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vendredi 5 avril 2013

A l'amateur du « Zambretto »



II est vrai que le ridicule ne tue pas. Quand on n'a rien à dire, ne vaut-il pas mieux se taire ? Abrous, le directeur de Liberté, visiblement à court d'arguments et faute de n'avoir pas su choisir le métier qui lui siérait autre que celui de journaliste, a dévoilé à son lectorat une autre de ses facettes cachées, celle du journalisme de caniveau dont il reste un fervent adepte.

Nos confrères de la presse nationale qui connaissent et qui lisent Abrous et Fattani ont toute latitude aujourd'hui de séparer le bon grain de l'ivraie tant sur le plan du professionnalisme que des valeurs morales.

Abrous est convaincu que les journalistes algériens sont frappés d'amnésie au point de les rassasier de contrevérités aussi bien sur son propre parcours professionnel que sur celui d'Ahmed Fattani. Les jeunes journalistes devraient savoir que l'actuel directeur de Liberté, en guise de compétences, n'a pas fait seulement « couler » le niveau professionnel et les ventes de ce journal, mais il a également brillé par la création du quotidien en arabe Es Sahafa dont la mort avait vite suivi la naissance. Malgré tout, Abrous ose faire un étalage sans pudeur de son CV en oubliant, cependant, de signaler qu'en plus de sa tâche ingrate d'archiviste au ministère de l'Information, il était chargé, aussi, à ce titre, de contrôler et de censurer les éditions de la presse étrangère vendues en Algérie.

Le prestigieux quotidien Le Monde d'Hubert Beuve-Mery avait fait souvent les frais du zèle de ce rond-de-cuir au point de s'en plaindre dans une lettre officielle aux autorités algériennes. Pour preuve, Abrous s'en vantait publiquement et ne manquait aucune occasion de ramener quelques exemplaires de l'édition censurée du Monde qu'il offrait, en guise de denrée rare, à quelques amis d'El Moudjahid.

Abrous n'a jamais eu de plan de carrière. Ce n'est pas un journaliste. Les archives du ministère de la Communication peuvent être consultées par les jeunes confrères pour en vérifier la véracité.

Quant à son histoire de « bringue » de Fattani à Paris, faut-il encore dire que celui-ci n'a jamais été porté sur l'alcool, tous les confrères peuvent en témoigner.

Si l'ancien cuveur de « Zambretto » des années 70 et 80, réputé pour ses délires éthyliques, a fini par déguster aujourd'hui du Whisky écossais de douze ans, il devrait plutôt en remercier Fattani, le vrai directeur-fondateur de Liberté, à l'origine de la performance professionnelle de ce quotidien. Qu'Abrous apprenne donc à balayer d'abord devant sa porte et qu'il se souvienne, à propos de l'exil « volontaire » de Fattani à Paris, que son actuel directeur de la rédaction ainsi que son patron, Rebrab, avaient élu domicile, eux aussi, dans la capitale de l'Hexagone.

Pour conclure, faut-il rappeler ce que Mouloud Mammeri, invité un jour à faire la préface d'un livre à l'un des responsables actuels de Liberté, ami d'Abrous, avait répondu : « Il n'est pas sérieux de prétendre faire le métier d'écrivain quand on est membre de la commission de censure. »

Sans commentaire.

L'Expression lundi 23 décembre 2002
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