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vendredi 9 novembre 2012

Alger


« Prendre Alger, c’était prendre l’Algérie. Tous les groupes en compétition se sont affrontés pour contrôler la capitale », souligne l’historien Benjamin Stora. Quand les Algérois virent pénétrer dans leur ville les chars de Boumediene, ils crurent d’abord que c’était, comme chaque jour, Gillo Pontecorvo, le réalisateur de La Bataille d’Alger, qui dirigeait son film. Ils pensèrent que des chars français avaient été amenés sur les lieux du tournage pour les besoins d’une reconstitution. Puis ils comprirent qu’ils étaient bien algériens et transportaient de véritables soldats. Une autre bataille d’Alger se préparait. Moins violente, mais tout aussi décisive pour l’avenir du pays. Dans les mois qui suivront l’indépendance, ceux de l’extérieur soumettront ceux de l’intérieur. Et, après les avoir écartés du pouvoir, les effaceront des livres d’histoire.

www.monde-diplomatique.fr - Urbanisme, une autre bataille d’Alger
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