Recherche personnalisée

mardi 21 février 2012

Le FIS et le terrorisme au coeur de l'enfer de Mohamed Issami


ÉDITION : "LE FIS ET LE TERRORISME AU COEUR DE L'ENFER" DE MOHAMED ISSAMI
Témoignage sur une décennie noire
Il a passé une dizaine d'années à suivre l'évolution de l'ex-parti islamiste depuis sa naissance.

La situation politique du pays et le forcing que ce parti essayait d'exercer sur l'ensemble des espaces et au niveau de la société ont commencé à lui faire voir " un FIS à l'intérieur du FIS légal ".

Il s'agit du journaliste algérien Mohamed Issami qui, depuis 1994, s'est consacré aux études sur " l'islam activiste " et le terrorisme islamiste. Dans son livre Le FIS et le terrorisme, au coeur de l'enfer qui vient de sortir, le premier d'une série actuellement en chantier et qui portera sur le même thème, notre confrère prévient qu'il s'agit là d' " un témoignage sur une décennie de sang et de destruction ", qui se voudrait " une contribution pour l'écriture de l'histoire ". L'ouvrage en question, 445 pages, bien documenté, incluant des photos des dirigeants et activistes du FIS, des communiqués et autres pièces ayant trait à la subversion terroriste, est structuré en trois grandes parties qui débordent sur une postface intitulée Le pouvoir et la lutte antiterroriste. Dans cette dernière partie, l'auteur déplore la " dissimulation de la réalité globale du terrorisme islamiste dans toutes ses dimensions ", ne partage pas cette " concession de plus " aux activistes islamistes, qui se sont vus pardonner " leurs crimes abominables ", tout en craignant " un retour à la case départ ".

Minbar El-DJOUMOUA Bulletin N13 Mercredi 11 Mars 1992


Mohamed Issami, qui a essayé de suivre le FIS pas à pas durant sa période légale et dans son basculement vers le terrorisme, qui a tenté de dégager, dans son premier nouveau-né, " les liens entre le FIS et le terrorisme islamiste en Algérie ", sans omettre de nous éclairer sur " ses différentes organisations et leurs dirigeants au niveau national et à l'étranger ", lance comme un couperet " une décennie après son interdiction, le FIS n'a pas fini de parler et de faire parler de lui ".

Et presque malgré lui, le souci de rétablir la vérité l'emporte. " Entre le pardon nécessairement douloureux des atrocités que le FIS a laissées dans son sillage et l'improbable oubli du sang versé, il reste la vérité à établir ", écrit-il.

HAFIDA AMEYAR

Le FIS et le terrorisme au coeur de l'enfer,
Le Matin-Éditions,
septembre 2001.

Le journaliste Mohamed Issami, de son vrai nom Mohamed Rouabhi, a été retrouvé mort lundi 19 avril 2010 dans sa chambre à l’hôtel El Manar de Sidi Fredj (www.latribune-online.com).
Recherche personnalisée