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vendredi 23 novembre 2012

Emeutes de Constantine (1986)

Émeutes Constantine 2010

Le coup suivant est moins connu aujourd'hui parce qu'il a été moins médiatisé et moins bien encadré par les récupérateurs. Ce sont les émeutes de Constantine en novembre 1986, dont voici ce que disait " Libre Algérie " : « Cette insurrection s'est étendue dans le temps : elle a duré au moins quatre jours à Constantine. Il y a eu au moins dix morts, des centaines de blessés, des centaines d’arrestations (…) » Et " El Badil " : « Les évènements de Constantine se sont étendus à d'autres villes dont : Annaba, Batna, Bejaia, Blida, Collo suivis par les manifestations à l’université " Babezzouar " d'Alger, créant ainsi un climat de solidarité nationale. » Affrontements acharnés, destruction de marchandises et de biens de l'Etat, la chape de béton du régime, construite à la hâte et sans protection sismique, est définitivement fissurée.

In : www.bellesemotions.org

L'Est de l'Algérie, en particulier Constantine, Sétif et Annaba, a connu de violents affrontements en novembre 1986. Parties de revendications lycéennes puis estudiantines les manifestations de novembre ont embrasé toute la ville de Constantine, concernant en premier lieu les jeunes et les milieux populaires. La violence de la répression policière fut à la hauteur des dégradations opérées dans le centre ville contre tout ce qui représentait 1'Etat. Autrement dit, l'explosion sociale mérite une analyse qui dépasse les simples faits de délinquance ou les revendications explicites.

Il est encore trop tôt pour poser les questions vraiment pertinentes à ces mouvements sociaux et pour y répondre. On ne fera ici que tracer les lignes générales d'un tel questionnement. Auparavant, on présentera une chronologie de ces luttes urbaines, rapportant certains détails méconnus jusqu'alors, pour servir les analyses futures.

In : aan.mmsh.univ-aix.fr
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