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mardi 27 novembre 2012

Belaid Abdesselam, Je sais qui sont les ennemis de l'Algerie

Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire arabophone El-Khabar El-Ousboui, l'ex-Chef du gouvernement a tiré à boulets rouges sur le général Mohamed Touati.

Il a qualifié Mouloud Hamrouche de liquidateur de la politique de Boumediene, a fait endosser une part de responsabilité à Ahmed Taleb-Ibrahimi, dans l'intervention de l'ANP lors des évènements d'octobre 1988, et a considéré, dans le même entretien, la création du FIS comme l'élément salvateur du pouvoir qui allait « tomber », au début des années 1990.

Après presque deux, années de silence, Bélaïd Abdesselam sort de son mutisme et règle ses comptes. Abordant la crise que vit l'Algérie, il nous renvoie aux évènements de 1988, qui, d'après lui, ont été confectionnés par Chadli et L'hadi Khediri pour desserrer l'étau qui bloquait les réformes lesquelles réformes, dit-il, allaient à rencontre de la politique économique de Boumediene. Dans ce domaine, Bélaïd Abdesselam, affirme que « Hamrouche n'a jamais été un réformiste, mais un liquidateur».

Durant la même période, précise Bélaïd Abdesselam, la mise en avant sur la scène politique du FIS dissous a été la carte salvatrice d'un pouvoir qui allait rendre l'âme. Sur les évènements de Kabylie, l'ex-Chef du gouvernement n'exclut pas la double complicité « des parties au pouvoir » et de « la main étrangère », « car, argumente-t-il, la France n'a jamais cessé de caresser le rêve de diviser l'Algérie ». Il rappelle à ce propos la proposition des autorités coloniales aux Mozabites de construire un Etat indépendant, et la vision colportée actuellement par les médias français et selon laquelle l'unité nationale n'a jamais existé en Algérie. Parlant du pouvoir et des luttes claniques, Belaïd Abdesselam dira que les clans ont, de tout temps, existé, à la seule différence que « les anciens dirigeants avaient le sens du nationalisme » alors que « les responsables actuels sont mus par leurs propres intérêts ». Dans le même sillage, il accuse « certains responsables à la tête de l'ANP qui n'ont jamais cru en ce pays ». Il cite notamment le général Touati, qu'il qualifie de laïco-assimilationniste et qui, d'après lui, « faisait partie de ceux qui, pendant la période coloniale, pensaient que le sort de l'Algérie était lié à celui de la France ». Revenant sur sa démission à la tête du gouvernement en 1993, Belaïd Abdesselam précise : « Je n'ai pas démissionné, c'est le général Touati qui m'a démis de mon poste à cause de mon discours sur les laïco-assimilationnistes. » Dans le même ordre d'idées, l'ex-Chef du gouvernement explique les évènements qui caractérisent actuellement la scène politique, relevant d'un plan de déstabilisation pour amener Bouteflika à démissionner de son poste. S'agissant du volet économique, le chantre de « l'économie de guerre » a estimé que l'Etat doit investir au lieu d'attendre la venue de capitaux étrangers.

B. Takheroubt
(L'Expression mercredi 12 septembre 2001)





www.belaidabdesselam.com
fr.wikipedia.org - Belaïd Abdesselam
www.presse-dz.com - Le général Touati répond à Belaïd Abdesselam
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