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mardi 16 juillet 2013

COMITE VERITE SUR L'ASSASSINAT DE TAHAR DJAOUT



Trop de crimes politiques restent impunis dans notre pays. Les images de lampistes exhibées à la télé ne pourront masquer le visage des commanditaires de l'ombre. Nous pensons que notre pays a moralement besoin de vérité. Nous créons — et appelons les citoyens à rejoindre — un :

MEMBRES FONDATEURS (par ordre aphabétique) :
Arezki AIT-LARBI (journaliste) — Dr Soltane AMEUR (chirurgien hospitalo-universitaire) - Dr Malika BARAKA (cardiologue hospitalo universitaire) — Omar BELHOUCHET (journaliste) — Prof. Mahfoud BOUŒBCI (prof, de psychiatrie) — Ihsène El-KADI (journaliste) — Me Chafika FODIL-BENDJAZIA (avocate) - Mohamed HABLLI (éditeur) — Smart HADJ-ALÏ (universitaire) — Boudjemâa KARECHE (cinémathèque) — Naget KHEDDA (uni-versitaire) — Ouacini LAAREDJ (écrivain) — Zineb LAOUEDJ (écrivain, universitaire) — Jean-Pierre LLEDO (ci-néaste) — Denis MARTINEZ (artiste-peintre) — Azzeddine MEDDOUR (cinéaste)— Sai'd MEKBEL (journaliste) — Rachid MIMOUNI (écrivain) — Dalila MORSLY (universitaire) — Nordine SAADI (universitaire) — Meziane OURAD — Ali SILEM (artiste-peintre).

TAHAR DES ALGERIENS
L'assassinat de Tahar Djaout - l'intellectuel, l'écrivain, le journaliste - a provoqué une grande émotion en Algérie. Et au-delà de nos frontières également. Le symbole y rejoignait l'œuvre ; les écrits et le talent, les idées et les élans.
Tahar Djaout assumait son identité. Algérien du terroir et des ancêtres il était, citoyen du monde il se voulait. Fauché à l'âge où demain est l'important, il avait déjà acquis une solide résonance maghrébine et méditerranéenne. Il prenait place dans la culture universelle où il rejoignait d'autres références algériennes. Humaniste, il a contribué à la promotion de la dignité et de la valeur de l'esprit algérien dans le pays et dans le monde.
Ses écris, une véritable anthologie de l'intolérance et du rejet du sectarisme. Une sincère acceptation de l'autre. La liberté individuelle, socle de l'homme de culture et du poète surtout. La diversité, ciment de la communauté. D'où le vibrant hommage de ceux qui le situent à l'écart du champ politique.
Ceux qui ont fait assassiner Tahar Djaout visaient la liberté de réflexion et de création. Ils visaient le droit de «vivre» de la croyance et de la raison. Croyance qui inclut la raison et raison qui renforce la croyance.
• Ils se sont attaqués à tous les Algériens qui - grâce à des Tahar Djaout - s'inscrivent dans la culture universelle contemporaine. Cette dimension de l'homme est à préserver.
M'Hamed Yazid
(Algérie-Actualité, n° 1443, 8-14 juin 1993).




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