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samedi 27 juillet 2013

Le Prince de Machiavel







fr.wikipedia.org - Le Prince

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Le carroussel de la mort


Les manifestants face à l'armée ou le désarroi d'une jeunesse qui s'adonne à un jeu dangereux

Une vague d'arrestations s'est abattue depuis vendredi notamment dans les rangs du Front Islamique du Salut. Abdelkader Moghni et Achour Rebihi tous deux membres du bureau exécutif du FIS, ont été arrêtés ces deux derniers jours et Abderezak Radjem est recherché pour avoir selon le commandement de la gendarmerie " publié des communiqués portant atteinte à l'unité nationale ".

Les interpellations se comptent par ailleurs par centaines, suite aux affrontements qui ont opposé dès la fin de la prière du vendredi, militants et sympathisants du FIS aux forces de sécurité. 150 personnes à Sidi Bel-Abbès, 80, à Bordj El Kiffan (près d'Alger), 16 à Médéa ont été interpellées entre vendredi et samedi.

Des opérations analogues ont été menées dans pratiquement toutes les villes où il y a eu des affrontements et l'on signale plusieurs interpellations parmi les présidents d'A.P.C et des membres d'Assemblées de wilaya.

On apprend en outre que le tribunal de Constantine a prononcé 13 condamnations à rencontre de prévenus qui avaient, le 1er février participé à des manifestations organisées pour protester contre l'arrestation d'un imam de la ville.

Les peines vont de 3 à 7 mois de prison ferme, a-t-on annoncé de source judiciaire. Le bilan provisoire des affrontements pour les deux seules journées de vendredi et de samedi s'alourdit d'heure en heure pour atteindre près d'une vingtaine de morts (surtout des manifestants, des victimes sont cependant recensées aussi dans les rangs des forces de l'ordre) ...

Par Ahmed Ancer
El Watan 09.02.1992

mercredi 24 juillet 2013

Culture et personnalite algerienne de Massinissa a nos jours


C'est que, en embrassant l'Islam, cette idéologie de la liberté et du progrès, les Berbères allaient lui imprimer une empreinte particulière, non sans lui adjoindre l'arabité, autrement dit, la culture arabe. Si la quasi-totalité décidèrent de bonne heure de changer même de nom pour se donner un patronyme à consonance arabe, personne ne les y obligea comme le confirme Ibn Khaldûn. C'est que leur conversion à l'Islam était tellement profonde et sincère (du moins pour la majorité) qu'ils trouvèrent logique d'adopter la langue véhiculant le Coran et dont usait le Prophète Mohammed. Le sacral, en un mot, élevé au monothéisme de l'Islam s'emparait également de la quotidien¬neté. En outre, la langue arabe étant une langue écrite constituait un outil indispensable entre les mains des Maghrébins musulmans, non seulement en vue de conserver et transmettre sans risque d'erreur, la Vulgate coranique, mais aussi de participer à l'enrichissement de la civilisation universelle. L'arabisation, que ce soit au niveau de la langue ou au niveau des mœurs et coutumes, n'a jamais été imposée aux Maghrébins. Même l'arrivée des Bani Hilal et Bani Solaym au Maghreb ne devait absolument rien aux Arabes proprement dits. Ces deux tribus qui auraient tout dévasté dans le pays selon Ch. André Julien qui ajoute que ce sont elles qui permirent d'abord l'arabisation ensuite l'islamisation du Maghreb, non sans nous préciser qu'elles y implantèrent un million d'individus, ces deux tribus donc étaient sous le commandement non pas d'un khalife d'origine arabe, mais d'un khalife fatimide d'origine berbère. D'autre part, leur volume démographique n'est connu par personne jusqu'à ce jour. Effectivement, ces deux tribus ont été envoyées au Maghreb, non pas pour l'arabiser et l'islamiser (il l'était déjà depuis plus de trois siècles), pour les raisons que j'ai dites précédemment), mais pour que la dynastie ziride expie la trahison dont elle se rendit coupable envers le khalife fatimide du Caire, ennemi juré des Abbassides de Baghdad. Là nous entrons dans le domaine de l'histoire combien complexe et mouvementée des schismes de l'Islam.


Le lecteur devra seulement retenir que les Musulmans d'ethnie arabe ne gouvernèrent au Maghreb central que quelques décennies à peine. Dès 740, un soulèvement d'une rare violence, se réclamant d'un islam pur et dur au service des déshérités (kharéjisme extrémiste dit çofrite) fit trembler la classe politique omeyyade. Après la liquidation de celle-ci par les Abbassides, le Maghreb central s'auto-gouvernera jusqu'à l'arrivée des Ottomans au xvie siècle, appelés par les Algériens eux-mêmes, menacés continuellement par les Espagnols entre autres, autrement dit, la chrétienté toujours au service de l'expansion impérialiste. Devant l'union des chrétiens (Espagnols, Français, Italiens, etc ... qui n'avaient pas oublié les Croisades), 24 quoi de plus normal à ce que des Musulmans en danger fassent appel à d'autres Musulmans ? C'est précisément cette sensibilité que procure le sentiment d'appartenance à dar al-Islam qui ne permit pas aux Algériens de se soulever systématiquement contre les Ottomans, chaque fois que ces derniers faisaient preuve à leur égard d'injustice ou même d'arbitraire. C'est que là aussi il y eut fusion dans une grande mesure, non seulement au palier des croyances, mais encore à celui du tissu démographique (les kouloughlis). L'acculturation entre la société originelle et la communauté ottomane épargna peu de domaines, y compris la langue : l'arabe algérois par exemple comporte de nombreux mots turcs. Au reste, dans un tel contexte, l'Emir Abdelkader ne pouvait point émerger. Par contre en 1832, sa présence sur la scène militaire et politique algérienne se situait dans la logique des choses.

In : Culture et personnalite algerienne de Massinissa a nos jours
Abdelghani Megherbi

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samedi 20 juillet 2013

Fatima CHERFA-TURPIN - La condition juridique de la femme rurale en Kabylie


La femme possède un statut juridique en Algerie depuis 1747.

Fatima CHERFA-TURPIN après plus de dix années de recherche sur les cultures du monde et le statut de la femme au sein des sociétés traditionnelles dans le contexte anthropo-juridique vient de publier aux Editions Apopsix un livre intitulé « La condition juridique de la femme rurale Kabyle ». À l’occasion de la sortie de ce document juridico-anthropologique qui a beneficié d’une investigation de fond dans le traitement du sujet, 100% culture s’est entretenu avec cette digne porte parole des femmes en Algerie. La situation concernant la violence et l’exclusion faites aux femmes en Algérie reste déplorable aujourd’hui.

Née à Wagnun en Kabylie maritime et diplômée de l'Université Sorbonne, je travaille depuis dix ans sur les cultures du monde et le statut de la femme au sein des sociétés traditionnelles dans le contexte de l'anthropologie juridique.

mercredi 17 juillet 2013

Extrait Presence de Tahar Djaout, Poete


TAHAR DJAOUT PARMI NOUS

Voilà vingt ans (une seconde-millénaire !) que Tahar Djaout a été assassiné. Voilà vingt ans (une génération !) qu'un homme bon, un auteur sûr, une parole ouverte, croyant en la dérisoire protection des mots, meurt complètement désarmé. Vingt ans après, nous ne saurons oublier Tahar Djaout toujours vivant dans les mémoires de ceux qui l'ont connu, aimé ou lu. Vingt ans après, dans un monde plus incertain dans sa métamorphose déstructurante par ses enjeux de décolonisation des espaces et des esprits, dans une Algérie porteuse de récurrents échecs triomphants en voie d'éloignement pour une prouesse républicaine à laquelle Tahar Djaout avait tant foi, L'IvrEscQ propose un dossier mettant en perspective une œuvre-vie polygraphe et plurielle, hélas inachevée.

"Présences de Tahar Djaout", tel est le titre-programme de l'ouvrage que publie Barzakh en ce mois de mai 2013, vingt ans après. Sous la direction du poète Amin Khan, des présentations, analyses, poésies, correspondances, hommages, font revivre avec clarté Tahar Djaout et aider à une meilleure compréhension de l'homme et de l'œuvre. Avec l'autorisation de l'éditeur et du maître d'œuvre qui ne seront jamais assez remerciés, nous reproduisons quelques bonnes feuilles, tout en regrettant d'autres textes aussi précieux les uns les autres. Nous y reviendrons dans le prochain numéro de la revue.

S'en suivent des articles du dossier, chacun d'eux apportant un regard singulier. Michel-Georges Bernard, l'ami-philosophe des poètes et écrivains algériens les ayant réuni dans ses Editions de l'Orycte, en Algérie puis en France, donne à lire une vue d'ensemble sur un écrivain qui n'a pas renoncé totalement à la poésie. Lui succède le poète-journaliste Abdelmadjid Kaouah, lequel re(présente) comment Tahar Djaout s'est imposé. Arezki Métref, son compagnon-journaliste notamment dans l'aventure de l'hebdomadaire "Ruptures", revient sur les exigences de Djaout dans l'Algérie d'hier et son "empreinte-impact" dans celle d'aujourd'hui. Enfin, dans une présentation universitaire accessible, Afifa Bererhi retrace un itinéraire créatif en liant les clefs d'une œuvre apparemment complexe où prose et poésie se rejoignent dans une lisibilité méritoire. En outre, qui mieux qu'un poète - éminent de surcroit - pour parler d'un poète. Ici, le poète-plasticien Hamid Tibouchi et le poète-poéticien Jamel-Eddine Bencheikh célèbrent un poète-ami. Par ailleurs, des documents historiques toujours actuels, suivis d'écrits inédits, donnent de nouveau - et pour toujours ! - à entendre le bruit assourdissant, plus jamais silencieux, du sang et de l'encre d'un homme trop tôt disparu. Enfin, le dossier se clôt par une bibliographie la plus exhaustive à ce jour, incitant à une lecture plus enrichissante des œuvres de / sur Djaout. C'est notre souhait le plus précieux et notre vœu le plus actif.

mardi 16 juillet 2013

COMITE VERITE SUR L'ASSASSINAT DE TAHAR DJAOUT



Trop de crimes politiques restent impunis dans notre pays. Les images de lampistes exhibées à la télé ne pourront masquer le visage des commanditaires de l'ombre. Nous pensons que notre pays a moralement besoin de vérité. Nous créons — et appelons les citoyens à rejoindre — un :

MEMBRES FONDATEURS (par ordre aphabétique) :
Arezki AIT-LARBI (journaliste) — Dr Soltane AMEUR (chirurgien hospitalo-universitaire) - Dr Malika BARAKA (cardiologue hospitalo universitaire) — Omar BELHOUCHET (journaliste) — Prof. Mahfoud BOUŒBCI (prof, de psychiatrie) — Ihsène El-KADI (journaliste) — Me Chafika FODIL-BENDJAZIA (avocate) - Mohamed HABLLI (éditeur) — Smart HADJ-ALÏ (universitaire) — Boudjemâa KARECHE (cinémathèque) — Naget KHEDDA (uni-versitaire) — Ouacini LAAREDJ (écrivain) — Zineb LAOUEDJ (écrivain, universitaire) — Jean-Pierre LLEDO (ci-néaste) — Denis MARTINEZ (artiste-peintre) — Azzeddine MEDDOUR (cinéaste)— Sai'd MEKBEL (journaliste) — Rachid MIMOUNI (écrivain) — Dalila MORSLY (universitaire) — Nordine SAADI (universitaire) — Meziane OURAD — Ali SILEM (artiste-peintre).

TAHAR DES ALGERIENS
L'assassinat de Tahar Djaout - l'intellectuel, l'écrivain, le journaliste - a provoqué une grande émotion en Algérie. Et au-delà de nos frontières également. Le symbole y rejoignait l'œuvre ; les écrits et le talent, les idées et les élans.
Tahar Djaout assumait son identité. Algérien du terroir et des ancêtres il était, citoyen du monde il se voulait. Fauché à l'âge où demain est l'important, il avait déjà acquis une solide résonance maghrébine et méditerranéenne. Il prenait place dans la culture universelle où il rejoignait d'autres références algériennes. Humaniste, il a contribué à la promotion de la dignité et de la valeur de l'esprit algérien dans le pays et dans le monde.
Ses écris, une véritable anthologie de l'intolérance et du rejet du sectarisme. Une sincère acceptation de l'autre. La liberté individuelle, socle de l'homme de culture et du poète surtout. La diversité, ciment de la communauté. D'où le vibrant hommage de ceux qui le situent à l'écart du champ politique.
Ceux qui ont fait assassiner Tahar Djaout visaient la liberté de réflexion et de création. Ils visaient le droit de «vivre» de la croyance et de la raison. Croyance qui inclut la raison et raison qui renforce la croyance.
• Ils se sont attaqués à tous les Algériens qui - grâce à des Tahar Djaout - s'inscrivent dans la culture universelle contemporaine. Cette dimension de l'homme est à préserver.
M'Hamed Yazid
(Algérie-Actualité, n° 1443, 8-14 juin 1993).

vendredi 12 juillet 2013

Algerie - Ali Chibani, journaliste et ecrivain


Ali Chibani, auteur du recueil poétique L'Expiation des innocents, est docteur en littérature comparée avec une thèse soutenue à la Sorbonne et intitulée "Temps clos et ruptures spatiales dans les œuvres de l'écrivain francophone Tahar Djaout et du chanteur-poète kabyle Lounis Aït Menguellet". Il collabore au mensuel Le Monde diplomatique, aux sites web SlateAfrique.com et Tv5 Monde, Grotius.fr ainsi qu'à la revue Cultures Sud. Il a également co-fondé le blog littéraire La Plume Francophone.

www.culturessud.com
bejaia-aujourdhui.com


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