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samedi 16 juin 2012

Mourad Dhina et les juifs



DES ISLAMISTES ALGÉRIENS CONTACTENT UN REPRÉSENTANT DU LOBBY JUIF

Les Djaz'aristes du FIS font alliance avec des proches de Sharon

Même si le dossier du FIS est définitivement clos, ses ramifications, notamment le courant de la Djaz'ara (algérianistes), demeure actif. Ainsi, à l'instigation de Mourad Dhina, dirigeant islamiste exilé en Suisse, les islamistes algériens ont alerté une organisation juive américaine pour interdire aux officiels algériens l'accès au territoire américain.

Les anciens Djaz'aristes du FIS installés en Suisse n'ont rien trouvé de mieux que de s'allier à une ONG juive américaine qui fait partie du lobby juif américain, proche du Premier ministre israélien, Ariel Sharon, pour discréditer le gouvernement algérien! Ainsi, Mourad Dhina, accusé de trafic d'armes au profit du GIA en 1994 et scientifique en exil en Suisse, a délégué un de ses hommes de confiance, Dr Mohamed Anouar Koutchoukali, afin de prendre contact avec l'Américain Richard Krieger, président de l'International Educational Missions (IEM) et président du conseil américain de l'Holocauste. Cette ONG fait partie du réseau juif américain proche de l'AIPAC et est en relation avec le puissant groupe extrémiste sioniste " Anti-Diffamation League ".

L'objectif du groupe de Dhina est d'interdire l'accès aux Etats-Unis d'Amérique à tous les officiels algériens et même de les y faire juger pour avoir « perpétré des massacres contre la population algérienne », selon le comité Justicia Universalis, un appendice des Djaz'aristes en Suisse et en Europe, utilisé fréquemment dans des affaires liées aux droits de l'homme en Algérie.

Forts de la présence de Anouar Heddam, l'ancien dirigeant du FIS exilé à Washington, les islamistes de la Djaz'ara entendent bénéficier du soutien de l'IEM pour traduire des officiels algériens en justice.

Ils font appel à Richard Krieger qui est un des relais les plus efficaces du lobby juif américain et qui avait organisé, quelques années auparavant, une émigration massive vers le continent américain de réfugiés juifs venant d'Ethiopie, Cambodge, Vietnam, Nicaragua, Roumanie, Russie, Soudan et d'Iran. Krieger, considéré comme un « chasseur de nazis», avait été l'initiateur d'une banque de données sur les nazis tortionnaires, criminels de guerre, génocidaires responsables d'abus en matière de droits de l'homme. C'est à ce titre que les Djaz'aristes algériens lui font appel afin d'organiser une sorte de remake de cette « chasse à l'homme » qui concerne les officiels algériens en déplacement aux Etats-Unis. Ce n'est pas la première fois que les islamistes exilés à l'étranger, notamment le groupe de Dhina qui comprend Abbas Aroua, Mustapha Habbès, Hassan Ouchène, Mourad Ould Adda et Anouar Heddam, initient ce type de projets. Déjà, durant des années, ils ont tenté de faire accréditer les thèses du FIS auprès des ONG et de la CDH de l'ONU (Commission des droits de l'homme) à Genève sans y parvenir face à l'autorité diplomatique de Mohamed Salah Dembri, représentant de l'Algérie à la CDH, qui fut même pris à partie physiquement par ce groupe d'islamistes. Mais la nouveauté réside dans cette alliance avec le lobby pro-sioniste et les passerelles montées entre le mouvement islamiste algérien et les juifs américains, inaugurées au début des années 90 par une collaboration étroite avec le penseur Noam Chomsky dans le cadre des éditions Hoggar Print.

Ce retour au-devant de la scène alors que des anciens du FIS dont Rabah Kebir ont adhéré à la politique du président Bouteflika renseigne sur la réorganisation des structures djaz'aristes à l'étranger sous couvert de l'immunité politique offerte par quelques Etats européens. La mouvance est en train de se réorganiser sérieusement depuis l'exil « sanitaire » de Abassi Madani en Malaisie, où il a rejoint la figure la plus dangereuse de ce mouvement, Tidjani Boudjelkha, ancien professeur à l'USTHB de Bab Ezzouar et un des idéologues de ce que fut le FIDA, le groupe terroriste le plus organisé et le plus meurtrier à l'égard des intellectuels algériens. Une proximité qui vise à torpiller la réconciliation nationale prônée par le pouvoir algérien.

Le Quotidien d'Oran mardi 25 mai 2004
MOUNIR B.
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