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vendredi 30 novembre 2012

Fouad Boulemia condamne a mort

Chefs d’inculpation : homicide volontaire, adhésion a un groupe terroriste armé et détention d'une arme à feu sons autorisation.

Reporté à deux reprises, le procès assassin de Abdelkader Hachani a finalement eu lieu ce jeudi. Le tribunal criminel d'Alger, qui a jugé le nommé Fouad Boulemia, âgé de 28 ans, coupable du meurtre de l'ex-n°3 du FIS dissous, a prononcé une condamnation à mort de l'accusé, dans un procès qui n'aura pas drainé de foule. Voici, par ailleurs, quelques morceaux choisis de l'audience. Après la lecture par le greffier de l'arrêt de renvoi où il a expliqué l'affaire dans le menu détail, le président de la cour demande à l'accusé de confirmer la version des faits telle que consignée dans un procès-verbal établi par le juge d'instruction, et où Boulemia avoue clairement son crime dans un cabinet dentaire à Bab El-Oued, le 22 novembre 1999. Mais coup théâtre : l'accusé nie tout ce qu'il avait soutenu auparavant. " C'était un scénario, c'est le général Toufik qui m'a sommé de faire cet aveu en me promettant que j'allais m'en sortir au maximum avec 15 ans de prison. " Il affirme que cette affaire n'est qu'un " scénario monté au commissariat central " et qu'il n'a pas été interrogé. Cette " sortie " de Boulemia plonge la salle n°3 du tribunal d'Alger dans une ambiance de bruit et de chuchotements. Mais le jeune avocat de la défense trouve là une aubaine pour donner une autre tournure au procès. Mr Khelil exige, en effet, la présence du général dont le témoignage est à ses yeux très " important ", faute de quoi il se retirerait de la défense. Mr Khelil, avocat de la partie civile, appuie la demande de son collègue et menace, lui aussi, de se retirer si le général cité n'est pas convovoqué. Le procès est à présent bloqué devant l'insistance des deux avocats, le président de la cour suspend momentanément l'audience et invite ces interlocuteurs à un " conclave " pour tirer l'affaire au clair. Et au moment où tout le monde attend le report du proies le juge et ses " invités " reviennent dans la salle et l'audience reprend normalement. Ce seront près d'une quinzaine de personnes qui défileront devant le juge et les avocats pour donner leurs versions des faits. Première à passer à la barre, Belkhir Lila, 28 ans, infirmière au cabinet dentaire où feu Abdelkader Hachani avait été assassiné, dévisage durant quelques secondes l'accusé et le reconnait comme étant celui qui avait tiré sur ce dernier. Un témoignage qui fera réagir Fouad Boulemia : " Je ne l'ai pas tué et je ne veux pas avoir le sang de Hachani sur la conscience. " " Quand ils t'ont ramené devant une quinzaine de policiers au commissariat, ils t'ont dit " dis que c'est lui (Boulemia, NDLR) l'assassin ". N'aie pas peur, il est chez nous, il ne te fera rien ! Dis la vérité et ne fait pas de " chahadate azour " (parjure, NDLR) ", lance l'accusé, visiblement décontenancé par le témoignage de l'infirmière. Le deuxième témoin, qui était également un patient le jour du meurtre, reconnaît lui aussi Boulemia. Au président de la cour qui lui demande s'il a vu Boulemia tirer, le témoin affirme : " Je l'ai aperçu le pistolet dans ta main de l'accusé et vu M. Hachani s'affaler. " L'autre témoin, un habitant du même immeuble, le théâtre du crime, Mustapha, âgé de 29 ans, qui reconnut lui aussi l'accusé, affirme qu'il avait accouru aussitôt qu'il avait entendu la détonation.

Layada chez Ali Benhadj


L'ancien chef du Groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Layada, a été libéré hier, vers 17 heures, de la prison de Serkadji, à Alger, où il était détenu depuis la fin 1993. Il est ainsi le troisième activiste islamiste " poids lourd " à bénéficier des dispositions des ordonnances présidentielles portant mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale du 29 septembre 2005, après le n°2 de l'ex-FIS, Ali Benhadj, et Fouad Boulemia, un membre du GIA, condamné pour avoir assassiné Abdelkader Hachani, une figure influente de la direction du parti dissous, en 2000. C'est d'ailleurs chez Benhadj, à Jolie-Vue, dans la banlieue d'Alger, et non à Baraki où réside sa famille, que Layada s'est rendu, hier, immédiatement après avoir quitté l'enceinte du pénitencier de Serkadji. C'est là où les rejoindront aussitôt d'autres activistes du parti dissous.

jeudi 29 novembre 2012

Moufdi Zakaria, les vers resistants

En mémoire au poète de la révolution, auteur du texte Kassamane l'hymne national. Ghardaia va vivre une année Moufdi Zakaria et ce, depuis samedi passé. Initiée par la fondation qui porte le même nom que le poète, créée en octobre 2001 et présidée par le fils de Moufdi Zakaria, M. Slimane Cheikh, actuellement ambassadeur d'Algérie au Caire. Le premier objectif de cette fondation est la reconstitution de l'œuvre globale de Moufdi Zakaria éparpillée de nos jours dans différents pays. La fondation a récupéré près de 200 documents.

Moufdi Zakaria est né en 1913 à Béni Isguen dans le Mzab, l'enfant prodige fit ses débuts dans les écoles coraniques dans sa ville natale, puis à Annaba. À 14 ans, son père l'envoya à Tunis où il consolida, jusqu'en 1936. son enseignement coranique de base par des études littéraires et par une initiation à la politique. Écrivain depuis 1925. Moufdi Zakaria est considéré comme le plus grand poète national. Il composa des hymnes nationalistes (Min Djibâlina, en 1923).

mercredi 28 novembre 2012

La Convention de 1989 et les 11 generaux algeriens



Art. 1

1. Aux fins de la présente Convention, le terme « torture » désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou tout autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles.

Faut-il juger les generaux par Mohamed Benchicou

Amnesty International vient de s'inviter, de façon spectaculaire, au débat sur la torture de l'armée française durant la guerre d'Algérie. Elle ne demande rien de moins que la traduction en justice des généraux français qui se seraient rendu coupables d'exactions à l'encontre des résistants algériens. Embarrassant. Embarrassant pour tout le monde. Pour les Français d'abord qui se voient obligés de répondre d'actes répréhensibles non plus seulement aux communistes français dont ils peuvent, à loisir, discuter de l'obédience, du passé ou des arrière-pensées, mais à une organisation humanitaire dont ils ont de surcroît soutenu, peu ou prou, l'obstination dans la recherche de la vérité. On assiste, en effet, à ce que l'on peut désigner comme une implacable logique d'une pensée, celle des droits de l'Homme, qui n'a cure des nationalités ou des circonstances et qui, conformément aux statuts d'Amnesty, prône à faire respecter la Déclaration universelle des droits de l'Homme. De ce strict point de vue, les Français se voient tenus de répondre d'actes aussi scandaleux que ceux dont s'est rendu coupable Pinochet, une bizarrerie de l'histoire qui a aussi ses acides ironies. L'affaire devient d'autant plus grave que le quotidien Le Monde daté du dimanche 3 décembre fait état de révélations d'historiens français qui parlent de l'emploi systématique de la torture par l'armée française durant la Bataille d'Alger, citant non seulement Pierre Vidal-Naquet, mais aussi des historiens comme Robert Bonnaud qui parle de « culture de la torture » ou des chercheurs qui n'hésitent pas à exhumer des textes de lois de l'époque coloniale qui légalisent la torture. Le débat prend incontestablement une autre tournure. Cela ne prête pas pour autant matière à jubilation pour les officiels algériens dont on a pu mesurer l'ampleur du silence gêné tout le long de ce débat et pour qui, il faut en convenir, la sortie d'Amnesty est motif de grand embarras : si l'organisation humanitaire demande justice pour des arbitraires commis en Algérie dans les années cinquante, elle est, de facto, autorisée pour les exiger pour des actes qu'elle soupçonne avoir été faits pendant les années quatre-vingt-dix et toujours en Algérie. Amnesty devient alors inattaquable : elle aurait revendiqué des autorités algériennes ce qu'elle exige ouvertement des autorités françaises. Bien des arguments nationalistes se trouvent ainsi dévitalisés. Tant pis pour le nationalisme. Mais que dire de plus ? Le débat est ouvert. Autant que les points d'interrogation : pourquoi l'organisation humanitaire indépendante, fondée en 1961 par l'avocat britannique Peter Benenson, éprouve-t-elle le besoin d'explorer des évènements antérieurs à sa création ? Difficile de ne pas faire de relation avec la récente mission d'Amnesty International à Alger. Donc, il faut désormais s'emparer de la question autrement que par les aboiements désemparés des nouveaux avocats des généraux algériens ou par ces stupides reparties de supplétifs officiels qui se donnent des accents de veuves outragées. Mais le système algérien le peut-il ?

Le Matin N2669 dimanche 3 novembre 2000

mardi 27 novembre 2012

Belaid Abdesselam, Je sais qui sont les ennemis de l'Algerie

Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire arabophone El-Khabar El-Ousboui, l'ex-Chef du gouvernement a tiré à boulets rouges sur le général Mohamed Touati.

Il a qualifié Mouloud Hamrouche de liquidateur de la politique de Boumediene, a fait endosser une part de responsabilité à Ahmed Taleb-Ibrahimi, dans l'intervention de l'ANP lors des évènements d'octobre 1988, et a considéré, dans le même entretien, la création du FIS comme l'élément salvateur du pouvoir qui allait « tomber », au début des années 1990.

Après presque deux, années de silence, Bélaïd Abdesselam sort de son mutisme et règle ses comptes. Abordant la crise que vit l'Algérie, il nous renvoie aux évènements de 1988, qui, d'après lui, ont été confectionnés par Chadli et L'hadi Khediri pour desserrer l'étau qui bloquait les réformes lesquelles réformes, dit-il, allaient à rencontre de la politique économique de Boumediene. Dans ce domaine, Bélaïd Abdesselam, affirme que « Hamrouche n'a jamais été un réformiste, mais un liquidateur».

Banu Hilal


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lundi 26 novembre 2012

Said Mohammedi, un kabyle nazi



Saïd Mohammedi était un homme politique algérien d'origines kabyle. Il a été vice-président du Conseil du gouvernement algérien en 1963.

Après avoir fait partie des SS en Allemagne, cet originaire de Fort-National (Kabylie) prend la fuite en Algérie en 1945. Il sera d'abord commandant de la wilaya III pendant la guerre d'Algérie, avant de rejoindre le gouvernement d'Ahmed Ben Bella en 1962.

Écarté par Boumediène, il est mis en résidence surveillée, avant d'être libéré, puis de rejoindre le Front islamique du Salut (FIS) à la fin des années 1980, interdit en 1992.

Il est mort en France en Décembre 1994



Le Dr Said Sadi et Noureddine Ait-Hamouda insultent PUBLIQUEMENT la mere de Lounes Matoub


ELLE S'ÉLÈVE contre «l'inacceptable le plus honteux que sont les injures prononcées publiquement contre les deux femmes qui défendent l'honneur de leur fils, de leur frère et de leur famille».


Le procès, intenté par le Dr Saïd Sadi et Noureddine Aït-Hamouda à la soeur et à la mère du chanteur Lounès Matoub, s'ouvre ce matin à Paris. Les deux responsables du RCD ont intenté ce procès à Malika Matoub et à Nna Aldjia pour diffamation. Lors de plusieurs déclarations, Malika, la soeur du chanteur assassiné en juin 1998 et président de la Fondation Matoub, et la mère de Lounès ont toutes deux fait des allusions autour de l'assassinat du chanteur. Le Dr Sadi et Noureddine Aït-Hamouda, s'estimant diffamés, ont ainsi poursuivi en justice et la soeur et la mère de Lounès Matoub. La Fondation Matoub a, pour l'occasion, rendu publique une déclaration dans laquelle elle apporte « son soutien affectueux et à Malika et à Nna Aldjia ... ». Pour la Fondation « le 13 mai (aujourd'hui ndlr) à Paris, devant la 17e Chambre correctionnelle, Malika Matoub devra répondre des accusations de diffamation contre Saïd Sadi et Noureddine Aït-Hamouda ». Après avoir noté que « depuis l'assassinat de Lounès, le jour même de l'attentat, ils ne cessent de faire des déclarations contradictoires et ambiguës, d'une part et de fidélité à sa mémoire d'autre part ». Elle s'élève contre « l'inacceptable, le plus honteux que sont les injures prononcées publiquement contre les deux femmes qui défendent l'honneur de leur fils, de leur frère et de leur famille ». Car pour la Fondation, « un Kabyle n'insulte pas la mère et la famille de son ami ». Pour les rédacteurs de la déclaration, les deux hommes « cherchent vainement à les discréditer dans le coeur des Kabyles (la famille Matoub ndlr) ; ils les insultent dans les médias, mais ils ajoutent à leur perfide entreprise, le reniement de leur propre culture, de nos traditions berbères de l'honneur, du respect pour les mères et pour les disparus ». Les membres de la Fondation Lounès-Matoub et de l'association des Amis de la Fondation Matoub, en Algérie, en France et dans le monde « se dressent comme un seul homme pour dénoncer le mensonge».

A. S. (L'Expression mardi 3 mai 2003)

samedi 24 novembre 2012

Matoub, sa derniere interview


« Je suis peiné d'être absent ce 20 Avril 1998 parmi les miens. Mais ce qui compte, c'est ce sens de l'initiative de la part de toutes les personnes qui ne cessent de contribuer à la promotion de tamazight. Cependant, je souhaite un très bon courage à tous les animateurs du Mouvement culturel berbère », nous avait confié Matoub Lounès, l'année dernière, lors d'un de ses derniers entretiens à quelques jours de son départ pour Paris où le chanteur devait se rendre pour finaliser son double album Aghuru. Eu égard à la situation sécuritaire, a-t-il ajouté, « je m'abstiens de chanter pour ne pas faire prendre de risques à des milliers de personnes qui viendraient m'écouter ». Des risques que Matoub n'aura pas hésité à prendre au péril de sa vie pour rester chez les « siens ».

Aujourd'hui, Matoub a rejoint l'Au-Delà, les forces du mal ont eu raison de lui.

Mouloud Mammeri disait : « Yella walbaâdh, yella lilac it ; yella wlbâadh vlac it yella. »

Matoub fait partie de cette seconde catégorie. Il sera éternellement présent dans les esprits malgré son absence à jamais.

Le Matin rend hommage au chantre. Il vous propose l'une de ses toutes dernières interviews (déjà parue dans l'édition du 23 mai 1998).

Assassinat de Matoub; sa famille refute la these officielle


Dans une déclaration rendue publique, hier, Nna Aldjia Matoub, réfute « la thèse officielle sur l'identité des véritables assassins de Lounès ». Cette déclaration, qui intervient le jour de la tenue du procès opposant, à Paris, la famille Matoub à Saïd Sadi et Noureddine Ait Hamouda et à près d'un mois et demi du 5e anniversaire de l'assassinat du Rebelle, était l'occasion pour Nna Aldjia de tenter « de lever le voile sur le mensonge entretenu qui a suivi la mort de mon fils unique ». A ce titre, la mère de Matoub dénonce « les campagnes médiatiques contre la famille Matoub orchestrées et exécutées par des agents qui ont bu dans la cruche de l'injustice et de l'oppression sous le couvert d'une amitié quand bien même trahie ». Pour Nna Aldjia, « les masques sont aujourd'hui tombés, ceux qui ont sacrifié Lounès et vendu la Kabylie pour les strapontins sont connus ». Par ailleurs, elle interpelle le Président de la République « pour relâcher les candidats à l'inculpation, Chenoui et Medjnoun, version RCD ». En parallèle, elle exige «des autorités judiciaires la réouverture d'une véritable enquête et citer les rémoras du régime assassin, à s'expliquer, en tenant compte des déclarations de ma belle-fille, témoin du crime, qui les a accusés publiquement ».

Ar. S.
L'Expression mercredi 14 mai 2003



Rabah Kebir, Nezzar doit etre juge en Algerie



Dans une déclaration, hier soir au quotidien oranais Errai, l'un des dirigeants de l'ex-FIS à l'étranger, Rabah Kébir, a estimé que " Nezzar a peur parce qu'il sait plus que tout autre qu'il est responsable de la crise que traverse le pays et du sang qui a été versé ". Kebir s'est dit non surpris par une telle attitude " dans la mesure où Nezzar représente ce qui est arrivé à Pinochet et à Milosevic et autres. "

Le problème de Nezzar, a dit Kébir, n'est pas avec une seule personne, mais avec l'ensemble du peuple algérien. " Nous demandons à ce qu'il soit présenté à la justice en Algérie avec toutes les garanties requises ", a clamé le responsable de l'instance exécutive à l'étranger du parti dissous. Selon Kébir, les hommes doivent être interrogés sur leurs options et décisions politiques, et c'est dans cette optique, a t-il poursuivi, que Nezzar " doit rendre compte de sa responsabilité d'avoir entraîné le pays dans une spirale de crise dont il connaissait le début, mais pas la fin. "

En conclusion, Kébir lance un appel à l'armée : " Cette institution doit se délester de l'héritage qu'a laissé Nezzar et ce, en facilitant sa présentation devant un tribunal en Algérie. "

L'Expresssion jeudi 23 aout 2001

vendredi 23 novembre 2012

العقيد محمد شعباني و جوانب من الثورة التحريرية الكبرى


العقيد محمد شعباني

وجوانب من الثورة التحريرية الكبرى

( 1934-1964 )



www.drmetmer.com

Mokrane Ait Larbi


En août 1985, il est jeté en prison en tant que membre de la première Ligue des droits de l'homme de Ali Yahia Abdenour. Il est déporté dans le Sud en décembre 1986 pour s'être constitué avocat des émeutiers de Constantine et enfin lorsque la Ligue algérienne des droits de l'homme a été affiliée à la FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme).

Mokrane Ait Larbi est un avocat et homme politique algérien originaire du village Ait Si Amara dans la commune de Aït Yahia, en Kabylie.



fr.wikipedia.org - Mokrane Ait Larbi

Emeutes de Constantine (1986)

Émeutes Constantine 2010

Le coup suivant est moins connu aujourd'hui parce qu'il a été moins médiatisé et moins bien encadré par les récupérateurs. Ce sont les émeutes de Constantine en novembre 1986, dont voici ce que disait " Libre Algérie " : « Cette insurrection s'est étendue dans le temps : elle a duré au moins quatre jours à Constantine. Il y a eu au moins dix morts, des centaines de blessés, des centaines d’arrestations (…) » Et " El Badil " : « Les évènements de Constantine se sont étendus à d'autres villes dont : Annaba, Batna, Bejaia, Blida, Collo suivis par les manifestations à l’université " Babezzouar " d'Alger, créant ainsi un climat de solidarité nationale. » Affrontements acharnés, destruction de marchandises et de biens de l'Etat, la chape de béton du régime, construite à la hâte et sans protection sismique, est définitivement fissurée.

In : www.bellesemotions.org

L'Est de l'Algérie, en particulier Constantine, Sétif et Annaba, a connu de violents affrontements en novembre 1986. Parties de revendications lycéennes puis estudiantines les manifestations de novembre ont embrasé toute la ville de Constantine, concernant en premier lieu les jeunes et les milieux populaires. La violence de la répression policière fut à la hauteur des dégradations opérées dans le centre ville contre tout ce qui représentait 1'Etat. Autrement dit, l'explosion sociale mérite une analyse qui dépasse les simples faits de délinquance ou les revendications explicites.

Il est encore trop tôt pour poser les questions vraiment pertinentes à ces mouvements sociaux et pour y répondre. On ne fera ici que tracer les lignes générales d'un tel questionnement. Auparavant, on présentera une chronologie de ces luttes urbaines, rapportant certains détails méconnus jusqu'alors, pour servir les analyses futures.

In : aan.mmsh.univ-aix.fr

Abdelkrim BADJADJA, Archiviste (operation parallele : postiche)


Enlevé par la Sécurité militaire : « Samedi 22 novembre 1986, 19H00, aéroport de Constantine Ain el Bey ? - Mr Badjadja ? - Oui ? - Police, suivez-nous ! Je me vois poussé vers la sortie de l'aéroport ! D'autres individus, d'allure méchante, nous entourent. Je me cabre à la sortie : - Mais enfin, qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? - Police, suivez-nous sans discuter ! - Non, je refuse de vous suivre. Pour moi, la police c'est celle qui est en uniforme, là-bas ? - ? Ce sont des agents de la sécurité militaire? »

Attica Guedj - Ma mere avait trois filles



Ma mère avait trois filles, ou comment un exil forcé peut s'avérer une chance, celle d'apprécier la vie avec délice. Dans ce texte, l'auteur parle de l'Algérie d'avant 1962, des Juifs et des Arabes, des familles ballottées par les aléas de l'Histoire, mais aussi de son profond ancrage dans la vie française d'aujourd'hui, à Paris. Elle évoque son amour filial, son appartenance à un petit monde disparu, et puis le cinéma, le théâtre, la gourmandise... Ce récit est aussi le témoignage d'une enfant de la génération baby-boom qui a dû affronter tabous et conformismes pour assumer un esprit libre.

jeudi 22 novembre 2012

Tazmamart cellule 10 de Ahmed Merzouki


Ce livre n'est pas le fruit littéraire d'une imagination fertile d'un écrivain rompu dans l'art de noircir les pages et le destin de ses personnages, mais plutôt la moisson de souvenirs d'un ancien bagnard.

L'auteur a décidé, en hommage à ses compagnons morts ou vivants, d'écrire, de raconter leur enfer. Tazmamart cellule 10 est un témoignage cru sur les 18 ans et 30 jours de détention de 57 officiers et sous-officiers de l'armée marocaine, condamnés pour tentative de coup d'État qui eut lieu le 9 juillet 1971. L'auteur, un sous-lieutenant, faisait partie des jeunes militaires enrôlés " sans qu'ils le sachent " dans des commandos putschistes.

mercredi 21 novembre 2012

MERRAH ACCUSE !


Dans un entretien exclusif à Liberté suite à la sortie de son dernier livre

Acteur controversé des évènements qui ont vu naître le groupe islamique armé de Mustapha Bouiali dans les années 80, Ahmed Merrah revient défrayer la chronique pour la troisième fois en signant La troïka des généraux. Un livre qui, à l'image de ses deux prédécesseur s'assimile à une plongée en apnée dans le monde tumultueux des luttes d'intérêt au sommet de la hiérarchie militaire. Un travail forcément critique qui, en l'absence d'antithèse et de débat serein, interpelle et accuse ...

Liberté : M. Merrah, vous venez de publier votre troisième livre intitulé Une troïka des généraux recycle à la Présidence. Vous faites des déclarations fracassantes, mais le public ne vous connaît que très peu, sinon pas du tout. Oui êtes-vous et quelles sont vos véritables motivations pour vous lancer dans une guerre contre certains hauts responsables de l'État ?

Abdelghani Merah et Mohamed Sifaoui




http://ecrivainsmaghrebins.blogspot.com/2012/03/mohamed-benalel-merah-je-suis-fier-de.html
http://youtu.be/twqSHAFKxi8

mardi 20 novembre 2012

Le FFS, le RCD et les Lihoud



C'est le deuxième revers pour la formation Wafa, dirigée par Ahmed Taleb Ibrahimi, après la décision prise par les pouvoirs publics d'interdire la marche de soutien à la Palestine prévue jeudi dans la capitale, à laquelle devaient aussi participer le PT de Louiza Hanoun et le MRN de Abdallah Djaballah.

La solidarité des islamistes, n'appartenant pas à la coalition gouvernementale, par rapport à ce qui se passe au Proche-Orient est interprétée par une partie de la classe politique comme une tentative de récupération de la nouvelle Intifadha.

Les relents d'émeute en Mauritanie et les heurts avec la police à Casablanca confortent les positions de ceux qui sont hostiles à toute surenchère religieuse. La défection du FFS, d'habitude sur la même longueur d'onde que les ex-signataires du contrat de Rome, est d'ailleurs intéressante à relever.

Le parti de Ait Ahmed, lié à l'Internationale socialiste, a préféré s'abstenir de vilipender publiquement Israël, même s'il dénonce les mas-Sacres qui y sont commis depuis le 28 septembre.

Cette sortie, attendue, du FFS rejoint celle déjà exprimée par des partis comme l'ANR et le RCD, lesquels se trouvent « piégés » par cette escalade de la violence en Palestine. En fait, toutes les forces démocratiques en Algérie qui ont commencé à tisser des relations avec les juifs, ou à les renforcer, se trouvent dans une position quelque peu inconfortable. Non que leurs positions soient fausses, ou condamnées par l'histoire, mais parce qu'elles redoutent d'être mal comprises par une opinion publique très sensible et choquée face aux images sanglantes qui lui parviennent d'El Qods, répercutées par des chaînes satellitaires arabes qui ont fait de l'Islam politique leur cheval de bataille, en premier lieu Al Djazira.

Le profil bas observé par les forces démocratiques s'explique par les risques d'instrumentalisation de la rue, dont sont coutumiers les islamistes. Pis encore, dans des situations de tension, les manifestants sont retournés contre l'Etat et ses symboles.

En Mauritanie, ce sont carrément des affrontements entre membres de l'opposition et forces de l'ordre, qui ont un passif à régler. Pour ce qui est de l'Algérie, où l'état d'urgence est toujours en vigueur, si bien que son maintien est considéré par le PT et le FFS comme une restriction aux libertés, l'Etat peut-il se permettre des manifestations de rue qui lui échappent ?

L'on sait bien nue le MSP de Nahnah, qui a un ancrage dans la population, parce qu'il fait partie de la coalition gouvernementale, ne peut pas forcer sur la dose, être tout à la fois pyromane et pompier. Nahnah allume les passions dans une salle, comme le stipule la loi, mais s'abstient de jeter des allumettes dans un baril de poudre. S'il est aisé de contrôler un meeting dans un lieu fermé, il n'en est pas de même pour un espace ouvert, d'autant qu'il s'agit de la rue. Cette rue, imprévisible, que tout le monde redoute.

M. BH. (El Watan vendredi 13 - samedi 14 octobre 2000)


Le 6Eme bataillon de chasseurs alpins en Algerie

Journée d'étude : Le conflit Algérien, le 13/11/2012
IEP Grenoble
Lieutenant-colonel Benoit Deleuze, historien militaire

Défilé de la 1ere compagnie du 6eme BCA




fr.wikipedia.org - 6e bataillon de chasseurs alpins
www.alpins.fr - 6eme BCA

lundi 19 novembre 2012

Evangilisation en Kabylie, une pretendue menace


A qui voudrait-on faire croire que la Kabylie est devenue le berceau du christianisme ? Le sous-entendu de cette prétendue menace, qu'on agite depuis quelque temps, cache, en réalité, le malaise de certains de voir la Kabylie, enfin, rompre avec ce complexe qu'elle traîne avec elle. Celui de se renier de peur d'être mise au ban de la nation algérienne. Ce temps est révolu. Plus que jamais, elle et son peuple sont résolus à aller vers leur destin commun, celui de leur autonomie vis-à-vis d'un pouvoir algérien corrompu, qui ne cesse de les martyriser et de les isoler.
Par A. Nat bZikki

Ouyahia « nettoyeur » de la DGSE








La DGSE qui veille sur les intérêts français au Maghreb et en Afrique veut confiner l’Algérie dans son statut de mono exportateur d’hydrocarbures. Elle ne pouvait admettre que Rafic Khalifa serve de modèle d’entrepreneur non seulement à la jeunesse désoeuvrée d’Algérie, mais aussi aux jeunes beurs des banlieues bridés par une administration tatillonne et sélective qui les cantonne aux petits commerces et aux start-up sans lendemain.

L’élimination sur le sol français du groupe Khalifa et la destruction de l’idole sont devenus une priorité des services secrets dès qu’ils ont appris la création de sa chaîne de télé KTV au cœur de Paris et son entrée surprise dans le capital de la Société Générale à hauteur de 29%.

La DGSE a trouvé en Ahmed Ouyahia le tueur à gages idéal, que le jargon des services secrets surnomme le «nettoyeur». Dès son entrée en fonction, Ouyahia a résumé en deux mots le contenu du rapport de la DGSE auprès des députés et des sénateurs en parlant de «mythe Khalifa» et de «marchand de rêves». Il a aussitôt engagé le rouleau compresseur de l’administration pour étrangler le groupe, l’effacer du paysage économique en excluant toute autre alternative.

Les rares voix qui se sont élevées pour défendre les emplois de Khalifa ont vite été étouffées. L’UGTA et le patronat n’ont pas bougé le petit doigt, tétanisés par les menaces de représailles. La terrible répression qui s’est abattue sur le groupe Khalifa a aussi servi à tenir en respect les opposants du sérail jusqu’à la réélection de Bouteflika en avril 2004.

Le nettoyeur a instruit la justice d’engager des poursuites judiciaires contre les gestionnaires des entreprises et organismes publics qui ont déposé des fonds dans la banque privée qui offrait des taux de rémunération supérieurs à ceux des banques publiques. Un nouveau climat de terreur s’est emparé des gestionnaires après celui de 1996-1997 où le même Ouyahia avait orchestré l’emprisonnement de milliers de dirigeants, dont la plupart seront par la suite acquittés.

saadlounes.unblog.fr



fr.wikipedia.org - Ahmed Ouyahia
www.defense.gouv.fr - DGSE

dimanche 18 novembre 2012

Nous sommes victimes de la culture


Le 2 Février 1999, Jacque Fresco donne une conférence au Nichols College. Son exposé porte sur le futur et l'introduction des travaux de toute un vie : The Venus Project.



Hassan Hattab, Un terroriste surmediatise


Depuis sa médiatisation dans l'affaire de l'assassinat de l'ex-Premier ministre, Kasdi Merbah, le groupe Hattab s'est fait, quelque peu, oublier pour revenir, ces derniers jours, sous les feux de la rampe.

D'ABORD en revendiquant l'embuscade tendue contre des éléments des services de sécurité dans la région de Boghni, et lorsque ensuite, les services belges trouvent trace de l'implication de Hassan Hattab dans le réseau terroriste démantelé à Bruxelles. Aidé par le mutisme qu'observe " la direction nationale " du GIA, Hassan Hattab " émir de la zone II " tente, par divers canaux, de se placer comme l'homme incontournable de cette mouvance terroriste. Mais au fait qui sont ces frères et cousins de Hattab ?

Dès le début du terrorisme, c'est Hattab Abdelkader dit Mouloud né en 1947 à Surcouf (Ain Taya) qui va s'illustrer. Ancien bras droit de Mustapha Bouyali, et malgré , l'amnistie proclamée par Chadli, Mouloud demeurera fidèle à sa conviction que " la solution passe par le djihad ".

C'est ainsi que lorsque le MEI (Mouvement de l'Etat islamique) est lancé, on le retrouvera comme membre fondateur aux côtés de Abdelkader Chebouti, Baa Azzedine et Saïd Makhloufi. Son groupe est essentiellement composé de ses plus proches parents notamment ses cousins Toufik, Zoheir, Hacen et Amar.

Journalistes algeriens entre le baillon et les balles par Lazhari Labter


Avec vingt-sept tués (et deux portes disparus, l'un depuis le 1er mars 1994 et l'autre depuis le 29 octobre 1994) en l'espace de dix-sept mois, en 1993-1994, l'Algérie détient avec le Rwanda le triste et funèbre record du plus grand nombre de journalistes et assimiles algériens et étrangers assassinés. Dans un pays où le journalisme est devenu un métier à très haut risque, c'est pratiquement un homme de la profession qui tombe par mois.
Les terroristes intégristes s'acharnent de manière particulière sur ceux qui ont fait du métier d'informer leur credo. Dans leur folie meurtrière, ils n'épargnent ni rédacteur, ni reporter photographe, ni correcteur, ni administratif. Indistinctement, ils s'en prennent au professionnel comme au simple collaborateur, au responsable comme a l'employé. À l'homme comme à la femme.
Le tribut paye à la défense de la liberté d'expression et des idéaux démocratiques est lourd, très lourd. Il l'aurait été plus encore si les assassins étaient arrivés à leurs funestes ...

samedi 17 novembre 2012

La haine de Mahomet pour les Juifs (Ibn Hicham)

Récit par Anne Marie Delcambre, de l'assassinat de Ka'b ibn Al-Achraf, poëte juif de l'époque de Mahomet, tiré des biographies de Muhammad par ibn Hicham et ibn ishâq.



fr.wikipedia.org - Anne-Marie Delcambre

Histoire politique des services secrets francais


Voici un livre exceptionnel : il retrace l'épopée de la DGSE, le service de renseignement français à l'international et des services qui l'ont précédé. Cette centrale d'espionnage et de contre-espionnage est en effet l'héritière d'une longue histoire commencée dans la Résistance contre les nazis. Trajectoire prolongée par le SDECE pendant la guerre froide, la guerre d'Indochine, la guerre d'Algérie, sous la IVe République comme sous les présidences de Gaulle, Pompidou et Giscard d'Estaing. Puis par la DGSE depuis 1982 sous Mitterrand, Chirac, Sarkozy et maintenant Hollande avec l'émergence du monde éclaté d'aujourd'hui. Une aventure qui court sur sept décennies, de la Seconde Guerre mondiale à l'actuelle gestion par le nouveau pouvoir socialiste.

Le voyage de Nadia



À dix-neuf ans, les parents de Nadia Zouaoui l'ont contrainte à un mariage arrangé avec un Algérien deux fois plus âgé qu'elle. Vivant à Montréal, il l'avait choisie à partir d'une photo. Après dix-huit ans d'absence, Nadia Zouaoui retourne dans son pays natal, la Kabylie, pour voir si les choses ont changé.

À mille lieux du regard touristique, ce documentaire plonge rapidement dans la pénombre. La voix douce de Nadia s'élève : «J'ai grandi dans cette maison sombre avec, pour seul horizon, ce petit carré de ciel.» Le voyage de Nadia fouille une réalité complexe, celle de l'enfermement forcée des femmes dans leur propre demeure, et cela dès leur puberté. Il décrit l'ampleur de la tragédie que vivent femmes et filles, et dans laquelle les hommes sont pieds et poings liés.

2006, 72 min 08 s

Réalisation : Carmen Garcia, Nadia Zouaoui
Production : Yves Bisaillon, Carmen Garcia
Maison de production : Office national du film du Canada
Argus Films Inc.

Ben Bella - Nacer


vendredi 16 novembre 2012

عبدالقادر نور و بوصوف





Memoire de la violence


Régulièrement, des équipes de recherche comme celle du CRASC (*) viennent nous rappeler qu'en dépit des insuffisances et faiblesses de notre système d'enseignement supérieur, l'Université algérienne reste tout de même un lieu de production du savoir et un espace de réflexion critique sur les grands thèmes liés au présent et au devenir de notre société.

L'observateur pessimiste dirait que les " derniers carrés " tiennent encore, même s'il reste vrai que, pour de nombreuses raisons, on publie moins chez nous qu'ailleurs, alors que, précisément, sous d'autres cieux, un professeur qui dispense des enseignements de haut niveau, dans quelque discipline que ce soit, est jugé par la hiérarchie universitaire à la fréquence et à la qualité de ses publications.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les organes de presse de certains pays sont littéralement inondés d'offres de contributions émanant d'enseignants et de chercheurs. N'est-ce pas ainsi que les connaissances s'accumulent, que la science évolue et que la pensée enregistre à chaque instant ces progrès qui propulsent l'humanité vers les sommets ?

Francophonie et toponymie : une observation geolinguistique


Terrains, méthodes et perspectives.

Très peu de terrains et de méthodes relatifs à l’observation du français dans le monde ont eu pour entrée les noms propres, en particulier, les noms propres de lieux (noms géographiques ou toponymes). Cette observation doit intégrer, nous semble-t-il, un paramètre, une problématique et une préoccupation manifestée par d’autres espaces linguistiques à travers le monde : l’écriture des noms, sous ses déclinaisons les plus usuelles : la transcription et/ou la translittération. Si la pratique du français dans ce domaine est visible à l’oeil nu dans les pays africains, y compris les pays du Maghreb, elle l’est moins dans les autres pays arabes, et à des degrés diversifiés.
Sur un plan institutionnel, le système d’écriture, en l’occurrence, la translittération, souverainement adopté par les Etats peut nous renseigner sur l’adhésion ou le degré d’adhésion, formalisé par un certain nombre de divisions géolinguistiques : francophone, arabophone, lusophone ..., actives dans le cadre de l’ONU, soit à travers les Conférences sur la normalisation des noms géographiques ou du groupe des experts (GENUNG/ONU).

Farid Benramdane
Université de Mostaganem, Chef de projet de recherche CRASC, Algérie, Membre du Comité scientifiques DLF/AUF

jeudi 15 novembre 2012

Ben Bella a ete fabrique par les Francais


Dans un récent entretien, l'ancien Président Ahmed Ben Bella s'est violemment attaqué à Abane Ramdane et au Congrès de La Soummam qualifié de " trahison ". Dans cet entretien exclusif, Madame Ve Abane, épouse du colonel Dehilès, répond aux accusations et rétablit certaines vérités.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR : FARID ALILAT

Liberté : Pourquoi, à votre avis, Ben Bella dénigre le Congrès de La Soummam ?

Madame Abane : Il était hostile au fait que le Congrès se tienne en Algérie. Le congrès s'est tenu sans lui et sans les chefs qui étaient à l'étranger. Ils ne sont pas intervenus dans son élaboration.

Que s'est-il réellement passé avec l'attaque de la poste d'Oran ?

Ben Bella était chef de l'OS (l'Organisation spéciale) avant qu'il ne soit remplacé par Ait Ahmed. L'attaque avait été mijotée par Aït Ahmed, Saïd Ouali et Omar " yeux bleus " (Omar Boudaoud), pas plus. Ils n'ont pas mis Ben Bella au courant parce qu'ils avaient peur qu'il les dénonce. Aït Ahmed a réservé une chambre à Alger pour Ben Bella et c'est là que deux policiers sont venus le cueillir le lendemain. Ben Bella ouvre la porte, prend son arme et retourne le canon sur sa poitrine et leur présente la crosse en leur disant : " Tenez, je n'ai rien à voir dans ces histoires. " Les deux policiers ont pris l'arme en laissant Ben Bella sur place. Ben Bella était à Alger pendant l'attaque de la poste d'Oran. Il se vante d'avoir fait le coup. Naturellement, ce sont les Français qui lui ont fait cette propagande pour lui donner un nom. C'est à partir de là que les Français ont préparé un président pour l'Algérie.

Musulmanes Celebres : Wallada, Hafsa, Zaynab Al Nafzaouiya

L'OUEST du monde musulman connut aussi des femmes admirables. On sait par de nombreux auteurs que dans l'Espagne musulmane, les femmes jouissaient d'une grande liberté et que beaucoup d'entre elles s'illustrèrent par des oeuvres d'art d'une grande valeur.

On ne peut manquer de citer en premier lieu, la célèbre Wallada, qui était fille de calife et qui mourut entre 1087 et 1092 de l'ère chrétienne. Elle est l'auteur d'un grand nombre de poèmes d'amour que les hommes et les femmes de son époque récitaient.

Elle tenait un cercle littéraire à Cordoue que fréquentaient les intellectuels et surtout les poètes. Elle fut aimée par plusieurs hommes et elle en aima également, mais elle refusa toute sa vie de se marier et elle mourut, fait extrêmement rare chez les musulmans, célibataire. Elle avait, suivant la mode qui régnait à l'époque, brodé des vers sur les manches de sa robe. Sur la manche droite elle avait écrit : " Par Dieu, je suis capable de faire de grandes choses, je suis sur mon chemin armée de fierté ! ", et sur la manche gauche, celle placée du côté du coeur : " J'offre à celui que j'aime la surface de ma joue et mon baiser à quiconque le désire ! ".

mercredi 14 novembre 2012

CONAD, Centre operationnel national d'aide à la decision


Le gouvernement a décidé de doter le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales d'un instrument multisectoriel de prévention et de gestion des crises.

Cette décision prise suite aux différentes calamités qui se sont abattues sur le pays reste cependant confuse à la lecture du texte réglementaire instituant cet organisme et lui conférant ses prérogatives. Selon le décret exécutif n°03-332 du 8 octobre 2003 signé par Ahmed Ouyahia et publié au Journal officiel n°61 du 12 octobre 2003, un « Centre opérationnel national d'aide à la décision (CONAD) » est créé auprès du ministère chargé de l'Intérieur. Ce centre est un « instrument d'écoute et de veille » fonctionnant en tant que « service extérieur de l'administration centrale » pour prévenir et gérer les risques majeurs. Il a pour mission « de recueillir et d'exploiter toutes les informations se rapportant à la vie du pays susceptibles de prévenir et de faciliter la gestion d'événements de portée nationale risquant de générer une situation de crise et nécessitant pour son règlement une coordination intersectorielle et une prise de décision immédiate ». Il est chargé de « recueillir auprès des parties concernées les informations et les éléments nécessaires aux actions de prévention et de protection des personnes et des biens ». Il doit, en outre, « informer en permanence le ministre chargé de l'Intérieur de tout événement pouvant déclencher la mise en place d'un mécanisme d'intervention et de secours ».

Dans son organisation, ce centre est doté d'une « cellule opérationnelle », dirigée par le directeur général de la structure et de quatre directeurs d'études. Ces cinq postes ont pour statut « fonctions supérieures de l'Etat », classés et rémunérés en référence aux postes de wali et directeurs de l'administration centrale. Ils sont chargés de « collecter, centraliser, exploiter et suivre toutes les informations sur les événements et faits pouvant mettre en danger la sécurité des personnes et des biens ». Cette cellule doit également « évaluer les situations de crises, réagir par l'alerte des pouvoirs publics et identifier les moyens à mettre en oeuvre par les secteurs concernés ».

Le centre est également pourvu « d'un comité technique de liaison », présidé par le ministre de l'Intérieur. Il est composé des secrétaires généraux des ministères chargés de l'Intérieur, des Transports, des Travaux publics, de l'Hydraulique, de la Santé, de l'Habitat et de l'Urbanisme, de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, de la Communication, ainsi que d'un représentant du ministère de la Défense nationale. Il se réunit une fois par trimestre et chaque fois que la situation l'exige sur convocation du ministre de l'Intérieur. Il a pour mission de recenser les moyens humains et matériels des secteurs concernés pouvant être mobilisés dans la gestion des crises.

Au niveau de chaque wilaya, le wali aura la charge d'une cellule locale de veille et de suivi composée des responsables des services de sécurité, de la protection civile, des transports, des travaux publics, de l'hydraulique, de la santé, de l'habitat et de l'environnement. Celle-ci est chargée de « collecter et d'exploiter toutes les informations et les données se rapportant à la vie sociale et économique ». Elle prend également en charge « la mise en place et la tenue à jour des plans d'organisation et de mise en oeuvre des interventions et des secours en cas de catastrophes : organisation des secours et autres plans similaires ». Le centre coordonnera les activités de chaque cellule locale et sera destinataire « de l'ensemble des informations collectées et exploitées au niveau local ». En tant que tel, le premier responsable du centre est tenu de présenter au moins une fois par an « un rapport d'activités assorti des perspectives en matière de prévention des risques de toute nature ou d'événements pouvant engendrer des situations de crises » au ministre de l'Intérieur. Le rapport final parviendra ensuite au chef du gouvernement.

Dans un pays comme l'Algérie, où les crises et les risques majeurs peuvent autant signifier un séisme ou des pluies torrentielles, que des émeutes telles que celles qui se sont produites à Tkout, Ouargla, ou en Kabylie, un tel instrument peut avoir différentes raisons d'exister. Au ministère de l'Intérieur, on atténue un tant soit peu la portée d'une telle décision en indiquant que ce centre n'a pour mission que de prévenir et gérer les catastrophes naturelles. Une sorte de base de données grandeur nature qui a pour visée de mettre à jour un fichier national des moyens humains et matériels pouvant intervenir en cas de catastrophes. Donc, les personnes à même d'intervenir et les moyens matériels (tentes, chalets, véhicules, médicaments ...) pouvant être réquisitionnés. Toutefois, à voir les attributions conférées au centre par ce décret, on peut quand même s'interroger sur sa fonction réelle, sachant surtout que les termes « d'aide à la décision, d'écoute et de veille » rappellent étrangement ceux « d'intelligence et de renseignements généraux ». Certes le CONAD a pour mission de recenser, centraliser, mobiliser et mettre à la disposition des pouvoirs publics les moyens humains et matériels nécessaires à la conduite des actions de protection et de secours. Cependant, ses prérogatives sont-elles trop floues pour que le CONAD soit seulement un centre de gestion des catastrophes naturelles ou ne sont-elles pas assez claires pour qu'il soit un service de renseignements généraux selon le modèle français. Ce service d'intelligence est lui aussi rattaché au ministère de souveraineté qu'est l'Intérieur. La question reste posée et sa réponse intéresse à plus d'un titre.

SAMAR SMATI
Le Quotidien d'Oran lundi 31 mai 2004

www.interieur.gov.dz - Centre national d’aide à la décision (CNAD)
www.infosoir.com
http://www.opgibouira.dz/Docs/Decret/decret5.pdf

mardi 13 novembre 2012

الحقوقي محمد سماعين على اثر جزارين غليزان بفرنسا




L'arriere petit-fils de l'Emir Abdelkader etait un fervent defenseur d'Israel


L’arrière petit-fils de l’Émir était un communiste et un sioniste :

Lors de l’excellente conférence consacrée par le journaliste Slimane Zeghidour aux Algériens du Moyen-orient, une grande partie du public était surprise, voire perplexe d’apprendre de la bouche du conférencier que cet arrière-petit-fils de l’Emir Abdelkader, qu’était Abderezzak Abdelkader, personnage marginal, original et déroutant s’il en est, n’avait rien d’un mystique mahométan comme son auguste aïeul, et qu’il avait troqué Ibn Arabi contre Marx, Lénine et autre Mao.

Car il était, en effet, un fervent communiste. « L’homme habitait dans une roulotte, menait une vie de bohémien, il n’avait pas de téléphone. J’ai passé de longues années à essayer de le localiser, en vain. C’est l’un de mes plus grands regrets de reporter », confie Slimane Zeghidour. Dans la foulée, le journaliste nous fait savoir que ce descendant direct de l’Emir Abdelkader était un défenseur acharné du sionisme, un choix qui reste difficile à décrypter pour l’Algérien lambda. Il avait, par ailleurs, des penchants révolutionnaires. Parmi ses foucades : l’homme avait mis en place un maquis à Tala Guilef peu après l’indépendance !

« Il se disait moitié algérien, moitié caucasien, et il était marié à une juive hongroise », indique Zeghidour, avant d’ajouter : « Par la suite, il avait changé de nom et s’était fait appeler Dov Golan, ce qui signifie l’ours du Golan. » Essayiste, Abderezzak Abdelkader est notamment l’auteur de Le conflit judéo-arabe : juifs et Arabes face à l’avenir (Maspéro, 1961). « Il est mort, marginal, en 1998. »

Il est inhumé dans un kibboutz à Mijdal. A sa mort, il avait demandé à être enterré non pas en direction de La Mecque (comme le veut le rite musulman, ndlr), mais en face du Golan. Il avait eu droit à une notice nécrologique dans Le Monde ». Nous avons retrouvé la notice en question. En voici la teneur : « Le 9 août 1998, décédait à Migdal (Israël) Rassak Abdelkader, arrière-petit-fils de l’Emir Abdelkader, écrivain progressiste, ardent défenseur de l’Etat d’Israël. Que sa mémoire soit bénie. »

Mustapha Benfodil EL WATAN 14/06/11 

www.zohramaldji.fr - L’exil damascène de l’Émir Abdelkader raconté par Slimane Zeghidour : Les Algériens de Palestine, d’un arrachement à l’autre

lundi 12 novembre 2012

Main basse sur Alger par Pierre Pean


Pour venger le coup d'éventail donné par le dey d'Alger au consul de France, la France occupa Alger, le 5 juillet 1830, et en chassa le dey ... Cette vérité s'inscrit toujours sur les tableaux noirs et dans les livres scolaires.

Et si cette conquête avait été menée dans le but de faire main basse sur les immenses trésors de la Régence d'Alger afin de constituer les fonds secrets de Charles X pour corrompre et retourner le corps électoral ?

Difficile d'expliquer au bon peuple que les défenseurs de la Chrétienté, censés être venus à Alger punir les pirates barbaresques, s'étaient livrés à un pillage éhonté. Tout a donc été fait pour que ce scandale fût étouffé.

Après une longue enquête, Pierre Péan a retrouvé les traces très embrouillées de l'or découvert dans les caves de la Kasbah, où étaient entassés pêle-mêle des monceaux de quadruples d'Espagne et du Portugal, des mocos, des piastres fortes d'Espagne, des boudjous d'Alger et d'autres monnaies : un butin chiffré à plus de 500 millions de francs de l'époque (l'équivalent de 4 milliards d'euros).

Interview de Anouar Benmalek (Le Rapt)


Interview de Anouar Benmalek, autour de ses œuvres, dont son dernier livre "Le rapt". Extraits.



La soeur de Mohamed Merah se dit "fiere de son frere"



Hommage Yacine Kateb


Avec Yahia Belaskri, écrivain, journaliste, auteur de Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut, éditions Vents d'ailleurs ; Anouar Benmalek, écrivain, journaliste, auteur de Le Rapt, éditons Fayard ; Jean-Pierre Han, rédacteur en chef des Lettres Françaises.

Modérateur : Alain Mabanckou, écrivain, prix Renaudot 2006, Professeur au département d'études francophones à Los Angeles (U.C.L.A.), auteur de "Demain j'aurai vingt ans", éditions Gallimard.



samedi 10 novembre 2012

LE PARLEMENT AUX MAINS DES BANQUES



De droit divin ou de droit populaire, d'un seul ou de quelques-uns, l'exercice du Pouvoir suppose des Élus et donc une hiérarchie. Le Chef d'État, ses satrapes, ses pachas ou ses caïds, ses parlementaires ou ses conseillers sont la réplique terrestre de la pyramide des Dieux gréco-latins et de celui qui trône dans son Paradis entouré de ses anges et de ses archanges. C'est à l'intention des non-prédestinés et des anges déchus que les Tables de la Loi ont été données à Moïse sur le Mont Sinaï et à sa postérité sur l'Agora, le Forum, dans l'Eglise Saint-Pierre de Rome, la Cathédrale de Reims et les Parlements. Les guerres et les révolutions ne sont, à leur tour, que la réplique ou le pendant de la foudre et des éclairs du Mont Sinaï.

Jean-Paul Sartre, pas de jours feries pour les bourreaux !


De son premier article dans les Temps Modernes à la préface des Damnés de la terre de Fanon, Jean-Paul Sartre n'a pas été en retrait de l'engagement intellectuel contre la guerre d'Algérie. Lors d'une tournée au Brésil à l'été 1960, il a joue a l'ambassadeur. Un ambassadeur « sulfureux » au service de l’indépendance algérienne

Interview réalisée par YOUSSEF ZERARKA

Auteur de Sartre 1905-1980 (Gallimard), une biographie fouillée, Annie Cohen-Solal invite les lecteurs du Quotidien d'Oran à un retour sur les années algériennes du philosophe.

A la différence de nombre d'intellectuels français, l'irruption de Sartre sur la scène algérienne est postérieure au 1er Novembre 1954 ...

Salah Louanchi


Né en Kabylie, Salah Louanchi, adhérent du P.P.A, est responsable des Scouts Musulmans Algériens où il occupe le poste de commissaire aux branches scouts, éclaireurs, louveteaux, d'abord en Kabylie puis au niveau national.

Il est directeur du journal «La voix des jeunes. » Il entre au Comité Central en pleine crise de l'organisation nationaliste et fait partie des dirigeants exclus par le congrès messaliste réuni à Hornu.

Salah Louanchi en 1955 rejoint le F.L.N qui le désigne à la direction de la Fédération de France. Ses activités passées du S.M.A lui permettent de nouer des contacts avec les Scouts de France, les militants de la J.E.C et leur responsable, P. Chaulet, Salah Louanchi épousera la soeur du docteur chaulet.

Par son intermédiaire Francis Jeanson prend contact avec le F.L.N. Il accède au C.N.R.A à l'issue du congrès de la Soummam en 1956, comme membre suppléant.

Il appuie alors les positions du groupe Krim-Abane. Salah Louanchi est arrêté en février 1957 avec M. Lebjaoui, et se retrouve évincé du C.N.R.A après la réunion de décembre 1959. Après l'indépendance, il dirige El-Chaab et sa version en langue française, Le Peuple.

A la fin du mois de mai 1963, il est remplacé à ce poste par Abdelaziz Zerdani, député de Batna. Salah Louanchi est secrétaire du Comité Central du F.L.N le 13 janvier 1979, membre du secrétariat permanent du Bureau Politique chargé de la commission des Finances en 1984.

Salah Louanchi - Parcours d'un militant algérien
Louanchi, Anne-Marie (Auteur)

books.google.dz - Salah Louanchi : parcours d'un militant algérien
www.algerie-monde.com - Salah Louanchi
www.algerie-francaise.org - LES COLLABOS DES ÉGORGEURS DU FLN

vendredi 9 novembre 2012

Alger


« Prendre Alger, c’était prendre l’Algérie. Tous les groupes en compétition se sont affrontés pour contrôler la capitale », souligne l’historien Benjamin Stora. Quand les Algérois virent pénétrer dans leur ville les chars de Boumediene, ils crurent d’abord que c’était, comme chaque jour, Gillo Pontecorvo, le réalisateur de La Bataille d’Alger, qui dirigeait son film. Ils pensèrent que des chars français avaient été amenés sur les lieux du tournage pour les besoins d’une reconstitution. Puis ils comprirent qu’ils étaient bien algériens et transportaient de véritables soldats. Une autre bataille d’Alger se préparait. Moins violente, mais tout aussi décisive pour l’avenir du pays. Dans les mois qui suivront l’indépendance, ceux de l’extérieur soumettront ceux de l’intérieur. Et, après les avoir écartés du pouvoir, les effaceront des livres d’histoire.

www.monde-diplomatique.fr - Urbanisme, une autre bataille d’Alger

L'hiver algerien vu du Quebec ...



La Revue des Sciences Religieuses


La Revue des Sciences Religieuses est une publication scientifique, rédigée et publiée par les enseignants-chercheurs de la Faculté de théologie catholique de Strasbourg mais ouverte à tous les chercheurs. La revue aborde tous les champs disciplinaires de la théologie, du droit canonique et des sciences religieuses : l’exégèse, l’histoire, la théologie fondamentale et dogmatique, la pastorale et la pratique, l’éthique, la philosophie, les études œcuméniques.

rsr.revues.org

Ici on noie les algeriens (Evenement du 17 Octobre 1961)


Les événements du 17 octobre 1961 relatés par un soldat français qui revenait de la guerre d'Algérie.



jeudi 8 novembre 2012

Ait-Ahmed a Nezzar - Entre toi et moi, il y a un fleuve de sang


Au procès opposant le général Khaled Nezzar au sous-lieutenant Habib Souaïdia, auteur de La Sale guerre, et poursuivi par Nezzar pour diffamation, le leader du FFS n'y est pas allé par quatre chemins. « Par deux fois, a affirmé Da L'ho, j'ai essayé de dissuader le général de ne pas arrêter le processus électoral, sinon on irait vers la catastrophe. » Puis s'adressant à Nezzar, il dit : « Entre toi et moi, il y a un fleuve de sang. »

L'Expression dimanche 7 juillet 2002

mercredi 7 novembre 2012

L'Islam et l'Occident chretien de Chems Chitour

Des rancunes historiques

La recherche de la tolérance ne peut faire l'économie d'une connaissance mutuelle, condition impérative d'une compréhension et, au bout du compte, d'une levée des préjugés et de l'acceptation des différences.

Il y a un peu plus de trois ans, Casbah-Éditions publiait un ouvrage du professeur Chems Eddine Chitour au sujet duquel nous écrivions qu'il se voulait " un autre regard sur le passé de l'Algérie, différent par la démarche et par l'intention de celui de l'historien» (1).

En fait, sans aller jusqu'à affirmer, parodiant Clemenceau, que l'histoire est une affaire trop sérieuse pour qu'on la confie aux seuls historiens. Il s'agissait d'effectuer une lecture des événements ayant jalonné le parcours de l'Algérie qui, sans être celle d'un spécialiste — et peut-être pour cette raison — permet de dégager des axes de réflexion, d'ouvrir des pistes d'investigation, voire d'induire des enseignements jusque-là inédits. Le même auteur, sans doute instruit des attentes du lecteur par cette première incursion dans un domaine où son itinéraire universitaire et sa formation ne le destinaient pas à mettre le pied, a décidé d'investir un autre domaine de recherche peu éloigné du précédent et se rattachant à la même discipline. Il suffit de lire le titre de ce volumineux ouvrage (*) pour mesurer l'ampleur du sujet et, en conséquence, aussi bien l'ambition de l'auteur que la somme monumentale de travail par laquelle il s'est employé à la réaliser. On n'est plus sur les territoires réservés à l'historien car l'intention première ne se limite pas à évoquer des événements. Cette intention première, est-il nécessaire de noter, est exprimée par le sous-titre de l'ouvrage : Pour une quête de la tolérance. Et c'est bien le rappel d'un certain nombre d'observations relevant de l'histoire événementielle mais également de celle des courants idéologiques d'essence profane ou religieuse qui balise le cheminement vers un tel objectif. La recherche de la tolérance ne peut faire l'économie d'une connaissance mutuelle, condition impérative d'une compréhension et, au bout du compte, d'une levée des préjugés et de l'acceptation des différences. Voici qui éclaire la démarche du professeur Chitour qui, en homme de science (2), ne pouvait ignorer que toute démonstration repose sur une maîtrise méthodologique.

Mourad Benachenhou a El Watan

« La crise économique en Algérie est sérieuse »

Avant d'aborder l'aspect économique de la crise en Algérie, M. Mourad Benachenhou, ancien ministre, a parlé du problème de la société algérienne.

Synthèse Sihem Benabderrahmane

Selon lui, « en période de crise, les mots forts utilisés pour décrire les événements perdent de leur valeur ». A présent, M. Mourad Benachenhou estime que les mots qui caractérisent la souffrance des Algériens tels que « drame », « massacre », « tuerie » et « misère » se transforment peu à peu en un vocabulaire qui révèle moins la pitié que l'indifférence à l'égard des victimes des « événements ».

Dans Algérie de 1998, l'indifférence, qui ne peut qu' « accentuer la crise », devient un caractère commun, même pour « ceux qui ont accepté des responsabilités nationales ».
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