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samedi 9 mars 2013

MOKHTAR BELMOKHTAR, Le sanglant parcours d'un terroriste


Le GSPC de la région du sud du pays est dirigé par Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El-Abbès, surnommé le Borgne en raison d'une blessure à l'oeil. Né en 1972 à Théniat El-Mekhzen, un quartier populaire situé à Ghardaïa, Khaled Abou El Abbès a combattu en Afghanistan, pour rejoindre en 1994 le Groupe islamiste armé (GIA). Sous l'émirat de Djamel Zitouni, le quatrième chef terroriste du GIA, il a été désigné à la tête de cette organisation terroriste pour la région sud (zone 9), en dirigeant la phalange Echahada. A noter que Belmokhtar s'est appuyé sur la fetwa formulée par l'idéologue de l'internationale islamiste Abou Katada El Falastini, alias Omar ben Omar. A la fin de l'année 1995 et au début de l'année 1996, la quasi-totalité des éléments qui composent cette structure terroriste ont été éliminés par les services de sécurité. Acculés, Mokhtar Belmokhtar et certains de ses acolytes ont fui le territoire national et s'installeront au Niger. Le passage de ce chef terroriste sous la bannière du GSPC a eu lieu à la fin des années 1990. Dès lors, Abou Hamza (Hassan Hattab) charge Abou El Abbès d'une mission bien particulière : alimenter le GSPC en armes. Toutefois, la pression exercée sur lui par les services de sécurité l'a contraint à se " recycler " dans la contrebande, en faisant jonction avec les contrebandiers du grand Sud. Le vol des véhicules tout-terrains (4x4) constitue également l'une des principales activités de son groupe. D'autres sources ont indiqué que ce chef terroriste et ses éléments s'adonnaient également au commerce illicite entre l'Algérie, la Mauritanie, le nord du Mali et du Niger, où il aurait été soutenu par d'anciens chefs de la rébellion touareg au début des années 1990.



Depuis, Belmokhtar restait discret. Cependant, il n'a pas été oublié pour autant. Fin 2002, la radio Voice of America citait les propos d'un responsable du département américain de la Défense, qui affirmait que le Niger, le Mali et la Mauritanie étaient exposés à des " pénétrations terroristes " et donnaient le nom d'un groupe armé qui serait lié, selon les Américains, à la nébuleuse Al-Qaïda : le MBM, soit le groupe de Mokhtar Belmokhtar.

La CIA soupçonne par ailleurs les pays du Sahel de servir de base de repli à certains terroristes recherchés depuis l'attentat du 11 septembre et de refuge pour l'organisation de nouveaux attentats. C'est pourquoi le Pentagone s'est engagé à aider les pays concernés à renforcée leurs frontières par un déploiement d'hommes et de matériel. Un dispositif que réclame aussi l'Algérie, première victime de la porosité de ses frontières et du laxisme des Etats voisins.

Abder Bettache
Le Soir d’Algérie jeudi 15 mai 2003
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