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lundi 25 février 2013

Nous sommes les proprietaires du FLN (Hadjar, ex-complotiste)


Je suis plus intelligent que les services secrets militaires. Nous n 'avons pas le même niveau. Ils ne peuvent travailler comme moi. Comment voulez-vous que j'obéisse à eux. C'est moi qui ai organisé le coup d'Etat contre Mehri en 1996 », a déclaré, jeudi, Abdelkader Hadjar à El Khabar. L'actuel ambassadeur de l'Algérie en Iran est revenu sur le « complot scientifique » qui a écarté Abdelhamid Mehri du poste de secrétaire général du FLN. Il a indiqué avoir rencontré, en juin 1997. le gêneral major Mohamed Médiene, alias Toufik, patron du DRS, l'ex-Sécurité militaire, pour « négocier », au nom du FLN, des portefeuilles ministériels au gouvernement Ouyahia de l'époque. Ces négociations auraient échoué — Hadjar n'a pas expliqué pourquoi — et c'est devant Mohamed Betchine, général à la retraite et conseiller du président Zeroual, qu'il a entamé un second round de discussions. Hadjar pense qu'il a un poids décisif au FLN. Dans son entretien à El Khabar, il a défendu sa carrière de « stratège » de l'ombre. Une vocation de putschiste professionnel que l'ancien député de Tiaret veut re-expérimenter contre Ali Benflis, actuel SG du parti. «Nous considérons que Bouteflika est le président du FLN. Nous avons accepté, en vertu de ce principe, ses consignes pour désigner Benflis à la tête du parti (en septembre 2001). Depuis l'éviction de Mehri, nous sommes les véritables propriétaires du FLN », a ajouté Hadjar qui n'a pas été choisi par ses pairs pour siéger au Comité central du parti après le congrès de mars 2003. Le diplomate est poursuivi en justice par le FLN après avoir assumé la responsabilité des violentes attaques contre des mouhafadate d' « El Djebha » (le Front) les 5 et 6 juin. « Nous travaillons dans le cadre d'un scénario qui implique également le refus du ministère de l'Intérieur des résultats du 8e congrès », a-t-il révélé. Dans un commentaire paru jeudi sur les colonnes de l'organe du FLN, SawtElAhrar (La voix des libres), l'argument opératoire de Hadjar est battu en brèche : selon le journaliste, le ministère de l'Intérieur a été destinataire des statuts votés ainsi que des listes des membres des instances réélues. Le ministère de l'Intérieur, lui, garde le silence. Aucune réaction n'a été enregistrée du côté du département de Yazid Zerhouni devant les accusation de complicité, notamment de certains walis, dont celui de Blida, avec les assaillants des mouhafadate portées parle FLN.

Adlène Meddi
El Watan vendredi 13 - samedi 14 juin 2003


dimanche 24 février 2013

La Corre du Nord devient la 9ieme puissance nucleaire


Passant outre les mises en garde internationales, la Corée du Nord a rejoint hier le club très fermé des puissances nucléaires. Comme pour l'Inde autre pays non signataire du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire), ou le Pakistan qui ont intégré ce cercle en 1998, l'essai nucléaire coréen suscitera des sarcasmes d'abord. C'est le pays de la famine comme le décrit déjà le PAM (Programme alimentaire mondial). C'est aussi celui des menaces comme le considèrent ses principaux voisins comme la Corée du Sud et le Japon qui redoutent des conséquences désastreuses liées à cet essai. Défiant les mises en garde internationales, la Corée du Nord a annoncé hier, soit exactement quatre jours après un vote du Conseil de sécurité la mettant en garde, qu'elle avait fait exploser sa première bombe atomique, un « événement historique », selon le régime communiste. « L'essai nucléaire a été réalisé grâce à la sagesse et une technologie à 100% autochtone », a indiqué l'agence officielle nord-coréenne KCNA. La Corée avait averti, dès le 3 octobre, qu'elle procéderait à un essai nucléaire si les conditions de sécurité étaient réunies.

Pyongyang avait alors invoqué « la menace extrême des Etats-Unis de déclencher une guerre nucléaire » ainsi que « les sanctions vicieuses » imposées par le Trésor américain contre des entités nord-coréennes accusées de blanchiment d'argent. La Corée du Nord s'était déjà déclarée en février 2005 la neuvième puissance nucléaire mondiale, après les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, la Chine, l'Inde et le Pakistan. Mais Pyongyang n'avait jamais confirmé ce statut par un essai nucléaire. Les services des renseignements sud-coréens croient que l'essai a été mené dans un tunnel horizontal creusé dans une colline de la région de Hwadaeri, près de la ville de Kilju, dans la province septentrionale de Hamgyong. Même position au plan scientifique. Selon un diplomate proche de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) à Vienne, « un essai réussi, c'est quand il y a eu réaction en chaîne, quand il y a eu une explosion nucléaire ». L'AIEA, dont les inspecteurs ont été expulsés de la Corée du Nord fin 2002 et qui n'a elle-même aucune capacité indépendante de détecter des essais, attendait une confirmation de l'Organisation du traité pour l'interdiction totale des essais nucléaires (CBTO) avant de réagir, selon cette source. Dans la réaction en question, le CBTO a indiqué hier avoir détecté un « événement » de magnitude 4,0 sur l'échelle ouverte de Richter dimanche à lh35 GMT en Corée du Nord, mais sans confirmer, pour raisons statutaires, qu'il y avait bien eu essai nucléaire. « Nous avons communiqué à nos Etats signataires des informations sur un événement de magnitude 4,0 survenu à lh35 GMT » en Corée du Nord, a indiqué, depuis New York, le secrétaire exécutif de cette organisation TiborToth.



Il existe une marge de 0,3 degrés d'erreur, selon lui. « Treize stations (de mesure) ont enregistré un pic » à cet instant, a-t-il précisé. La CTBTO entretient un réseau unique au monde de 189 stations de mesure sismiques et hydroacoustiques très sophistiquées, destiné à détecter d'éventuels essais nucléaires. Mais cet organisme, basé à Vienne, n'est pas habilité à se prononcer publiquement sur la nature des incidents détectés et donc à confirmer ou non officiellement s'il y a eu ou non explosion nucléaire, a précisé son responsable.

En revanche, selon M. Toth, la CTBTO a transmis des analyses à ses 176 liais membres ainsi qu'à 770 institutions associées de part le monde. Mais pour beaucoup, ce débat de procédure ne devrait pas occulter ce qui relèverait de l'évidence. Et celle-ci est double.

En ce qui concerne l'essai, il ne semble pas y avoir de doute à son sujet, puisque non seulement le CTBTO mais aussi les pays de la région ont enregistré cette fameuse secousse.

Et puis rien n'a été fait pour en dissuader la Corée du Nord, même pas la récente déclaration du Conseil de sécurité. Cela aurait tout de même posé problème car d'autres pays, échappent à tout contrôle. C'est simple, ils ne figurent sur aucun registre. A l'image d'Israël puissance nucléaire avérée avec un arsenal évalué à deux cents armes atomiques. Et cela relance tout le débat sur la crédibilité du TNP qui est en fin de compte un compromis, mais qui reste pour beaucoup un traité discriminatoire.

T. Hocine
El Watan N4838 mardi 10 octobre 2006

http://fr.earthquake-report.com/2013/02/14/moderate-earthquake-southern-algeria-on-february-14-2013-3/

Alger, la Mecque de l'Islamisme



vendredi 22 février 2013

Ouyahia ne DEMISSIONERA pas





jeudi 21 février 2013

Octobre 88, ce complot qu'on nous cache


Presque tous les acteurs s'accordent à dire que les événements d'Octobre 88 relèvent d'un complot (lire extraits de certains entretiens parus dans Octobre ils parlent, de Sid Ahmed Semiane). Mais chacun a sa propre version du complot ourdi. Ici quelques témoignages dont le dénominateur commun est que la vérité sur Octobre reste à être soutirée.

vendredi 1 février 2013

Reouverture du Centre culturel francais d'Alger



Voilà que le Centre culturel français (CCF) ouvre sa bibliothèque, mais seulement pour les chercheurs et universitaires. L'accès des autres catégories se fera progressivement jusqu'à renouer totalement avec la tradition. Moment qualifié de « renaissance » par l'ambassadeur de France à Alger, préférant ce terme à « réactivation ». François Nicoullaud, le directeur général de la coopération internationale et du développement au Quai d'Orsay, parlera du centre comme l'un des instruments de coopération dans le contexte de la loi portant concorde civile et des festivités du millénaire d'Alger. Rues d'Alger choisies par l'émission « Radio libre », en particulier Bab El Oued. De 15 à 17 h 30. Laurence Bloch nous accroche en direct avec Alger : « Vivre, créer, résister. » Dans la salle des spectacles du CCF, transformée en studio, Laurence B. est sur le plateau avec des représentantes de SOS-Culture-BEO, des universitaires comme Yasmina Chahîd Saoudi ou des militantes comme Ourida Chouaki de Tarwa n'Fadhma N'Soumeur. Entrecoupée par la performance musicale des Messagères (Linda et Chehra rappeuses) ou par l'entretien avec Amina Tadjet sur son expérience de psychologue, la discussion porte aussi bien sur le code de la famille que sur la situation de la jeunesse. Autant de questions posées par l'animatrice que de réponses contradictoires au point de conclure qu' « il n'y a pas d'unanimité entre les quatre invitées autour du code ». L'Algérie est donc bien plurielle. Pour la présenter aux auditeurs. Laurence B. a voulu « faire croiser des points de vue en multipliant les angles ». Contrairement à Mme Saoudi, qui estime que « l'élite intellectuelle est absente dans ce pays », Daho Djerbal (universitaire), le directeur de la revue théorique Naqd, a démontré que les années 90 ont révélé l'existence de « l'intellectuel au pluriel ». Sorti de l'anonymat du fait qu'il soit l'objet d'assassinats, « ne serait-ce que pour l'idée » qu'il a exprimé. Alors comment expliquer la violence encore d'actualité ? Participant à la rubrique « La mémoire et la paix » avec Nourredine Benferhat (éditions Marinoor), M. Djerbal pense que l'entrée algérienne dans la modernité se fait au prix de la violence. Tout comme en Espagne ou en France, « la différence dans le travail pour la liberté se fait dans la douleur ». Mais à le croire, « nous sommes en train de sortir du tunnel ». Autre intellectuel, autre regard sur la société, le poète Djamal Amrani qui confie que l'histoire de son pays est à « écrire ou à réécrire », avouant qu'il y a le « pardon politique », mais pas l'oubli. Le romancier Boualem Sansal appelle, lui, à « apprendre, à apprendre maintenant et vite ». Anissa Asselah évoque la « grande résistance du peuple », Maïssa Bey (écrivain) voit l'écriture comme sa propre force et dans la diversité culturelle « le génie du peuple ». Alors qui pourrait oublier toutes ces dernières années ?

Du rap à l'andalou de la troupe El Djazira, la diversité est bien là. N'attendant pas que la paix soit retrouvée, les Algériens, tel que le souligne M. Djerbal, ont eux-mêmes conquis le droit à la liberté. Nul ne leur a fait de concessions. Et dans sa longue traversée algérienne, radio France-Culture nous convie au direct de Jérôme Bouvier sur « L'avenir économique et politique de l'Algérie ». D'autres thèmes, d'autres débats avec à l'honneur différentes personnalités algériennes des deux rives de la Méditerranée, jusqu'au 21 janvier.

Mohamed Redouane
Le Matin N2397 dimanche 16 janvier 2000



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