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samedi 8 décembre 2012

Proces des assassins presumes de Merbah


Pres de trois ans après le meurtre de l'ancien Premier ministre et président du MAJD, ses tueurs présumés vont être présentés devant la Cour criminelle de Tizi Ouzou dont la troisième session s'ouvre aujourd'hui. Quarante-neuf personnes sont impliquées dans cet attentat, le premier contre une personnalité politique de grande influence. Kasdi Merbah a été assassiné le 21 août 1993 à Bordj El-Bahr (est d'Alger) avec son fils Hakim; son frère Abdelaziz, son chauffeur Ait Mékidèche El Hachemi et son compagnon Nasri Abdelaziz. Les deux voitures, qui les transportaient, avaient été attaquées en plein centre de ce quartier, près d'Alger-Plage où Merbah possédait une résidence d'été. C'est en quittant sa villa que l'embuscade a eu lieu, l'attentat avait soulevé une foule d'interrogations sur ses commanditaires. Malgré une revendication du GIA, des compagnons du défunt et des membres de sa famille ont refusé de croire à cette thèse. A l'appui de leurs doutes, le professionnalisme avec lequel l'assassinat avait été exécuté.




La piste d'un groupe armé islamiste avait été aussi contestée, par le FIS, par le biais de l'instance dirigée par Rabah Kebir. Le GIA, qui était alors en phase de formation, avait pourtant revendiqué sa responsabilité dans cet assassinat dans un communiqué signé " commission juridique, d'information d'orientation politique ".

C'est cette piste que les services de sécurité ont suivie. Quelques semaines après l'attentat, ils ont annoncé l'arrestation de 36 personnes impliquées directement ou Indirectement. Les mis en cause avaient été présentés le 30 septembre 1993 devant le procureur de la République près la Cour d'Alger qui les avait placés sous mandat de dépôt.

Plusieurs chefs d'inculpation avaient été retenus contre eux dont : meurtre avec préméditation, atteinte à la sûreté de l'Etat, constitution de groupe armé, port d'armes prohibées et vols qualifiés.

Les trois principaux inculpés, Mazari Tayeb, Ait Aïssa Rachid et Boukersi Djamel étaient des militants du FIS et résidaient à Ain Taya. Abdelkader Hattab, liquidé depuis par un groupe armé rival, avec son épouse et huit de ses compagnons, avait été accusé d'être le cerveau de l'attentat.

R.N. (Liberté N1140 lundi 24 juin 1996)

Hassan Hattab est né le 14 janvier 1967 à Rouiba, à une quinzaine de kilomètres à l’est d’Alger. Adepte des arts martiaux, il fait beaucoup de sport mais échoue au bac. Il effectue son service national à l’école des troupes aéroportées de Biskra. C’est là qu’ils se lie avec Amari Saïfi et Abbi Abdelaziz, qui deviendront ses deux lieutenants et auront comme nom de guerre « Abderezak El Para » et « Okacha El-Para ».

Il quitte l’armée en 1989 et subit de plein fouet la poussée de fièvre islamiste. Mécanicien à l’hôpital de Rouiba, il adhère au FIS et prend le maquis en 1992. Il adhère au GIA, mais travaille sous la férule de son oncle Abdelkader Hattab, dit Mouloud, qu’il tuera en 1994 sous l’instigation de l’émir Abou Abdellah Ahmed. A partir de cette année-là, il est le chef de la zone 2 et dirige les maquis kabyles. En mai 1994, il est promu au rang de membre permanent du majliss échouri du GIA. A partir de 1996, il commence à prendre ses distances du GIA et deux ans plus tard, en septembre 1998 après avoir structuré son groupe, le Gspc, il fait scission avec Antar Zouabri et proclame la création du Groupe salafiste pour la prédication et le combat.

In : http://www.algerie-dz.com/article631.html
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