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mardi 31 juillet 2012

De Abane a Zeroual... Le Coup d'Etat permanent


Quarante ans d'indépendance, sept présidents et presque autant de coups d'État.

Après d'un demi-siècle après la libération du pays, la question du pouvoir en Algérie se pose avec autant d'acuité qu'en 1962 dans une Algérie qui n'en finit pas de voguer d'une transition à une autre. D'un coup d'état à un autre. D'un clan à un autre. La série noire a été inaugurée un certain 27 décembre 1957 quand l'architecte de la révolution, Abane Ramdane, fut liquidé dans un putsch opéré par les militaires contre le Comité de coordination et d'exécution (CCE). Ce fut là le début du détournement d'un fleuve démocratique prometteur par ceux qui préparaient déjà l'après-Indépendance.

lundi 30 juillet 2012

L’Algerie de Kateb Yacine



Kateb Yacine c’est d’abord l’auteur de Nedjma, livre monstrueux, objet hybride, astre inquiétant qui illumina un jour de 1956 le ciel sombre de l’Algérie du colonialisme finissant. Il y eut ensuite d’autres livres, le journalisme, des pièces de théâtre en arabe dialectal ... avant que Nedjma n’entre au répertoire de la Comédie-Française, en 2003.

Mais Kateb vécut, c’est peu dire, une vie engagée, terriblement romanesque aussi. Benamar Mediene la raconte ici, lui qui fut un témoin privilégié, accompagnant l’écrivain dans de longues marches, de Paris à Alger, aux heures les plus dures. Durant ce temps, il nota pieusement ces moments, noircissant des carnets entiers. D’emblée, il avoue son désarroi : « Une biographie de Kateb Yacine ? A l’impossible nul n’est tenu. Mais chacun peut être tenté par ce jeu dangereux. » La difficulté provient du fait que, très tôt, il a cette certitude :

« Toujours cette impalpable et extraordinaire impression, quand je marche et parle avec lui, d’être en compagnie de deux personnages. L’homme et son mythe. »

Coupables de Leila Aslaoui

" COUPABLES " DE LEILA ASLAOUI AUX EDITIONS BUCHET & CHASTEL (2006)

Destin tragique de femme

Bédira, Chérifa, Safia ... n'ont qu'un tort, celui d'être nées filles en Algérie. Sous-citoyennes, mineures à vie, coupables par nature, telle est leur condition.

Sobre, digne et sans artifices, voilà comment se révèle Leïla Aslaoui à ses lecteurs dans son dernier livre Coupables, paru en France aux éditions Buchet & Chastel (2006). Vibrant d'émotions, l'ouvrage tranche sans équivoque sur la réalité amère et déplorable de la condition de la femme algérienne soumise aux lois, traditions et mentalités saccagées par des tabous imposés. Coupables, ce sont douze histoires réelles, douloureuses et révoltantes contre l'infâme diktat des hommes. En 2006, le destin de ces femmes n'a toujours rien à envier. Aujourd'hui encore, sans la protection d'un mâle quel que soit son âge, elle reste une mineure jusqu'à sa mort. Leïla Aslaoui, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports (1991/92) sous la présidence du regretté Mohamed Boudiaf, puis ministre de la Solidarité (1994), n'a pas hésité à se mettre à nu. Elle s'est racontée et a raconté chaque instant de la tragédie ressentie à l'assassinat de son mari. Du ressentiment et des accusations qu'elle a reçu en plein coeur. Leïla Aslaoui, cette dame courage a payé un lourd tribu et nous, on se demande, aujourd'hui, pour quel résultat ? Alors qu'en première page des journaux algériens, des bombes explosent et des attaques terroristes se préparent pendant que les repentis récupèrent leurs droits, les victimes du terrorisme, elles, n'ont jamais eu le droit de se plaindre. D'ailleurs, elles n'ont jamais eu aucun droit, et cela, on le constate en parcourant les 190 pages de Coupables. Sous-citoyennes, coupables à la naissance et débauchées lorsqu'elles osent un soupçon de liberté, ce livre est une tribune offerte sur des destins qui se croisent par le drame.

samedi 28 juillet 2012

Les deux monstres hideux de la tragedie algerienne par Mohamed Benchicou

J'ai écouté parler deux hommes, cette semaine, le désespérant Yazid Zerhouni et le courageux opposant tunisien Moncef Marzouki. Et ce que j'en déduis n'est pas à l'honneur de nos élites : il se produit quelque chose de très sérieux au Maghreb, une sorte de réveil démocratique, dont l'Algérie semble non seulement étrangère mais, plus grave, de plus en plus exclue, par la faute de l'apathie générale et de la répression d'un pouvoir autoritaire, corrompu, grabataire, sourd aux nouvelles idées qui secouent la planète.

Au Maroc, sous l'impulsion ou le consentement du jeune roi Mohammed VI, une nouvelle société civile voit le jour, avec ces jeunes hommes et ces jeunes femmes qui brisent des tabous séculaires, imposent des débats impensables, de la liberté de la femme à celle de la presse, lancent d'incroyables défis aux puissances de la régression sociale. C'est le pays tout entier qui paraît connecté à l'essor mondial. En Tunisie, où les choses sont moins mûres, un important mouvement contestataire pointe le nez, une " résistance civile qui utilise tous les moyens pacifiques pour imposer ses droits et libertés ", pour reprendre les termes de Moncef Marzouki. Le pouvoir de Ben Ali le sait depuis octobre 2005 et l'imposante grève de la faim menée, avec succès, par des opposants sous les caméras étrangères : la Tunisie de la dictature n'en a plus pour longtemps.

Chez nous, tétanisés par le terrorisme intégriste et le gourdin des gouvernants, nous en sommes encore à nous taire devant les éclats de voix du pouvoir, à lui laisser l'initiative de nous débarrasser de l'islamisme en échange de notre silence, pour ne pas dire de notre obséquiosité, et à s'émouvoir, ensuite, qu'il marchande avec l'intégrisme sur notre dos. Les uns lui prêtent leur plume, les autres s'en font les bouffons. Nous avons le talent de brader un demi-siècle de luttes pour un plat de lentilles, de tourner magnifiquement le dos à notre responsabilité historique, nous avons le talent, plus pathétique, de nous acheter des réputations surfaites au bazar de Tartarin. On se plaît à polémiquer avec Yasmina Khadra et à s'émouvoir de débats enfantins à l'heure où se joue le destin d'un pays partagé entre un pouvoir corrompu et la charogne intégriste. Nous sommes fiers d'abdiquer notre fierté aux pieds de ces deux monstres hideux de la tragédie algérienne, de leur abandonner le soin de trouver un pacte entre eux, et de ne même pas nous en informer.

Qui reprocherait au régime de Bouteflika, pendant ce temps, de profiter de l'aubaine ? C’est-à-dire de continuer de traiter une question de vie et de mort, la question du terrorisme et de l'intégrisme, par le mensonge de l'arracheur de dents et la fourberie du chevillard. Regardez-le qui s'amuse à agiter l'épouvantail intégriste au nez de la société pour la dissuader de bouger, de manifester, de revendiquer. Ecoutez-le mentir pour se donner, aux dépens de la République, les airs du pouvoir intraitable et responsable. Car, pendant que Yazid Zerhouni, d'une voix désabusée, nous donne de faux chiffres sur le nombre d'islamistes armés, les maquis se repeuplent, les attentats se multiplient et les négociateurs intégristes, confortés par le regain de violence, obtiennent de la République qu'elle se déculotte chaque jour un peu plus. Car enfin. M. le ministre, quand vous jurez, avec l'air docte du marabout devant sa boule de cristal, que 80% des hommes armés ont quitté les maquis depuis le référendum sur la Charte, cela sous-entend que les innombrables tueries d'aujourd'hui sont l'oeuvre des 20% qui restent sourds à vos avances. Si peu d'hommes pour autant de boucheries ? Voilà qui devient ennuyeux. Vous placez l’opinion devant un dilemme inconfortable : donner crédit à la thèse du qui-tue-qui ou se gausser de vos professions de foi. Pour ma part, n’étant pas encore gagné par les suspicions à la mode, je préfère encore rire de vos chiffres. Mais pour combien de temps encore ? Notre ministre devrait songer a contrôler sa vieille tentation pour la bêtise laquelle, il devrait enfin le savoir, consiste à avoir une réponse a tout. Justifier l’échec d'un entreprise politique par la menterie est un exercice fort périlleux. Il faut avoir de sérieuses prédispositions pour le canular. En bon policier, M. Zerhouni devrait savoir que le commissaire San-Antonio a dit qu'un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes tes promesses qu'il faut oublier. Et il est déjà l'heure d'oublier vos illusoires engagements à rétablir la paix par la voie pétainiste. A quoi bon s'obstiner devant l'évidence ? Les maquis se sont reconstitués et les intégristes ont été remis sur selle. Il faut devoir, à présent, expliquer et s'expliquer plutôt que de s'adonner aux charmes des fables pour enfants. C'est votre devoir majeur devant les générations futures. Avant San-Antonio, Winston Churchill avait laissé cette sage définition à l'intention des postulants à la postérité : " Un bon politicien c'est celui qui est capable de prédire l'avenir et qui, par la suite, est également capable d'expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l'avait prédit. " Au lieu de cela, nos dirigeants s'enfoncent dans le discours autosuffisant heureux de ne rencontrer aucun contradicteur qui mettrait à nu leurs mensonges, ravis d'évoluer seuls sur une scène désertée par les élites, les intellectuels et les partis d'opposition, s'adonnant à un vil négoce : leur survie contre la réhabilitation politique des intégristes.

Allons-nous laisser plus longtemps un pouvoir corrompu négocier pour nous notre propre avenir ? Allons-nous laisser plus longtemps se dérouler sous nos yeux cet infâme assassinat du projet démocratique algérien ? Saurons-nous protéger nos enfants de l'inquiétante avancée des idées intégristes ? Un silence lâche s'accompagne toujours d'une douce résignation puis d'un coupable renoncement. On sait où commence l'abdication : par une manchette sur l'écrivain Anouar Abdelmalek, un petit appel au meurtre versé comme gage à de loyaux ralliements, ou une chaleureuse poignée de mains à Rabah Kébir. On ne sait pas où elle finit.

Notre démission aurait de funestes conséquences pour les prochaines années. Qu'avons-nous à craindre de plus redoutable que le déshonneur ?

Le combat contre le terrorisme intégriste est l'affaire de la société, pas du régime corrompu. Nous ne pouvons plus laisser le pouvoir instrumenter la violence pour sa propre survie. Utiliser le terrorisme pour briser l'essor de la société. Or, c'est précisément ce que dit Moncef Marzouki : " Les régimes arabes ne survivent que grâce à la violence, car sans le phénomène du terrorisme, ces régimes seront confrontés à leurs propres indigences." (1)

Et c'est là qu'intervient le cas Marzouki. S'il nous fallait une leçon de courage, prenons celle qui nous vient de Tunisie, de cet homme de 61 ans, chef d'un parti d'opposition non reconnu, qui choisit de quitter son exil en France où il est établi depuis cinq ans en tant que professeur de médecine, pour rentrer dans son pays et affronter, sur son terrain, la dictature de Ben Ali. Moncef Marzouki n'ignore rien de ce qui l'attend : le jour même de son arrivée à Tunis, il est convoqué devant le juge d'instruction pour répondre de l'accusation d'incitation de la population à la désobéissance civile ". Que lui reproche-t-on ? D'avoir déclaré sur la chaîne Al Jazeera que " la seule riposte d'une population lassée de la répression et de la corruption est d'entrer dans une résistance civile en utilisant tous les moyens pacifiques pour imposer ses droits et libertés ". Pas moins. Marzouki ne se contente pas de jeter un pavé dans la mare à partir de l'Europe. Après cette tonitruante déclaration, il donne l'exemple et entre lui-même en résistance, dans son pays. " Ici en Tunisie, mon pays, je suis encerclé, isolé, mais à partir du moment où j'ai lancé un appel à la résistance civique et pacifique, je ne pouvais plus rester à Paris ", dit-il au journaliste d'El Watan qui l'a rencontré. Le régime de Ben Ali est dérouté par cet opposant qui le nargue sur son sol. Et qui, surtout, le pousse aux situations extrêmes. Marzouki s'engage à ne pas retourner en exil, affirmant son droit au sol et refuse de comparaître devant, dit-il, " une justice de simulacre pour répondre de violations de pseudo-lois édictées par un pseudo-Parlement et dont la seule finalité est d'habiller de légalité démocratique, la fourberie et la brutalité de la dictature ". Le régime lui ayant envoyé des voyous pour le corriger, il décide de ne plus sortir de son domicile et se déclare assigné de facto à résidence. " Je resterai donc dans ma maison encerclée par la police politique, jusqu'à un changement radical de la situation politique me permettant ainsi qu'à tous les Tunisiens de marcher librement dans les rues et d'exercer tous nos droits et libertés sans peur ni restrictions. "

Cet homme a des vérités en tête et compte bien les dire. Il sait tout sur le régime de Ben Ali et sur la façon de conduire la Tunisie vers la démocratie. La Tunisie et le reste. " Le Maghreb ne peut se construire sans démocratie ", dit-il au journaliste d'El Watan.

Il sait que cela lui coûtera cher, mais il sait que la liberté a un prix qu'il faut savoir payer.

Race nouvelle ? Méditons cet exemple si proche de nous.

M.B. (1) Pour en savoir plus sur Marzouki, consulter son site Internet : www.moncefmarzouki.net, bloqué en Tunisie

PS : Zoubir Souissi vient de publier un livre qu'il convient de ne pas rater. D'abord parce qu'il restitue la mémoire oubliée d'une Algérie récente, ardente et que notre confrère semble chanter avec des mots amers. Ensuite parce que l'ouvrage est l'oeuvre d'un journaliste qui a autorité, par son parcours et son talent, à farfouiller dans les pires recoins de notre passé et qui ne se gêne pas pour le faire. La tête de l'orphelin mérite une caresse.

jeudi 26 juillet 2012

Apres-demain de Chawki Amari


Le déchirement de l'Algérie

A l'occasion du 11e Salon international du livre d'Alger, les éditions Chiheb ont publié le dernier roman de Chawki Amari. Un roman épicé, où se mêlent délire et intrigue. Chawki Amari est une plume aiguisée qui a fait ses preuves dans la presse nationale. Il est à la fois géologue, journaliste reporter, caricaturiste et illustrateur. Dans son dernier-né Après-demain, il lève le voile sur une histoire quelque peu chaotique. Il brosse l'envers du décor trop connu d'un pays difficile, « trace la frontière porteuse entre le réel et le possible et nous donne à lire une véritable fantaisie politique contemporaine. »

Pedro Alias Baro, ex-Algérien de fonction, revient au pays natal après quelques années d'exil avec un camion rempli de cachets. En effet, il est chargé de convoyer tranquillisants et anxiolytiques à Alger pour la population algérienne qui a besoin de calme et ce, après la tragédie qu'a connue l'Algérie durant les années 1990. Dans la panoplie de personnages qui foisonnent dans ce roman, « coule une folie douce dans un pays apaisé, au milieu d'une cargaison qui voyage d'un bout à l'autre du pays, entre une bande de jeunes fêtards et lucides, un colonel à la retraite cantonné dans des ruines romaines guettant désespérément l'armée du dernier terroriste et un dauphin à la tête d'homme qui a jure de se venger de la France, de l'Algérie et de l'histoire en général », précise l'auteur.

mardi 24 juillet 2012

La demolition de la maison des Amrouche...


« Le propriétaire des lieux a dépêché un engin pour raser le mur d’enceinte de la bâtisse tôt dans la matinée », s’indigne l’association culturelle Taos et Jean El Mouhoub Amrouche, dans une déclaration rendue publique où elle rappelle que « dernièrement, une commission a été dépêchée sur les lieux par les services concernés de la wilaya pour le classement de la maison des Amrouche. Mais l’actuel propriétaire voudrait apparemment accélérer l’opération de démolition avant même que cette commission ne rende son verdict ». Pour les membres de cette association, l’occupant « ne cesse de profaner et de dénaturer la structure et l’aspect architectural de la maison des Amrouche ». La démolition du mur extérieur a suscité la colère et l’indignation des membres de l’association qui appelle la population d’Ighil Ali à un rassemblement massif à la place des martyrs, jeudi prochain. D’autres actions de protestation sont également projetées par l’association, notamment les fermetures de la RN26 à la circulation, à hauteur d’Allaghen, et du siège de la daïra. « Le départ de l’occupant actuel et le classement de la maison des Amrouche comme patrimoine national restent nos seules revendications », déclare t-on parmi l’association Taos et Jean Amrouche, qui assure détenir un acte authentique de la bâtisse au nom de Belkacem Amrouche.

F.A.B



www.kabyle.com

dimanche 22 juillet 2012

Abdelmalek Sayad

Abdelmalek Sayad, né en Algérie française en 1933 et décédé en 1998 en France, est sociologue, directeur de recherche au CNRS et à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), assistant de Pierre Bourdieu. Fin connaisseur de la communauté nord-africaine en France, il a été décrit par ses amis comme un « Socrate d'Algérie ».

Abdelmalek Sayad est né en 1932 à Aghbala, commune de Beni Djellil en petite Kabylie, région berbère du nord de l'Algérie , troisième et unique garçon d'une famille de cinq enfants. Entré à l'école à l'âge de sept ans, il a fait ses études primaires dans son village natal. Il a poursuivi sa scolarité au lycée de Bejaïa (Bougie), puis il a fait une formation d'instituteur à l'école normale de Bouzareah à Alger. Il a ensuite été nommé instituteur à l'école du quartier Barberousse de la casbah d'Alger. Il a poursuivi enfin ses études à l'université d'Alger où il a fait la rencontre de Pierre Bourdieu.

En 1963, il s'est installé en France. D'abord vacataire au Centre de sociologie européenne de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), il a intégré en 1977 le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), nommé Directeur de recherches en sociologie. Abdelmalek Sayad est décédé le 13 mars 1998.

Il était marié à Rebecca Sayad, qui a donné ses archives en 2006 à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (Paris).

Bibliographie

Avec Pierre Bourdieu, Le déracinement : La crise de l'agriculture traditionnelle en Algérie, Paris, Les Éditions de Minuit, 1964
L'immigration, ou les paradoxes de l'altérité, De Boeck Université, 1992, 331 p.
Un Nanterre algérien, terre de bidonvilles (avec Eliane Dupuy), Autrement, 1998, 125 p. La double absence. Des illusions de l'émigré aux souffrances de l'immigré. Paris, Seuil, 1999, 438 p. Coll. "Liber".
Histoire et recherche identitaire suivi de Entretien avec Hassan Arfaoui, Bouchène, 2002, 113 p.
La doppia assenza. Dalle illusioni dell'emigrato alle sofferenze dell'immigrato, trad.: D. Borca et R. Kirchmayr, éd. Cortina Raffaello, 2002.
Algeria: nazionalismo senza nazione, éd. Mesogea, 2003.
L'immigration ou les paradoxes de l'altérité. 1. L'illusion du provisoire, Paris, Éditions Raisons d'agir, 2006, 218 p.
L'immigration ou les paradoxes de l'altérité. 2. Les enfants illégitimes, Paris, Éditions Raisons d'agir, 2006, 208 p.
David Macy "the suffering of immigrants", Cambridge, polity press, 2004.
L'immigrazione o i paradossi dell'alterità. L'illusione del provvisorio, trad. S. Ottaviani, éd. Ombre Corte, 2008.

fr.wikipedia.org - Abdelmalek Sayad
www.cairn.info

samedi 21 juillet 2012

Rachid Benaissa

Rachid Benaïssa, arabe : رشيد بن عيسى est un intellectuel musulman et islamiste1 algérien né en 19422 dans le village Ait-Daoud, en grande Kabylie.

Après son diplôme de l'Institut Français des Hautes Études Islamiques obtenu en 1962 (dirigé par l'orientaliste HENRY PERES), suivi d'études de sociologie et philosophie à l'Université de Damas, (1962-1964). Il obtient une licence de littérature comparée arabe-français et une licence de sociologie de l'Université d'Alger en 1966.

Benaïssa enseigne l'arabe dans un lycée et s'essaie au Journalisme. Il écrit dans Révolution Africaine. En 1965, il lance un organe Révolution à l'Université qui servit de tribune pour les étudiants hostiles à la pérennisation de l'influence française en Algérie. Entre 1966-1968, il obtient une maîtrise de sociologie de l'Université d'Alger en 1968, portant sur les grands courants idéologiques dans le monde arabe contemporain.

vendredi 20 juillet 2012

Mohammed Smain, Relizane dans la tourmente


شهادة محمد سماعين عن مجازر النظام الجزائري و محاولاته اخفاء الحقائق التي ارتكبتها قوات الشرطة و الدرك و مليشيات النظام



http://www.rfi.fr/emission/20120714-mohamed-smain-fondateurs-ligue-droits-homme

Mon Algerie, 65 temoignages


65 personnalités célèbres ou anonymes, dressent le bilan sentimental et idéologique de ce que fut pour eux l'Algérie.



jeudi 19 juillet 2012

Fin d'annee curieuse avec de curieux discours en provenance de l'Islam politique


L'année 2004 a été en vérité une curieuse année pour l'Islam politique, celui qui vit et prospère dans le monde arabe. Cheikh El-Karadaoui, la figure la plus emblématique de cet islam politique, a semblé vaciller sur ses positions initiales en produisant des discours qui se voulaient conciliants à l'endroit de plusieurs centres de décision et autres institutions avec lesquelles il n'a pas été tendre dans le passé.

Par B. Hachemane

mardi 17 juillet 2012

O Marches du Palais - Rachid Boudjedra




Ô Marches du Palais : Voix de la Méditerranée Lodève 2012 : Vocales Poétiques
Poète : Rachid Boudjedra (Algérie)
Musicien Sébastien Belin, Animée par Catherine Bédarida

عبدالعالي رزاقي



samedi 14 juillet 2012

Mohamed Dorbhan - La gomme qui ecrit

Le 11 février 1996, une bombe explosait à proximité de la Maison de la presse à Alger. Le bilan de cet attentat, comme tous ceux qui l'on précédé, a fait plusieurs morts. Parmi les victimes, des journalistes surpris dans la salle de rédaction. Cela fait donc dix années que Alloua Ait Mebarek, Djamel Derraza et Mohamed Dorbhan sont allés rejoindre les dizaines de milliers d'Algériens, journalistes ou pas, qui les avaient devancés dans une mort programmée. Le souvenir est alors évident.

Par SAMIR BENMALEK

vendredi 13 juillet 2012

Jean Paul Sartre


Jean-Paul Sartre fait l'objet de violentes critiques du fait de la sortie de l'ouvrage de Michel Onfray sur Albert Camus.

Dans cette atmosphère, il ne semble pas inutile d'écouter le philosophe Sartre, exprimant ici, quelques unes de ses idées sur la fonction de l'intellectuel dans la société, ainsi que quelques notions sur la lutte des classes sociales.



jeudi 12 juillet 2012

Djamal Zenati au meeting des cadres et militants du FFS a Tizi-ouzou

Tizi-ouzou, 12 juillet 2012 - Des animateurs d'un meeting tenu jeudi sur l'esplanade de l'ancien siège de la mairie de Tizi-ouzou par des cadres et militants du Front des Forces Socialistes, contestataires de la direction choisie par les dirigeants de leur parti, appellent à un rassemblement des forces démocratiques pour imposer une alternance pacifique. Samir Bouakouir, Mustapaha Bouhadef, Djamal Zenati et d'autres figues connues du parti de Hocine Ait Ahmed étaient au rendez-vous de ce meeting; suivi par des dizaines de personnes devant l'ancien siège de la mairie, ses initiateurs ne pouvant le faire au théâtre Kateb Yacine, comme annoncé, faute d'autorisation. Une grande banderole proclamait ''Pour la réhabilitation de la ligne originelle du FFS''. Djamal Zenati a estimé que la situation que vit le pays actuellement, qu'il considère en tous points négative, est le résultat du reniement des principes pour lesquels les fondateurs de l'Algérie depuis Messali El Hadj en passant par Abane Ramdane, Hocine Ait Ahmed et bien d'autres; se sont battus. Il a sévèrement critiqué la commémoration du cinquantenaire de l'indépendance du pays par une opéra, réalisée par un libanais (Caracella, ndlr). M. Zenati a revendiqué ensuite le droit de parler au nom du FFS ''quoi que dise la direction actuelle (dirigée par Ali Laskri, ndlr)''. ''Parce que le FFS n'est pas un appareil. Le FFS, c'est l'histoire. Le FFS c'est la mémoire'', a-t-il martelé, soutenu par l'approbation du public à plusieurs reprises. Il a reproché à la direction actuelle son recours aux procédés des pouvoirs autoritaires que le FFS a de tout temps dénoncé. ''Le FFS est un parti de gauche'', a-t-il rappelé.(BMS)

Belkacemi Mohand Said - 0772.13.88.88 - kabylienews@yahoo.fr



La galerie des absentes de Rachida Titah


Demain la femme plurielle

Cet ouvrage est né après les enfantements successifs de Le cri d'une mère (1994) et Le dragon (1995) ne peut vraiment laisser indifférent.

IL est féminin, de la couverture qui voile le corps de l'objet d'étude, sous le regard encore pas tout à fait satisfait d'un jeune mâle en kamis, jusqu'aux mots de la fin pleins de bonne espérance : " Lorsque l'Algérienne aura réussi à réunir " son " regard et " sa " parole, il se trouvera bien des poètes, hommes et femmes, pour chanter cette femme plurielle, cette femme aux mille reflets ". Le livre tente d'exposer, en entremêlant analyses et observations sociologiques, mise en exergue puis mise à nue de poèmes et de toiles chevauchant les siècles, et perceptions personnalisées des drames qui engagent l'auteur, ce que femme est, ce que femme se doit d'être parce que le regard de l'homme l'ordonne.

Craignant un peu puérilement que le message ne soit pas reçu cinq sur cinq, Rachida Titah " double " le titre de son ouvrage : " La femme algérienne dans l'imaginaire masculin " Et c'est de cela qu'il s'agit, vraiment ! En fait, la thèse est avancée dès la première page, et le reste du livre ne fait que prouver la valeur et la justice du jugement en utilisant un arsenal pas aussi inoffensif qu'on puisse le penser, la poésie, la peinture, les avis des historiens de l'époque coloniale, les paroles du raï et : les silences de femmes !

mardi 10 juillet 2012

Les Trois exils d'Algerie, une histoire judeo berbere


captation réalisée le 17 mars 2012 à l'occasion de la performance/débat organisée par le collectif "manifeste rien" (Virginie Aimone, Jérémy Beschon) d'après le livre de Benjamin Stora, en présence de l'auteur; plus d'infos :
manifesterien.over-blog.com

dimanche 8 juillet 2012

Karim Akouche

Karim AKOUCHE est né en 1978 en Kabylie. Après cinq ans d'études en Mécanique à l'université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, il part en France à Clermont Ferrand, où il obtient le grade de Master professionnel dans la même filière. Il a été bercé par les chants et isefra kabyles ; très tôt, il a commencé à écrire la poésie. À la fois lyriques et engagés, ses poèmes sont des hymnes à l'amour, à la liberté et à la démocratie. Il a chanté son peuple, ce peuple d'Hommes libres, il a écrit sur la beauté des femmes, sur leur courage dans ce pays, longtemps garrotté entre le marteau de la dictature et l'enclume des barbus. Il a participé activement au soulèvement kabyle d'avril 2001, lors du printemps noir ; il était alors syndicaliste à l'université de Tizi-Ouzou.


vendredi 6 juillet 2012

Benjamin Stora sur Nessma


Benjamin Stora, historien, professeur et spécialiste de l'Algérie et de l'histoire contemporaine du Maghreb a accordé une interview exclusive à Nessma à l'occasion de la célébration du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.



mardi 3 juillet 2012

Camille Lacoste-Dujardin

Camille Lacoste-Dujardin, née en 1929, est une ethnologue française, spécialiste de la culture berbère de Kabylie (Algérie) et directrice de recherche émérite au CNRS dont elle a dirigé l'unité de recherche « Littérature orale, dialectologie, ethnologie du domaine arabo-berbère ».

Ses domaines d'études concernent les différents aspects de la culture kabyle. Parlant couramment le berbère, elle a collecté, traduit et analysé plus de sept cents pages de contes populaires. Elle s'est intéressée à la condition des femmes (mères et filles) kabyles, en Kabylie et dans la migration en France. Durant sa carrière, elle a publié plus de 150 articles scientifiques, ainsi qu'une quinzaine d'ouvrages. En 2005, elle a publié un important Dictionnaire de la culture berbère en Kabylie, qui offre, avec près d'un millier d'articles une vaste synthèse de ses travaux.

Elle est l'épouse du géographe et géopoliticien Yves Lacoste.
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