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jeudi 19 février 2015

Deces du poete et ecrivain MALEK ALLOULA


Onze jours après le décès de son ex-épouse, l’écrivaine Assia Djebar, Malek Alloula, le frère du dramaturge Abdelkader Alloula, le poète, essayiste, critique et nouvelliste, l’auteur de Villes et autres lieux, est décédé, hier, à Berlin (Allemagne), où il était en résidence d’écriture. Il avait 78 ans.
El Watan - Jeudi 19 février 2015

.... Alloula affirme : « A la même époque, la Bretonne ou l'Alsacienne - vêtues de leurs costumes traditionnels et qui sont donc des types au même titre que la femme de Tlemcen ou des Ouled-Naïl - sont dispensées d'exhiber leur opulente poitrine sur des cartes postales qui les représentent. Le regard qui les perçoit n 'est pas le même, ici il est colonial, là simplement photographique, au pire folklorisant » (Alloula, 1981: 81). L'auteur tient pour preuve d'un regard colonial le fait que les cartes postales spécifient l'appartenance ethnique des femmes photographiées. Pour lui, les Bretonnes et les femmes de Tlemcen, appartenant à la catégorie Scènes et types, relèvent toutes deux de l'exotisme folklorisant. Ce qui est colonial, selon lui. est le dénudement de l'ethnie. Or, il est notable que l'appellation « Mauresques», que l'on trouve sur la majorité des cartes postales de l'époque, est une appellation de fantaisie qui ne correspond à aucun des types reconnus par la littérature coloniale savante. Les savants ont abandonné cette catégorie, vers la moitié du XIXe' siècle fPouillon, 1993). «Mauresque» sert, en fait, à désigner les femmes faciles qui peuplent, non pas les harems, mais les maisons closes (Fig. 1).


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Malek Alloula, né le 13 novembre 1937 à Oran, et mort le 17 février 2015 à Berlin, est un écrivain algérien de langue française qui poursuit des activités éditoriales à Paris depuis 1967.

dimanche 8 février 2015

Mort de l’académicienne Assia Djebar

Pour écrire, elle s’était placée sous le double signe, apparemment contradictoire, de la consolation (le sens d’« Assia ») et de l’intransigeance (« Djebar », l’un des 99 noms du prophète Mahomet, signifie « l’intransigeant ») ; elle ne quitta jamais un état d’entre-deux – entre deux pays, entre deux langues. Écrivaine et cinéaste algérienne, membre de l’Académie française, professeur d’université, Assia Djebar est morte le 7 février, à 78 ans, dans un hôpital parisien.


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