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mercredi 12 décembre 2012

Bouteflika reponds a SOUADIA (LOUL)


" Les campagnes nourries par certains médias ne sont autres que croassements de corbeaux, croassements de grenouilles et parasitage de traître. " C'est ainsi que le président de la République a répondu à ceux qui, depuis quelque temps, tentent d'alimenter le doute, à partir de certaines capitales étrangères, sur la situation sécuritaire et des droits de l'homme en Algérie. En affirmant depuis Berlin, où il est arrivé avant-hier, qu' " un livre sans consistance, d'un style pauvre n'atteindra pas notre moral ", Abdelaziz Bouteflika se dit connaître " parfaitement les milieux (qui sont) derrière de telles pratiques ", avant d'évoquer " Certaines voix qui encouragent le gribouillis d'écrivains jusque-là méconnus de tous, qui étaient dans les prisons pour des erreurs commises au sein de l'institution militaire et écrivent n'importe quoi. " Le chef de l'État fait allusion à Souaïdia, dont le pamphlet La Sale Guerre a donné l'aubaine à certains cercles de s'attaquer à l'Armée populaire nationale. Des attaques auxquelles répondra Bouteflika dans son discours devant la communauté algérienne en Allemagne. Il dira que l'institution militaire " malgré ses lacunes et ses carences, à l'instar des autres institutions de l'État, a su préserver durant la décennie noire et sanglante certaines valeurs dont l'unité territoriale, l'unité du peuple algérien et ses institutions et le régime républicain, qui est l'une des constantes nationales ". Si le président de la République a repris son bâton de pèlerin pour défendre l'honneur des institutions algériennes, un discours suffira-t-il, à lui seul, pour contrebalancer une campagne médiatique qui, elle, dure depuis des mois et ne semble pas prendre fin ? En deux semaines seulement, les partisans du " qui tue qui ? " ont animé, dans la capitale française, deux conférences-débat. Les " vedettes " ne sont autres que les deux apprentis auteurs de La Sale Guerre, Souaïdia, et de Qui a tué à Bentalha ?, Nasroullah Yous, encadrés, évidemment, par des milieux qui ne sont pas étrangers à l'opinion algérienne et que Abdelaziz Bouteflika se dit " connaître parfaitement ". Le silence des officiels des semaines durant sur les attaques, dont l'ANP fut la cible, a donné libre cours aux diverses supputations qui, au fil des jours, se sont transformées en véritables accusations contre l'institution militaire, et cela sans que personne prenne sa défense.
Francis Jeanson

Bernard-Henri Lévy
D'autant plus que les médias lourds nationaux sont devenus depuis quelques années une véritable forteresse inaccessible à tous ceux qui peuvent, à force d'arguments, changer le cours des débats et fixer l'opinion publique, nationale et internationale sur les réels tenants et aboutissants de la situation sécuritaire en Algérie.

Pourtant, cette opinion a connu un revirement extraordinaire, il y a de cela deux années, lorsqu'une contre-campagne médiatique a été menée par plusieurs personnalités algériennes et étrangères, en Algérie et à l'extérieur, à savoir Bernard Henry Lévy et l'ancien " porteur de valises " pendant la Guerre de libération nationale, Francis Jeansen. Mais depuis, c'est un véritable retour à la case départ qui s'est effectué. Et remonter la pente ne pourrait se faire par le biais de discours conjoncturels.

SAID RABIA
Liberté mercredi 4 avril 2001

fr.wikipedia.org - Francis Jeanson
fr.wikipedia.org - Bernard-Henri Lévy
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