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lundi 27 février 2012

L'Algerienne ou la resistance au feminin

L’Algérienne ou la résistance au féminin
Avant 1954, le voile était général Aujourd'hui, il est minoritaire. Le visage dévoilé de la femme — y compris celle qui porte le « hidjab » —


C'est un article de Rachid Boudjera publié le mercredi 2 octobre 2002 (N3230) sur les colonnes du journal Le Matin assassiné par Bouteflika ... ou il commence par " avant " pour finir par " après " ; on retrouve cette thématique temporel (le temps est pure révolution, nuit-jour, 24 h - 24, cercle de l'horloge, pi ...) dans l'extrait du livre publié hier, dont j'ai passé toute la journée a m’imprégner du texte; le livre est en deux tomes avec plusieurs centaines de pages.

Donc, comme je le disais, ce communiste écrivain arabo-franc aux politiques obscures qu'il s'agisse de sociologie ou d’économie, nous fait d’emblée entrer en pleine " djahilia " moderne ou les femmes algériennes avant 54 étaient toutes voilées, corps et visage, et ce n'est qu’après l’avènement du terrorisme de 54 contre les civils colons de la France qui les a fait sortir de leur grotte rituelle hanbalite pour servir les plus basses besognes de la Révolution (thème temporel du cercle de l’horloge qui revient toujours a son point de départ). ... laïque, religieuse !!! ... ils disent l’indépendance !

Boudjedra a du cultiver une HAINE incroyable (sic) envers le FIS qu'il ne sait plus faire la différence entre la pudeur et l’animalité sexuelle des arabes dont il s’identifie a coeur joie. Il est tellement obsédé par le cauchemar des talibans ou des saoudiens wahhabistes, pour qui la femme est un insecte sans âme, qu'il fustige même Frantz Fanon pour son ignorances des excès des savants (sic) musulmans dans leur science du vagin et de la nature de la femme : est-ce un être humain ou un être diabolique ...

Donc, tenez-vous bien, la Révolution de 54 a libéré la femme algérienne pour en faire quoi : une combattante, une moudjahida, une pute pour le renseignement, habillée a l’européenne, une poseuse de bombe, faucheuses d'enfants, un agent secret qui entre et sort des maisons sans que personne ne puisse y faire quelque chose, un agent de liaison, de propagande ... et après 62 ! une mouquère, une bétonnière de bébés la zine la fhama, cachée, elle est la HONTE et l'HONNEUR, triangle sacré plus que la Kaaba !

CAR
ELLE EST RIEN sauf UN TROU OBSCUR OU L'HOMME JETTE SA SEMENCE SANS AMOUR MAIS AVEC LE PLAISIR DU DÉGOUT ! ...

qui des années plus tard fera naitre des " hommes " au comportement (code génétique) criminel !

Elle est enfin revenue, L’HÉROÏNE, wonderwoman, a sa nature première : tentatrice et maline, faible mais faiblesse de l'homme ... avec ses cheveux, son visage, sa poitrine, son ventre et ses jambes qui rendent l'animal musulman furieux de désire ...

Car UNE ne lui suffit pas parce qu'il es UN, DIEU, comme DIEU ; il lui faut beaucoup pour qu'il puisse prouver sa virilité : esclaves, libres, de la petite fille au bébé du berceau,

LA PENSÉE DE L'HOMME ARABE (en occurrence Mohamed et sa pensée a travers le SUNNISME) ET DE BOUDJEDRA en particulier EST TELLEMENT AU-DESSOUS DE LEUR CEINTURE QU'ELLE prendra jamais son envol vers l’égalité des sexes ...

C'est un article Hilarant pour ceux qui veulent perdre leur temps ou l'écrivain glorifie la BARBARIE MILITAIRE des caporales français devenus Les Généraux de l’après indépendance de l’Algérie Française, sans jeter une seule pierre, un seul caillou a celui qui a ordonné de commettre cette barbarie : Mohamed.

Pourquoi ? parce ce que c'est un lâche, Rachid est un communiste QUI CRAINT DIEU !!! comme la plupart des écrivains qui ont écrit contre les fondamentalistes sans avoir la gentillesse de nous dire que l'idéologie des islamistes est la SUNNA et le CORAN de Mohamed qui est la base de leur terrorisme (djihad).

Comme les occidentaux, vis-a-vis des orientaux idéologiquement , ils disent tous apporté la Civilisation mais en Vérité ils n'apportent avec que leur désespoir, leur cupidité et la Mort qui le poursuivent toujours la ou ils mettent les pieds que la Malédiction, en DISANT, avec une CROIX ou un BISMILAH :

ON A DÉCOUVERT UN NOUVEAU MONDE ...

après avoir massacré ses habitants et détruit leurs villages !

Boudjedra, tu me dégoutes toi valet de bouteflika, et quand je lis, malgré moi, tes textes, je VOMIS d'horreur !
De toi, Ânier des Dictateurs,  la francophonie ne retiendra que le déshonneur des Lettres !

by Sais Abdelkrim, zawali, 27 février 2012, Mohammadia.

Début de l'Article

Qui sait que les femmes suisses n'ont obtenu le droit de vote que très récemment ? Une bizarrerie, peut-être, mais elle est significative d'une chose. Les différentes sociétés humaines ne fonctionnent pas toujours de la même façon. Je ne sais pas si les femmes suisses ont pris un jour le maquis. Si elles ont résisté. Par contre, les femmes algériennes ont pris le maquis. Elles ont résisté. Mieux, elles ont mené les plus grandes résistances. On pense tout de suite à La Kahina et à sa résistance à Okba Ibn Nefaâ. On pense aussi à Lalla Fatma n'Soumer, dont le courage face à la barbarie de ses assassins est un exemple édifiant. Torturée pendant deux mois, elle ne céda pas aux ennemis.

Aujourd'hui, l'exemple suisse n'est qu'une illustration qu'une société très évoluée et très riche n'est pas exempte de contradictions étonnantes, les femmes algériennes prennent d'assaut d'énormes espaces qui leur ont été fermés pendant longtemps. D'abord elles se sont battues contre elles-mêmes. Leurs propres familles. Les préjugés stupides des hommes. Mais elles ont résisté et continuent à le faire. Toujours debout face à l'adversité impitoyable, à l'instar de Hassiba Ben Bouali dynamitée par ce gentleman de l'horreur qu'est Bigeard dans son refuge souterrain. A l'époque, aucun homme n'avait protesté contre cette bravoure, cet héroïsme pudique, modeste et souterrain. Tous les Algériens à l'époque n'étaient pas des héros, mais certaines Algériennes étaient des héroïnes qui n'avaient pas froid aux yeux. Alors pourquoi ce revirement des hommes (pas tous les hommes, certes, mais beaucoup d'hommes !) vis-à-vis des femmes dans notre pays ? Il n'y a pas que le fanatisme religieux qu'il faut incriminer. Celui-ci est d'une lecture facile, voire simpliste. Il y a autre chose. Beaucoup d'autres choses qui sont tant de l'ordre de l'inconscient collectif que de l'ordre de la conscience sociologique. Affaire complexe. Beaucoup plus complexe que ne le pensait Frantz Fanon dont la lecture féministe péchait — peut-être — par excès de générosité et de passion, dans son livre : Révolution algérienne en l'an V.

Le voile n'a jamais été une invention ou une volonté coloniale. Il est arrivé bien avant 1830, tout le monde en conviendra. Il n'est même pas arrivé avec les conquérants musulmans. Mais dans la première période de la décadence musulmane, avec les Fatimides qui voulaient en rajouter par rapport au dogme musulman pour faire oublier leur scission vis-à-vis du khalifat central installé, à, l'époque, à Baghdad entre les mains des Abbassides, qui venaient d'étrenner leur victoire sur les Omeyades de Damas. Grâce à ces mêmes Fatimides, l'Afrique du Nord hérita des dogmes les plus puritains et les plus durs, ceux de l'imam Hanbal en particulier ! Nos voisins égyptiens eurent la chance d'hériter d'un dogme plus souple et plus ouvert, celui de l'imam Chafie. C'est avec l'installation de ces différents rites que le voile fit son apparition. La voilette était de l'ordre de l'hérésie puisque aucun texte ni aucune exégèse ne l'évoque. Frantz Fanon ignorait tous ces détails et croyait que la Révolution algérienne, dans laquelle la participation de la femme était importante, allait balayer tous ces archaïsmes et tous ces préjugés dont les Algériennes étaient victimes. C'était faire fi des pesanteurs tant historiques que sociologiques. Une mentalité archaïque et séculaire ne se démantèle pas en quelques années quand elle a mis quatorze siècles à se cristalliser, à se durcir et à se scléroser.

Certains croient même à une régression de la condition féminine dans le pays. Ceci aussi est une aberration ! Parce que l'histoire ne régresse jamais et qu'elle peut reculer pour mieux sauter ; de même la femme algérienne ne régresse pas. Mieux, elle avance. Avant 1954, la femme ne posait pas, ne faisait pas problème. Aujourd'hui elle est au centre de la vie politique et sociale du pays. Elle est aussi au centre d'une polémique formidable. Pas par hasard. Mais parce qu'elle a surgi — brutalement et violemment — en tant qu'entité sociale politique et surtout psychologique. En réalité, c'est psychologiquement que le bât blesse et que le recours au bâton est facile. Concrètement, l'homme algérien s'est trouvé confronté à une situation où la femme n'est plus un objet, cette chose voilée, séquestrée et honteuse; mais un être qui agit et réagit. Un être qui le remet en question. Qui prouve tous les jours qu'il est compétent, intelligent, audacieux et courageux. Cette attitude naturelle fait peur à l'homme, elle le dévirilise, lui ôte ses prérogatives de mâle. Et les mutations sociologiques aidant, il se retrouve devant un phénomène qu'il ne comprend pas, qui le bouleverse et qui l'effraye, parce qu'en face de lui il a découvert brusquement un être humain, un être social qu'il avait jusque-là gommé.

Avant 1954, le voile était général. Aujourd'hui, il est minoritaire. Le visage dévoilé de la femme — y compris celle qui porte le « hidjab » — lui a restitué son humanité confisquée pendant des siècles. Et à la limite, le « hidjab » est un progrès parce que le visage reste découvert, c'est une transition acceptable, une forme de différenciation pour certaines femmes. C'est en ce sens qu'il n'y a pas régression. Bien au contraire. La réalité a besoin de paliers, d'étapes et de transitions pour s'installer. On a l'impression que pour certains Algériens, la femme était la dernière preuve de leur affirmation en tant que mâles, en tant de machos. Voilà qu'elle leur échappe. Voilà qu'ils n'ont plus réellement la mainmise sur elle. Voilà que leur volonté de puissance s'effiloche. Voilà qu'ils n'ont plus d'esclaves à malmener, à maîtriser ou de moins en moins car ils savent que cela ne se passe plus comme avant, dans l'obéissance aveugle et la soumission totale. L'homme algérien sait — confusément — que quelque chose a irrémédiablement basculé à ce sujet. Et c'est cette confusion qui le rend excessif.

Paradoxalement, c'est lui qui a peur. Pas la femme ! Parce que ceux qui veulent l'intimider, ceux qui l'agressent et ceux qui veulent lui dicter sa conduite du haut de leur vindicte et de leur aigreur ont la trouille. Par le fait même qu'elle existe. Mais ceux-là mêmes oublient que leur mère est une femme, que Khadidja et les épouses de Mohamed étaient des femmes. Que Chajarat Eddour, qui avait été une reine de l'empire musulman, était une femme. Des femmes qui ont toujours résisté.

R.B.
Le Matin mercredi 2 2 octobre 2002

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