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mercredi 29 août 2012

Qui est Khelifa ?

Non seulement parce que le groupe est le sponsor officiel de l'Équipe nationale, mais surtout parce qu'il commence sérieusement à inquiéter les tours économiques françaises. A tel, point que le journal sportif L'Équipe dans sa livraison du jeudi 4 octobre, titrait dans un article : « Le mystère de Khalifa Airways », s'interrogeant sur l'ascension fulgurante de son responsable, Rafik Abdelmoumen Khelifa qui, en l'espace de quelques années, a bâti un empire financier d'un milliard de dollars et qui n'a pas hésité à investir plus de 18 millions de francs pour assurer le maintien, en première division, de l'un des plus prestigieux clubs du football français : l'Olympique de Marseille.

Considéré comme l'un des plus importants employeurs en Algérie, après la Sonatrach et la Sonelgaz, le groupe Khalifa emploie plus de 9 000 personnes et tire sa puissance financière de la banque, avec ses procédés révolutionnaires, mais surtout de sa compagnie aérienne qui couvre plus de 30 destinations à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

Si le succès story de Rafik Abdelmoumen Khelifa a alimenté toutes les rumeurs sur la provenance de sa fortune et sur le secret de réussie de ses entreprises ... c'est en grande partie, parce que le responsable du groupe ne s'est jamais exprimé et n'a jamais voulu accorder d'interview. Avec le livre Histoire d'un envol de Denyse Beaulieu, Rafik Abdelmoumen Khelifa se confie et dit tout sur l'origine de son succès.

Mais avant cela, l'homme se comporte en véritable maître de la communication et calcule sa sortie médiatique à l'occasion du match historique entre la France et l'Algérie. Sa première interview sort à la fois dans la revue Valeurs Actuelles avec la présentation détaillée de son groupe et la librairie avec son autobiographie Rafik Khelifa, l'histoire d'un envol.

L'envol en question, Rafik l'a vécu comme un conte de fées.

mardi 28 août 2012

Rapport de la commission Issad (Kabylie 2001)



Voici le texte intégral des conclusions du rapport de la commission Issad :

La réaction violente des populations a été « provoquée par l'action non moins violente des gendarmes, laquelle, pendant plus de deux mois, a nourri et entretenu l'événement : tirs à balles réelles, saccages, pillages, provocations de toutes sortes, propos obscènes et passage à tabac. La Commission n'a pas relevé de démenti.

« Au commencement, ce ne sont pas les foules qui ont été l'agresseur. Elles ne sont pas à l'origine des deux événements déclenchants (Guermah et Amizour). Si quelqu'un a forcément donné l'ordre de tirer à balles réelles, en revanche, personne n'a donné l'ordre de cesser le feu.

« Les gendarmes sont intervenus sans réquisition des autorités civiles comme la loi le stipule.

« Les ordres de la gendarmerie de ne pas utiliser les armes n'ont pas été exécutés, ce qui donne à penser : - ou que le commandement de la gendarmerie a perdu le contrôle de ses troupes ; - ou que la gendarmerie a été parasitée par des forces externes à son propre corps avec forcément des complicités internes, qui donnent des ordres contraires, et assez puissantes pour mettre en mouvement la gendarmerie avec une telle rudesse, pendant plus de deux mois et sur une étendue aussi vaste.

« La Gendarmerie nationale a été isolée et impliquée seule. Son appel (du moins celui d'un groupement régional) à impliquer les autres services de sécurité et ses mises en garde, n'ont pas reçu d'écho.

« La violence enregistrée contre les civils est celle d'une guerre, avec usage de munitions de guerre.

« La légitime défense, notion juridique, est corrigée par l'opportunité politique. Au demeurant, c'est une autorité tierce, en droit pénal les tribunaux, qui apprécie l'état de légitime défense, et non l'une des parties.

« Comparativement, la manifestation sans précédent, du 14 juin 2001 à Alger, a pu être contenue sans usage d'armes à feu, et 20 ans auparavant, en Kabylie, la répression n'a pas engendré de morts.

« Les troubles qui ont affecté certaines localités de l'Est du pays ont cessé aussi vite qu'ils sont apparus, ce qui peut signifier que derrière les troubles qui ont secoué les wilayas de Kabylie, puis les autres localités, il y a volonté de l'homme.

Aucune force de paysage politique algérien n'est capable, de soulever une région sur une telle étendue et en si peu de temps, ni étendre les troubles à plusieurs localités de l'Est du pays et y mettre fin en quelques jours.

« La mort de Guermah et l'incident d'Amizour ne sont que les causes immédiates des troubles constatés. Les causes profondes résident ailleurs : sociales, économiques, politiques, identitaires et abus de toute sorte. Les responsabilités sont situées en amont.

« Les autorités et les institutions ont été averties dans des délais raisonnables et le directeur général de la Sûreté nationale a même laissé prévoir une insurrection. Cela n'a reçu aucun écho et donne la désagréable impression que personne ne s'était senti concerné.

« La Commission nationale d'enquête s'est heurtée à des réticences et des refus déguisés dans ses demandes de renseignements, documents, balles extraites et radiographies. Des " sachants " se sont manifestés par téléphone ou par intermédiaire, mais déclarent ne pouvoir témoigner dans la conjoncture actuelle.

« On ne peut justifier le laxisme et les négligences, comme on ne peut expliquer les dépassements, par l'insuffisance de la formation et ainsi justifier l'impunité des responsables qui restent à identifier.

« Les meneurs, les " récupérateurs " et les télévisions étrangères sont intervenus en aval, us n'ont pas déclenché les événements, qui ont commencé à Béni Douala pour s'étendre à 16 localités, puis à Amizour pour gagner finalement 11 autres localités.

« Si une " main " quelconque peut, aussi rapidement et aussi facilement soulever une région du pays, loin des côtés, des ports et des aéroports, cela signifierait que l'Algérie est dangereusement vulnérable et que la République n'est pas capable de prévoir, déceler et contenir.

« Ce sont là, les conclusions provisoires de la Commission nationale d'enquête. Elle continuera les investigations lorsque les langues seront déliées, la peur disparue et les éventuels témoins sécurisés. »

Alger le 7 juillet 2001
Pour la Commission nationale d'enquête Le professeur M. Issad



Question de Me Salah Brahimi député algérien (1997-2002) à Zerhouni, ministre de l'intérieur : Qui a donné l'ordre de tirer sur le jeunes de Kabylie ? Les tires des gendarmes ont fait plus de 120 morts !

lundi 27 août 2012

Declaration du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a publié, dimanche, un communiqué dont voici la traduction non officielle :

" Après avoir pris connaissance de la lettre de démission de M. Chadli Bendjedid de la Présidence de la République en date du 11/01/1992, le Conseil constitutionnel, lors de sa réunion, ce jour 11 janvier 1992.

" Conformément à la Constitution,

" Et, en vertu du règlement intérieur portant dispositions de fonctionnement du Conseil constitutionnel,

" En vertu du décret présidentiel daté du 4 janvier 1992 relatif à la dissolution de l'assemblée populaire nationale,

" Constate la vacance définitive de la Présidence de la République,

" Considérant, d'autre part, que la constitution ne prévoit pas, dans ses dispositions, le cas de figure de la vacance de l'assemblée populaire nationale par dissolution et la vacance de la Présidence de la République par démission.

" Considérant que les conditions dans lesquelles est intervenue la démission du Président de la République sont liées à la situation que traverse le pays.

" Déclare qu'il incombe aux institutions investies de pouvoirs constitutionnels en vertu des articles 24, 75, 79, 129, 130, 153 de la Constitution de veiller à la continuité de l'Etat et de réunir les conditions nécessaires au fonctionnement normal des institutions et du régime constitutionnel ".

Abdelmalek Benhabiyes : Président du Conseil constitutionnel
Ahmed Mtatla : Membre du Conseil constitutionnel
Abdelwahab Bakhchi : Membre du Conseil constitutionnel
Kabir Kassem : Membre du conseil constitutionnel
Ahmed Lamine Terfaïa : Membre du conseil constitutionnel
Azzouz Naceri : Membre du Conseil constitutionnel
Abdelkrim Sidi-Moussa : Membre du Conseil constitutionnel.

APS
Le 14 janvier 1992


GEORGESS ABI SAAB, Juriste international



« Répandre l'impression qu'il n'existe pas d'immunité »

Propos recueillis par Fayçal Métaoui

La Commission internationale des juristes (CIJ) organise des audiences publiques en vue de préparer un rapport sur la lutte contre le terrorisme et le respect des droits de l'homme. Pouvez-vous en expliquer les objectifs ?

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, des colloques ont été organisés et des livres ont été publiés. Plus important : les gouvernements ont adopté des législations et des mesures contraignantes au nom de la lutte contre le terrorisme. Dans la première fournée de ces mesures, les droits de l'homme n'ont pas été pris en compte suffisamment. Même le Conseil de sécurité de l'ONU, à travers ses résolutions, n'a pas pris la réserve en imposant le respect des droits de l'homme dans les mesures antiterroristes.

Même dans des mesures d'urgence, il existe des limites. Dans beaucoup de cas, ces limites ont été dépassées. Les organes des Nations unies, qui s'occupent des droits de l'homme, ont attiré l'attention sur ces aspects. Le problème ne se pose pas uniquement au niveau législatif, mais dans les pratiques. Des gouvernements aux prises avec des mouvements d'opposition ont utilisé le prétexte de la lutte contre le terrorisme pour museler toutes les voix discordantes ou pour justifier des pratiques critiquées par tout le monde. La CIJ a fait appel à un groupe de juristes indépendants avec une certaine crédibilité dans le domaine pour élaborer un rapport qui doit être aussi objectif que possible. Rapport qui doit être basé non seulement sur l'étude des législations mais des pratiques concrètes dans les différentes parties du monde. On a organisé des audiences similaires en Afrique de l'Est, en Amérique latine, en Extrême-Orient et en Europe. On va en organiser d'autres aux Etats-Unis et au Moyen-Orient. Au cours de ces réunions, on essaye d'avoir un contact direct avec les acteurs dans ce domaine, à savoir les gouvernements, les ONG, les représentants de la société civile, les victimes du terrorisme et les représentants de ceux qui sont accusés ou suspectés de terrorisme. A la lumière de ce tour d'horizon, on peut établir un rapport qui tire la ligne rouge entre ce qui est justifiable pour la protection de l'intérêt, de la sécurité et l'ordre publics et le respect des droits des citoyens et de la société civile.

Allez-vous soumettre ce rapport à l'ONU ?

Ce rapport, qui n'est pas élaboré par une instance officielle, sera prêt au cours de la première partie de 2007. La CIJ est une organisation non gouvernementale qui a de la crédibilité qui date de 45 ans. Elle a travaillé, entre autres, dans les domaine de l'indépendance du pouvoir judiciaire et les droits de l'homme. La crédibilité du rapport vient de la crédibilité de l'organisation. Il sera présenté à l'ONU et à tous les gouvernements qui auront à tirer les conséquences.

Au cours des audiences, avez-vous constaté les mêmes remarques sur les violences aux droits humains : torture, exécutions extrajudiciaires ... ?

C'est plus ou moins les mêmes thèmes. Tout dépend du style et de la qualité de gouvernance de chaque pays. Il s'agit, en fait, de démocratie, pas dans le sens formel du terme. Il s'agit de tolérance, l'acceptation d'une certaine liberté d'expression, etc. Il y a des pays qui n'ont pas de structures démocratiques claires où les choses sont moins crispées. Il y a également des pays où il y a de belles Constitutions, de belles institutions mais les lois ne sont pas appliquées ...

Ne croyez-vous pas qu'il existe un climat international qui favorise les dérives, sous des prétextes sécuritaires, comme Patriot act aux Etats-Unis ?

C'est un fait. Les Américains ont sur-réagi. Le choc était grand. C'est une mentalité de cow-boys, si vous voulez. Naturellement, par cette sur-réaction, ils ont donné des arguments à ceux qu'ils critiquaient avant pour manque de libertés ou de démocratie. A mon avis, ni la liberté ni la démocratie, dans son essence, ni les droits de l'homme ne sont le monopole de quiconque...

Le projet de la Cour pénale internationale (CPI) semble bloqué. Existe-til des chances pour surmonter cette situation ?

Les Etats-Unis signent des accords bilatéraux avec des gouvernements pour qu'ils ne livrent pas des Américains accusés de crime. Si on peut vraiment répandre l'impression qu'il n'existe pas d'immunité et que celui qui a commis des crimes finira ou risquera toujours de finir devant un tribunal national (la CPI a une compétence complémentaire), c'est bon, même si certains ne coopèrent pas. C'est un travail de longue haleine, son effet sera de longue haleine également. C'est une question de culture juridique, des habitudes ...On doit toujours semer même s'il faut attendre longtemps.

El Watan vendredi 7 - samedi 8 juillet 2006

http://www.law.nyu.edu/global/distinguishedglobalfellows/ECM_DLV_015648



vendredi 24 août 2012

Bachir Ridouh - La dynamique Boudiaf, la mecanique Boumaarafi, l'analyse psychiatrique

Le livre de Bachir Ridouh est aussi complet que peut l'être ce genre d'ouvrage compte tenu du contexte algérien et de notre parfaite méconnaissance de certains espaces informatifs d'accès difficile ou carrément interdit.

Juin 1992 : Le président du Haut comité d'État est abattu au moment où il prononçait un important discours à Annaba où il effectuait une visite officielle. Lorsque le ministre de la République resté dans la capitale raccroche le combiné téléphonique par lequel on lui a asséné la nouvelle à bout portant, il a le visage décomposé. S'adressant aux membres de son Cabinet réunis en conseil de coordination, il leur apprend très laconiquement la terrible nouvelle avec pour unique commentaire : " C'est un grand malheur qui s'abat encore sur l'Algérie ". Plus tard, invité à dire son sentiment sur le ou les auteurs de l'assassinat, il dira — et rien n'a pu lui faire modifier cette opinion par la suite : " Peu importe la main qui a appuyé sur la gâchette, le véritable, l'unique assassin, c'est l'intégrisme islamiste. " De fait, pour qui se rappelle de cette époque où les murs de certains quartiers d'Alger portaient en gigantesques lettres noires ou rouges : " Boudiaf, tes jours sont comptés ! " ou différentes variantes ciblant tantôt le HCE, tantôt son président, le crime était signé. Dès lors, que l'on classe Bourmaârafi dans la catégorie des régicides d'antan (à propos, Ravaillac ne fut pas le premier, même dans l'histoire de France, Jacques Clément l'ayant devancé pour assassiner Henri III) ou dans celle des magnicides d'hier, tout le respect et la considération que nous avons pour les éminents spécialistes de l'esprit humain que sont MM. Benmiloud et Ridouh ne nous empêcheront pas de ne retenir comme valable que la thèse du ministre auquel nous nous référons plus haut — qui devait, lui-même, tomber sous la mitraille terroriste trois années plus tard. Ceci étant dit, que faut-il retenir du travail — par ailleurs remarquable et certainement payé à prix d'effort de recherche, de classement, d'élaboration rédactionnelle que nous ne sous-estimons pas — que la très sérieuse Régie Sud Méditerranée a livré au public il y a maintenant près de deux mois (*) ? Et d'abord, à quelle préoccupation répond-il ? Faut-il le considérer comme une sorte de rapport sur un assassinat politique rendu par un spécialiste en psychiatrie sans autre motivation que celle de servir la science et de témoigner de la rigueur des examens qu'il a effectués à la demande de la justice sur la personne d'un prévenu ? Obéit-il au souci d'établir la vérité sur cet assassinat afin de mettre un terme définitif à l'enchaînement des suppositions, conjectures, hypothèses et constats émis par la commission d'enquête ou par d'autres sources et tendant à accréditer la thèse du complot ? A-t-il pour unique raison d'être de corroborer par la caution de l'expert les arguments de tous ceux que la version de l'acte isolé libérerait de tout soupçon ?

mercredi 22 août 2012

Louis Gardel




mardi 21 août 2012

CLAUDE CHEYSSON : L'armee algerienne a choisi la democratie



Claude Cheysson, ancien ministre français des Affaires étrangères, estime que l'armée algérienne n'a pas fait "un coup d'Etat classique* et qu'en s'appuyant " sur des anciens de la résistance intérieure (...), elle a choisi la démocratie ".

Dans une interview qu'a publiée jeudi " hebdomadaire " L'Express ", M. Claude Cheysson déclare éprouver " un soulagement justifié " après l'interruption du processus électoral. " Ce scrutin était prématuré, l'Algérie n'ayant pas atteint le degré de maturité nécessaire ", a-t-il ajouté.

" Ce qui sous-tend mon jugement, je n'ai pas honte de l'avouer, c'est ma peur du fanatisme (...), celui dont l'Algérie allait se doter, à l'instar de l'Iran ", dit-il.

Selon lui, un autre intégrisme lui aurait fait écho en France, celui du Front National de Jean-Marie Le Pen. " Ainsi, dit-il, l'intégrisme algérien triomphant eut-il justifié la politique séparatiste du Front National ", souligne-t-il avant de faire remarquer que " même un homme aussi intelligent que Valéry Giscard d'Estaing, en condamnant le " coup " d'Alger, fait, pour des raisons électoralistes, un clin d'oeil à la clientèle de Le Pen ".

M. Claude Cheysson estime, par ailleurs, que la responsabilité de la France " n'est pas mince " dans ce qui arrive en Algérie, " ne serait-ce que pour être restés oublieux de la réalité algérienne, en dépit de quelques rapports commerciaux ".

APS

http://www.youtube.com/watch?v=eFbt67HajIU

KHALED NEZZAR : L'ANP ne sera jamais une armee de coups d'Etat


Le président du Haut Comité d'Etat, M, Mohamed Boudiaf s'est rendu dans la matinée d'hier, en visite au ministère de la Défense nationale, en compagnie du Général Major Khaled Nezzar, membre du HCE, ministre de la Défense nationale.

Le président du HCE, a été accueilli à son arrivée par le chef de l'Etat major de l'ANP, le Général Major Abdelmalek Guenaizia.

Après avoir écouté l'hymne national et passé en revue un détachement composé des trois armés, de l'ANP, M. Boudiaf a salué les chefs de forces, les chefs de régions militaires, et les officiers supérieurs de l'ANP.

M. Mohamed Boudiaf, a ensuite prononcé devant les chefs des forces armées, de régions militaires et des officiers supérieurs de l'ANP, une allocution dans laquelle il a salué les officiers de l'ANP.

Le président Mohamed Boudiaf a exprimé à cette occasion, sa fierté de se trouver parmi eux et a rendu hommage au rôle éminent assumé par l'ANP pour faire régner la sécurité et la paix et pour assurer la préservation de l'unité nationale.

Cette oeuvre éminemment grande, s'inscrit dans le cadre de ses responsabilités historiques, et du respect de la légitimité constitutionnelle.

" Le président du HCE a souligné dans son allocution l'importance de la mission sacrée dévolue à l'ANP dont l'attitude s'inspire de ses pères, les moudjahidine, animée en cela par un seul et unique objectif : servir et préserver la nation.

Le Général Major Khaled Nezzar, ministre de la défense a ensuite pris la parole pour souhaiter la bienvenue à M. Mohamed Boudiaf, le président du Haut Comité d'Etat.

Le frère militant Mohamed Boudiaf, président du HCE, officiers, c'est un grand honneur pour l'ANP de rencontrer Furie des plus illustres, figures historiques connues au sein du mouvement national algérien, figure qui a beaucoup donné à cette patrie sur la voie de sa lutte contre le colonialisme français.

Frère militant vous étiez à la veille du déclenchement de la glorieuse révolution de Novembre, l'un des fils de cette nation qui, grâce à leur militantisme, leur sincérité et leur abnégation, a servir la cause algérienne, ont su unir et rassembler les rangs qui se trouvaient dispersés et éparpillés et ont su faire refléter avec, honnêteté tes aspirations du peuple algérien.

L'Algérie se trouve aujourd'hui dans un carrefour qui l'a mis face à des dangers multiples. Ainsi, elle traverse une étape cruciale de son histoire marquée par une crise multiforme et multidimensionnelle dans une conjoncture internationale des plus défavorables au faible et caractérisée par des conflits et ingérences.

C'est dans ces conditions précises que l'Algérie renoue avec son passé dans le but de retrouver en votre personne la personnalité nationale à même de réaliser l'unité nationale et oeuvrer dans le sens du salut du pays et de l'unification des rangs.

L'armée nationale populaire, héritière de l'armée de libération nationale, s'engage aujourd'hui devant vous M. le président et devant les membres du Haut Comité d'Etat de vous prêter main forte et de suivre la voie empruntée par les moudjahidine durant la guerre de libération. L'ANP n'est animée en cela que du souci de servir et préserve) la nation tout en oeuvrant pour faire sortir le pays de cette situation déplorable.

Notre armée, nationale populaire qui tire ses principes des valeurs de la révolution de Novembre, n'a jamais été et ne sera jamais une armée de coups d'Etat ou de complots ou une armée au service de personnes. Notre armée tire ses racines du peuple dont elle épouse ses aspirations. L'ANP agit sans cesse dans le sens de la réalisation de ses espérances.

De ce fait, l'intervention de l'ANP dans cette conjoncture difficile s'inscrit dans le cadre de la légalité constitutionnelle et des lois de la république.

APS


lundi 20 août 2012

Hamraoui Habib Chawki : Nous ne combattons que les hommes qui ont une arme a la main

Le porte-parole du gouvernement a estimé que ce n'est pas la première fois que l'Algérie fait l'objet d'un " complot ourdi ".

" Nous ne combattons que les hommes qui ont une arme a la main ", c'est ce qu'a déclaré, hier, Hamraoui Habib Chawki, lors d'un point de presse animé en marge du Conseil de gouvernement, porte-parole du gouvernement a rappelé que les portes de la rahma et du repentir sont largement ouvertes en Algérie.

Interrogé sur le commentaire diffusé récemment par la très officielle APS, sur la trêve de l'AIS, le ministre de la Communication et de la Culture a déclaré : " Je n'ai pas de commentaire à faire sur un commentaire de l'APS ". Cette dernière a, en effet, estimé dans son commentaire, vendredi dernier, que " la démarche de Madani Mezrag est positive " avant d'ajouter que " l'objectif recherché est de contribuer à mettre fin au terrorisme qui ensanglante le pays et qui a coûté la vie à des milliers de citoyens ". A une autre question qui a défrayé la chronique cette semaine, l'affaire de l'entretien du " général x ", le porte-parole du gouvernement a déclaré que " nous n'avons pas de généraux fantômes, les généraux en fonction ont des noms ".

M. Hamraoui Habib Chawki a, sur sa lancée, ajouté que " le journaliste, auteur dudit entretien, a, lors de son séjour en Algérie avant les dernières élections, rencontré les Algériens, les partis politiques et la société civile. Moi-même je l'ai reçu. Il a rencontré, également, des officiers de l'armée mais pas au grade de général ". Le porte-parole du gouvernement a estimé que ce n'est pas la première fois que l'Algérie fait, objet d'une machination. Pour étayer ses propos, l'orateur a rappelé l'épisode de " l'entretien fictif de l'ex-Chef du gouvernement, M. Mokdad Sifi, en 1995. En effet, à cette époque-là, un journal arabe basé à Londres avait publié un entretien avec le Chef du gouvernement, vite démenti par ce dernier.

M. Hamraoui Habib Chawki a saisi l'occasion pour dénoncer certains journaux et agences de presse étrangères, sans, toutefois, les citer.

Concernant les campagnes médiatiques menées par certains journaux marocains sur l'Algérie, le porte-parole du gouvernement s'est contenté de réponses évasives en jouant sur la fibre " du bon voisinage " utilisé généralement par les diplomates. " Les campagnes médiatiques n'affectent pas les gouvernements ".

Répondant à une question relative au communiqué du bureau exécutif du MSP, le ministre de la Communication et de la Culture a précisé qu'il n'a pas d'appréciation à faire sur une position partisane, a estimé qu' " on se rejoint avec nos frères du MSP sur plusieurs questions dans le gouvernement ".

Interpellé sur la dernière mouture du code de l'information, M. Chawki a déclaré que " nous avons pris en charge toutes les propositions émises, par les professionnels, des chercheurs, des universitaires et des militants des droits de l'homme. Les P-V des réunions en témoignent".

M. A. O.
Liberté jeudi 14 mai 1998


El-Hachemi Cherif : L'integrisme est dans le pouvoir

QUELQUES semaines après la naissance de son nouveau parti, M. El-Hachemi Cherif a organisé, hier, une rencontre avec la presse nationale. L'objectif est-de faire connaître le Mouvement démocratique et social (MDS). Le coordinateur du MDS dira, à ce propos, que " ce nouveau-né est le résultat d'une nouvelle exigence des mutations de la classe politique en même temps que l'évolution de la société. Une évolution très rapide ". Une évolution marquée par le développement de l'intégrisme. Un intégrisme, estime El-Hachemi Cherif, qui " malgré tous ses efforts, le soutien dont il dispose et les louvoiements du pouvoir, n'a pas réussi à s'emparer de la totalité des institutions de l'Etat ". Toutefois, souligne l'orateur, " l'intégrisme, depuis 1991, n'a jamais été aussi près de son but ". C'est-à-dire de son objectif stratégique qui n'est autre que le renversement de l'Etat républicain et la construction d'un Etat islamique. Selon le coordinateur du MDS, " l'intégrisme est indivisible. On n'a qu'à se référer au dernier communiqué de Hamas ". Ce parti qui " met à profit la pression terroriste ". Pour El-Hachemi Chérif " si Nahnah parvenait un jour au pouvoir, il serait l'otage de l'aile radicale du terrorisme ". Le conférencier a longuement dénoncé le compromis gouvernement-islamistes. Selon lui, " s'il n'y a pas de coup d'arrêt, les islamistes finiront par arriver au pouvoir ". Et d'ajouter : " Il est à craindre que le sacrifice de tous les martyrs soit récupéré par les islamo-conservateurs ".

El-Hachemi Cherif estime que " nous nous trouvons dans une dérive extrêmement dangereuse, car il ne peut y avoir de compromis durable avec l'intégrisme ". Question : comment freiner l'évolution de l'intégrisme ?

Le MDS n'a pas " de recettes " pour le moment, car les données ont changé et " actuellement, l'intégrisme est dans le pouvoir ".



ثلاث شروط لقتل المسلم Trois conditions pour tuer un musulman
Diffusé sur la chaines algérienne vendredi 3 août 2012 a 18h

Cependant, la solution pourrait résider dans le départ du gouvernement. " Il faut exiger le départ de ce gouvernement de coalition avant qu'il ne devienne gouvernement d'alliance ", dira le conférencier. Il s'interrogera sur les gesticulations réformistes du pouvoir et ses gesticulions contre Sant'Egidio. " L'un des principaux partisans de Sant'Egidio est à la tête du parti au pouvoir ", indique El-Hachemi Cherif. Le coordinateur du MDS s'élèvera contre la loi de la rahma " offerte aux criminels ". Une démarche qui prouve que les autorités n'ont pas tiré les leçons des maquis de Bouyali et des élections de 1991. Par ailleurs, le conférencier explique le refus des autorités d'accorder à Bernard-Henri Lévy l'autorisation de faire un reportage sur l'Algérie ainsi que le refus du ministère de la Culture de prendre part à l'action de solidarité organisée à l'occasion du festival de Cannes par le fait que " le gouvernement refuse toute initiative qui risque d'embarrasser le compromis avec les islamistes ". Un compromis " dangereux ", selon le MDS qui pense que l'interview du général X " est un avertissement à ce que peut aboutir se compromis ". " En utilisant l'islamisme politique, le gouvernement nourrit l'intégrisme", ajoute l'orateur.

Abordant l'échiquier politique, El-Hachemi Cherif dira que " le FLN et le RND ,qui sont indissociables, sont les deux outils du pouvoir. Le FFS s'isole dans la société y compris en Kabylie. Quant au RCD, les résultats des législatives ont bien montré sa véritable représentativité (relative) ". Le conférencier conclut sa rencontre avec la presse en soulignant que le congrès constitutif du MDS aura lieu " au moment où nous seront prêts. C'est-à-dire vers la fin de l'année ".

Il présentera enfin les neuf membres du secrétariat national. Il s'agit de Mekidèche et Chentouf de l'UNEP, Rachid Mokhtari, Lakhdar Maougal, Saïd Hamiche, Hocine Ali et Louisa Imagazen.

MALIKA B.
Liberté jeudi 14 mai 1998
fr.wikipedia.org - El-Hachemi Cherif

dimanche 19 août 2012

Torture, harcelement sexuel et argent du crime


Les projets de loi modifiant et complétant les ordonnances n° 66-155 et 156 du 8 juin 1966, portant respectivement code de procédure-pénale et code pénal ont été présentés et débattus, hier, en plénière à l'APN.

Le ministre de la Justice, M. Tayeb Belaiz a expliqué, à la présentation du projet d'amendement du code pénal, que les amendements introduits s'inscrivent en droite ligne de la poursuite de la réforme de la justice. Le nouveau projet vise à adapter le code pénal aux « mutations politiques, économiques et sociales que connaît le pays ».

Il s'agit de prendre en charge de nouvelles formes de criminalité générées par ces changements étant admis que « la criminalité est étroitement liée à la dynamique sociale ». Le ministre a situé l'enjeu des modifications dans un souci de mise en conformité de la législation aux normes internationales et aux engagements conventionnels de l'Algérie. Les amendements introduits touchent à des aspects qui ne sont pas incriminés, ou pas suffisamment dans la loi en vigueur.

Le projet renforce le dispositif de lutte contre le crime organisé par le truchement de l'extension du champ d'application que l'article 176 du code pénal, relatif à l'association des malfaiteurs. Il est aussi prévu que la participation au crime organisé soit incriminée en application des dispositions de la convention des Nations unies portant lutte contre le crime organisé transnational. Il y a, également, la consécration de la responsabilité pénale de la personne morale au niveau des principes généraux du code pénal. Il s'agit de prévoir des peines applicables à la personne morale et de fixer les conditions dans lesquelles la responsabilité de celle-ci est engagée.

Du nouveau aussi pour l'incrimination de la torture, sous toutes ses formes. La mesure est présentée comme un renforcement des moyens de protection des Droits de l'Homme, en application des dispositions de la convention de New-York contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiées par l'Algérie. Le texte en vigueur pêcherait un peu un manque de précision dans la définition des cas de torture.

La torture sera désormais incriminée en tant qu'infraction indépendante et les peines la sanctionnant aggravées, lorsqu'elle est commise par un fonctionnaire.

Grâce aux amendements, les victimes du harcèlement sexuel auront la possibilité de poursuivre en justice les auteurs de tels agissements. La mesure est décidée en réponse aux demandes de certaines associations et syndicats, peut-on lire dans le texte. Le blanchiment du produit du crime est également incriminé. Une nouveauté qui s'inscrit aussi dans le cadre de l'application des obligations induites par la ratification de la convention des Nations unies contre la criminalité organisée. Il est relevé que l'objectif du blanchiment est de dissimuler l'origine illicite des biens en les introduisant dans l'économie des Etats et d'aider les coupables à se soustraire aux sanctions.

Le phénomène déstabilise les transactions internationales. Le projet ambitionne, d'autre part, de protéger les systèmes de traitement automatique des données. Le texte détermine les infractions relatives aux atteintes à ce type de système avec une attention particulière (aggravation des peines) dans les cas d'atteinte à la défense nationale et aux institutions publiques. S'agissant des amendements apportés au code de procédure pénale, ils portent, notamment, sur de nombreux aspects dont l'imprescriptibilité des crimes et délits terroristes, de la corruption et du crime organisé, une plus grande protection des mineurs de certains délits et crimes, l'extension de la compétence territoriale de certaines juridictions pour traiter les affaires du terrorisme international, du crime organisé, du blanchiment d'argent, de la cyber-criminalité, ainsi que des crimes et délits relatifs à la législation et à la réglementation des changes.

Le renforcement de la présomption d'innocence (les parties peuvent demander au juge une expertise, une audition de témoin) et du droit à la défense (le prévenu peut être assisté par un avocat lors de sa comparution devant le procureur de la République en cas de flagrant délit), sont présentés comme des paramètres qui confortent les libertés individuelles. Enfin la dernière chaque tribunal un service chargé de la délivrance de ce document.

Le Quotidien d'Oran mercredi 22 septembre 2004
Omar S.

http://ladizclub.com/petites-infos-entre-amies/algerie-le-harcelement-moral-et-sexuel-au-travail
http://abdoumenfloyd.centerblog.net/rub-DROITS-DE-L-HOMME-5.html

samedi 18 août 2012

5 Octobre 1988 - 5 Octobre 92 (LA TORTURE GRATUITE)

Parmi les grandes énigmes des émeutes d'octobre 88, l'opinion publique retiendra, entre autres, le traumatisme causés par les centaines de cas de torture, subies en grande parie par des adolescents dans différents centres à Alger et ses environs.

Par KHALED MAHREZ

Le caractère massif des arrestations et les tortures bestiales, insensées (si tant est qu'une torture puisse être sensée) ne répondaient pas toujours à un impératif de sécurité ou de recherche d'informations dans le cadre d'enquêtes des services de sécurité concernés. Les témoignages recueillis par le comité algérien contre la torture (CACT) et consignés dans le " cahier noir d'octobre " montrent que les sévices subis, notamment par les jeunes et les adolescents, relèvent plus de l'expédition punitive que de l'investigation sur les émeutes d'octobre et leurs auteurs.

Globalement, les témoignages recueillis par le CACT concernent deux catégories de personnes torturées. Celles qui ont été arrêtées la veille ou l'avant-veille du 5 octobre, soupçonnées d'être les instigateurs " de la grève ou des événements qui vont venir " et les centaines de jeunes qui l'ont été après.

Le fait que les services de sécurité aient torturé des citoyens pour leur faire avouer leur participation dans les événements qui allaient suivre prouve au moins qu'ils étaient parfaitement au courant de l'imminence de ces événements. Ce qui rend d'autant plus incompréhensible l'absence des forces de sécurité des rues d'Alger alors que les bandes de jeunes s'en donnaient à coeur joie pour saccager tout ce qui symbolisait l'Etat.

Leur brutal réveil, dès le lendemain et les atrocités commises contre des centaines de jeunes, dont beaucoup avaient été arrêtés uniquement parce qu' " ils se trouvaient là " est tout aussi incompréhensible.

Les exactions, les arrestations arbitraires et la torture existent depuis l'indépendance, mais elles étaient plus ou moins " ciblées ". Même après le coup d'état de 1965, les arrestations et la torture touchaient des opposants réels ou potentiels au pouvoir qui venait de s'installer. Jamais elles n'ont été aussi " gratuites ".

Les blessures physiques et morales subies par les torturés resteront à jamais comme une tâche noire dans l'histoire récente du pays.

Des Algériens ont été frappés à mort, subi la gégène de sinistre mémoire, insultés et humiliés sans qu'ils sachent exactement pourquoi.

Des jeunes ont subi des sévices sexuels avec une incroyable cruauté. Et dire que la loi d'amnistie votée par l'APN une année seulement après a définitivement couvert les tortionnaires.

El Watan lundi 5 octobre 1992


vendredi 17 août 2012

5 Octobre 1988 - 5 Octobre 92 (La douleur persiste)

A 23 ans, Mourad Kerkache est condamné à passer le reste de sa vie sur une chaise roulante. Pour lui, le 5 octobre est plus qu'une date historique d'une Algérie en pleine ébullition, c'est un moment douloureux gravé dans sa mémoire qui refuse l'oubli. Comment peut-il en être autrement alors qu'il est marqué dans sa chair ? Il y a de cela 4 ans, par une matinée froide d'un automne qui s'annonçait timidement, le drame avait frappé sans ménagement.

Par KAMEL BENELKADI
El Watan lundi 5 octobre 1992

Mourad est atteint à la colonne vertébrale par une batte qui avait dévié de sa trajectoire. Dans son quartier de Bachdjarah (banlieue algéroise), la consternation pèse de tout son poids. Le destin a voulu ainsi, disent les plus sceptiques et les mots les plus tendres n'arrivent pas à cicatriser la plaie ...

Mourad est un cas parmi d'autres. Il existe ceux qui ont choisi le silence au milieu d'une société surpolitisée. Le dicton populaire, ne dit-t-il pas que les grandes douleurs sont muettes ?

Pour revenir à Mourad et comprendre son désarroi, donnons-lui la parole : " Après tant d'années, un seul mot revient sur mes lèvres; souffrance. J'ai connu l'indifférence, le mépris et la nonchalence des hôpitaux. Ma prise en charge a été catastrophique. A l'hôpital de Tixeraïne, j'avais l'impression d'être enfermé dans une caserne militaire. Les draps étaient sales et les médicaments se faisaient rares ".

jeudi 16 août 2012

5 Octobre 1988 - 5 Octobre 92 (Chadli)

On peut néanmoins classer ces derniers avec les partisans de la radicalisation. Mais encore faut-il savoir laquelle. Ce qui, même sans réponse, renforce l'hypothèse de la lutte entre clans rivaux. De ce point de vue, Chadli aurait donc vaincu, a brigué et obtenu un troisième mandat, et fait adopter par référendum une nouvelle constitution. Pourtant, dit-on çà et là, des membres de son entourage lui avaient demandé de démissionner, ce qu'il devait annoncer semble-t-il dans son discours du 10 octobre, mais il ne l'a pas fait. On se rend compte que ce n'était pas pour sauver l'Algérie qui, durant les trente-huit mois suivants, n'a fait que s'enfoncer dans sa crise, avec encore des morts. Alors crise pour le pouvoir, ou du pouvoir tout court ? Et les morts d'octobre dans ces conditions ? On ne finira donc pas de chercher la vérité sur ces journées aussi terribles que sanglantes. La connaîtra-t-on un jour ?

Mohammed Larbi

mercredi 15 août 2012

Prix Goncourt 2005



Deux Algériens sur la liste.
LES NOMS de Yasmina Khadra et de Nina Bouraoui figurent sur une liste qui compte treize écrivains issus de différentes nationalités.

Le prix Goncourt, l'une des cinq récompenses littéraires les plus prestigieuses en France, compte cette année sur sa liste les noms de deux écrivains algériens, Yasmina Khadra et Nina Bouraoui. Le premier pour son roman L'Attentat (éd.Julliard) le second pour son dernier livre Mes mauvaises pensées (éd.Stock). Jusqu'à présent, les rumeurs vont bon train. Même si le nom de l'écrivain Michel Houellebecq, pour La possibilité d'une île (éd.Fayard) est donné d'avance comme lauréat de ce prix, il n'en demeure pas moins que les deux écrivains algériens ont une chance de le remporter.

mardi 14 août 2012

Ahmed Ben Aicha : Nous regrettons d'avoir reagi VIOLEMENT


Ahmed Ben Aïcha, l'émir de l'AIS pour la région ouest, s'est livré dans cet entretien à bâtons rompus à nos questions en toute franchise, en émettant toutefois des réserves s'agissant du dossier épineux des disparus. Il est revenu sur la crise politique qui a secoué le pays et qui continue d'entraver la transition tant attendue par les acteurs de la scène nationale. Favorable à l'amnistie générale, il n'en évoque pas moins les difficultés rencontrées sur le terrain concernant la reddition des groupes armés qui sévissent encore dans les maquis. Il a révélé que les contacts avec le président de la République ont eu lieu depuis 1997. C'est à partir de ce moment-là qu'avait germé l'idée de l'amnistie générale. Remarquons, et c'est ce qui ressort, en substance, de notre entrevue qui a duré plus de deux heures, dans une somptueuse et cossue demeure de l'un de fidèles amis à Chlef, que c'est ce langage lénifiant et conciliant qui fait désormais place au discours radical des années houleuses de l'ex-FIS.

Entretien réalisé par FATMA HAOUARI

dimanche 12 août 2012

Ali Kafi : Abane est un traître



DANS UNE LETTRE AU SECRETAIRE GENERAL DE L'ONM

Veuve Abane Ramdane : " Votre organisation doit défendre les moudjahidine morts ou vivants "

Encore une fois " l'affaire Abane " revient sur le tapis, Ali Kafi a fait appel de la décision du tribunal de Bir Mourad-Raïs qui l'avait condamné le 22 juillet 2000 sur action des héritiers d'Abane. Le nouveau procès est fixé au 27 mars prochain.

Quel toupet ! Quel culot ! Kafi continue à salir la mémoire d'un combattant de la Guerre de libération, d'un symbole de la Révolution, au mépris de toute justice et de toute vérité historique. Il a osé accuser Abane de " traître " à la patrie et à la Révolution, sans apporter la moindre preuve tangible, convaincante.

Il n'a pas eu le courage de prendre ses responsabilités, et de le dire franchement dans son " livre ", mais il le fait dire par d'autres, perfidement, par des moudjahidine qui ne sont plus de ce monde et derrière lesquels il s'abrite pour lancer ses calomnies assassines. Des propos indignes d'un ancien chef d'État !

jeudi 9 août 2012

La logistique durant la guerre de liberation de Abdelmadjid Bouzbid

« Le livre reste le véhicule le plus adapté pour transmettre la mémoire et assurer la pérennité de l'histoire en estampillant les événements et les hommes qui les ont vécus». C'est à travers ce véhicule que Abdelmadjid Bouzbid, l'auteur du livre «La logistique durant la guerre de libération nationale », a voulu retracer des événements historiques qui ont conduit à l'indépendance du pays.

Il présente dans son livre un témoignage vivant sur l'organisation des services de l'armement pendant la lutte de libération. Etant membre actif de l'Organisation secrète, l'OS, dès 1949, et ayant occupé différents postes de responsabilité pendant la révolution, l'auteur a ouvert une brèche sur ce qui a toujours représenté le nerf de la guerre, les armes, tout en faisant la lumière sur « les fourmis », « ces hommes, dira-t-il, qui ont contribué à tisser la toile qui enferra l'armée coloniale ».

L'auteur, ancien directeur général de la Sûreté nationale et également ambassadeur d'Algérie au Mali dans les années 90, nous livre dans son ouvrage « ce qu'il sait », avec une courte autobiographie. Il n'était, évidemment, pas facile d'affronter une des armées les plus puissantes du monde, à l'époque, avec de simples fusils. Le déclenchement de la révolution du 1er Novembre n'a été que l'aboutissement d'un long travail d'organisations telles le PPA, le MTLD et l'OS, malgré les divergences qui existaient entre les membres dirigeants et les nombreuses trahisons de certains de ses membres.

lundi 6 août 2012

Pour Tahar Djaout : Nous dirons et nous vivrons ...


Jamais depuis son assassinat en mai 1993, les mots de Tahar Djaout n'ont été aussi actuels. " Dis et meurs ..." pourrait être aujourd'hui le credo, le ciment de la presse indépendante. Djaout et ceux qui l'ont accompagné dans la mort et tous leurs confrères ne se sont pas tus ni sous les balles des islamistes armés ni sous la pression des régimes précédents.

Le pouvoir en place croit pourtant mieux faire en utilisant la loi pour s'assurer du silence des journalistes. Le meilleur hommage à Tahar Djaout est l'engagement de la corporation à défendre son droit de dire, car ce droit a été trop chèrement payé pour reculer devant les pitoyables convulsions d'un système acculé à museler la presse pour survivre.

Lagraa Boukricha fait une sortie fracassante


On connaît bien Fayçal Ouaret, éminent architecte et critique d'architecture, mais il a surpris plus d'un dans sa reconversion en versant dans le roman notamment avec sa dernière sortie représentée par un conte populaire intitulé Lagraâ Boukricha, un mendiant dans la médina. Édité par la Maison Barzakh, ce roman de 96 pages est le récit d'une belle histoire de fiction reprise du patrimoine national et qui a trouvé, sous la plume de Fayçal, une authenticité vivante et une splendeur fascinante. Après avoir tenté une première expérience en peaufinant un recueil sur les lettres intitulées : " J'ai déserté mes sentiers de pierre ", Fayçal s'est ensuite intéressé à l’écriture des romans. Il s'est attelé à la conquête du conte populaire en plongeant dans la pure tradition algérienne et en usant de la culture de l'oralité.

Défenseur acharné de la morale, il a su incarner dans le personnage mythique de Lagraâ Boukricha, la sagesse, l'humilité, la liberté, la dignité et le respect. " Je voulais, par ce récit, contribuer, d'une manière modeste, au retour à la morale sociale dans son sens le plus large ", nous confie Fayçal. Ce roman que l'auteur commence par la traditionnelle et célèbre phrase souvent utilisée, par nos grand-mères comme " chapeau " pour le contes populaires. " Ya sada ya mada, conduisez-nous sur le chemin du bonheur ... " Il raconte qu'il était une fois un jeune monarque nommé Ammar qui venait d'accéder au trône, succédant ainsi, à son père le sultan Khier. A sa mort, le père avait laissé la province et son peuple dans un état de prospérité et de bonheur. L'héritier qui s'affirme aussi bon monarque que son père, faisait chaque soir le même rêve, il voyait le visage d'une femme inconnue qui lui répétait la même sentence : " Tu es condamné à accomplir sept ans de vie dure, dénué de toutes les richesses, pour aller vivre dans une province où personne ne te connaît et de partager avec les humbles les moments les plus pénibles. Ammar dut abandonner le trône de nouveau à son oncle qu'il nomma régent pour la durée de son absence et il partit ...

samedi 4 août 2012

Aissa Kechida : La confiance ne se decrete pas


Aissa Kechida, ancien compagnon de Mohamed Boudiaf

Le Matin : Le 47e anniversaire du 1er Novembre intervient à un moment où le mouvement de citoyens s'insurge contre le pouvoir et rejette tout ce qui le représente ; il se réapproprie Novembre et en rappelle l'esprit, à savoir l'équité et la justice, et le revendique. Comment expliquez-vous cette réaction, vous qui avez été proche de Boudiaf, un des artisans de l'appel du 1er Novembre ?

jeudi 2 août 2012

Un Troika de generaux de Ahmed Merah

Voici que l'ancien du commando Bouïali revient sur la scène éditoriale avec un autre ouvrage que le titre seul suffit à désigner comme un autre pavé dans la mare démocratique.

Le nom de Ahmed Merah est à présent assez familier au lecteur moyen pour qu'il n'y ait plus besoin de le présenter. Rappelons tout de même qu'avant d'être l'auteur-éditeur des deux témoignages consécutifs sur cette affaire, Bouïali qui a défrayé la chronique dans les années 80 - et passe dans le jugement de l'observateur non averti pour une sorte de prélude aux tragiques épisodes de l'histoire du pays durant la dernière décennie du siècle - Ahmed Merah était l'un des principaux animateurs de l'espèce de fronde par laquelle des Algériens marquaient leur désaveu d'un ordre politique à bout de souffle. Nous n'en dirons pas plus, l'honorable lecteur ayant tout le loisir de remonter aux chapitres drus et durs de ces deux ouvrages dont l'insolence même est à inscrire au palmarès de la jeune démocratie algérienne.

L'auteur y relatait les faits tels qu'ils les avait perçus et vécus, énonçant les raisons de ses actes, tous ses actes, sur un ton qui tenait de la confession mais aussi d'une revendication consciente non dénuée de courage. L'ensemble procédait d'évidence moins de l'intention de se justifier que de la volonté de ne pas réduire l'information du public sur les événements à l'unique version officielle, voire officieuse.
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