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lundi 14 mai 2012

Said Bouteflika, de l'universite a la presidence

Avant de rejoindre El-Mouradia, il était considéré comme un élément actif du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES).

Physicien de formation, il enseignait à l'université de technologie Houari-Boumedlène de Bab Ezzouar.

Au lendemain de l'investiture de Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême en 1999, on lui confie le poste de conseiller du Président.

Sa vivacité syndicale lui a permis d'être un membre actif lors de la campagne électorale des dernières présidentielles.

Au sein du staff présidentiel, il constitue, avec Rachid Marif, directeur du protocole présidentiel, un duo sur lequel compte énormément le président de la République.

Mais de l'avis de tous les observateurs, Saïd Bouteflika est considéré comme la cheville ouvrière de la présidence de la République. Mieux, on dit de lui qu'il est l'oeil du Président.

Il supervise et soigne l'image de marque du premier magistrat du pays.

La gestion de l'information, il lui accorde une importance capitale. L'organisation du dîner offert par le président de la République en l'honneur des femmes à l'occasion du 8 Mars a été, dit-on, de son oeuvre. Le mérite du succès de la soirée lui revient totalement. Pour ceux qui le connaissent, on dit de lui, également, qu'il est très discret et attentif. Au sein du CNES, il avait toujours pesé dans les décisions finales.

Lors des contestations organisées par cette structure syndicale autonome, il a joué un rôle actif dans la mobilisation. Aujourd'hui, on dit que le frère du Président a entrepris la médiation entre l'organisation à laquelle il appartenait et les pouvoirs publics.

Au sein de la structure présidentielle, il suit de très près la contestation sociale que connaît ces derniers jours le monde du travail. On dit qu'il aurait même pris attache avec le secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, pour s'entretenir avec lui des évènements que connaît la scène syndicale.

En somme, Saïd Bouteflika constitue un élément très actif dans le staff présidentiel.

Le frère du président de la République, de par sa mission, apparaît comme le véritable numéro deux de la Présidence. A. B.

Le Soir d’Algérie vend. 16 Sam. 17 mars 2001
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