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mercredi 14 octobre 2015

Marcus Cornelius Fronto


« J’aime tous ceux qui t’affectionnent ; j’aime les dieux qui te protègent ; j’aime la vie grâce à toi ; j’aime les lettres avec toi ; comme tes amis, je me repais d’amour pour toi. » Ainsi Fronton (95-166) s’adresse-t-il à son élève devenu César, le philosophe et empereur Marc Aurèle (121-180).

Il est sans doute le plus méconnu des Constantinois célèbres. Né à Cirta au début du IIe siècle, le Numide fit de brillantes études à Rome. Fronton de Cirta fut un éminent grammairien.


Orateur émérite et grand spécialiste en rhétorique qu’il considérait comme source de tout savoir, il a été le précepteur (professeur particulier) de plusieurs princes et, surtout, de deux futurs empereurs, Marc Aurèle et Lucius Vérus. Dans ses « Pensées pour moi-même », Marc Aurèle remercie Fronton de lui avoir fait observer « à quel degré d’envie, de souplesse et de dissimulation les tyrans en arrivent et que, pour la plupart, ceux que chez nous, nous appelons patriciens, sont des hommes sans coeur ».

On lui doit un traité « De l’éloquence » et de nombreux essais historiques. Il était fier de ses origines berbères nomades et il disait « ma patrie » quand il parlait de la Numidie.

Mercredi 14 octobre 2015

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