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jeudi 22 octobre 2015

Verite contre amnistie de Aderrahmane Mahmoudi


L'idée n'est pas nouvelle, de nombreux responsables politiques algériens ont eu un jour a l'esprit de régler la crise par une méthode toute simple, celle qui consiste à remettre tous les compteurs à zéro. Les voleurs sont ainsi encouragés à investir en échange d'une amnistie fiscale, les égorgeurs sont pardonnes pour peu qu'ils jurent de ne plus égorger à nouveau, les menteurs seront crus à l'avenir à condition qu'ils arrêtent de mentir et ainsi de suite. Nous repartirions donc tous ensemble sur un bon pied après avoir chassé les démons du mal et établi entre nous un pacte de gentillesse mutuelle où seule prime la sauvegarde de notre beau pays.

L'idée n'est donc pas nouvelle, mais n' a jamais pu être mise en application. Non pas parce que les pouvoirs publics ne le voulaient pas, mais plutôt parce que les grands prédateurs qui régnent sur l'économie formelle et informelle de ce pays n'en ont pas voulu. Avec un pied dans le pouvoir et un pied dans les affaires, ces rapaces de haut vol n'ont jamais senti la nécessité de mettre fin à un système de rapine et de prédation qui les rend pius forts chaque jour davantage. Aussi, lorsque leur puissance a commencé à être sérieusement menacée par le pluralisme, la démocratie et le libéralisme, ils ont préféré mettre le pays à feu et à sang, en manipulant le terrorisme et en s'alliant à des puissances étrangères, plutôt que de cesser leurs pratiques prédatrices. Aujourd'hui, lorsque le Président Abdelaziz Bouteflika évoque avec de plus en plus d'insistance la question de la réconciliation nationale en tentant de lui trouver un cadre global de mise en œuvre pratique, il ne fait rien d'autre en vérité que pousser les grands prédateurs de ce pays à accepter un marché dont les termes sont à peu près ceux-là : «Vous avez pillé, vole, détourné et amassé des fortunes colossales. Pour les protéger, vous avez tué plus de 100 000 de vos concitoyens et détruit pour plus de 25 milliards de dollars. Vous vous êtes même alliés à des puissances étrangères pour conserver votre pouvoir et vos privilèges. Aujourd'hui, vous êtes donc une classe sociale au sens politique et financier du terme. Votre position au sein et en dehors du pouvoir est reconnue, mais vous ne pouvez pas aller plus loin dans votre conquête de la totalité du pouvoir.

Le Jour d'Algerie N219 Vendredi 14 Samedi 15 mai 2004

ecrivainsmaghrebins.blogspot.com - Belkheir vu par Mahmoudi


« Le Vert et le Noir, intégrisme, pétrole, dollar » par Jean-Pierre Chevènement


« Ce qui est devant nous, me dit-il, c’est le risque d’une totale mainmise américaine sur le pétrole irakien. Le pétrole, pour les Etats-Unis, c’est le moyen de régler à leur convenance leurs rapports futurs avec l’Europe et le Japon. Ou bien la France est capable de comprendre que l’indépendance de l’Irak sert sa propre indépendance et celle des autres peuples, ou bien, si elle ne le comprend pas, comment donc défendre à sa place des intérêts vitaux dont elle semble n’avoir plus conscience ? Si la France à l’avenir veut encore peser en Europe, elle a besoin d’être présente au Moyen-Orient … »

www.chevenement.fr


Œuvres

L'énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise, La Table Ronde, 1967 (sous le pseudonyme de Jacques Mandrin, qui cache aussi Didier Motchane et Alain Gomez)
Socialisme ou Socialmédiocratie, 1969 (sous le pseudonyme de Jacques Mandrin)
Le vieux, la Crise et le Neuf, 1975
Le Service militaire, face à face avec Pierre Messmer, 1977
Être socialiste aujourd'hui, 1979
Le Pari sur l'intelligence, 1985
Apprendre pour entreprendre, 1985
Une certaine idée de la République m'amène à…, 1992
Le Temps des Citoyens, 1993
Le Vert et le Noir. Intégrisme, pétrole, dollar., 1995
France-Allemagne, parlons franc, 1996
Le Bêtisier de Maastricht, 1997
La République contre les bien-pensants, 1999
La République prend le maquis (en collab. Avec Robert Colona d'Istria), 2001
Le Courage de décider, Robert Laffont, 2002
Défis républicains, 2004
Pour l'Europe, votez non !, Fayard, 2005
La Faute de M. Monnet, Fayard, 2006
La France est-elle finie ?, Fayard, 2011 - prix du Livre Politique 2011
Sortir la France de l'impasse, Fayard, 2011
1914 - 2014, l'Europe sortie de l'Histoire ?, Fayard, 2013



mercredi 21 octobre 2015

Mezri Haddad

Mezri Haddad, philosophe et ancien ambassadeur tunisien :

« Dans chaque euro investi en France, il y a du poison néowahhabite. À plus forte raison dans les banlieues, où la ferveur religieuse et le bigotisme compensent le chômage, où le repli identitaire se nourrit de l’exclusion sociale et où la foi est au-dessus de la loi. L’on sait que dans la doctrine islamiste, le lien confessionnel transcende l’appartenance nationale, et que le droit de Dieu est supérieur à la loi de la République. »

Dans son article « La Shoah, second péché originel ou l'humanisme en question » paru dans Réalités48, il s'attaque violemment à Mahmoud Ahmadinejad et dénonce l'antisémitisme chez les musulmans. Pour lui, le génocide est une tragédie humaine et universelle, un fait historique incontestable. Les musulmans devraient d'autant plus aisément reconnaître ce génocide qu'ils n'assument aucune responsabilité dans ce mal absolu qui a frappé les Juifs. Il affirme que le conflit israélo-palestinien ne doit en aucune façon justifier « l'abjection négationniste » et plaide pour la criminalisation de l'antisémitisme dans les pays arabes.



Dans son article « Vrais et faux ennemis de l'islam »50, il apporte un soutien critique au pape Benoît XVI, considère que les musulmans n'ont rien compris à son discours de Ratisbonne et accuse les intégristes de profiter de la moindre occasion pour galvaniser la haine à l'égard des chrétiens, des juifs et de l'Occident en général. Dans l'affaire des caricatures de Mahomet, il défend le principe de liberté mais regrette les provocations inutiles et islamophobes.

Dans l'ensemble des articles qu'il a publié dans Le Monde des religions, il critique l'intégrisme islamiste en voyant dans ce phénomène idéologique et politique une altération grave des valeurs spirituelles de l'islam. Selon lui, la solution sécuritaire n'est pas suffisante mais il faudrait une révolution culturelle et une réforme radicale de l'islam pour réconcilier les musulmans avec la modernité.

fr.wikipedia.org - Mezri Haddad
lavoixdelalibye.com - La « théorie du complot », un concept inventé par les comploteurs pour anesthésier les cons, par Mezri Haddad

dimanche 18 octobre 2015

Je le dis par Agrane Fateh



Ainsi ce sieur tueur, (au moins d’un jeune du service national dont il a reconnu les faits en public dans une interview) cet ex chef d’une armée criminelle qui avait mis le pays à feu et a sang, fait le coq et la poule en un tour de main comme une marionnette dont on n’arrive pas a situer exactement qui détient sa ficelle et la fait jouer aussi sordidement et piètrement Le coq quand dans une interview donnée à la chaine privée El Watan, Madani Mezrag, menace le président de la république et le défie d’interdire le parti qu’il prépare pour assassiner l’Algérie.

Et la poule quand quelques jours après manquant de grains peut etre (car il faudrait se rapprocher de prés et regarder de quoi il vit ce sinistre quidam et dans quelle mains il picore) il se rebiffe et voudrait seulement conseiller le président, comment le laisser avec sa nébuleuse islamiste intégriste, achever pour de bon la république et l’état national (sic).

Mais c’est devant le juge qu’il doit atterrir pardi, si on suppose que la chaine El Watan a enfreint la loi, lui il a fait autant et plus, c’est un criminel qui se dit n’avoir jamais demandé pardon pour son crime et que c’est la république qui doit lui présenter ses excuses après qu’il l’ai agressé et tué ses meilleurs enfants !

Tantôt coq tantôt poule c’est connu de la duplicité des intégristes islamistes mais disons le aussi, de ceux qui les écoutent les manipulent et ont font des interlocuteurs privilégiés, c’est la même matrice idéologique !

Cette basse cour est mortellement venimeuse pour le corps sain de la république ! Pour que cesse cette représentation macabre !!!! baisser le rideau allumez les lumières.

www.raina-dz.net

mercredi 14 octobre 2015

Un peuple prisonnier du wahhabisme par Tayeb Belghiche


La sinistre association des « oulémas » wahhabite vient de se manifester à nouveau et, comme toujours, dans un sens des plus négatifs. En effet, 55 de ses membres, s’érigeant sans mandant en chef de la oumma, ont appelé les musulmans du monde entier à faire la guerre aux « croisés russes », ceux-là mêmes qu'ils appelaient hier encore les « athées », parce qu’ils interviennent militairement en Syrie. Leur message a été relayé par Al Qaîda en Syrie, dont le chef, Abou Mohamed Al Jolani, a déclaré à l’adresse des musulmans du Caucase : « Si l’armée russe tue notre population, tuez sa population. »

Pourquoi ces prétendus oulémas sortent leurs griffes aujourd’hui ? Ils ont sans doute peur que l'intervention russe contribue à remettre sur selle et à renforcer le régime alaouite de Bachar Al Assad, eux qui ont une haine viscérale pour tout ce qui est chiite ou qui s’en approche et contre lesquels ils sont prêts à s’associer avec le sionisme, s’ils ne l’ont pas fait secrètement.

Des rumeurs circulent à ce sujet suite à l’intervention de la coalition arabe menée par l’Arabie Saoudite contre le peuple yéménite, lequel résiste courageusement et qui a révélé à la communauté internationale l’incapacité de la plupart des armées arabes à mener une guerre moderne contre un pays pourtant très démuni. Les Yéménites ont le malheur d’avoir parmi leurs concitoyens des chiites houtis.

Les oulémas saoudiens, prompts à réagir contre le soutien russe à une dictature criminelle, n’ont jamais élevé la voix lorsque les Américains ont envahi et détruit l’Irak. Ils se sont tus lorsqu’une coalition occidentale est intervenue en Libye pour chasser Mouammar El Gueddafi et ils restent silencieux face au démantèlement de ces pays. Il est vrai qu'El Gueddafi a donné du fil à retordre à la dynastie saoudienne et a même proposé de lui enlever la gestion de La Mecque et de Médine parce que ces lieux appartiennent à tous les musulmans.

Les Algériens, eux aussi, n’oublieront jamais le mal que leur ont fait les Saoudiens. Officiellement, ces derniers n’avaient cessé leur appui financier au FIS qu’après le soutien de ce dernier à l’invasion du Koweït par les forces de Saddam Hussein. Malheureusement, les wahhabites ont poursuivi le financement du terrorisme, de l’AIS et du GIA à travers des associations soi-disant caritatives. Il est vrai que ces «oulémas» ne peuvent que faire du mal à l’humanité. Ils ne se sont jamais préoccupés du sort du peuple saoudien, qu’ils maintiennent délibérément dans la misère et l’obscurantisme, et n’ont jamais dénoncé les frasques de leurs dirigeants qui mènent la dolce vita aux quatre coins du monde avec des comportements que tout musulman et tout être humain réprouvent. Mais le wahhabisme ne s’embarrasse pas de contradictions, pourvu que les peuples arabes vivent dans l’arriération la plus totale. Surtout qu’il est protégé par l’Occident auquel il garantit des contrats juteux qui sont tout, sauf favorables aux intérêts du peuple saoudien.

El Watan - Mercredi 14 octobre 2015

Marcus Cornelius Fronto


« J’aime tous ceux qui t’affectionnent ; j’aime les dieux qui te protègent ; j’aime la vie grâce à toi ; j’aime les lettres avec toi ; comme tes amis, je me repais d’amour pour toi. » Ainsi Fronton (95-166) s’adresse-t-il à son élève devenu César, le philosophe et empereur Marc Aurèle (121-180).

Il est sans doute le plus méconnu des Constantinois célèbres. Né à Cirta au début du IIe siècle, le Numide fit de brillantes études à Rome. Fronton de Cirta fut un éminent grammairien.

lundi 12 octobre 2015

Larbi Belkheir a El Watan : La loi ne se negocie pas


Le pire a été évité vendredi dernier. La fermeté de l'Etat s'est manifestée pour la première fois depuis bien longtemps. Le FIS, qu'on a connu jusqu'ici intransigeant, s'est conformé à la loi en annulant une marche prévue de la Place des Martyrs à la Place du 1er Mai. M. Larbi Belkheir, le ministre de l'Intérieur, explique à El Watan le pourquoi du rétablissement de l'autorité et de l'Etat de droit. Il a reçu mercredi et jeudi les dirigeants du FIS pour leur demander le respect des dispositions légales en la matière.

Propos recueilli par TAYEB BELGHICHE

Quand Benjamin Stora raconte son enfance juive a Constantine


Lorsque la mère de Benjamin Stora est décédée en 2000, l’historien a découvert, au fond du tiroir de sa table de nuit, les clés de leur appartement de Constantine, quitté en 1962. Ces clés retrouvées ouvrent aussi les portes de la mémoire. Les clés retrouvées - Une enfance juive à Constantine, tel est le titre du dernier livre de Benjamin Stora paru récemment aux éditions Stock. À travers le regard de cet enfant devenu historien, Benjamin Stora restitue, non sans émotion, un monde perdu, celui des juifs d’Algérie. Assurément, l’enfant de Constantine, un auteur prolifique s’il en est, vient de commettre là son livre le plus intime. Il y a lieu de signaler aussi la parution, aux éditions du Seuil, d’un beau livre du même auteur intitulé La guerre d’Algérie expliquée en images, disponible à la librairie du Tiers-Monde.

Liberté jeudi 26 mars 2015

Said Boulifa : Un erudit inconnu dans son pays


Plusieurs universitaires ont pris part à cette rencontre initiée par la direction locale de la culture, en collaboration avec l’association Issegh de Souamaâ (Mekla). « Cette journée d’étude est un moment de commémoration et de partage autour de la grandeur de l’oeuvre de Boulifa.

Il est l’un des premiers Algériens à avoir élaboré des méthodes d’enseignement de la langue berbère. Boulifa est avant tout l’une des premières personnes à avoir défié le savoir colonial en enclenchant un processus de recherches sociologiques et littéraires sur la culture algérienne et qui l’a imposée tout en posant un regard contradictoire à celui des colons.

Par son travail, nous avons aujourd’hui la chance d’avoir une banque de données sur les oeuvres poétiques d’une grande personnalité à savoir Si Mohand Ou M’hand », a indiqué la directrice locale de la culture, Dalila Gouméziane, dans son allocution d’ouverture. Pour Saïd Chemakh, docteur en linguistique berbère à l’université Mouloud Mammeri, Boulifa était en avance sur les auteurs français de l’époque. Il rappellera ses ouvrages publiés depuis 1887 tels que Une première année de langue kabyle, Recueil de poésie kabyle, édité en 1904 chez Jourdan, Textes berbères en dialecte de l’Atlas, Glossaire kabyle-français, Le Djurdjura à travers l’histoire, de l’Antiquité à 1830 et autres ouvrages. Le conférencier a déploré le fait qu’aucune institution étatique ne porte encore le nom de cet érudit, y compris dans sa région natale. Evoquant la vie de son oncle, Boulifa Lila abondera dans le même sens pour demander la baptisation du campus universitaire de Tamda au nom de cet homme de culture. « Il a sauvé de l’oubli des textes littéraires d’une grande valeur et des poèmes de Si Mohand Ou M’hand qu’il a eu la chance de rencontrer. On ne sait toujours pas le lieu où est enterré Saïd Boulifa. Probablement à El Kettar. Nous avons cherché dans les registres des hôpitaux, sans trouver de traces à ce jour ».

Halouane Hacène, enseignant en lettres françaises à l’université de Tizi Ouzou a consacré sa communication à Boulifa le précurseur de la cause amazighe. « La vie de Boulifa a influencé son oeuvre. Son évocation fait partie de la reconquête de notre histoire. Nous devons déterrer notre patrimoine », a déclaré le conférencier. Annoncé au programme, Salem Chaker, docteur en lettres, spécialiste de linguistique berbère, professeur de berbère à l’université d’Aix-Marseille/Inalco Paris, n’a pas pu faire le déplacement. Il a fait parvenir aux organisateurs une communication intitulée Si Amar Boulifa (1865-1913) : le grand précurseur berbérisant.

« Boulifa a été le grand précurseur berbérisant kabyle, un grand savant mais aussi un défenseur engagé et constant de la langue et de la culture berbères. Toute son oeuvre est un plaidoyer fougueux pour la défense et l’illustration de la langue et de la culture berbères, dans toutes ses dimensions, linguistique, littéraire, historique et sociale, et dans toute son extension géographique. »

Ahcène Tahraoui
El Watan - Dimanche 11 octobre 2015

ecrivainsmaghrebins.blogspot.com - Si amar u said boulifa

samedi 10 octobre 2015

Femmes du Maghreb


Extrait :

À première vue, les vertus chrétiennes et païennes semblent bien proches. Si l'on relit le portrait de le femme idéale tracé par Tertullien, dans son traité Sur la parure des femmes, on y retrouve les mêmes tendances que dans l'éloge de n'importe laquelle de nos païennes. L'image qu'offre Tertullien est seulement « enrichie de quelques références bibliques et de la pensée toujours présente du martyre. Mais examinons le " programme " proposé par Tertullien, quand la femme ne doit avoir d'autre alternative que de se parer de ses bonnes mœurs :
Demandez à la simplicité votre blancheur, à la chasteté votre rougeur, à la modestie le fard de vos yeux. Mettez le silence sur vos lèvres, suspendez à vos oreilles les paroles du Seigneur ; attachez à votre cou le joug de Jésus-Christ. Courbez votre tête sous la puissance de vos époux et vous voilà suffisamment parées. Occupez vos mains à filer la laine, enchaînez vos pieds à la maison, et vous plairez plus que sous l'éclat de l'or. Que la probité devienne votre soie, la sainteté votre lin, la pudeur votre pourpre ; avec ces joyaux et ces parures, vous aurez Dieu pour amant.

La morale traditionnelle, on le voit, est toujours présente, mais au service d'une nouvelle foi. Il existe, en effet, des différences importantes qu'il convient de souligner. Nous avons vu que chez les païens les vertus de chasteté et de pudicité ne sont requises que chez les femmes de condition libre, les matrones, celles qui, en fait, sont destinées à devenir des épouses et des mères. Les autres femmes sont tout à fait libres de disposer de leur corps. N'étant pas jugées dignes de devenir des mères, elles sont " indifférentes " aux yeux de la morale et du droit.



clio.revues.org

mercredi 7 octobre 2015

Abder Yesfsah : Nous disons encore non


Les gens qui nous parlent aujourd'hui de la tragédie nationale sont ceux issus des familles qui nous parlaient hier de la Révolution algérienne, alors qu'ils n'ont contribué ni de près ni de loin à la libération du pays.

Alors que les gens sortent dehors pour, pacifiquement, réclamer justice, M. Nahnah nous traite de « pleureuses professionnelles » et parle de « mafia de larmes ». A la mafia, le sieur scieur de poteaux téléphoniques doit en savoir quelque chose. Veut-il camoufler la mafia des attestations communales et des « tueurs professionnels islamistes », qu'il nous assène « vérité » ? M. Nahnah ignore-t-il que le dernier singe de la Chiffa est titulaire de ce fameux document que certains voudraient, certainement, présenter comme lettre de « créance » devant Le Suprême ?

Et qui, parallèlement, nous sommes convaincus de la nécessaire dissolution de toutes les associations et organisations des victimes du terrorisme ainsi que de la très puissante ONM et autres organisations satellites auteurs de la surenchère et de toutes les dérives que nous vivons aujourd'hui encore. Et ceci pour empêcher les éternels et nouveaux jouisseurs de monnayer leurs voix par un ou plusieurs crans de leur déjà large ceinture et de mettre fin ainsi à la culture de la rapine. Il faut éviter le foisonnement des associations et organisations des martyrs et des victimes du terrorisme islamiste. Au train où vont les choses, nous aurons bientôt une organisation de fils de concubines d'anciens maquisards et une autre des enfants illégitimes des terroristes intégristes.

Certains nous accusent de cultiver la haine alors que nous proposons seulement des solutions pour une paix véritable et qui sont évidemment diamétralement opposées à celles qui nous sont imposées. Notre éducation, je parle de notre éducation, nous a inculqué les bonnes manières, le respect de l'être. Notre éducation, je parle de notre éducation ancestrale, sait être indulgente et elle ne nous a pas enseigné la haine et la vengeance.

Notre éducation, et c'est toujours la même, façonnée par le temps, exige de nous aussi de ne pas tolérer, de ne pas pardonner l'impardonnable. Nous ne cesserons jamais de crier haut et fort et toujours : justice !

Alors tant qu'il n'y aura pas de justice, nous ne saurions et nous ne pourrions avoir un autre regard et nous ... Parce que nous avons des raisons de craindre la réactualisation des numéros verts et cette fois pour signaler, non pas les terroristes en circulation, mais à chaque fois qu'on aperçoit un démocrate, surtout depuis la légalisation d'un autre parti islamiste. Ça ne sera peut-être plus la dictature, ça ne sera pas non plus la vraie démocratie. Ça sera la démoctature comme l'a si bien illustrée un jeune de mon village.

Et maintenant, il reste de nous intimer l'ordre, parce que nos martyrs sont partis sous des youyous et des tonnerres d'applaudissements, d'accueillir les sanguinaires par des tabablas, zernadjia, de rouler le couscous, d'immoler des bœufs et que nos femmes et jeunes filles, qui ont échappé soit aux massacres, soit aux viols collectifs, se parent de leurs bijoux, de leurs beaux habits et se fardent le visage pour préserver la susceptibilité « des héros d'un autre monde et d'un autre âge ».

Abder Yefsah
Frère de feu Smaïl Yesfah

P. S. : Ce n'est pas Kartali qui nous contredira, lui qui pourchasse encore Amina Kouidri. Qu'elle trouve ici toute notre solidarité agissante.

Le Matin N2406 mercredi 26 janvier 2000

La deliquance juvenile feminine, un livre de Delladj-Sebaâ

Delladj-Sebaâ situe l'adolescent algérien dans le champ de forces qui le conditionne et forme sa personnalité : la famille, qui subît les mutations socio-économiques, et l'école, dont la société ne renvoie pas une imagé positive de la réussite scolaire.

Adolescence et délinquance en Algérie : la délinquance juvénile féminine est le titre de l'ouvrage que vient de publier Fatma-Zahra Delladj-Sebaâ, aux éditions " Dar El Gharb " d'Oran. L'auteur, psychologue clinicienne et enseignante-chercheur à l'Université d'Oran, a capitalisé une expérience de plus d'une quinzaine d'années de travail et de réflexion au sein de centres de rééducation de jeunes mineurs pour proposer cet ouvrage dans lequel elle met en exergue la complexité du phénomène de la délinquance juvénile dans notre pays et particulièrement chez les adolescentes. D'emblée, dès les premières pages, Delladj-Sebaâ souligne les spécificités de cette question.

« Si la délinquance dite masculine renvoie fondamentalement à des problèmes d'éducation, généralement circonscrits aux défaillances et aux déficiences de l'éducation familiale et scolaire, la délinquance dite féminine renvoie, quant à elle, à des déviations de nature morale ... Une fille séjournant dans l'un de ces centres se transforme ainsi en déviante irréversible, charriant une souillure morale indélébile », écrit-elle. Pour traiter ce sujet, l'auteur recourt aux cadres théoriques conventionnels pour montrer leurs limites avant d'explorer d'autres pistes. Delladj-Sebaâ situe l'adolescent algérien dans le champ de forces qui le conditionne et forme sa personnalité : la famille, qui subit les mutations socio-économiques, et l'école, dont la société ne renvoie pas une image positive de la réussite scolaire. Axant principalement son étude sur les adolescentes, l'auteur relève, à chaque fois, « le jugement moral » dont fait l'objet la fille à chacune de ses « déviances ».



« Un adolescent qui fume ou qui goutte à l'alcool ne commet pas cet acte avec le même degré de gravité que s'il est commis par une fille. Chez cette dernière, la déviance sociale se double d'une déviance morale, car dans l'imaginaire social, une femme qui fume ou qui boit de l'alcool est une femme hors normes », écrit elle. En se penchant sur la question du milieu et de « facilitation de la déviance », Delladj-Sebaâ rappelle que pour la seule année 2001, les services de police ont recensé 3.186 cas de fugues sur tout le territoire national, dont 975 (soit près d'un tiers) sont des filles et parle de « perversion des valeurs et de pervertissement des repères dans l'Algérie d'aujourd'hui ». Concernant l'ampleur de la délinquance juvénile féminine, l'universitaire impute cette situation aux " déficiences et aux carences propres aux institutions et organismes censés prendre en charge et traiter ce phénomène aux poids et pesanteurs des coutumes et traditions qui poussent implicitement ou explicitement a minimiser, sinon à taire ces -tares sociales- considérées comme des taches noires, souillants la pure des bases morale de la société ". L'auteur achève son ouvrage par une série de remarques et de propositions, fruits de sa longue expérience sur le terrain, sur la prise en charge des délinquantes

L'Authentique mercredi 5 juin 2002

www.lesoirdalgerie.com
acerwc.org
biblio.cca-paris.com

dimanche 4 octobre 2015

Ismail Yefsah


Il y a 18 ans, le 18 octobre 1993 Ismaïl Yefsah tombait en martyr

1993 le journaliste de télévision Ismail Yefsah tombait en martyr sous les balles de terroristes alors qu'il sortait de son domicile Aujourd'hui en ce triste souvenir, sa famille, ses amis et ses confrères se souviennent de son perpétuel sourire traduisant sa gentillesse coutumiere et son immense générosité. Repose en paix Ismail.


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