mouhoub. L'enquête a permis de remonter la filière jusqu'aux « gros poissons », selon les comptes rendus de l'enquête publiée par la presse. Mais la rumeur va plus loin. Elle affirme que l'un des fils du Président Chadli y est mêlé, en servant de couverture aux personnes qui ont bénéficié des emprunts. Le comble sera atteint bien plus tard lorsque, le 11 novembre, le quotidien France-Soir s'empare de l'affaire : « Suite à la découverte par les services de sécurité algériens d'un trafic de devises organisé par le fils du Président Chadli entre l'Algérie et la Suisse, qui avait provoqué de gros remous au sein de la nomenklatura algérienne, une vive altercation a éclaté entre le père et le fils. La discussion s'envenimant, des coups de feu ont été tirés dans le bureau présidentiel » écrit France-Soir.

Toute ces « affaires », basées sur des faits vrais mais déformés par la rumeur, constituent autant d'attaques contre le Président Chadli, note Le Monde, dans une analyse rétrospective publiée pendant les émeutes. Le chef de l'Etat donne une première réponse en affirmant le 21 septembre au Ministre de la Justice, son souci d'une juste application de la loi, à l'abri de toute influence, et en déclarant qu'il «insiste particulièrement sur la nécessité de combattre les phénomènes négatifs tels que les ...

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