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mardi 31 janvier 2012

Le soleil noir de la poesie


« L’activité poétique pour moi a toujours été liée à l’expérience vécue. J’ai toujours eu pour objectif de rapprocher l’expérience vécue du texte écrit. Je ne conçois pas une poésie qui soit seulement le produit d’une activité mentale. Elle est le produit d’une activité générale qui met en cause l’esprit, les sens, le sexe, la peau, et aussi l’histoire de l’individu, l’histoire collective. Toute mon expérience poétique s’articule autour de cette perspective : la poésie doit changer la vie. »

André Laude, né le 3 mars 1936 à Paris où il est mort le 24 juin 1995, est un poète et journaliste français. On a écrit d’André Laude qu’il était un « soleil noir de la poésie ». Noir d’une existence. Noir du refus anarchiste de se soumettre. Noir du désespoir qui a souvent accompagné son existence et qui a contribué à sa fin. Soleil de la révolte qu’il a toujours porté très haut. Soleil de l’éclairage qu’il a donné de l’oeuvre des autres : amis et compagnons trop méconnus, artistes emprisonnés et bâillonnés. Soleil des mots qu’il a aimés.

fr.wikipedia.org - André Laude

lundi 30 janvier 2012

ammi Mouloud


C'est un petit article sur ammi Mouloud, que je viens juste de découvrir sur cette page djamalh.blogs.nouvelob17s.com.

Ça fait un bout de temps que je n'ai pas " navigué " entre les étroites rues d'Alger a la recherche d'un petit coin livresque ou je pouvais trouver parci-parla un bouquin faisant date et imprimé sur le territoire national d'avant l’indépendance.

Pour ammi Mouloud, j'allais le voir soit pour acheter des livres ou les lui vendre. Parfois, ils refusaient de m'en acheter non parce que le livre n’était pas " intéressant " pour la periode mais pour des raisons qui touchent globalement le mental des algériens qui depuis que je me souvienne de son histoire tumultueuse je l'ai jamais vu avoir de l'interet pour la lecture, et pour le livre en général, sauf dans les années 70 ou la jeunesse de ce temps était beaucoup plus libéral que celle qui l'a précédée et ou la lecture des romans a l'eau de rose et ceux des auteurs sympathisants avec la Révolution avait un certain aura plus au moins versé en aval des autorités officielles que le lectorat francophone...

Ainsi le pétrole après avoir pollué les terres et les cieux, et fait plusieurs guerres dans le monde, a fini par englouer l’esprit des algériens dans son gluant obscurantisme car il est difficile aujourd'hui de rencontrer quelqu’un qui n’incarne que lui-même et ses pensées. On préfère s'effacer ou réfléchir ses intimes apparences intérieures pour mieux les cacher et les ressortir après drôlement déformées jusqu'au ridicule.

ps : ammi pour ceux qui ne le savent pas se donne a une personne dont on a le respect et pas forcement un lien de parente avec. ammi veut dire oncle du frère et khali oncle de la soeur.

samedi 28 janvier 2012

Paris plus loin que la France de Ghania HAMMADOU


"PARIS PLUS LOIN QUE LA FRANCE" DE GHANIA HAMMADOU
Un père sans visage

Alors Lila murmura à Meriem : " Bientôt vous irez vivre à Paris : c'est encore plus loin que la France, c'est Khalti Fettouma qui le disait hier après-midi."

Comparé à l'impressionnante bibliographie littéraire née de la Seconde Guerre mondiale, le nombre d'ouvrages, tous genres confondus, alimentés par notre Guerre de Libération nationale est carrément ridicule.

Aujourd'hui encore, il est rare qu'un catalogue éditorial français ne mentionne pas le récit ou le roman évoquant ou relatant, fut-ce en arrière-fond d'une intrigue fictive, des événements liés a l'occupation allemande.

On considère que c'est là une façon parmi d'autres d'éviter que les mémoires ne s'effacent au point que les peuples soient tentés de ressusciter les monstres qui ont embrasé le monde durant plusieurs années. Certes, la littérature n'a jamais eu la puissance d'empêcher les grands affrontements

- en a-t-elle eu seulement la prétention ?
- mais on peut lui contester sa contribution a la réflexion sur la paix et la grande part qu'elle a prise dans le développement de la connaissance et de la compréhension mutuelle entre les hommes.

Certains penseurs algériens observent non sans raison que nous n'avons pas su raconter a nos enfants cette immense épopée dont l'épilogue a été achevée il y a prés de quarante ans. Ils ajoutent même que nous l'avons a mal racontée — le nous regroupant les écrivains, les historiens, les dramaturges et les cinéastes - que, tout compte fait, il n'est pas plus mal que nous n'en parlions plus.

vendredi 27 janvier 2012

Said Mekbel - UNE MORT A LA LETTRE


Saïd Mekbel : UNE MORT À LA LETTRE
Monika Borgmann
2008
ISBN 978-2-912868-47-3


« Lorsque je suis arrivée en Algérie, la peur, les menaces et la violence avaient déjà poussé de nombreux intellectuels à l’exil. Je voulais comprendre pourquoi certains ne cédaient pas à cette peur, à ces menaces, à cette violence, pourquoi ils restaient en Algérie alors que d’autres quittaient leur pays.

Lors de mon premier rendez-vous, en novembre 1993, avec Saïd Mekbel, directeur et chroniqueur du quotidien francophone Le Matin, celui-ci évoqua ses liens d’amitié avec le journaliste et écrivain Tahar Djaout et le sentiment d’impuissance absolue qui l’avait envahi lorsque ce dernier avait été assassiné. Il parla des métamorphoses de sa peur et de ses tentatives pour comprendre les raisons secrètes du meurtre de Djaout et des autres. Il plongea dans le passé et se remémora sa vie clandestine sous Boumediene, la torture, et cette absurde relation de pouvoir qu’il avait alors entretenue avec ses bourreaux. Puis il revint au présent et développa dans les grandes lignes sa théorie des « meurtres pédagogiques ». Il réitéra plusieurs fois son désir désespéré de vivre assez longtemps pour pouvoir transmuer son vécu en oeuvre littéraire.

dimanche 22 janvier 2012

Kateb Yacine - ecrivain public


Le service de la Recherche la RTF présente
dans la série
un certain regard
KATEB YACINE
écrivain public
une émission de Charles Haroche et Isidro Romero

dimanche 15 janvier 2012

La poudriere algerienne


"La poudrière algérienne" (Histoire secrète d'une République sous influence) que viennent de publier les éditions Calmann-Levy sous la signature de deux journalistes français, Pierre Dévoluy, grand reporter à RMC et Mireille Duteil, journaliste au Point, est truffé de révélations sur les coulisses de la politique algérienne depuis décembre 91.

mercredi 11 janvier 2012

Abed Charef - Octobre (L'extreme-gauche)

Si le PAGS et le courant islamiste agissent plus ou moins à découvert, et ont des responsables connus, il est par contre difficile de dire quel est le poids réel des organisations d'extrême-gauche. Le Groupe Communiste Révolutionnaire (GCR), l'Organisation Révolutionnaire des Travailleurs (ORT) et le Mouvement Communiste Algérien (MCA) ont publié, le 21 décembre, une déclaration commune appelant à boycotter les élections présidentielles prévues pour le lendemain. Dans une déclaration séparée, l'Organisation Socialiste des Travailleurs (OST) appelle elle aussi au boycott.

Le GCR a été créé officiellement en 1977, par les anciens militants proches d'une Association Générale des Etudiants Algériens (AGEA) dans l'émigration. C'est un « groupe sympathisant » de la 4ème Internationale. Il recrute essentiellement dans les milieux universitaires, et il est aussi présent dans le mouvement culturel berbère.

L'ORT est née d'une scission au sein du GCR, en 1984. Elle est plus présente au sein des travailleurs. Quant au MCA, il a été créé en août 85, au sein d'une mouvance apparue au début des années 80 autour de la revue Thagrawla (Révolution).

dimanche 8 janvier 2012

Le deni des cultures


Le déni des cultures
Hugues Lagrange

Présentation de l'éditeur
La plupart des hypothèses visant à expliquer la dérive des cités sensibles (chômage, délitement de l'autorité...) font l'impasse sur sa dimension culturelle. Et quand elles la mentionnent, c'est pour la caricaturer sous les traits d'un communautarisme dont on stigmatise les expressions en négligeant les discriminations et la ségrégation qui l'alimentent. C'est contre ce double déni que s'élève Hugues Lagrange. Loin de considérer les constructions culturelles des quartiers d'immigration comme des produits d'importation marqués d'une irréductible altérité, il y voit le fruit d'une douloureuse confrontation entre des héritages culturels, des tentations de " re-traditionalisation "et une société d'accueil elle-même victime d'un grand backlash idéologique et moral. Il distingue ainsi les expériences migratoires (celles des Maghrébins ne sont pas celles des Africains du Sahel ou des Turcs), détaille les mécanismes d'ethnicisation des quartiers et dresse un portrait sans fard des rapports entre les sexes ainsi que de l'autoritarisme masculin qui prévalent dans les cités.


Biographie de l'auteur

Hugues Lagrange est sociologue (CNRS, Sciences Po). Il a notamment publié La Civilité à l'épreuve. Crime et sentiment d'insécurité (PUF, 1995), De l'affrontement à l'esquive. Violences, délinquance et usages de drogues (Syros, 2001), Demandes de sécurité. France, Europe, Etats-Unis (La République des Idées/Seuil, 2003), et Emeutes urbaines et Protestations. Une singularité française, avec M. Oberti (Presses de Sciences Po, 2006).

www.amazon.fr - Le déni des cultures (Hugues-Lagrange)
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