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jeudi 20 décembre 2012

Le male arabe en mal d'erection


Ils vont encore assaillir nos écrans, ces prétendus hommes de bien qui sèment le vent et font le dos rond au moment de la tempête. A peine a-t-on évoqué la piste islamiste après les attentats de Madrid qu'ils se sont répandus en dénégations. Ils répètent à qui veut les entendre que l'islam n'a rien à voir avec le terrorisme. Information à vérifier lorsqu'elle vient de ceux qui se drapent dans le manteau de l'islam pour s'assurer l'impunité. Pourtant les messages revendiquant les massacres portent la même estampille. Il n'y a que la signature et la chronologie qui diffèrent. A New York et à Madrid, c'est la griffe de Ben Laden et le message de haine délivré après l'horreur. Au Caire et à Alger, l'incitation à la haine religieuse et à l'intolérance a un visage et une identité. Le moindre sermon sur la zakat s'accompagne de la désormais obligatoire sortie contre les juifs et les chrétiens.

Ces enfants gâtés de l'islam qui se proclament héritiers des prophètes, faute d'être reconnus comme tels, repoussent toujours plus loin les limites de l'absurde. Ils ne reculent devant rien puisque la communauté les déifie et que leurs éventuels contradicteurs sont paralysés par la peur. Ben Laden, l'androïde qui a échappé à ses créateurs américains, se terre dans les grottes afghanes mais des milliers de ses semblables diffusent ses messages via les minarets et les satellites. Tout est bon pour la cause, le badinage avec l'histoire comme le grossier mensonge. Prompts à se prévaloir de leurs propres turpitudes, ils le sont aussi pour accuser les autres des malheurs du monde musulman. Les autres, ce sont inévitablement les descendants des tribus impies de naguère, ces juifs et ces chrétiens, que les armées du Prophète reviendront décimer. Il ne faut pas vous étonner de les entendre un jour accuser le Mossad et la CIA d'avoir assassiné les trois khalifes éclairés (Omar, Ali et Othmane). Et lorsqu'ils daignent se rapprocher un peu des temps moderne, c'est pour mieux vilipender les mêmes, encore eux. Ce sont les juifs et les chrétiens qui ont armé le bras de Kamel Atatürk pour qu'il abolisse le khalifat ottoman. Voilà la raison de vivre, et de tuer, de l'islam politique. C'est pour faire revivre l'empire ottoman qu'il fait défiler des jeunes filles voilées à Paris. Le khalifat ottoman ne s'est pas décomposé. Il n'est pas mort par asphyxie, faute de liberté et d'oxygène. Il a été détruit par l'Occident impie, jaloux de sa puissance et de ses fastes. Ah ! Qui dira les splendeurs de l'Empire ottoman ? L'empire au délicieux parfum de décadence, avec ses eunuques, ses émirs qui contemplaient, sans bourse délier, les évolutions lascives de leurs courtisanes. Qui dira les enchantements du khalifat ottoman et de ses harems ?

Voilà bien la source principale de leur nostalgie et l'objectif inavoué de leur combat. Ils rêvent toutefois de joutes pour lesquelles ils ne seraient pas si bien armés. A en croire des études récentes, le citoyen arabe (mâle) impuissant à relever les défis de l'histoire, le serait aussi devant le sexe dit faible. En somme, l'adversité serait femme de nos jours et érigerait un mur briseur des phantasmes arabes. Selon le journal en ligne Elaph, ce phénomène porte un sérieux coup à l'orgueil de l'homme arabe qui ne cesse de clamer et de vanter la virilité ancestrale et ses performances.



Cette vanité serait battue en brèche par les diagnostics médicaux et par les réalités du marché qui révèlent une consommation astronomique de produits destinés à stimuler l'ardeur évanescente des mâles arabes. Il se confirme, en particulier, que la consommation du « Qat » par les Yéménites réduit sensiblement leur vigueur sexuelle. L'étude réalisée par le journal en ligne révèle aussi que le très puritain royaume d'Arabie Saoudite figure en tête des pays consommateurs de remèdes contre l'impuissance. Le royaume wahhabite occuperait le quatrième rang dans le monde et la première place dans le classement arabe. Le pays consacrerait 140 millions de riais par an à ces produits et plus de la moitié de cette somme irait au Viagra, présent en Arabie Saoudite depuis 1998. Depuis quelques semaines, des spots publicitaires vantant l'efficacité d'un nouveau produit le « Sanafi » sont diffusés à la télévision. Ce spot qui suscite la controverse montre une tente montée autour d'un piquet et un verre enfoncé dans le sol d'où émerge une paille.

En dehors des causes physiologiques comme le diabète qui sont à l'origine des troubles de la sexualité (52 % des cas), les médecins mettent en avant les facteurs psychologiques (48 %).

Wajiha Huweidar
Dans cette deuxième catégorie figurent essentiellement des jeunes comme en témoignent les pharmaciens. Eléments aggravant, le mâle arabe a honte de révéler cette carence puisque moins de 15 % des personnes affectées s'en ouvrent à leurs médecins.

Il est à craindre que ces troubles du mâle arabe ne s'aggravent à la lecture de certaines opinions féminines le concernant. Wadjihat Alhoweidar, écrivaine saoudienne, tient ses concitoyens et les hommes arabes en général en piètre estime. Elle dit préférer mille fois le célibat au mariage avec un homme arabe. « Ils sont émasculés dès la naissance, sont incapables de donner et ne sont donc pas en mesure de bâtir une existence digne pour qui que ce soit. Il n'y a pas d'exception à la règle qui veut qu'une personne qui n'a rien ne peut rien donner. »



S'en prenant plus particulièrement aux hommes du Golfe, Wadjihat leur reproche d'être totalement imbus d'eux-mêmes et complexés. A tel point, dit-elle, « qu'ils souffrent d'impuissance et qu'ils dépensent des fortunes en stimulants sexuels pour se donner l'illusion de la virilité. Ils ne peuvent se libérer de la tare du tribalisme qui les dirige et qui les prive de tout ce qui est beau dans la vie ».

Ce n'est pas la seule femme à avoir la dent dure. Carmen Ben Laden qui fut mariée au frère d'Oussama, Yeslem, est, elle aussi, entrée dans l'arène. Elle a commencé par publier un livre Le Voile déchiré dans lequel elle raconte ses dix ans de vie conjugale avec le milliardaire saoudien. Elle affirme qu'une partie des gains réalisés par les entreprises du groupe Ben Laden va au chef de l'organisation Al Qaïda. Elle dit aussi avoir des preuves sur les accointances de son ex-mari avec l'organisation terroriste.

Rachid Ghannouchi, le chef des intégristes tunisiens, réfugié dans son sanctuaire londonien, ignore apparemment l'existence d'Al Qaïda. Il a condamné naturellement les attentats de Madrid mais il m'a surtout appris une nouvelle. C'est dans les pays démocratiques occidentaux que les musulmans peuvent être libres et heureux. Dans ce cas, cher monsieur, pourquoi vous obstinez-vous à vouloir transformer votre pays, et les nôtres, en républiques islamiques ?

Ahmed Halli (Le Matin N3669 mardi 16 mars 2004)
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