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jeudi 31 mai 2012

Moi, Nadia femme d'un emir du GIA




Celle qui se dissimule, dans ce récit, sous le nom de Nadia, tombe amoureuse d'un jeune homme turbulent, chapardeur et coureur. Elle l'épouse, mais, entre-temps, Ahmed est devenu un islamiste radical, membre puis bientôt « émir » local du GIA, l'organisation responsable des massacres qui ensanglantent l'Algérie. Ce qu'elle raconte, après que son mari a été tué dans un accrochage avec l'armée, c'est sa vie de « mère des croyants », en réalité cantinière et bonne à tout faire d'une bande terroriste, fuyant bientôt de planque en planque. C'est aussi la vie au jour le jour d'un village des environs d'Alger, dont la population, d'abord favorable aux « barbus », finit par se retourner contre eux, excédée par leur sauvagerie. C'est l'imprévisible transformation d'un petit voyou en tueur fanatique. C'est, enfin, le jeu de cache-cache tragique et marqué en même temps, de part et d'autre, par un amateurisme assez stupéfiant, auquel se livrent forces gouvernementales et islamistes.

A la mort de son mari, Nadia, à la fois complice et victime, hésitera entre tristesse et soulagement: « Heureuse d'être sortie du cauchemar dans lequel je vivais, j'aurais pour autant souhaité que ma vie d'épouse ne se termine pas de cette manière. Que le père de mon fils, avec qui je n'avais vécu que trois mois, et que j'avais aimé passionnément, ne finisse pas jeté, corps sans tête, dans un ravin de la Mitidja. »

Seuil 1998

mercredi 30 mai 2012

Le nombril immacule de Mustapha Bensadi

Le roman de Bensadi s'ouvre sur les rêves inavoués d'un jeune peintre en bâtiment qui couche, sur les murs, ses illusions d'adolescent en esquissant des formes imaginaires.

Le jeune adolescent entame sa vie d'homme tout en ayant la conviction d'être l'instrument divin d'une révélation, il est jeune et a l'âme de Racim, Samson, Igherbouchen et Issiakhem.

En somme, tout un monde irréel fait de couleurs, d'abstrait, qui nourrit ses espoirs de lycéen, un peu poète à ses heures aussi. Zamane, qui porte son prénom comme un prince des Mille et Une Nuits est amoureux " ensorcelé, corps et âme, envoûté par l'ombre douce et gracieuse de l'inconnu au rideau de pluie ".

Il appelle sa dulcinée " sa princesse des Persiennes ". C'est vrai que l'histoire se passe dans une société où les tabous et les coutumes ont la peau dure, et Zamane ne pouvait apercevoir sa belle qu'à travers les fentes des persiennes et tente de deviner une bouche, des yeux, des sourires aussi.

Tout le roman de Bensadi se trame autour du personnage de Zamane qui, doté d'une sensibilité certaine, pense avoir le pouvoir des êtres élus, comme t'écrit l'auteur. Hors, Bensadi n'utilise Zamane que pour arriver à ses fins, pour pouvoir tramer l'histoire d'un autre homme, d'une autre vie, celle du propre père de Zamane, qui, devenu amnésique, oublie sa première femme pour épouser une autre et qui, finalement, abandonne les deux foyers et s'installe en France.

Zamane qui, à ses heures perdues d'été, peint l'intérieur des maisons et, pour sa plus grand joie, est introduit dans la maison de la fille qu'il aime, " sa belle des persiennes ". C'est la mère de cette dernière qui l'accueille. " Le jeune Zamane était coi, forcément bouleversé par la douce agression hypnotique de la dame ... Cependant, quelle étrange et indéfinissable émotion l'envahit lui aussi ". Qui est cette femme belle, douce, qui a l'âge de sa mère, cette Zinn-Enn-Djoum qui bouleverse tant l'adolescent ? " Mais qui es-tu donc, Zinn-Enn-Djoum, riche et spacieux aquarium pour ce poisson esseulé, égaré en eaux troubles que je suis ... ? " Et pourquoi cette femme éprouve-t-elle des sentiments confus à l'égard de Zamane qui lui rappelle tant sa jeunesse et surtout qui a les traits d'un homme qu'elle avait aimé autrefois ?

Le nombril miraculé raconte, en somme, l'histoire d'une famille déchirée par l'absence et unie par l'amour. Lire Bensadi qui scrute dans toute sa profondeur l'âme humaine en mêlant et démêlant des situations complexes tantôt émotionnelles et douloureuses, tantôt joyeuses et interdites, est révélateur d'une écriture profonde, même si, parfois, l'auteur se laisse déborder par trop d'idées qu'il n'arrive pas à canaliser.

Le roman, édité aux éditions Talantikj,t, ne maîtrise invraisemblablement pas encore les techniques du livre, comme la mise en page, la correction et la charpente. Malheureusement, Bensadi a noyé son beau roman très imaginatif aux riches personnages dans un texte lourd qyi aurait gagné à être allégé s'il était mieux structuré, séparation des chapitres, des paragraphes distincts, pagination et autres petits détails. L'avant-propos est maladroit tout comme la dédicace qui enlève la finesse au roman.

Ceci dit, c'est surtout le côté technique du livre qui laisse à désirer. Ceci dit, l'écriture de Bensadi reste prometteuse.

NASSIRA BELLOULA
Liberté mercredi 26 juin 2002

El-Hadj Mustapha Kertali


Dès le début du terrorisme, la ville de Larbaâ s'est trouvée prise en étau entre les chefs des groupes armés de Tablât, Lakhdaria et Zbarbar et ceux de Baraki, les Eucalyptus et Meftah. C'est dans ces zones que le GIA est né et qu'il va se déployer.

Pourtant, Larbaâ va garder une certaine autonomie par rapport au commandement du GIA. Dès 1995, El-Hadj Mustapha Kertali, ex-président de l'APC de Larbaâ, fils et frère de quatre chouhada, donne naissance à un groupe séparatiste du GIA, le Mipd (Mouvement islamique pour la prédication et le djihad). A partir de cette date, la ville de Larbaâ, de l'avis de tous ses citoyens, commence à (re)vivre. Une certaine embellie enveloppe la région, malgré les incursions épisodiques des groupes d'Ouled Slama et Bougara (Abou Souraka, Zeggaï, etc.) qui condamnent les nommes de Kertali à la mort pour « apostasie et hérésie ».

Le Mipd intègre les accords ANP-AIS et s'autodissout au lendemain du 13 janvier 2000.

La bombe la plus meurtrière de l'année, qui a explosé au marché de Larbaâ le 5 juillet dernier, a fait sortir la ville de sa quiétude de riche et vaste plaine agricole de la Mitidja, tout en permettant aux anti-concordistes de tirer à boulets rouges sur les dispositions de paix accordées aux trévistes par le Président de la République. Retour sur une poussée politico-médiatique aux contours encore indistincts.


On dit que l'enquête concernant l'attentat du 5 juillet risque de déboucher sur l'implication des repentis ...

Si vous parlez d'une certaine presse, oui, l'enquête, à son niveau, débouchera sur ce qu'elle veut. Cela dit, au niveau de l'enquête proprement dite, elle avance et rien n'incrimine pour l'instant les repentis. Les hommes qui tirent à intervalles réguliers sur ceux qui ont choisi de déposer les armes et d'intégrer le cadre de la concorde ne sont pas innocents, et n'agissent pas pour le bien de leur pays. Je doute même très fort qu'ils n'obéissent à des injonctions qui leur arrivent d'outre-mer ...

Est-ce vrai que les repentis ont quitté le lieu de l'attentat juste avant que la bombe n'explose ?

Ce sont là des propos qui prêtent à rire, mais je vais y répondre quand même. Nous avons comptabilisé parmi les victimes de l'explosion, le frère d'un repenti qui a été touché et qui se trouve actuellement dans un état très grave. Un autre repenti était à moins de trois mètres du lieu de l'explosion, mais ayant encore le réflexe vif des maquis, il a plongé et s'est mis à plat-ventre. Les autres repentis avaient d'autres occupations (le marché T'îna, (situé à l'autre côté de la ville, Ndlr) et comme c'était le jour de la prière du vendredi, la plupart s'y préparaient.

Les accuser donc de ne pas avoir été tous là pendant l'explosion procède d'un raisonnement morbide et grotesque.

Concrètement, arrivez-vous à gérer tous vos repentis, à dissuader les plus tentés par la radicalisation ?

Gérer ? Non, ils se gèrent eux-mêmes. Ils m'écoutent, me respectent, mais ne sont pas à ce point inconscients. C'est par conviction, et uniquement par conviction, qu'ils ont choisi de déposer les armes et de retrouver la paix. Les pages douloureuses du passé, on les a tournées, alors qu'on ne vient pas, aujourd'hui, remuer le couteau dans la plaie et raviver les passions.

Près de 180 repentis vivent à Larbaâ et les bourgades limitrophes, dont une quarantaine dans la seule ville de Larbaâ, et tout ce monde, malgré tous les problèmes qu'il vit, n'est pas près de retourner au maquis. Le choix de faire la paix avec soi-même et avec les autres est un choix définitif, un acte de foi.

Comment Larbaâ a-t-elle tout à coup renoué avec la violence ?

Depuis 1995, lorsque nous avons fait scission avec le GIA, pour former notre propre groupe, la ville de Larbaâ a retrouvé sa sérénité. Depuis, le climat ne cesse de s'améliorer, malgré les assauts répétés du GIA pour nous faire replonger dans la violence armée.

Durant les premiers mois de la concorde civile, je ne pouvais faire un pas dehors sans être arrêté par les citoyens, qui, tous, sans exception, me reçoivent les bras ouverts et se répandent en amabilités.

Cela, si besoin est, prouve le respect dont ils m'entourent.

Jamais je n'ai laissé la ville et les citoyens à la merci du GIA.

Si aujourd'hui, le pays revit c'est grâce à ces hommes de bonne volonté, qui, de part et d'autre, ont choisi de faire la paix.

L'Expression dimanche 14 juillet 2002

mardi 29 mai 2012

Interview - Yasmina Khadra



Kateb Yacine, un poete en trois langues


Pourquoi les algeriens, ethnies et races confondues (blancs du nord , noirs du Sahara et les verts touaregs) se considèrent arabes, par Kateb Yacine.

Extraits du film de Stéphane Gatti " Kateb Yacine, un poète en trois langues "
(La Parole Errante, Paris, 2001).



Atomic Bomb Test 1953 (15 kilotons)



lundi 28 mai 2012

La grande boite à souvenirs d'Algerie




dimanche 27 mai 2012

Tahar Djaout, le grand absent


Tahar Djaout, le grand absent
Par : Samira BOUABDELLAH

" Le silence, c'est la mort. Et toi, si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors, parles et meurs ", ce fut sa phrase. Lui, c'est Tahar Djaout.

Il y a exactement dix-neuf ans nous quittait à jamais le journaliste talentueux, écrivain de renom et directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Ruptures, en l’occurrence, Tahar Djaout. Il fut l'un des premiers intellectuels victime de la « décennie du terrorisme » en Algérie. Il faisait terriblement peur par ses vertus tant morales qu’intellectuelles et il dérangeait sans doute les prêcheurs de la violence et de l'obscurantisme.

Il ne se doutait pas qu’en ce 26 mai 1993 il avait rendez-vous avec la mort. Ce mercredi noir Tahar Djaout quitte son domicile situé à Bainem, une cité populaire de la banlieue ouest d’Alger, à 9h du matin. Il entre dans sa voiture et allume le moteur. Un jeune homme tapote sur la vitre avant. Djaout le regarde : il se retrouve brusquement face à un canon de revolver. Une détonation, puis une autre. Touché à la tête, il sombre dans un coma profond, dont il ne se réveillera jamais. Les agresseurs jettent le corps sur le sol, montent dans le véhicule et démarrent en trombe. Du balcon qui surplombe le parking, des voisines qui ont vu toute la scène donnent l'alerte. Evacué vers l'hôpital de Baïnem, Tahar Djaout rendra l'âme une semaine plus tard. Il avait 39 ans.

www.liberte-algerie.com

jeudi 24 mai 2012

J'ai ete arrete en 88 ... (Kaddour Tahar) premiere partie


Un citoyen réagit à l'entretien de M. Lakehal Ayat sur les événements d'Octobre 1988 paru dans l'ouvrage « Octobre, ils parlent » de Sid Ahmed Semiane.

Mon général : j'ai tristement rigolé à la lecture de ce que vous avanciez dans vos réponses éditées dans le livre sur Octobre 1988 surtout dans le passage où vous prétendiez que : « ... Cela ne rentrait pas dans les attributions de la DGPS. Nous n'avions pas pour mission de rétablir l'ordre. Nous ne sommes pas un service de maintien de l'ordre. Mais on répondait aux services de sécurité dont la mission était d'être sur le terrain, par une collaboration de service, sous forme de renseignements, sans plus ... » Cela est de la théorie légale, mais qu'en était-il dans la pratique ?

mardi 22 mai 2012

Violence, Trauma et Memoire


« VIOLENCE, TRAUMA ET MÉMOIRE »

Peut-on se libérer d'un traumatisme par la communication ?

Je dois signaler, tout de suite, que ces deux ouvrages n'ont pas un objet commun.

Il y a, néanmoins, un certain intérêt à lire l'un et l'autre. Le premier, Violence, trauma et mémoire (1), réunit des études et analyses très soignées d'un collectif de psychanalystes dont des Algériens. L'idée s'est présentée comme un besoin impérieux, et quelque part libérateur, de répondre à « de multiples questions qui m'étaient posées non sans émotion, écrit Fadhila Choutri, la coordinatrice, sur le pourquoi de l'horreur dans mon pays, le pourquoi de tant de mal (...) Si l'on accepte d'aller voir tout ce qui a été dit et écrit sur ce sujet, on réalise que les discours produits sont souvent limités, voire compulsifs. Leur déconstruction dévoile leur fonction défensive, dans la mesure où dénégateurs, ils portent dans la trame trouée de leur texture la trace muette d'une mémoire traumatique dont, après tout, les Algériens sont dépositaires ».

Le second ouvrage, L'utopie de la communication (2) est de Philippe Breton, chercheur au CNRS à Strasbourg, professeur à la Sorbonne et auteur de nombreux ouvrages sur la fonction multiple de la communication que le monde d'aujourd'hui, à des degrés divers, semble activer tous azimuts. Le présent essai, très dense, rappelle la pensée générale selon laquelle « Le pouvoir des médias, le quasi-monopole qu'ils exercent sur la circulation de l'information se sont affirmés de façon sans équivalent dans l'histoire humaine » et se propose de montrer et d'analyser « Le fantasme d'un village planétaire en forme de « cyber-space » [qui] se tisse chaque jour derrière la progression des très médiatiques « autoroutes de données ».

dimanche 20 mai 2012

Dilem Liberte 29-30 septembre 2000



Legislation Mozabite par E. Zeyes (1886)


Extrait :
Salil ben Rassik, l'annaliste omaniste, donne à Mohammed ben Abd El-Ouahb un précurseur nommé Nafi han El-Azrak. Ce fait nouveau tenu pour constant, et l'originalité du réformateur une fois battue en brèche, on est autorisé naturellement à pousser les conjectures plus loin, et à reculer encore la date de l'introduction du Ouahbisme dans le Nedjed. Au surplus, si la génération spontanée est une utopie, c'est surtout dans le domaine des idées. Que le Ouohbisme nedjéen ait subi une longue éclipse, rien ne s'y oppose; que Mohammed ben Abd El-Ouahb, -dont le nom n'a aucune signification ici, ait arraché, par ambition ou par conviction, son pays au culte des taux dieux, ou même à l'Abadisme, ou même i l'Islamisme orthodoxe, l'avenir nous le dira. Mais tout l'indique, la réforme à laquelle on a donné son nom n'est qu'un retour à d'anciennes croyances tombées eu discrédit pour une cause quelconque. Le mépris avec lequel les Omanistes parlent de leurs voisins nedjéens me semble confirmer cette thèse. L'expérience nous démontre que les haines religieuses sont comme les haines de famille, implacables; on se déteste d'autant plus que l'on s'aimait davantage. L'exemple des Catholiques et des Protestants est là pour servir d'éloquente confirmation à cette vérité. Il est donc vraisemblable que le Ouahbisme nedjéen n'est autre chose qu'une accentuation, dans la sens soffrite, de l'idée abadite. J'en ai pour garant le programme même des Ouahbites nedjéens, tel qu'il est exposé dans la brochure répandue à profusion par eux, lors de la prise de la Mecque en 1803. La lecture de ce document établit une étroite parenté entre le Ouahbisme nedjéen et l'Abadisme de l'Oman.





Legislation Mozabite par E. Zeyes (1886).pdf
fr.wikipedia.org - Mozabites
fr.wikipedia.org - Ibadisme

samedi 19 mai 2012

Soeur Madeleine Allain

Une ne amie de l'Algérie s'en va après avoir beaucoup donné pour la culture, notamment berbère, en se consacrant non seulement à l'étude de cette langue, mais à l'élaboration d'un dictionnaire kabyle-français édité en 1982 aux éditions Selaf à Paris.
Soeur Madeleine Allain est arrivée en 1939 en Algérie en s'engageant comme Soeur Blanche sous le nom de soeur Louis de Vincennes.

A partir de cette date, elle s'adonne avec passion et méthode à l'étude de la langue kabyle à Aïn El Hammam, (Michelet) puis à Tizi-Ouzou où elle fonde la Maison d'études pour les jeunes soeurs (centre d'études berbères feminin), en 1953, ce centre est déplacé à Larbâa Nath Iraten (Fort National). En 1946, elle collabore à la fondation du FDB (fichier de documentation berbère) qui vient d'être mis sur place notamment avec les pères Dallet et Lanfry; pour la collecte de textes. En 1947, sœur Madeleine Allain obtient le brevet de berbère de la Fac d'Alger, et en 1949, après une année passée en Tunisie pour se perfectionner dans la langue arabe, elle obtient le diplôme supérieur de berbère de la Faculté d'Alger. Sœur Madeleine Allain a exercé des fonctions de responsabilité auprès des différentes communautés des Soeurs Blanches présentes dans la région. Elle fait quelques voyages dans le Sud pour comparer les différentes variantes du berbère. Outre ses participations à l'enrichissement du fichier de documentation berbère avec pas moins d'une trentaine d’articles sur des sujets variés sous la signature de soeur Louis de Vincennes, elle s'attela à publier hors série du fichier en 1960 et en collaboration avec le père Dallet : initiation à la langue berbère (Kabylie) et en 1987 aux éditions EDISUD : Tizi-WWUCCEN, méthode de langue berbère (Kabylie).

En 1976, après la fermeture de l'école de Béni-Yenni, soeur Madeleine Allain, est restée encore cinq ans, habitant dans un petit logement désaffecté pour poursuivre son travail de recherche. En 1994, elle quitte l'Algérie atteinte déjà de cécité. Soeur Madeleine Allain, née le 8 mars 1915 à Morbihan, vient de s'éteindre en France à l'âge de 86 ans.

N. B.
Liberté lundi 9 septembre 2002


En 1868, le cardinal Lavigerie fonde la société des Pères Blancs et des Soeurs Blanches en Algérie. Ce n'est pas d'une évangélisation dont rêvait le cardinal, mais d'une rencontre. Entre présent et passé, ce film nous fait voyager au coeur de la mission des Pères Blancs, qui ont traversé l'histoire avec ses tourmentes et ses injustices, pour être toujours disponibles auprès des plus pauvres, des plus fragiles, mais aussi de tous ceux qui ont envie d'écouter ou de rencontrer la parole du Christ.
Emission du 13/10/2008

kab.wikipedia.org - Madeleine Allain
www.soeurs-blanches.cef.fr

Othman Belouizdad (membre de l'OS et des 22) sur Messali Hadj




Messali est un contre-revolutionnaire et un traitre a la patrie par Amar Ouamrane, Chef de zone

Ayant depuis mon jeune âge un amour pour le militaire, j'ai adhéré au P.P.A. avec l'unique souci de prendre un jour une arme pour combattre l'ennemi oppresseur et voir mon pays libre et indépendant. Hélas, comme beaucoup de patriotes qui avaient placé leur confiance en Messali, j'ai été trompé et induit en erreur par cet homme qui déclarait sans cesse dans ses discours que nous arracherions notre indépendance par la force. Ceux d'entre nous qui n'avaient pas eu l'occasion d'approcher et de connaître Messali, s'imaginaient qu'il était un véritable prophète. Les événements depuis le début du différend se chargèrent de nous démontrer le contraire et de faire apparaître Messali sous son véritable jour, c'est-à-dire un contre-révolutionnaire, un réformiste, voire un collaborateur de l’ennemi; oui, un collaborateur du gouvernement français ! Car, pourquoi celui-ci amélioré-t-il le sort de Messali — au moment où la Révolution algérienne bat son plein — et le promène-t-il de résidence en résidence à Niort, aux Sables d'Olonnes, à Belle-Ile ? Sans doute pour le protéger de la colère des patriotes qui lui reprochent sa stagnation depuis 1925 jusqu'à 1954.

jeudi 17 mai 2012

Reaction d'Ali Benouari, ex ministre

Président de Ecofinance S.A. (Genève), dédiée aux activités de conseil et de montage de partenariats industriels et financiers. (1992 à ce jour).
Fondateur et Président du Conseil de Surveillance de la banque Société Générale Algérie (1999 - 2004).
Ministre Délégué au Trésor en Algérie : 1991-1992.
Trésorier, responsable de salles des marchés de plusieurs groupes bancaires : Groupe Al Saudi Banque (Paris et à Genève) et Société Générale (Genève) : 1981 à 1989.
Responsable des marchés financiers à la Banque Centrale d’Algérie, de 1976 à 1981.
Maître-assistant à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) d’Alger de 1978 à 1980.





www.benouari.ch

Ismail Hariti : Le regime algerien est un pouvoir dictateur

Directeur du centre Amel El Ouma de recherches
et d’études strat é giques
Quelle lecture faites-vous des résultats préliminaires des élections législatives du 10 mai ?

Les résultats de ces élections sont une offense au peuple algérien. Il semble que le régime veut retarder l'arrivée du Printemps arabe en créant un climat de violence. Les résultats du scrutin du 10 mai traduisent les plans tracés par le régime, dont les tenants veulent faire croire que l'Algérie est une exception et qu'elle n'est nullement concernée par les luttes pour la dignité et les libertés. En deux mots, ils veulent véhiculer l'idée de « l'exception algérienne ». Les réformes politiques ont été mises en place pour bloquer le vent de révolte né en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Yémen. Le régime algérien est un pouvoir dictateur qui ne diffère pas des autres tyrannies arabes.

Nous assistons donc, suite à ces élections, à la reconduite des appareils du régime. Cette méthode a pour le moins réussi, avec le concours de pays occidentaux. Le pouvoir algérien a transmis un message aux Américains et aux Européens, leur promettant qu'il est le seul à pouvoir garantir leurs intérêts dans la région.

Des formations politiques dénoncent des cas de fraude, à l'instar de l'Alliance de l'Algérie verte et du Parti des travailleurs ...

Les partis politiques qui se sont engagés dans ces élections doivent assumer ces résultats. Ils savaient très bien que le régime allait frauder. Mais le plus important, c'est que le pouvoir avait peur de l'abstention. Il a inventé plusieurs prétextes, comme le retour aux années du terrorisme et/ou l'intervention de l'OTAN. Son seul objectif : amener le citoyen à voter coûte que coûte. Je pense que le taux réel de participation n'a pas dépassé les 30%. La fraude a eu lieu au cours de ces élections, c'est certain. L'administration a utilisé tous les moyens pour gonfler les chiffres.

Quelle en serait la preuve ?

La fraude est partie intégrante de la nature du régime algérien. Dans un pays démocratique, l'organisation des élections n'est pas seulement entre les mains d'une seule institution. La fraude, en Algérie, est organisée intelligemment, pour que personne ne détecte les anomalies.

Nous avons constaté que des fichiers électoraux communaux contiennent les noms de personnes décédées et plusieurs centenaires. En outre, les corps constitués ont reçu l'injonction de voter pour un seul parti, le FLN. Mais au final, j'insiste sur le taux officiel d'abstention qui est tout de même révélateur ; avec 57%, les Algériens transmettent un message. Ils refusent le régime et veulent un changement.

Mehdi Bsikri
El Watan dimanche 13 mai 2012

mercredi 16 mai 2012

La mauvaise conscience des anciens amis du pouvoir par Abed Charef

Quand, dans un même élan, l'UGTA redécouvre les travailleurs, Saïd Sadi retrouve l'opposition, et Rachid Boudjedra glorifie les vertus de l'intellectuel indépendant, l'Algérie devient un beau pays. Malgré ses drames, ses larmes, ses échecs, ses crises, elle redevient belle, car pendant un moment, un court moment, elle retrouve quelques règles universelles de fonctionnement de la société. Elle revient à des normes, à des repères connus, identifiables, à un univers où des acteurs politiques et sociaux jouent un rôle conforme à leur vocation, un univers dans lequel le syndicaliste défend les travailleurs, l'opposant critique le pouvoir et en révèle les tares, et où l'artiste, l'intellectuel, l'homme libre, s'accroche aux valeurs éthiques et morales qui fondent son statut.

Pour l'UGTA, le retour à cette normalité apparente a été trop facile. Il a suffi qu'un représentant du FMI, une blonde, paraît-il, venue d'un pays où il n'existe pas de RND, émette un avis sur le niveau des salaires en Algérie, pour déclencher la colère de la centrale syndicale. L'UGTA a brutalement redécouvert la souveraineté nationale, l'indépendance économique, l'hymne national et la fierté du pays. Le changement a été très brutal, trop brutal pour être honnête.

Saïd Sadi le confirme d'ailleurs. Dans une de ces formules lourdes de sens, le chef du RCD a déclaré que « le bras social » du DRS, disqualifiant ainsi totalement la centrale syndicale. Dans une analyse percutante, même si elle est tardive, Sadi relève l'ampleur de la mainmise du DRS sur le pays, ainsi que le changement majeur d'alliances que le référendum du 29 septembre a provoqué dans le pays.

« Pour la première fois depuis 1962, la Présidence de la République, l'islamisme radical et les services spéciaux constituent le front au pouvoir », a-t-il dit. Depuis la déclaration de Sadi, ce front a été renforcé par le ralliement de Hassan Hattab, l'ancien chef présumé du GSPC.

mardi 15 mai 2012

Les malaises de la societe algerienne par Abderrezak Dourari

« La crise » qui perdure en Algérie a au moins le mérite de réhabiliter, en le faisant émerger, un débat d'idées sans histoire indique en substance Abderrezak Dourari, Dr d'Etat en linguistique. L'idée aujourd'hui n´est pas que pure abstraction, puisqu'elle a un prolongement pragmatique immédiat. C'est ainsi, que selon lui, La crise d'identité qui touche notre société dans ses différentes couches, demeure le défi lancé maintenant depuis une décennie et que la société algérienne a montré, par ses écrits, ses luttes, par ses sacrifices et par ses martyrs, qu'elle est une société qui bouge, qui ne veut pas se soumettre aux caprices des tendances « rétrogressives ». Elle lutte pour s'émanciper de ces entraves, même si la modalité n'est pas encore suffisamment éclairée, pour aller résolument vers un horizon de modernité et de progrès où l'Algérien devient un citoyen respecté dans une société démocratique, débarrassée de la haine de soi et revendiquant son socle culturel amazigh millénaire, son plurilinguisme, sa langue algérienne véhiculaire autant que les autres symboles d'intégration, tout en adhérant aux horizons de démocratie, de liberté et de modernité, souligne Dourari. Concernant la dialectique de l'un et du multiple qui fait le fil conducteur entre les différents articles destinés à susciter la réflexion sur des questions que l'auteur estime être de la première importance pour faire sortir la société algérienne du marasme et des turbulences dans lesquels elle s'est jetée sans ménagement.

Dourari, après « un travail de fourmi » a examiné plusieurs thèmes jusque-là traités superficiellement. Dans ce contexte, l'auteur a contribué à cette réflexion par plusieurs écrits dont, Les malaises linguistiques et identitaires en Algérie, Les variétés de tamazight, Savoir et pouvoir en Algérie ... abordant la problématique de la question berbériste sous ses divers angles. Pour l'auteur, « les études ayant trait aux langues et cultures populaires amazighes ou non, ont longtemps été frappées d'interdits sous divers prétextes liés aux étapes historiques que notre pays a traversées. Par moment, c'était des considérations d'ordre tactique qui étaient invoquées ou des considérations liées à « l'unité nationale menacée » ou la diversion par rapport à la réalisation prioritaire d'un projet socio-économique ... Cet ostracisme a fait que cette question fut prise en charge par des pays étrangers. Ce sont donc, en dehors de la France, les pays comme le Danemark, l'Italie, la Grande-Bretagne, les USA ou l'ex-URSS qui sont montés au créneau depuis les années 1960.

Abordant un essai sémiotique social, l'auteur Dourari notera qu'une société moderne « se doit de toujours augmenter ses capacités rationnelles, dans une visée téléologique claire : économiser toujours davantage et dans tous les domaines (le temps, l'argent, les vies humaines, les matières premières ... ). Finalement pour l'auteur, Les malaises de la société algérienne doivent être abordés d'une manière où les problèmes importants, dont impérativement ceux de l'école et de l'université ne font peut-être pas consensus. Il demeure toujours vrai que « mépriser le savoir, c´est mépriser l'avenir ».

Rappelons que le professeur Abderrezak Dourari est titulaire d'un doctorat d'Etat en linguistique de l'université de la Sorbonne et actuellement, est professeur de l'enseignement supérieur en sciences à l'université d'Alger.

Les malaises de la societe algerienne par A. Dourari
178 p. Editions Casbah Prix : 300 DA

L'Expression mardi 20 avril 2004

lundi 14 mai 2012

Said Bouteflika, de l'universite a la presidence

Avant de rejoindre El-Mouradia, il était considéré comme un élément actif du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES).

Physicien de formation, il enseignait à l'université de technologie Houari-Boumedlène de Bab Ezzouar.

Au lendemain de l'investiture de Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême en 1999, on lui confie le poste de conseiller du Président.

Sa vivacité syndicale lui a permis d'être un membre actif lors de la campagne électorale des dernières présidentielles.

Au sein du staff présidentiel, il constitue, avec Rachid Marif, directeur du protocole présidentiel, un duo sur lequel compte énormément le président de la République.

Mais de l'avis de tous les observateurs, Saïd Bouteflika est considéré comme la cheville ouvrière de la présidence de la République. Mieux, on dit de lui qu'il est l'oeil du Président.

Il supervise et soigne l'image de marque du premier magistrat du pays.

La gestion de l'information, il lui accorde une importance capitale. L'organisation du dîner offert par le président de la République en l'honneur des femmes à l'occasion du 8 Mars a été, dit-on, de son oeuvre. Le mérite du succès de la soirée lui revient totalement. Pour ceux qui le connaissent, on dit de lui, également, qu'il est très discret et attentif. Au sein du CNES, il avait toujours pesé dans les décisions finales.

Lors des contestations organisées par cette structure syndicale autonome, il a joué un rôle actif dans la mobilisation. Aujourd'hui, on dit que le frère du Président a entrepris la médiation entre l'organisation à laquelle il appartenait et les pouvoirs publics.

Au sein de la structure présidentielle, il suit de très près la contestation sociale que connaît ces derniers jours le monde du travail. On dit qu'il aurait même pris attache avec le secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, pour s'entretenir avec lui des évènements que connaît la scène syndicale.

En somme, Saïd Bouteflika constitue un élément très actif dans le staff présidentiel.

Le frère du président de la République, de par sa mission, apparaît comme le véritable numéro deux de la Présidence. A. B.

Le Soir d’Algérie vend. 16 Sam. 17 mars 2001

Belkheir vu par Mahmoudi

« Le parrainage de Abdelaziz Bouteflika par Larbi Belkheir vient nous éclairer sur une facette jusque-là inconnue du personnage. Celle de sa capacité à trahir ceux qui étaient considérés jusque-là comme ses plus proches amis : Chadli Bendjedid et Khaled Nezzar. Car en se faisant ainsi le sponsor de l'actuel locataire d'EI Mouradia, Belkheir n'est pas sans ignorer la haine mortelle que voue ce dernier à l'ancien Président et connaît aussi parfaitement tout le mépris que lui porte Nezzar. Interrogé un peu après l'élection présidentielle d'avril 99 sur ses relations avec Chadli, Larbi Belkheir répondra : « Je ne l'ai plus revu depuis le début de l'année 1994, date à laquelle il m'avait demandé de lui acheter un médicament de l'étranger. » Une façon comme une autre de faire comprendre à qui de droit qu'il avait rompu toutes attaches compromettantes avec un homme que le nouveau Président n'a pas eu honte d'insulter publiquement, croyant, peut-être ainsi, mettre les rieurs de son côté tout en se livrant à des règlements de comptes indignes de la fonction qu'il occupe. Qu'est-ce qui a bien pu, en définitive, pousser l'ancien chef de cabinet de Chadli Bendjedid à renier une amitié de près de trente ans pour aller servir un homme dont les convictions politiques et idéologiques sont aux antipodes de la démocratie, de la liberté de la presse et de la libre entreprise ? Pire que cela, maintenant que Bouteflika a clairement laissé voir ses amitiés islamistes et même sa partialité en faveur des terroristes au détriment de leurs victimes et que le premier cercle présidentiel s'est enrichi d'un nouveau venu de qualité : Attaïlia, la réponse semble couler de source. En effet, seule une communauté d'intérêts aux proportions difficilement imaginables pouvait amener Larbi Belkheir à se découvrir ainsi au risque de laisser apparaître le rôle qui fut le sien durant toutes ces années à la Présidence de la République. »

Extrait du livre Les nouveaux Boucs Emissaires de Abderrahmane Mahmoudi(Pages 66/67)

الثلمود Talmud




dimanche 13 mai 2012

Anzar, le roi des eaux par Mme Alima

Anzar, ou roi des eaux, appartenait à la mythologie populaire dans des temps fort anciens, partagée par plusieurs régions d'Algérie comme les Aurès, la Kabylie, l'Ouarsenis, les monts du Chenoua, la Casbah d'Alger, le M'zab et aussi le Rif marocain.

Anzar était considéré comme le roi des eaux qui gouvernait les rivières, les sources, les ruisseaux, les mers et la pluie. On lui vouait alors un rite connu sous le nom de Boughendja, ou encore Tislit N'Anzar (la fiancée d'Anzar) en Kabylie. Selon la légende, en ces temps-là, existait un grand personnage appelé Anzal qui était considéré le maître des eaux. Il avait vu, alors qu'elle se rafraîchissait comme à son habitude, une jeune filie belle comme la lune, une étoile encore plus belle que les astres des cieux et il en tomba fort amoureux et résolut de l'épouser.

De cette jeune fille, son village disait que « celui qui allait gagner son coeur n'est pas encore né ! » Elle était aussi belle que sérieuse et jamais son coeur n'avait frémi pour un homme. Mais Anzar, c'était aussi le maître des eaux. Un jour donc, alors qu'elle s'amusait à s'asperger de cette eau argentée de la rivière proche du domicile de ses parents, voici Anzar qui se découvre et avance vers elle. La jeune fille prit peur et cria si fort qu'Anzar se retira mais l'image de la belle jeune fille le hantait. Il le lui signifia en demandant sa main par ces propos « Oh toi, étoile plus brillante que les autres donne-mol ton coeur et tu régneras avec moi sur les eaux, si tu refuses je vais assécher cette rivière dans laquelle tu te rafraîchis. » Toute tremblante, la belle jeune fille répondit : « Je t'en supplie, roi des eaux au front couronné de corail, je sais que nous sommes faits l'un pour l'autre mais je crains le qu'en-dira-t-on.» A ces mots, Anzar tourna la bague qu'il avait au doigt et soudain la rivière tarit et disparut. La jeune fille en larmes essaya de l'amadouer en s'écriant : « Oh Anzar, toi floraison des prairies, laisse couler cette rivière et je consens à t'épouser. » Aussitôt, le maître des eaux revint sous la forme d'un grand éclair et la rivière se remit à couler, alors que la terre se couvrit de verdure.

C'est à l'époque où la sécheresse sévissait et que les vieilles femmes se réunissaient pour fixer le jour de la célébration d'Anzar. Au jour-dit, les femmes accompagnées de jeunes chantaient « Anzar, Anzar ! Oh Roi ! Fais cesser la sécheresse et que le blé mûrisse en plaine et dans les montagnes. » L'on escortait en procession une jeune fille pubère et des plus gracieuses. On la parait et on lui mettait du henné pour en faire une fiancée. La plus âgée des femmes procédait à la toilette de la fiancée en se gardant d'être triste, car cela voulait dire qu'elle ne donnait pas de bon coeur la main de la fille à Anzar.

On remettait à la fiancée une louche qu'elle tenait en main, puis la vieille la chargeait sur son dos et on regagnait le saint tutélaire du village ou la mosquée. La fiancée chantonnait : « Oh Anzar, la louche est sèche, toute la verdure a disparu. Le vieillard voûté par le poids des ans entend la tombe qui l'appelle. Mon ventre est stérile et ne connaît pas de progéniture. Ta nouvelle fiancée t'implore, Oh Anzar ! »

Le cortège parcourait ainsi toutes les ruelles du village en s'arrêtant devant chaque demeure et les femmes faisaient leurs offrandes au cortège, certaines se joignant à la procession en criant « Anzar ! Anzar ! Oh roi fais cesser la sécheresse et que le blé mûrisse en plaine et dans les montagne ». Arrivées à destination, la vieille faisait descendre la fiancée d'Anzar et les femmes disposaient les ustensiles pour préparer un repas pour tous avec les offrandes collectées. Après cela, on enlevait les vêtements à la fiancée d'Anzar et on l'enveloppait d'un filet à fourrage, puis la jeune fille s'adressait à Anzar : « Maître des eaux, donnez-nous de la pluie, j'offre ma vie à qui veut la prendre. » C'était autrefois. Aujourd'hui l'islam a fait remplacer cette cérémonie par la prière de l'istis-qua, mais le rite d'Anzar est resté en certaines contrées du pays, prenant souvent le nom de ... Boughendja.

Dictionnaire des noms et prenoms berberes


Shamy Chemini, né en 1944 à It-Braham, en kabylie. Berger et enfant de la terre, à dix-huit ans, il se rend en France pour se faire soigner et suivre les cours du soir. En 1967, il est co-fondateur du groupe Abranis, premier groupe de musique moderne d'Afrique du nord. Il signe avec le groupe six albums. Il participe à la création de quatre radios libres. Il en vient à envisager l'écriture avec une saga de cinq tomes.

Fatm'a Zohra Zamoum née en 1967 à Bordj-Ménaïel en Kabylie. A Alger, elle suit des études à l'école des beaux-arts. A Paris, elle prépare actuellement son doctorat d'Histoire de l'Art. Elle a organisé des expositions de ses oeuvres autant que celles d'autres artistes. Elle a réalisé deux courts-métrages, rédigé et édité un catalogue : les effets du voyage, 25 artistes, 1996, Amsaoui, paris. Elle prépare actuellement son premier roman.



Le bien nommé

Cet ouvrage est le fruit d'une longue recherche sur l'origine des prénoms et des noms dans la partie nord de l'Afrique jusqu'au Sahel, dans des pays tels que la Libye, le . Mali, l'Egypte, la Tunisie, l'Algérie, le Maroc, le Burkirta-faso, la Maurétanie, le Niger et les Iles Canaries. Et cela, afin d'en extraire les survivances Amazigh, et rappeler, s'il le faut, à ceux qui l'auraient oublié qu'avant d'être musulmane, cette terre est Amazigh.

Le prénom avait dans ce territoire, avant d'être banalisé et relégué à une simple désignation, un pouvoir conféré au porteur par ses parents pour qu'il lui soit bénéfique et qu'il puisse en jouir comme un bien.

Au moment de la naissance, tout présage, tout signe lié au temps, à la saison ou la façon, dont l'enfant arrive au monde, intervient dans la nomination. Les parents se laissaient aller, à ce moment là, à une inventivité qui n'est pas sans rappeler celle de la conception même de l'enfant. Ce qui donne au prénom le statut de signature ou de parachèvement de l'oeuvre. Ainsi, chaque nouveau-né héritait de ses parents mais aussi du moment particulier qui l'a vu naître.

Cet ouvrage renoue avec cette tradition puisque bon nombre de prénoms crées par l'auteur sont inspirés de noms donnés aux éléments de la faune et de la flore ou liés aux saisons et aux mythes.

Sa réalisation aujourd'hui répond à plusieurs nécessités :

- Rouvrir un champ d'inventivité populaire longtemps interdit par volonté d'uniformisation forcenée ;

- Permettre à ceux qui souhaitaient s'initier à la langue Amazigh autant qu'à quelques éléments de l'histoire de ce peuple, de le faire d'une manière ludique ; en cherchant un prénom ;

- Collaborer, et je l'espèce, à la conscience qu'en dehors d'une religion, les peuples dt nord de l'Afrique partagent une histoire, des mythes et une culture. Beaucoup de peuples ont réussi à construire ensemble pour moins que cela. Shamy Chemini propose ici plus de deux mille huit cent prénoms de sa création, il a réuni également la majorité des prénoms historiques, des prénoms usuels d'origine Amazigh ainsi que quelques noms de villes numides.

Nous avons souhaité que cet ouvrage ait une forme ludique, les explications sont brèves agrémentées de nombreux dessins qui accroîtront, et nous l'espérons, le plaisir que vous aurez à attendre un enfant et à lui chercher un prénom.

Fatma Zohra Zamoum

samedi 12 mai 2012

Emil Cioran 1911-1995


Emil Cioran (prononcé /tʃjo.ʁan/), né le 8 avril 1911 à Rășinari en Roumanie, mort le 20 juin 1995 à Paris, est un philosophe et écrivain roumain, d'expression roumaine initialement, puis française à partir de 1949 (Précis de décomposition). Il est interdit de séjour dans son pays d'origine à partir de 1946, pendant le régime communiste. Bien qu'ayant vécu la majeure partie de sa vie en France, il n'a jamais demandé la nationalité française. Il a parfois signé sous le nom de « E. M. Cioran ».



fr.wikipedia.org - Emil Cioran

La presse, cote cour par Abed Charef


Ils révèlent en tous les cas que « l'aventure intellectuelle », sur laquelle devait déboucher la création de la presse indépendante, a subi une sérieuse altération, précisément parce que la presse a failli dans une des missions qui en étaient attendues : enquêter, insister sur les faits, refuser de se lais-ser entraîner dans les vérités faciles et dans les certitudes confortables et rassurantes.

Le 4 juin 1991, des personnes, non identifiées, ont tiré sur le Palais du Gouvernement à Alger, à plusieurs reprises. Qui sont ces gens ? Quelle était leur motivation ? On ne le sait pas encore. Smaïl Goumeziane, qui faisait alors partie du gouvernement, le révèle dans son dernier livre, « Fils de Novembre ». Quelques années auparavant, Hicham Aboud, ancien officier des services spéciaux, ancien proche de Mohamed Betchine, et qui devait payer chèrement cette amitié, écrivait un autre livre, La Mafia des Généraux, dans lequel il portait de graves accusations contre Khaled Nezzar. Plus près de nous, la mortde Massinissa Guermah a provoqué le déclenchement d'événe-ments dramatiques en Kabylie. Pourtant, le jeune Guermah n'a pas été « assassiné », comme continue à l'écrire la presse. Tous les témoignages et les faits concordent pour confirmer qu'il s'agissait d'un accident, auquel se sont greffés d'autres faits troublants. Cela n'empêche pas la presse d'écrire, encore aujourd'hui, qu'il s'agissait d'un assassinat. Ces trois faits, avec leurs implications, suffiraient pour montrer à quel point le rêve d'une presse algérienne libre, né dans l'euphorie démocratique de l'après 1988, n'aura été qu'une chimère. Ils révèlent en tous les cas que « l'aventure intellectuelle », sur laquelle devait déboucher la création de la presse indépendante, a subi une sérieuse altération, précisément parce que la presse a failli dans une des missions qui en étaient attendues : enquêter, insister sur les faits, refuser de se laisser entraîner dans les vérités faciles et dans les certitudes confortables et rassurantes.


Pour l'affaire Guermah, les dégâts sont immenses. Des dizaines de morts, toute une région du pays en situation de non gestion, et des fractures psychologiques terribles. Dans tout ce parcours, pourtant, il y avait possibilité de renouer avec les faits. La commission d'enquête sur la situation en Kabylie a rendu ses conclusions, qui sont publiques. La vérité est donc là, connue. Mais pour la presse, il était difficile d'aller à contre-courant. Elle n'a donc pas réussi à rétablir une situation, pour ne pas dire plus, alors qu'elle en avait les moyens.



L'ancien officier de la Sécurité Militaire, Hichem Aboud, en « exil » en France depuis quatorze ans est rentré en Algérie. Chargé d'infiltrer les milieux de l'opposition en Europe, Aboud a finalement réussi à s'imposer en tant que témoin dans l'affaire de l'assassinat de Ali Mecili. L'ancien boy du général Mohamed Betchine, devenu chroniqueur du quotidien du DRS, Echourouk, a sauvé Mohamed Ziane Hasseni, accusé par Mohamed Samraoui d'avoir signé un ordre de mission à Abdelmalek Amelou, assassin de Mecili.


Dans l'affaire Nezzar, l'enjeu est tout aussi évident. Tous les directeurs de journaux connaissent à la fois Hicham Aboud et Khaled Nezzar. Beaucoup connaissent personnellement les deux hommes. Pourtant, un black-out total a été observé sur le livre de Hicham Aboud, alors que ses révélations concernent celui qui a été considéré comme l'homme fort du pays pendant les années les plus difficiles. Là encore, ces informations sont publiques, disponibles dans un livre, accessibles sur Internet.

Les révélations relatives au 4 juin 1991 sont plus délicates à analyser. Celles rapportées par Smaïl Goumeziane permettent de lire, de manière totalement différente, ce qui s'est passé cette nuit-là. Il faut rappeler qu'il s'agit d'une période marquée par la grève générale du FIS, et que pendant que les militants du parti dissous occupaient les places publiques, d'autres hommes tiraient sur le palais du Gouvernement. Et c'est ce soir-là que la démission du gouvernement Hamrouche a été rendue publique. La presse venait de perdre, ce jour-là, le gouvernement qui a fait le plus pour sa liberté depuis l'indépendance. Quatorze ans plus tard, peu de choses ont été écrites sur cette fameuse nuit, durant laquelle tout a basculé. C'était le début du compte à rebours pour la démocratie et les libertés.

Ces silences, ces oublis, ces « trous » sont nombreux. Ils témoignent de la défaillance d'une presse née dans l'euphorie et l'enthousiasme, mais qui n'a pas pu être le témoin de certains moments essentiels de la vie du pays.

On peut aussi, à contrario, s'étaler sur les prouesses de la presse, sur ses « victoires » et les affaires qu'elle a révélées. On peut également s'étaler sur un terrain encore plus facile, celui de la répression exercée par le pouvoir contre la liberté de la presse. Ce sont les méthodes classiques pour commémorer un anniversaire.

Il semble, cependant, plus intéressant de relever les défaillances de la presse, et d'insister sur l'immense gâchis qu'a connu le pays sur ce terrain, ainsi que sur le manque à gagner engendré par la régression des années 1990. En rappelant, par exemple, que lorsque la télévision algérienne était libre, lorsque des cassettes vidéo des émissions de débat politique en Algérie se vendaient sous le manteau dans les pays voisins, El-Djazira n'était pas encore née ! Quinze ans plus tard, la télévision algérienne ressemble plus à celle de la Corée du Nord qu'à celle d'un pays qui hume la liberté, tant il est difficile de savoir, parfois, si on regarde une chaîne algérienne ou une chaîne libyenne.

C'est le côté cour d'une presse qui a peut-être ses lettres de gloire, mais dont les ratés sont nombreux, très nombreux. Ils sont d'autant plus pesants que, face à l'absence de contre-pouvoirs et de recours, la presse est devenue, par la force des choses, le recours ultime et impuissant, - pour, tout un peuple.

Par Abed Charef
Le Quotidien d'Oran Jeudi 16 décembre 2004

mardi 8 mai 2012

L'Etat Major politico-militaire de la revolution : le C.C.E


Le Comité de Coordination et d’Exécution


Hocine AIT-AHMED : 32 ans; militant du P.P.A Chef de l'organisation para-militaire « l'O.S. ». Condamné par les tribunaux colonialistes, gagne le Caire en 1951. Membre du C.R.U.A. en 1954, fait partie du comité qui déclencha la Révolution en 1954. Il fut l'un des dirigeants de la Délégation du F.L.N. à l'extérieur jusqu'au jour du kidnapping de l'avion marocain par les Autorités françaises.

Ahmed BEN BELLA : 38 ans; militant du P.P.A. Chef de l'organisation para-militaire « l'O.S. ». Arrêté lors du « complot » de 1950, il s'évada de la prison de Blida en 1952 et regagna le Caire. Membre du C.R.U.A. il fait partie du comité qui déclencha la Révolution du 1-er Novembre 1954. Il fut l'un des dirigeants de la Délégation du F.L.N. à l'extérieur jusqu'au jour du kidnapping de l'avion marocain par les Autorités françaises.

Rabah BITTAT : 31 ans; militant du P.P.A. Recherché en 1950, il est condamné par contumace lors du « complot ». Membre du Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action, il fait partie du comité qui déclencha la Révolution du 1-er Novembre 1954. Il est arrêté en Février 1955.

Mohamed BOUDIAF : 39 ans; militant du P.P.A. Dirigeant de « l'O.S. » dans le département de Constantine. Condamné par contumace en 1950. Il regagne le Caire en Octobre 1954. Membre du C.R.U.A. fait partie du Comité qui déclencha la Révolution du 1-er Novembre 1954. Il fut l'un des dirigeants de la Délégation du F.L.N. à l'extérieur jusqu'au jour du kidnapping de l'avion marocain par les Autorités françaises.

Mohamed KHIDER : 45 ans; militant du P.P.A. Député M.T.L.D. au Parlement français. Condamné par les tribunaux colonialistes, il regagne le Caire en 1951. Membre du C.R.U.A. Fait partie du Comité qui déclencha la Révolution du 1-er Novembre 1954. Il fut l'un des dirigeants de la Délégation du F.L.N. à l'extérieur jusqu'au jour du kidnapping de l'avion marocain par les Autorités françaises.

Ramdane ABANE : 37 ans ; militant du P.P.A. Arrêté et condamné à six ans de prison lors du « complot » de 1950. Libéré il rejoint aussitôt les rangs du F.L.N. dans la région algéroise. Il organise la centralisation des services de liaisons tant avec l'intérieur que l'extérieur. Il fut l'un des organisateurs du Congrès du 20 Août 1956.

Ferhat ABBAS : 58 ans; pharmacien. Dès la faculté il commence à militer pour la cause nationale. Est le créateur de l'Association des Etudiants Musulmans de l'Afrique du Nord qu'il présida. Elargissant son champ d'action il oeuvre avec l'Emir Khaled. Son action se précise avec la création des Amis du Manifeste et de la Liberté où son rêve d'union du peuple algérien se réalise. Il est l'un des principaux rédacteurs du Manifeste. A sa sortie de prison en 1946 il fonde l'U.D.M.A. dont il dirige les destinées jusqu'au 1-er Novembre 1954. Il rallie le F.L.N. en Mai 1955. Après une période d'activité en Algérie, il est désigné pour renforcer la Délégation Extérieure du F.L.N.

Lakhdar BEN-TOBBAL : 34 ans; recherché et condamné par contumace en 1950 lors du « complot ». Prend le maquis dès cette année. Membre du Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action. Il est l'un des organisateurs du Nord Constantinois et du Congrès du 20 Août 1956. Est nommé chef de la Wilaya du Nord-Constantinois après la mort de Youssef Zirout.

Abdelhafid BOUSSOUF : 31 ans; militant du P.P.A. Membre du Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action. Fut l'un des organisateurs de l'Oranie. Devient chef de la Wilaya d'Oran après le Congrès du 20 Août 1956. Membre du Comité National de la Révolution Algérienne.

Mahmoud CHERIF : 43 ans; sorti d'une école d'élèves officiers; participe à la guerre 1939-1945 comme l'un des plus jeunes officiers de l'armée française. Il démissionne à la suite des événements de Mai 1945. Rentré en Algérie, il milite activement au sein du mouvement nationaliste de l'U.D.M.A. et l'administration française le poursuit. Quelque temps après le déclenchement de la Révolution, il rejoint le maquis. II y dirige un commando, puis une zone. Par la suite il est nommée chef de la Wilaya I (Aurès-Némenchas).

Belkacem KRIM : 35 ans; recherché par les Français pour son activité patriotique, dès 1947 il décide de prendre le maquis où il continue de militer activement. Il fut condamné à mort par les tribunaux français pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Membre du C.R.U.A., il fit partie du Comité qui déclencha la Révolution le 1-er Novembre 1954 puis dirigea la Kabylie. Il fut l'un des organisateurs du Congrès du 20 Août 1956.

Mohamed LAMINE DEBAGHINE : 40 ans; docteur en médecine. Il organise le premier noyau des intellectuels au sein du P.P.A. et accède au Comité Directeur de ce parti en 1942. Il maintient la permanence de l'Organisation durant la dure période de clandestinité 1945 et 1946 puis préside le groupe des députés M.T.L.D. Il rallie les rangs du F.L.N. en Décembre 1954 et, après une période d'activité en Algérie, il est désigné pour renforcer la Délégation Extérieure dont il est l'un des dirigeants. Il est aujourd'hui responsable de cette délégation.

Abdelhamid MAHRI : 32 ans; militant du P.P.A. Ancien responsable de l'Organisation M.T.L.D. en Tunisie. Rappelé à Alger, il dirige la presse arabe du mouvement. Il rallie le F.L.N. en Juillet 1955. Après une activité en Algérie, il est désigné à la Délégation Extérieure du F.L.N.

Amar OUAMRANE : 38 ans; militant du P.P.A. arrêté et condamné à mort lors du complot de Cherchell en 1945. Amnistié en 1946, il reprend son activité au sein du P.P.A. Recherché par la police française il prend le maquis en 1947. Il est condamné à mort une seconde fois par contumace par les tribunaux colonialistes pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Membre du C.R.U.A. il est l'un des organisateurs de la Révolution en Algérie avant d'être spécialement désigné comme chef de la Wilaya de l'Algérois. Participe activement à l'organisation du Congrès du 20 Août 1956. Après le kidnapping de l'avion marocain, il est désigné pour renforcer la Délégation Extérieure.

EL Moudjahid Numéro 11 - 1 Novembre 1957


lundi 7 mai 2012

Kabylie assassinee de Said Kaced


Sans autre prétention que celle de témoigner, le texte se donne à lire comme un grand reportage avec des images-choc.

Par N. Sebti

Meziane Ourad, l'auteur de la préface, souligne, non sans raison, que Kaced " a pleuré son livre ". Les mots qui le composent sont, en effet, autant de larmes. Des larmes couleur d'indignation. De colère. De révolte.

De solidarité surtout avec les jeunes de Kabylie qui ont opposé à la puissance d’acier et de feu du " pouvoir assassin " leur générosité, leur témérité et leur incommensurable rage d'en finir avec la hogra. En guise d'incipit, Kaced retient " Béni Douala ", choix de coeur et de raison.

Car tout est parti de cette daïra avant que les flammes de la colère n'embrasent les autres contrées de la Kabylie. La " bavure " du gendarme, un certain 18 avril 2001. De là les événements s'enchaînent dans une chronologie qui épouse la configuration du drame. Une chronologie qui n'est pas froide, qui n'est pas mécanique car l'auteur prend le soin tatillon de l'habiller de commentaires tous azimuts qui nous éclairent sur l'insoutenable légèreté de ces fous qui nous gouvernent. Des interrogations qui sont aussi autant d'insondables énigmes surgissant à l'articulation des événements.

Le premier chapitre s'appelle la " La bavure ". Le mot est mis entre guillemets. Une manière pour l'auteur de prendre sa distance avec cette thèse. Il penche pour l'autre, celle " des ordres venus d'une insondable autorité ". Il souligne la troublante coïncidence entre la bavure de Beni Douala et la provocation d'Amizour.

samedi 5 mai 2012

sheol شعلة




vendredi 4 mai 2012

La culture pedophile des MOUDJAHIDINES Afghans


J'ai mis , il y a un an de cela, un reportage sur les moudjahidines afghans pédophiles, en qui le Coran fait un éloge a celle-ci pour tous ceux qui meurent au nom de leur dieu Mohamed; le reportage américain a été enlevé quelque temps plus tard. Le reportage est très connu mais introuvable pour des raisons liées aux lobbys criminels de l’organisation internationale des musulmans, financée par les immoraux émirs du golf qui sèment la guerre civile en ce moment mêmes dans les pays des sous-êtres qui s'auto-appellent arabes par ignorance et esclavagisme envers les peuples païens de la péninsule, en oubliant d'appliquer ce qu'ils appellent la démocratie dans leur pays "trou du cul" de pétrole.

La pédophile a été pratiquée et exhortée par le prophète de l’islam Mohamed lui-même, SANS GÈNE aucune ET ELLE EST MÊME RÉPANDUE DANS LA PLUPART DES PAYS MUSULMANS ... la cause vous l'entendrez dans cette vidéo québecoise (c'est la vidéo la plus soft):


Dominic Maurais en entretien téléphonique avec un militaire qui parle de la culture homo et pédo des Afghan ainsi que du Man Love Thursday en Afghanistan

Illusions, desillusions et espoirs, de Bouzid Benkherouf

N'est-il pas dangereux de dire tout haut ce que l'on pense en Algérie ? (Vincent Bouba)

Non . Je ne crois pas ... Du moins, plus maintenant…Cette liberté de ton que nous envient beaucoup de pays du monde arabe, à commencer par nos voisins immédiats que sont la Tunisie et le Maroc, est le fruit d'une longue lutte ... Aujourd'hui, en Algérie, à condition de rester poli, vous pouvez vous adresser au maire de votre commune, au policier ou au gendarme, de manière directe et sans langue de bois ... Les mentalités ont beaucoup évolué dans ce domaine…A titre d'anecdote et pour bien illustrer cette liberté de ton, je vous livre une blague populaire qui a fait le tour de l'Algérie : savez-vous quelle est la différence entre BOUMEDIENE et BOUTEFLIKA ? Eh bien avec Boumediene, c'était " MOTUS ET BOUCHE COUSUE ", dorénavant avec Bouteflika, c'est " CAUSE TOUJOURS " ...
In entrealgerieetfrance.blogspot.com

jeudi 3 mai 2012

Les Harkis, histoire, memoire et transmission


Les Harkis, histoire, mémoire et transmission

Par Fatima Besnaci-Lancou, Benoît Falaize, Gilles Manceron



Fatima Besnaci-Lancou, née en 1954 à Novi (nom actuel : Sidi Ghiles), près de Cherchell, en Algérie, est un écrivain français, connue pour son travail de mémoire sur la population harki en France.

Elle dirige le numéro 666 de la revue Les Temps Modernes, consacrée exclusivement aux harkis sous le titre Harkis - 1962-2012, les mythes et les faits.

mercredi 2 mai 2012

Nadine Gordimer - Les Mots et les Actes

Nadine Gordimer est une écrivain sud-africaine née à Springs le 20 novembre 1923. Elle a reçu le prix Nobel de littérature en 1991. Elle a combattu l'apartheid.

Issue d'une famille bourgeoise, de père juif et de mère anglaise, elle fut élevée dans la religion chrétienne, et elle grandit dans l'environnement privilégié de la communauté anglophone blanche, mais n'en demeure pas moins sensible aux inégalités raciales et aux problèmes sociopolitiques de son pays. Elle rédigea sa première nouvelle à l'âge de neuf ans, nouvelle inspirée par la fouille par la police de la chambre de sa domestique noire. C'est par le biais de l'écriture qu'elle choisit de s'engager peu à peu contre le système de l'apartheid. Elle fut proche de l'ANC de Nelson Mandela. L'essentiel de son œuvre, de facture classique, en témoigne largement aujourd'hui et la lecture de ses écrits enseigne une douloureuse page d'Histoire. Cependant, sa talentueuse célébration des paysages sud-africains et son amour pour cette terre 'odorante et colorée' -qu'elle n'a pas quittée- ajoutent humanité et chaleur à ses écrits.

mardi 1 mai 2012

Les Francophones et les Islamistes (FIS)



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