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dimanche 31 mars 2013

General-Major Mohamed Touati, On n'est pas une monarchie, mais non plus une republique


LE GENERAL-MAJOR MOHAMED TOUATI À LA REVUE ESPAGNOLE « AFKAR / IDEAS »

" On n'est pas une monarchie, mais non plus une république "

Le général-major Mohamed Touati, qui officie en tant que conseiller aux questions de sécurité auprès du président Bouteflika, a, le mois de février dernier, livré un entretien à la revue trimestrielle espagnole Afkar/ldeas. Un entretien dans lequel il apprécie nombre de questions d'actualité, tout particulièrement le processus électoral et le scrutin du 8 avril prochain. Autant le président de la République sortant, candidat à sa propre succession à la tête de la magistrature suprême, Abdelaziz Bouteflika et le cercle de ses courtisans s'égosillent, inlassablement, à faire valoir la réussite d'une mandature, autant le général-major se réserve, précautionneux, de se singulariser serait-ce dans un timide panégyrique du président-candidat.

samedi 30 mars 2013

Fattani face a un ecrivain israelien


CE VÉRITABLE duel, qui s'annonce ardu et palpitant, a été rendu possible grâce à KhalifaTV.

L'émission Autrement dit, qui a acquis un grand succès auprès de très larges pans de la société algérienne, revient aujourd'hui à 20 h sur les ondes de KhalifaTV

Un plateau de choix, comme toujours, est au menu. Un duel de titans, en effet, opposera le directeur de L'Expression, Ahmed Fattani, à Marek Halter, écrivain et grand reporter israélien. Le débat, qu'animera Christian Malar, on s'en doute, sera uniquement axé autour des questions proche-orientales sous l'intitulé très évocateur : « La Palestine en question ».

De chauds débats en perspective. Empoignades verbales garanties. Le « duel », en effet, intervient au moment où le Conseil de sécurité vient d'ordonner à Israël de mettre un terme à l'encerclement dont est victime le président Arafat alors que les forces de l'occupation ont lancé un défi même pas voilé en annonçant que « le Conseil de sécurité pourra dire ce qu'il veut, ordonner ce qu'il veut, Israël ne reculera pas d'un pas jusqu'à l'obtention de tout ce qu'elle désire ». La position du journaliste israélien, pour polémiste qu'il soit, sera forcément inconfortable.

Cela est d'autant plus vrai, il faut le souligner, que Ahmed Fattani a, pendant longtemps, été rédacteur en chef au département international d'El-Moudjahid.

Il a, à ce titre, effectué de nombreux et palpitants reportages au cœur même de cette région.

Ce qui lui a permis, entre autres, de s'imprégner parfaitement de cette question. Il compte de nombreux amis parmi les très hauts dirigeants palestiniens, à commencer par Yasser Arafat lui-même avec lequel il a effectué de nombreuses et retentissantes interviews. Ahmed Fattani, en outre, a été militant du mouvement Fatah que dirige le leader charismatique Abou Ammar et qui, jusqu'à aujourd'hui, donne des sueurs froides aux tenants du grand Etat sioniste tel qu'imaginé lors du fameux congrès de Bale.



Sans doute le tempérament enflammé de Fattani sera-t-il exacerbé par la nature de ce sujet qui, du reste, ne laisse insensible aucun Algérien.

Il est clair, tant aux yeux de la morale que du droit international, que la position israélienne actuelle, sous l'impulsion d'un criminel comme Sharon, est devenue indéfendable.

U « adversaire » de Fattani n'aura donc d'autre choix que de désavouer l'actuelle politique criminelle de son pays sous peine de se couvrir de ridicule.

Dans tous les cas de figures, il aura à qui parler ...

Ali Oussi
L'Expression dimanche 29 septembre 2002

vendredi 29 mars 2013

Sais-tu si les chemins d'epines menent au paradis de Leila Nekkache

LIVRE : " SAIS-TU SI LES CHEMINS D'EPINES MENENT AU PARADIS ? " DE LEILA NEKKACHE
Un regard sur la vie
Par K. Oumaâmar

Le roman " Sais-tu si les chemins d'épines mènent au paradis ?, de notre consoeur du journal Horizons, Leïla Nekkache, est une recherche, des questionnements presque lancinants, sur l'au-delà, la mort et la vie. Une vie, charriant l'amour avec un grand A pour l'héroïne du livre : Madina.

Les " aller-retour " si l'on peut dire du personnage principal, sur les chemins de l'existence, à la suite de réponses qu'elle ne trouve pas, notamment concernant la disparition brutale d'une soeur cadette, Yasmine, profondément chérie, expriment cette quête de la compréhension de la vie. Ce vain questionnement est d'autant plus pesant lorsqu'on sait que la pudeur, cette traîtresse, du vivant de Yasmine, a empêché les deux soeurs de se dire à haute voix leur tendresse. Il a fallu attendre ces incessantes visites au cimetière d' " EI-Madania ", " Clos-Salembier ", où repose à jamais Yasmine, la petite fleur symbole des jardins algérois, pour que Madina (Dina) ose parler de sa tendresse à la disparue.

Alger, les amis d'antan, l'enfance dans un quartier européen du centre-ville si permissif pour les vieilles prostituées et pochardes aimant le vin et les hommes, est décrit dans Sais-tu si les chemins d'épines mènent au paradis ?

Leïla Nekkache a une écriture poétique, intense de sentiments, qui permet de pénétrer, de deviner les prolongements qui mènent jusqu'aux zones profondes de l'être.

jeudi 28 mars 2013

Le journal de Mouloud Feraoun




vendredi 22 mars 2013

Le pouvoir est dans l'impasse par El Hachemi Cherif


La politique de Bouteflika finira par islamiser l'Etat algérien. » Le plus grave, selon El Hachemi Cherif, secrétaire général du Mouvement démocratique et social (MDS), c'est que le Président lui-même en est conscient. Dans l'entretien paru hier dans les colonnes du quotidien national El Fadjer, El Hachemi Cherif estime que Bouteflika ne peut pas ne pas être conscient de ce qu'il est en train de faire. Il n'y a, d'après lui, qu'à voir et analyser sa politique pour trouver toutes les preuves qui nous conforteraient dans cette thèse. Pour lui, les choses sont claires : « Bouteflika veut se jeter dans les bras de l'intégrisme et aller vers un système totalitaire. »

El Hachemi Cherif trouve que le Président Bouteflika a franchi le Rubicon que lui a tracé à droite le pouvoir. Celui-là même qui l'a installé à la tête du pays. Rubicon, parce que, selon lui, le pouvoir n'acceptera jamais d'être dominé, même s'il a toujours veillé à entretenir un courant intégriste aux ordres capable de stériliser les forces démocratiques. Si on n'arrive pas à régler le problème de l'intégrisme, c'est toute l'Armée qui sera à ses veux affaiblie. Et, partant, c'est l'Etat qui perdra sa colonne vertébrale et sera livré poings et mains liés aux islamistes, qui ne constituent pas seulement une force politique mais aussi « un Etat parallèle qu'il faut combattre avec son armée. »

mardi 19 mars 2013

Lahouari Addi : Qui est le pouvoir ?


Lahouari Addi est professeur de sociologie à l'Institut d'études politiques de Lyon. Il a enseigné jusqu'en 1994 en Algérie qu'il a quittée pour protester contre les assassinats d'intellectuels. Il est l'auteur de L’impasse du populisme (Enal, Alger, 1991), L'Algérie et la Démocratie (La Découverte, 1995), Les Mutations de la société algérienne (La Découverte, 1999), Sociologie et Anthropologie de Pierre Bourdieu, Le Paradigme anthropologique kabyle et ses conséquences théoriques (La Découverte, 2002). Il a écrit de nombreux articles sur le système politique algérien dans diverses revues scientifiques et collabore au Quotidien d'Oran et au Monde Diplomatique.

Réalisé par HAFIDA AMEYAR

vendredi 15 mars 2013

La graphie de l'horreur de Rachid Mokhtari


L'urgence d'une écriture

Rares sont les rencontres littéraires qui dénotent d'une telle maturité d'esprit et d'intervention que celle qui a eu lieu jeudi passé, en marge de l'édition du 7e Sila, où Rachid Mokhtari, Rachid Boudjedra et Yasmina Khadra ont réussi à canaliser un public nombreux et réceptif. Un de ces rares moments qui réchauffent le coeur en pensant qu'il y a beaucoup d'espoir et de sensibilité dans une société qui n'a pas perdu ses repères et qui se reconnaît dans ses écrivains qu'elle n'hésite pas à écouter et à interroger sur des soucis communs.

En initiant cette rencontre, les éditions Chihab ont donné au salon une âme inspiratrice autour d'un thème et pas des moindres ; l'émergence de plumes rebelles et l'urgence d'une écriture, celle qui est intervenue sur la décennie passée, celle de l'horreur, des massacres, mais de la résistance aussi, car l'écriture, dans ce contexte précis, est un acte de résistance. Rachid Mokhtari, dans son essai La graphie de l'horreur, paru aux éditions Chihab, a décortiqué cette écriture née dans une conjoncture précise pour ressortir, non pas une écriture de précipitation, mais une écriture de maturation même si elle est qualifiée par l'auteur du livre de " vampirisation ", car cette écriture est entrée dans la machine infernale de l'horreur sans trahir aucune émotivité tel le cas dans l'écriture de Yasmina Khadra. Ce dernier a évoqué son expérience personnelle dans les maquis et le devoir de témoigner sur une période douloureuse afin de permettre aux générations futures de comprendre et de ne pas commettre les mêmes erreurs.

L'écriture dite conjoncturelle par un intervenant est une nécessité, dira Boudjedra pour la mémoire, pour faire le deuil aussi et aller vers une plus générique. Les livres parus ces dernières années, plus d'une soixantaine écrits par des auteurs connus, Assia Djebbar, Malika Mokkedem, Boudjera, Rachid Mimouni, Waciny Laâradj ou des jeunes talents tels Assima Fériel, Younil, Kherbiche Sabrina, s'inscrivent dans une démarche graphique plus que romanesque, comme dira Rachid Mokhtari.

La décennie du terrorisme islamiste a armé les plumes des auteurs pour témoigner et c'est une transition paradoxale en comparaison avec les précurseurs de la littérature algérienne Mohmmed Dib, Kateb Yacine, Mouloud Mammeri qui ont utilisé l'écriture pour affirmer leur identité et leur refus de la soumission. Et comme rappellera Boudjedra : " Les grands événements font les grands écrivains. " Ce qui est certain au débat suscité est que cette période n'est pas perçue comme une aubaine offerte aux opportunistes, mais les auteurs, qui sont bien outillés, ont des connaissances énormes et une analyse adéquate.

Cette rencontre a eu le mérite de réconcilier un public autour d'un sujet complexe et de créer une ambiance qui nous manque souvent.

Nassira Belloula
Liberté vendredi 27 - samedi 28 septembre 2002

ecrivainsmaghrebins.blogspot.com - Rachid Mokhtari
mokhtari.over-blog.com
books.google.dz - La graphie de l'horreur : essai sur la littérature algérienne, 1990-2000



mercredi 13 mars 2013

Rached El Ghanouchi et la democratie


قرار احتلال الجزائر قرار ديمقراطي طالما انه صدر عن الجمعية الفرنسية

La décision de coloniser l’Algérie est une décision démocratique tant qu'elle a été édicté par l'Association Publique Française ...

mardi 12 mars 2013

Si Khalifa pouvait parler ...


L'HOMME D'AFFAIRES DÉTIENT DES SECRETS EXPLOSIFS

Il devrait quitter Londres pour un refuge sûr en Amérique du Sud, à la suite d'un deal passé avec des émissaires venus d'Alger. Recherché par Interpol, l'ancien homme d'affaires détient beaucoup de secrets sur l'enrichissement de la nomenklatura algérienne.

De Paris : LOUNÈS GUEMACHE

Recherché par Interpol (la police internationale) à la demande de la justice algérienne, Abdelmoumène Khalifa pourrait ne pas être appréhendé. Selon nos informations, l'homme d'affaires déchu aurait déjà quitté la Grande-Bretagne, son dernier pays de résidence connu. Il aurait rejoint un pays d'Amérique du Sud. Sur ce continent, en effet, il est plus facile d'obtenir une nouvelle identité et d'échapper ainsi aux poursuites judiciaires. Ce départ de Khalifa aurait été facilité par des émissaires partis spécialement d'Alger pour lui proposer un " arrangement à l'amiable ", afin d'éviter un scandale politique en Algérie. Le milliardaire recherché avait, à plusieurs reprises, menacé de faire des révélations fracassantes sur ses liens avec des personnalités importantes du pouvoir algérien, qu'il accuse aujourd'hui de l'avoir " trahi ". Abdelmoumène Khalifa était notamment très lié à la famille du président Bouteflika. Le frère de ce dernier, Abdelghani, avocat de profession, avait travaillé durant plusieurs mois comme conseil juridique pour le compte du conglomérat algérien, aujourd'hui dissous. Abdelghani Bouteflika avait notamment contribué au lancement de la chaîne de télévision K-TV implantée en France. Il était aussi très impliqué dans la mise en place et l'organisation des réseaux de lobbying et d'influence, en Algérie et en France, pour le compte du groupe privé algérien.

" Abdelmoumène Khalifa ne veut plus être le seul à payer dans cette affaire. D'autres personnes ont directement travaillé avec lui et doivent aujourd'hui assumer leur responsabilité dans ce qui se passe ", affirme un proche du milliardaire algérien déchu. Abdelmoumène Khalifa avait sérieusement menacé de profiter du lancement de la campagne électorale de la présidentielle de 2004 pour dénoncer plusieurs personnalités impliquées dans le " scandale Khalifa ".

En Algérie, comme en France, Abdelmoumène Khalifa aurait, en effet, bénéficié de nombreuses complicités pour mettre en place ses opérations de blanchiment d'argent et de fuite de capitaux dont il est accusé aujourd'hui par la justice algérienne. Selon des sources concordantes, Khalifa Airways facturait trois fois la location mensuelle d'un même avion. " Il facturait trois loyers mensuels au lieu d'un seul. Ce qui lui permettait de garder pour lui les deux autres mensualités. Sachant que le prix d'un avion en leasing peut parfois dépasser 1,5 million d'euros par mois, le compte est facile à faire. C'est autant de somme en devises qui quittaient l'Algérie illégalement tous les mois ", explique un connaisseur du groupe Khalifa, qui a requis l'anonymat.

Or, accuse-t-il aujourd'hui, comment des opérations de cette ampleur auraient pu être réalisées sans la complicité de hauts responsables de la Banque centrale algérienne ? Une grande partie des recettes de la compagnie aérienne était également convertie en euros sur le marché noir, puis transférée illégalement sur des comptes bancaires à l'étranger.

Dans ces opérations de transferts clandestins d'importantes sommes en devises vers l'étranger, Abdelmoumène Khalifa aurait bénéficié de la complicité à la fois des douanes algériennes et françaises. Pour une raison étrange et inconnue, ces dernières fermaient systématiquement les yeux sur le déroulement de ses transferts. Aujourd'hui, on estime le montant des sommes transférées illégalement entre 400 et 600 millions d'euros, dont une grande partie est passée par le territoire français. Des sommes déposées dans des comptes en Europe et aux États-Unis sous des noms d'emprunt. " Beaucoup de personnes avaient été recrutées par Khalifa en France avec pour seule mission d'ouvrir des comptes bancaires et de les gérer ", explique une ancienne employée de Khalifa Airways en France.

Aujourd'hui, Abdelmoumène Khalifa peut compter sur ces sommes pour se relancer en Amérique du Sud. En attendant de revenir un jour en Algérie, comme il l'a promis récemment à la représentante des salariés de Khalifa Airways en France.

L. G.
Liberté vendredi 22 - samedi 23 aout 2003


lundi 11 mars 2013

Abdelaziz Belakhadem : Bienvenenue a Anouar HADDAM

BELKHADEM L'A AFFIRME HIER

«Nous sommes en contact avec Anouar Haddam»

L'ÉPOQUE de la chasse aux terroristes est finie, l'heure est à la réconciliation.

NADIA BENAKLI

L'ex-membre dirigeant du parti dissous à l'étranger (FIS), M.Anouar Haddam est désormais le bienvenu dans son pays. Invité hier à la Chaîne III, le représentant personnel du président et secrétaire général du FLN, M. Abdelaziz Belkhadem, a déclaré, sans gêne, que non seulement il soutient son retour, mais il travaille là-dessus. « Nous sommes en contact avec Anouar Haddam pour le faire revenir au pays », a formellement annoncé Belkhadem. Cette déclaration traduit clairement l'engagement de l'Etat et son attachement à faire passer, à tout prix, le projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Elle annonce également la fin de l'époque de la traque et le début d'une nouvelle ère sous le slogan de la réconciliation nationale. Pourtant, il est nécessaire de rappeler qu'Anouar Haddam, chef de file de la direction de l'ex-FIS, a revendiqué, à partir des Etats-Unis, où il réside actuellement, l'attentat meurtrier du boulevard Amirouche en 1995. Ce qui a laissé dire au président de la République qu'il est même prêt à fermer les yeux sur le passé et accueillir à bras ouverts l'un des membres les plus actifs du parti dissous. Même s'il n'y a pas eu de convention d'extradition entre l'Algérie et la Maison-Blanche, le gouvernement tente par la voie du dialogue de convaincre Haddam de rejoindre son pays.


La question qui se pose actuellement, est de savoir si l'Etat a l'intention d'acquitter cet homme de tous ses actes ? Une chose est certaine, ce dernier ne mettra jamais les pieds en Algérie, si le gouvernement ne lui promet pas des garanties solides et une prise en charge totale. En développant le concept de la réconciliation nationale, le représentant personnel du président avait réitéré que celle-ci ne concernera pas les personnes impliquées directement dans des attentats, des actes de viol. Or, il est quasiment impossible pour l'Etat de reconnaître les personnes impliquées dans ces attentats.



Belkhadem veut aller loin dans ce processus de réconciliation avec les terroristes en ouvrant les portes de son parti devant ces derniers. « Les militants de l'ex-parti dissous peuvent regagner le FLN », a-t-il dit. Au sujet de l'amnistie fiscale et du retour des pieds-noirs et des harkis, lé représentant a brièvement dit qu' « il est hors de question d'aborder ce sujet ».






Interrogé sur les opposants à la charte qui sont au centre des décisions, l'invité a préféré répondre en tant que secrétaire général du FLN pour dire : « Au sein du parti je tiens à affirmer qu'il n'y a aucun militant qui est contre ce projet ». Confiant et à la fois sûr de la fidélité de ses militants, il ajoutera : « Ce n'est pas au FLN qu'il faut chercher ceux qui sont contre la charte ». Pour lui, la charte reste le seul moyen pour sortir le pays de la crise. « Si les personnes continuent à se venger, on ne sortira jamais du cercle de la violence et de la haine », a-t-il conclu.


Par ailleurs, et au moment où l'Etat tend la main aux islamistes armés, le président du FIS dissous, M. Abassi Madani, a déclaré dans communiqué que la charte est un « projet belliqueux ».


L'exclusion de son parti du traitement de la crise algérienne, indique-t-il, veut dire qu'il n'y a pas de volonté de résoudre ce problème chronique et que cette réconciliation est vidée de sa substance.


www.humanite.fr - Anouar Haddam passe aux aveux
www.djazairess.com - Il y a 11 ans, l'attentat du boulevard Amirouche...
www.grands-reporters.com - Les frères ennemis de l’islamisme algérien
www.humanite.fr - Rome ou le Jihad

samedi 9 mars 2013

MOKHTAR BELMOKHTAR, Le sanglant parcours d'un terroriste


Le GSPC de la région du sud du pays est dirigé par Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El-Abbès, surnommé le Borgne en raison d'une blessure à l'oeil. Né en 1972 à Théniat El-Mekhzen, un quartier populaire situé à Ghardaïa, Khaled Abou El Abbès a combattu en Afghanistan, pour rejoindre en 1994 le Groupe islamiste armé (GIA). Sous l'émirat de Djamel Zitouni, le quatrième chef terroriste du GIA, il a été désigné à la tête de cette organisation terroriste pour la région sud (zone 9), en dirigeant la phalange Echahada. A noter que Belmokhtar s'est appuyé sur la fetwa formulée par l'idéologue de l'internationale islamiste Abou Katada El Falastini, alias Omar ben Omar. A la fin de l'année 1995 et au début de l'année 1996, la quasi-totalité des éléments qui composent cette structure terroriste ont été éliminés par les services de sécurité. Acculés, Mokhtar Belmokhtar et certains de ses acolytes ont fui le territoire national et s'installeront au Niger. Le passage de ce chef terroriste sous la bannière du GSPC a eu lieu à la fin des années 1990. Dès lors, Abou Hamza (Hassan Hattab) charge Abou El Abbès d'une mission bien particulière : alimenter le GSPC en armes. Toutefois, la pression exercée sur lui par les services de sécurité l'a contraint à se " recycler " dans la contrebande, en faisant jonction avec les contrebandiers du grand Sud. Le vol des véhicules tout-terrains (4x4) constitue également l'une des principales activités de son groupe. D'autres sources ont indiqué que ce chef terroriste et ses éléments s'adonnaient également au commerce illicite entre l'Algérie, la Mauritanie, le nord du Mali et du Niger, où il aurait été soutenu par d'anciens chefs de la rébellion touareg au début des années 1990.



Depuis, Belmokhtar restait discret. Cependant, il n'a pas été oublié pour autant. Fin 2002, la radio Voice of America citait les propos d'un responsable du département américain de la Défense, qui affirmait que le Niger, le Mali et la Mauritanie étaient exposés à des " pénétrations terroristes " et donnaient le nom d'un groupe armé qui serait lié, selon les Américains, à la nébuleuse Al-Qaïda : le MBM, soit le groupe de Mokhtar Belmokhtar.

La CIA soupçonne par ailleurs les pays du Sahel de servir de base de repli à certains terroristes recherchés depuis l'attentat du 11 septembre et de refuge pour l'organisation de nouveaux attentats. C'est pourquoi le Pentagone s'est engagé à aider les pays concernés à renforcée leurs frontières par un déploiement d'hommes et de matériel. Un dispositif que réclame aussi l'Algérie, première victime de la porosité de ses frontières et du laxisme des Etats voisins.

Abder Bettache
Le Soir d’Algérie jeudi 15 mai 2003

vendredi 8 mars 2013

La question amazighe n'est pas confinee en Kabylie


Ce Salon est une véritable vitrine de ce que peuvent être les fruits d'un long combat, une longue lutte pour le recouvrement d'une identité frappée d'ostracisme : tamazight.

Peut-on parler de fête du livre amazigh à l'occasion de la tenue de la dernière édition de ce salon à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou ?

Pour les militants de cette cause, la réponse reste sans doute oui, puisque, comme ont témoigné Arezki Ahmed, Malika et Idir Ahmed Zaïd lors de la première commémoration, il y a à peine vingt ans, de simples graffiti sur les murs menaient directement à El-Harrach ou à Berrouaghia : Cette semaine, des centaines d'ouvrages exposés ajoutés aux manuscrits non encore édités sont une réelle consécration pour les sacrifices consentis par les piliers du combat identitaire : Mouloud Mammeri, Bessaoud Mohand-Arab et Matoub Lounès ... La présence d'auteurs en tamazight venus des quatre coins de l'Algérie — Abdellah Hamane (Oran), Hassane Sehti (Oran), Mohamed Saradj (Tlemcen) ... — prouve, si besoin est, que la question amazighe n'est pas confinée en Kabylie, mais revêt une dimension nationale, voire maghrébine.

Yamina BENGUIGUI, Je me bat pour les femmes avec la francophonie



mercredi 6 mars 2013

امين الزاوي - اليهود جزء من الثقافة العربية و الاسلامية




Aux origines du marche parallele


Apparu au milieu des années 1970 à la faveur des pénuries générées par les monopoles d'Etat, le marché parallèle de la devise semble définitivement ancré dans la société algérienne comme réponse aux dysfonctionnements du système financier algérien.

Dans notre pays, il n'y a toujours pas de marché des changes. Les seules transactions autorisées sont celles qui s'opèrent dans le cadre de la convertibilité commerciale à laquelle n'ont droit que les importateurs disposant de liquidités requises. Les voyageurs ont, quant à eux, droit à une maigre allocation touristique représentant à peine l'équivalent de 15 000 DA en devises, dont la parité est fixée par un marché interbancaire totalement inféodé à la Banque d'Algérie. Les besoins en devises des Algériens sont énormes et le système officiel d'allocation n'est pas suffisamment alimenté, encore moins organisé pour y faire face. Tous les exclus et les insatisfaits du système seront donc contraints de s'adresser à des opérateurs de change activant en marge de la réglementation officielle pour satisfaire leurs besoins en devises. C'est ainsi qu'est né et s'est développé le marché informel du change qui brasserait, selon les estimations, entre 8 et 10 milliards de dinars par an. Les postulants au change parallèle sont le plus souvent des voyageurs pour qui l'allocation devises ne suffit pas, des importateurs qui ne réunissent pas les conditions requises par la réglementation relative à la convertibilité commerciale du dinar et, depuis une dizaine d'années, certaines catégories d'Algériens qui quittent leur pays pour s'installer ou monter une affaire à l'étranger. Ce sont des sommes colossales en dinars convertis (en euros notamment) qui quittent chaque jour l'Algérie pour d'autres pays et plus fréquemment la France. C'est une situation qui du reste choque beaucoup les étrangers qui souhaitent investir en Algérie, mais qui sont troublés de voir les capitaux algériens prendre le chemin inverse. « Le fait de voir autant de capitaux quitter l'Algérie pour être investis en France me fait penser que quelque chose ne tourne pas rond dans le climat des affaires qui prévaut dans le pays. L'Algérie est officiellement en quête d'investissement direct étranger (IDE), mais à observer le nombre d'Algériens qui montent des affaires en France, on est forcés de croire que c'est plutôt l'Algérie qui alimente la France en investissements directs », nous explique un homme d'affaires d'origine algérienne rencontré il y a quelque temps en France. Notre interlocuteur a effectivement raison de s'interroger sur l'origine des circuits qui alimentent en devises toutes ces affaires sachant que la convertibilité du dinar est soumise à un certain nombre de restrictions qui en limite l'usage.



RESTRICTIONS

En effet, mis à part les importateurs pour qui d'importantes quantités de devises sont allouées pour honorer leurs commandes, il n'y a pas d'autres sources en provenance de canaux officiels qui puissent alimenter en devises un aussi gigantesque marché informel. Les surfacturations d'importation, dont les différentiels sont récupérés à l'étranger, peuvent effectivement être à l'origine de la constitution d'importantes fortunes en devises qui alimentent le change parallèle lorsqu'elles ne sont pas directement investies dans des affaires à l'étranger. La pratique de la valeur administrée à laquelle la Douane algérienne a longtemps astreint les importateurs algériens a beaucoup contribué à la constitution de ces fortunes. A titre d'exemple, un importateur de bananes auquel la Douane fait obligation de déclarer une valeur de 1 euro le kilo, alors qu'il avait conclu avec son fournisseur un prix de seulement 60 centimes d'euro, n'a d'autre choix que de demander à son fournisseur d'établir la facture selon la volonté de la Douane algérienne et de lui verser le différentiel sur un compte en France ou dans un autre pays étranger. Les valeurs administrées ont ainsi été à l'origine de la constitution de nombreuses fortunes à l'étranger. Les capitaux dus aux dysfonctionnements du commerce extérieur algérien mis à part, la source originelle, mais toujours abondante, reste l'émigration algérienne qui tiendrait à la disposition du marché informel environ 500 millions d'euros. Forte de près d'un million d'émigrés algériens, notre communauté transfère à peine 4 millions d'euros vers l'Algérie par les circuits officiels. Même si nos émigrés dépensent beaucoup plus du fait qu'ils résident à l'étranger en famille, leur épargne reste importante et ne trouve aucune structure suffisamment incitative pour la capter. C'est dans le marché parallèle qu'elle trouvera preneur à des conditions autrement plus avantageuses que celles offertes par les banques. Ce marché brassera des capitaux colossaux auxquels les Algériens ont pris l'habitude de faire usage, tantôt pour voyager, tantôt pour se soigner dans un pays étranger ou effectuer des transactions commerciales. La nature ayant horreur du vide, le marché informel de la devise ne fait en réalité que combler les défaillances du système financier algérien incapable de se structurer pour offrir la contrepartie devises à tous les Algériens qui en ont besoin pour peu qu'ils disposent de la contrepartie en dinars. Depuis que la réforme économique a démarré il y a plus de quinze ans, l'Algérie n'est toujours pas parvenue à créer un authentique marché du change animé par des cambistes professionnels. La législation existe pourtant depuis plusieurs années. Les barons du change parallèle sont-ils si puissants pour bloquer l'émergence d'un marché du change à une période aussi avantageuse pour son lancement (réserves de change importantes) ? Au vu de l'expansion débordante que le marché parallèle tend à prendre en dépit de son interdiction, la question mente d'être posée.

Par Nordine Grim
El Watan Économie du 11 au 17 avril 2005

mardi 5 mars 2013

Gauche algerienne, ou es-tu par Maamar Farah


Les républicains et les démocrates ont été la principale force qui a fait capoter les projets d'anéantissement de l'Algérie républicaine. Cette force a lutté pour que la République algérienne démocratique et populaire ne sombre pas. Ils ont mis la défense des valeurs républicaines au-dessus de toutes les autres considérations. Parmi ces principes constants, figure en bonne position la sauvegarde des maigres acquis de la démocratie politique bâtie après le 5 octobre 1988. Pour réaliser cette tâche historique, cette force a mis de côté ses différends idéologiques et toutes les chicanes théoriques qui caractérisent généralement la vie politique.

Au cours de la longue décennie de feu et de deuil qui fut également celle de l'espoir, il y n'y avait qu'une seule priorité : sauver la république ! Une fois cette cause sacrée accomplie, il aurait été normal que le débat idéologique reprenne le dessus et que les différentes formations politiques reviennent à la ligne de départ, c'est-à-dire qu'elles reprennent leurs identités politiques. Car, il serait illusoire de penser qu'une parade agitée autour d'une vague amnistie générale peut constituer un programme politique alternatif.

Le débat de fond doit invariablement tourner autour des nouveaux choix imposés à notre pays. Les partis doivent se définir clairement par rapport à ces questions cruciales, au lieu de se cacher derrière le soutien au programme du président de la République ! Aujourd'hui, toute la classe politique est appelée à se prononcer sur la politique ultralibérale en cours, politique qui éloigne l'Algérie indépendante de ses textes fondateurs, comme la charte de Tripoli, et de l'esprit même de la révolution de Novembre. S'il est admis que des réformes audacieuses — retardées pour différentes raisons — doivent être nécessairement menées pour « mettre à niveau » un pays qui a longtemps vécu de la rente pétrolière, il semble que l'on ait confondu ouverture avec ultralibéralisme. Cette politique ne réglera pas les problèmes fondamentaux de l'Algérie.

L'expérience a lamentablement échoué dans des pays mieux préparés et il n'y a pas de raisons qu'elle réussisse ici. Curieusement, nos dirigeants découvrent les bienfaits de cette politique au moment même où les néolibéraux eux-mêmes commencent à douter du bien-fondé de leur théorie et qu'une réflexion en profondeur s'instaure, aussi bien dans les pays développés que dans le Tiers-Monde, sur la nécessité de revoir les théories d'une libéralisation à outrance. Pour preuve, les secousses provoquées par les votes français et néerlandais sur le projet de Constitution européenne et l'émergence d'un fort mouvement social et citoyen qui bouscule l'ordre établi, ainsi que les soubresauts qui secouent l'Amérique latine ou les interrogations d'une Asie revenue des chimères d'un capitalisme qui a subitement perdu de sa superbe derrière les vitrines de luxe.

En fait, une question se pose aujourd'hui à nos élites politiques : le soutien de l'amnistié n'est-il pas aussi le soutien d'un programme politique — refilé en formule concomitante — qui met en péril les équilibres sociaux, crée un large fossé entre une minorité de riches et une immense majorité de déshérités, réduit la classe moyenne et installe davantage d'exclusion et de marginalisation qui agiront, tôt ou tard, comme l'étincelle qui rallumera la mèche ? A l'ouvrier qui pose le problème d'un salaire qui est certainement le plus bas du Bassin méditerranéen une réponse du style « il faut d'abord soutenir l'amnistie » est-elle convaincante ? Les producteurs honnêtes qui ont résisté à la tentation de l'import-import et qui sont totalement délaissés par l'Etat, seront-ils satisfaits par cette formule toute faite : « La réconciliation est la solution à tous nos problèmes » ? Il faudra bien se prononcer un jour sur ces choix, dans la clarté d'un positionnement idéologique et d'un ancrage politique qui permettront à chacun d'affirmer clairement son orientation. Quant à ceux qui, du haut du gouvernement, agitent des théories prônant l'abandon de l'idéologie et favorisant la technocratie, il serait utile de leur rappeler que leur politique porte bien un nom et que l'idéologie qui supporte leur programme économique est trop connue pour qu'ils s'en cachent !

Quant aux autres partis de l'opposition, et notamment ceux qui continuent d'afficher une étiquette de gauche, le temps est, nous semble-t-il, venu de se « mouiller » davantage car il y a péril en la demeure. Le PT de Louisa Hanoune le fait bien ! Une prise directe avec la réalité socioéconomique et l'abandon de « l'enfermement » théorique et intellectualiste leur ouvriraient les portes d'un travail politique efficient et rentable à moyen terme. Qu'ils sachent surtout que si la République a été sauvée, on ne peut pas dire autant des ouvriers, des mineurs, des femmes de ménage, des enseignants, des chômeurs, des agriculteurs qui ne sont pas « dans le coup » du programme d'aide, des fonctionnaires honnêtes et des travailleurs non déclarés ! Entre ceux qui font du soutien à l'amnistie leur unique commerce politique et ceux qui continuent de faire de la défense de la République leur principale préoccupation, le risque n'est-il pas réel d'occulter les véritables périls qui menacent notre peuple ?

En d'autres termes, y a-t-il une vraie gauche algérienne, capable de transcender ses différends idéologiques et ses querelles de clocher pour venir au secours des travailleurs et des déshérités ? Une gauche qui n'aura pas honte de prôner la poursuite de la politique sociale de Boumediene — stoppée par les appétits des trabendistes qui n'a rien apporté au pays — et qui essayera, par les moyens de la mobilisation pacifique, de rallumer la flamme de la révolution dans le coeur de ces millions abasourdis par la résurgence des nouveaux colons, inquiets pour leur avenir et vivant dans une angoisse permanente.

Il faut avoir confiance dans la classe ouvrière, car c'est elle qui a sauvé l'outil de production lorsqu'il fallait garder les usines et s'opposer à ceux qui voulaient les brûler, c'est elle qui a créé la richesse au moment où le pays n'avait plus les moyens d'importer le minimum vital et que les financiers étrangers se détournaient de nous, c'est elle qui a donné un sens à l'honneur et au patriotisme quand certains préféraient voir les choses de loin ! La démocratie ne peut être un luxe réservé à une élite de professionnels de la politique engagés dans des joutes oratoires se soldant toujours par l'inévitable « Oui » aux projets du pouvoir. Si la démocratie ne sert que la cause du capitalisme, en adoptant les lois de dénationalisation des richesses nationales et instaurant la paupérisation généralisée des masses, elle s'éloignerait du sens que nous lui donnons. A quoi serviraient une démocratie et une liberté qui ne prendraient pas en charge les intérêts de l'immense majorité des Algériens. Et ne faut-il pas revisiter, à la lumière de ces grands changements, la célèbre phrase du défunt Amirat : « Entre l'Algérie et la démocratie, je choisis l'Algérie » ?

En fait, aujourd'hui se pose le problème fondamental du rôle de la politique et de ce que nous vou¬lons faire réellement avec la démocratie : si elle ne doit servir qu'à appuyer ceux qui gouvernent et dont l'orientation capitaliste ne fait plus aucun doute, autant dire qu'elle ne vaut pas tous les sacri¬fices menés pour elle par les anciens et les nouveaux martyrs ! Et d'ailleurs, si notre pays devait ressembler à ces républiques autocratiques au service des gros possédants, relais des multinatio¬nales, autant se poser tout de suite la question de savoir si l'on ne ferait pas mieux de supprimer la formule «démocratique et populaire» de l'appellation offi¬cielle de notre république !

Les militants socialistes ont aujourd'hui l'occasion de renouer avec les traditions de lutte et de solidarité qui ont marqué le long parcours de la grande gauche algérienne. S'il est vrai que la surdose de politisation et de discours démagogiques a créé un phénomène de rejet chez de larges pans du peuple, il reste que cette situation ne saurait justifier l'abandon de la lutte et le laisser faire. La tâche n'est pas facile. Elle est rendue encore plus complexe par le regroupement du pôle présidentiel qui ressemble, par sa philosophie, ses faits et gestes, à un nouveau parti unique. A cette différence que l'ancien parti unique avait une direction collégiale et obéissait à une ligne politique claire. Quant au nouveau, il puise son orientation dans les discours d'une seule personne.

La tâche est difficile, mais pas impossible. Il faut simplement redécouvrir les mérites de l'action en vue de remobiliser les travailleurs autour de la défense de leurs acquis, s'opposer au bradage de 1200 entreprises, dont beaucoup ont une gestion financière saine et faire la jonction avec les mouvements citoyens. Ces derniers ont un grand rôle à jouer et s'ils jugent que le dialogue avec les autorités est un bon moyen pour faire aboutir leurs revendications (arouch), ils ne doivent jamais oublier les vertus de la solidarité.

En conclusion je vous invite fraternellement à méditer ce passage d'un message de Jules Ferry :

« Quand l'énergie passionnée des consciences ouvrières a pu, sans aucun droit légal, sans aucune ressource d'organisation publique, sauver de l'oubli mortel et du désastre définitif la liberté et le socialisme, comment ne serait-elle point assurée de la victoire, disposant maintenant des moyens d'action multiples que le prolétariat a conquis. »

M. F.

P. S. : Toi, tu savais que la démocratie et la liberté n'avaient de sens que si elles étaient les filles du grand rêve d'émancipation de l'ouvrier et du paysan ; comme Le Matin était le tendre enfant d'Alger Républicain.

Le Soir d’Algérie jeudi 16 juin 2005

lundi 4 mars 2013

Un ete a scandale (2003)


Sonatrach : de luxueux appartements détournés
PNDA : Barkat lourdement impliqué


Zerhouni : rattrapé par son passé
Magistrats faussaires : Bouteflika renie ses engagements


ARABIE SAOUDITE - Rapport accablant de Freedom House


L'organisation américaine de défense des droits de l'homme Freedom House accuse l'Arabie Saoudite de propager la haine dans les mosquées aux Etats-Unis. Selon un récent rapport, la « propagande étudiée du gouvernement saoudien reflète une idéologie totalitaire de haine, qui peut inciter à la violence ». « Riyad n'a pas le droit de diffuser la haine sur le territoire américain », estime l'ONG. Le rapport de 89 pages intitulé « Les publications saoudiennes contenant une idéologie de haine remplissent les mosquées américaines » est le résultat d'un an de recherches à partir de documents publiés par le gouvernement saoudien et récupérés dans plus d'une douzaine de mosquées aux Etats-Unis. « De telles publications qui font l'apologie d'une idéologie de haine, n'ont pas leur place dans une nation fondée sur la liberté religieuse et la tolérance », écrit dans l'avant-propos James Woolsey, président du conseil d'administration de l'ONG. Les publications rédigées en langue arabe affirment que « c'est une obligation religieuse pour les musulmans de haïr les chrétiens et les juifs, et elles les préviennent contre toute imitation, amitié, entraide ou participation à leurs fêtes et cérémonies », affirme le rapport. Les documents « font la promotion du mépris à l'égard des Etats-Unis » et « condamnent la démocratie comme non islamique ». Ils affirment que lorsque les musulmans sont « sur des terres de non-croyants, ils doivent se comporter comme s'ils étaient en mission derrière les lignes ennemies », selon le rapport. Par ailleurs, une conférence internationale sur les moyens d'éradiquer le terrorisme international sera organisée du 5 au 6 février à Riyad, a rapporté un journal saoudien. Outre l'Arabie Saoudite, les délégués de 49 pays dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Russie, ainsi que des représentants de plusieurs organisations internationales, participeront à cette conférence de quatre jours, a indiqué le quotidien anglophone Arab News. Les participants doivent notamment discuter des « moyens d'éradiquer le terrorisme international, et des mesures à prendre pour empêcher le blanchiment d'argent, et la contrebande de drogue et d'armes », précise le journal.

El Watan lundi 31 janvier 2005



samedi 2 mars 2013

Fahd - Bouteflika - Abassi, l'aliance !



L'Afrique au temps de Saint-Augustin - Les juifs


Dans cette foule bigarrée, on peut distinguer les juifs, effacés mais partout présents, un peu en retrait mais importants. Ils étaient en nombre, mêlés aux chrétiens, dans la ville maritime et commerçante d'Hippone, comme en toutes les villes de port. Ils sont encore plus nombreux à Carthage. Les deux groupes se connaissent, se fréquentent mais ne se marient pas. Nous n'en voyons pas un à Hippone demander le baptême. Juifs et chrétiens se fondent dans la vie quotidienne ; ils connaissent les habitudes, les rites, les fêtes les uns des autres. Augustin évoque leur coutume d'allumer une lampe, le vendredi soir, à l'heure où commence le sabbat. Au cours de la célébration pascale, il fait mention du repas qui inaugure la pâque juive. L'Ecriture, mais aussi l'expérience de la vie journalière lui rappellent la confluence des deux festivités chez les uns et chez les autres.

Les juifs eux aussi présentent une nasse mêlée, où se rejoignent bons et mauvais, rarement des médiocres. Chez l'évêque, les considérations théologiques viennent souvent assaisonner l'observation de la rue. Ce qui rend son jugement tantôt sévère, tantôt bienveillant, jamais indifférent.

Comme à tout Africain, l'activisme sémite répugne à Augustin. Le repos du sabbat lui-même semble dévié. Les hommes gagneraient ce jour-là à cultiver leur jardin, plutôt que de faire bombance et de courir les spectacles, où ils se signalent en criant le plus fort. Il conviendrait que les femmes travaillent au rouet, plutôt que " de danser tout le jour sans pudeur, sur les terrasses, au son des tambourins, au moment où les voisins peinent au travail. Elles feraient mieux de filer la laine ". Et ailleurs : " Mieux vaudrait labourer que danser. " La coexistence n'est pas toujours pacifique. Les chrétiens se plaignent que les juifs sont rapaces, âpres au gain, méprisants. Ces derniers gémissent d'être mal compris ou persécutés ; ils font chorus avec les païens contre les chrétiens.

Nous ne trouvons pas chez Augustin les diatribes violentes de Jean Chrysostome contre les juifs. S'il fait de nombreuses allusions à leur existence et au problème qu'ils posent à la réflexion chrétienne, il faut attendre la fin de sa vie, pour trouver un véritable traité polémique, provenant d'un sermon consacré " à l'aveuglement du judaïsme ", face à Jésus-Christ. Toute sa vie, l'évêque a dialogué avec des juifs et des rabbins. Il a consulté l'un d'eux, alors qu'il était encore simple prêtre, pour qu'il lui expliquât le mot raca. Mieux que personne, Augustin sait que juifs et chrétiens lisent le même livre et se retrouvent dans la même histoire. Il a trop le culte du livre sacré pour ne pas revenir sans cesse à la fontaine commune, surtout en commentant le psautier. " Le juif détient le Livre où le chrétien puise sa foi ". L'évêque dit joliment : ils sont nos " archivistes ", " nos libraires ", les bornes miliaires qui nous balisent la route. Augustin les présente comme Esau, le fils aîné, qui désormais sert le cadet, comme l'esclave porte le cartable qui contient le livre de l'écolier. Avec lui il fait chemin jusqu'à l'école, mais lui s'arrête sur le seuil. Un chrétien rencontre-t-il une difficulté dans le texte sacré ? Il interroge celui qui connaît la langue hébraïque et détient les livres sacrés : " L'aîné sert le plus jeune ".

A Hippone comme à Carthage, juifs et chrétiens discutent ferme. Tertullien fait déjà allusion à un débat qui a duré toute une journée : arguments et objections puisent à un fonds commun que se transmettent les générations. L'évêque recommande aux catéchistes de tenir compte des objections juives, quand ils exposent aux catéchumènes les grandes articulations de l'histoire biblique. Il s'agit d'aguerrir la foi naissante contre les ragots de la rue qui s'en prenaient particulièrement à la personne du Christ

Augustin aborde d'ordinaire la question juive avec la gravité paulinienne ; il reconnaît volontiers le droit d'aînesse à Israël, premier élu ; il est l'olivier franc sur lequel a été greffé l'olivier païen et sauvage. Pour l'un comme pour l'autre, ce qui importe est de fleurir dans la maison de Dieu et d'y porter du fruit. Au-delà des affrontements du quotidien et des préjugés de la rue, l'évêque d'Hippone aborde un jour " le fait juif ", en commentant la parabole du fils prodigue. Il compare le peuple juif au fils aîné, qui, au retour des champs, voit les païens attablés, festoyant dans la maison de Dieu. Il est " estomaqué ", comme le répète Augustin. Contrarié, il s'écrie : " Voilà bien ces mécréants qui n'ont ni connu ni observé la loi. Ils n'ont pas adoré le Dieu unique, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. " Le juif interpellé s'approche de l'église, il tend l'oreille. Il entend la lecture des mêmes prophètes, le chant des mêmes psaumes. La symphonie, les voix, le choeur qui se fondent dans l'unité le bouleversent. Augustin l'interpelle : " Les voix, le choeur, la fête, la célébration eucharistique t'émeuvent. Personne ne t'exclut Pourquoi refuses-tu d'entrer ? »

Tunisie, Mon Amour par Ahmed FATTANI


Le syndrome de l'intégrisme rongeait, sans limite le cerveau d'une jeunesse appâtée par les professes des séides de l'imam Ghannouchi et consorts, de renverser l'ordre établi d'un régime laïc pour asseoir la première République islamique du monde arabe.

Dans les ruelles de La Casbah, chaque soir, les islamistes lançaient des attaques contre les militants et les permanences du PSD, parti au pouvoir.

Des policiers sont attaqués, tués, blessés ou délestés de leurs armes. Des magistrats sont victimes de jets d'acide au visage. Défigurés à jamais parce que les islamistes les considéraient comme les fonctionnaires zélés au service d'un pouvoir décadent, déjà mis en terre. La terreur avait gagné le coeur des Tunisiens. C'était en 1987. De longs mois s'écouleront avant que le destin, ce merveilleux metteur en scène, donne un autre cours à l'Histoire moderne de la Tunisie. Y avait-il encore un Homme au royaume d'Hannibal, suffisamment courageux, pour offrir à son peuple une autre alternative que le saut dans l'inconnu, dans la douleur ? Alger crevait d'inquiétude à l'idée que sur son flanc est, Washington ou Paris ait déjà choisi un successeur à Bourguiba et n attendait plus que le moment propice pour l'introniser.

La situation dans le pays devenait intenable. Les caisses de l'Etat étaient vides. Pour assurer les salaires des fonctionnaires, le Premier ministre, Rachid Sfar, devait convaincre le président Chadli Bendjedid de lui débloquer de l'argent frais. Le chômage avait battu tous les records enregistrés depuis l'accession du pays à l'indépendance, en 1956. A cela s'ajoutait l'ingratitude de la nature. Deux années consécutives d'une sécheresse sans précédent.

Le commerce périclitait. Et la grogne gagnait la rue, impatiente de renverser un régime « despote et corrompu ».

Il fallait donner un nouvel avenir à la Tunisie. Penser et agir autrement que ceux qui avaient géré jusqu'ici ce pays. Dans ce climat délétère, seul un homme habitué à voguer dans les eaux houleuses des grandes tempêtes pouvait peut-être apporter ce changement. Le 7 novembre 1987, un homme de 52 ans, va donner un autre cours, avec l'aide de Dieu, au destin de la Tunisie. Il est général d'armée, formé dans les grandes écoles militaires occidentales. Après la célèbre école interarmes de Saint Cyr, il effectue une formation de plusieurs mois dans les services de renseignements américains. C'est un homme qui a le culte du secret. De 1958 à 1974, n'a-t-il pas dirigé les services de la sécurité militaire avant d'être promu en 1977, directeur général de la Sûreté nationale ?

Son ascension sera fulgurante. Il est nommé secrétaire d'Etat à la Sûreté nationale en octobre 1985, puis ministre de l'Intérieur en avril 1986 avant de ravir le fauteuil tant convoité de Premier ministre en octobre 1987.

Dès lors, le compte à rebours pour un « soft changement » avait commencé. Il sera exécuté dans la nuit du 6 au 7 novembre. Sans aucune effusion de sang.

Dix-sept ans après le « changement », les Tunisiens nagent dans le bonheur. Sa réélection pour un nouveau mandat est souhaitée par la majorité de l'électorat. Dans les salons feutrés de Tunis, l'on sait que « le président va être plébiscité. Mais à quel taux ?»

Son bilan reste son meilleur atout. Education, industrie, santé publique, agriculture, emploi, tourisme, voilà les domaines où il a carrément excellé en faisant de la Tunisie le nouveau dragon de l'Afrique avec un taux de croissance qui oscille bon an, mal an entre 5 et 7%. Qui dit mieux pour un pays dépourvu de richesses minières, de pétrole ou de gaz ? Il y en a à peine pour suffire aux 15 % des besoins nationaux. Cet essor ne se réalise pas sans sécurité, sans stabilité. Deux atouts majeurs pour drainer plus de 4,5 millions de touristes et se construire l'image d'un vrai pays émergent.

En 1987, le revenu par habitant était de 950 dinars tunisiens (1 dinar tunisien = 0,60 euro aujourd'hui). En 2004, ce revenu a été quadruplé. Il a atteint 3 600 dinars tunisiens. Plus de 2 000 euros I Le taux de croissance économique, qui peinait en 1982-86 a dépassé fa barre de 2,9 % depuis l'arrivée de Ben Ali, pour atteindre une moyenne supérieure à 5% . entre 1988 et 2004.

Le taux de chômage était de 14,3% en 2003, tandis que l'inflation qui frôlait la barre de 7,7% en moyenne entre 1980 et 1988, a été réduite à 2,7% en 2003.

Le pays attire de plus en plus d'investisseurs étrangers. Plus de 2 500 sociétés étrangères s'y sont installées. La Tunisie a totalement changé de visage aujourd'hui : barrages, autoroutes, ports, aéroports, chemins de fer sont réalisés à un rythme régulier.

Les Tunisiens sont ravis du « boulot » accompli par leur président. Une banderole accrochée à l'avenue Habib-Bourguiba, au centre-ville, est, à ce titre, éloquente puisqu'elle ne proclame pas moins que « Pour la Tunisie, seul Ben Ali et personne d'autre que lui ».

La politique sociale initiée par le président lui permet aujourd'hui d'avoir les faveurs de tous les Tunisiens, et surtout de la paysannerie.

La femme n'est pas en reste. Son statut est de loin le meilleur de tout le monde arabe.

Les Tunisiens voteront ce dimanche pour deux scrutins, présidentiel et législatif.

Zine El-Abidine Ben Ali affrontera trois candidats : Mohamed Bouchiha, du Parti de l'unité populaire, Mounir El Beji, chef du Parti social libéral, et Mohamed Ali Halouani du parti Ettajdid (ex-parti communiste). La démocratie avance à pas sûrs au pays d'Hannibal.

Quant aux législatives, le RCD a toutes les chances de conserver au moins 80 % des 189 sièges du Parlement face aux six partis d'opposition entrés en course.

A. F.
L'Expression vendredi 22 - 23 octobre 2004

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