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dimanche 5 février 2012

Djamel Souidi


Né à Blida en 1944, il est devenu informaticien en 1966 et a dirigé plusieurs centres de calcul. En 1982, il abandonne tout et va faire des études d’histoire, discipline qui le passionnait depuis longtemps. Après un doctorat à Paris en histoire maghrébine médiévale, il dirige des travaux de recherche sur Achir, première capitale des Hammadites.

Spécialiste notamment des royaumes berbères musulmans, il avait toujours été à la fois révolté et peiné que les recherches historiques dans notre pays ne disposent ni de diffusion ni de promotion dans la société. Cette situation, de même qu’un goût prononcé pour la littérature, l’avait amené à s’engager dans le roman historique.

Ainsi paraît Amastan Sanhaji, un prince dans le Maghreb de l’an mil (Ed. L’Harmattan, Paris, 2000, et Casbah, Alger, 2001), roman à la fois instructif et passionnant qui a connu une suite. Djamel Souidi a supervisé le programme « Histoire et patrimoine » de l’Année de l’Algérie en France, en 2003. Il a été président d’une Association de protection du patrimoine et responsable de la collection Histoire des éditions du Tell.

On lui doit aussi un dictionnaire des grands personnages de l’histoire ancienne de l’Algérie ainsi que les textes de L’Algérie vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand. Enfin, Djamel Souidi a été un homme d’une gentillesse et d’une droiture rares et ce n’est pas pour sacrifier au genre de la nécrologie. Il manquera vraiment à ses proches, à la recherche historique, au roman historique aussi, et aux habitants de Timimoun qui l’avaient adopté.

Ameziane Farhani
El Watan le 20.02.11

Yamzal Al-Zanati. Tlemcen Au Temps Des Zayyanides (13e Siècle)
Souidi, Djamel
Editeur : Tell
Date de parution : 08/06/2011
EAN13 : 9789961773451

Le Maghreb « uni » ne s’est jamais remis de l’effondrement de la dynastie des Almohades (Al Mouwahiddun) vers 1269. Depuis l’Empire romain qui avait dominé l’Afrique du Nord, cette partie du monde s’était toujours illustrée par les divisions. Le rêve « d’unité divine » de Mahdi Ibn Tumart, fondateur de la dynastie des Almohades, n’a pas résisté à l’épreuve du temps.

pt.wikipedia.org (Página de um corão andaluz)
سورة الليل عدد آياتها 21
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ وَاللَّيْلِ إِذَا يَغْشَى * وَالنَّهَارِ إِذَا تَجَلَّى * وَمَا خَلَقَ الذَّكَرَ وَالْأُنْثَى * إِنَّ سَعْيَكُمْ لَشَتَّى * فَأَمَّا مَنْ أَعْطَى وَاتَّقَى

Ibn Tumart, qui était arrivé à conquérir des terres ibériques, avait eu une descendance qui n’avait pas sa stature. Son disciple Abdalmumin Al Kumi, né à Nedroma, avait certes voulu être le digne successeur de Ibn Tumart en fédérant les tribus de l’Atlas marocain et de l’ouest algérien, mais avait agi d’une manière cruelle. « Lorsque les Mouwahiddun de Abdelmumin déferlèrent de leurs hautes montagnes, ils emportèrent tout sur le passage et leur pouvoir s’étendit de l’Océan à l’Egypte », écrit Djamel Souidi dans Yamzal Al Zanati, Tlemcen au temps des Zayyanides, roman historique paru aux éditions du Tell. L’histoire raconte que Abdalmumin avait massacré la population de Tlemcen pour l’obliger à s’incliner devant le drapeau rouge et noir des Almohades et rompre avec la fidélité aux Almoravides (Al Mourabittoun), ce qu’Ibn Tumart n’aurait probablement pas accepté. Les Almoravides avaient régné de 1040 à 1147. Ils avaient construit, entre autres, les grandes mosquées de Tlemcen et d’Alger.

A la chute des Almohades, défaits par les rois chrétiens d’Espagne, Yaghmurassan Ibn Zayan, chef de la tribu zénète des Abdalwadides, proclame la dynastie des Zayyanides à Tlemcen en 1239. Dix ans auparavant, les Banu Hafs avaient fondé la dynaste hafside en Tunisie. Les Banu Marin avaient attendu 1244 pour proclamer la naissance de la dynastie des Mérinides avant la prise de Marrakech qui était la capitale des Almohades. Une longue période d’instabilité allait commencer. Héros fictif, Yamzal, qui porte le nom d’un village indien, est fils de l’aristocratie zayyanide. Chef militaire, il va mener plusieurs batailles. Yamzal assiste à un conseil au Mechouar, lieu de résidence de Yaghmurassan Ibn Zayan, l’Aguellid (guide). Le sultan consulte les sages sur la suite à donner à un message de Abou Youcef Yacoub Al Marini, l’émir de Fès, demandant une trêve. « Il désire proclamer le djihad et passer en Andalousie pour combattre les chrétiens. Qu’en pensez-vous ? », demande Yaghmurassan. Les avis sont partagés. Hanina, la sœur aînée de l’Aguellid, intervient : « La guerre est dévoreuse d’hommes. Accepte cette trêve. Notre peuple pansera ses blessures. » Les Zayyanides avaient perdu beaucoup d’hommes à la bataille de Oued Isly face aux troupes mérinides. Ils avaient été trahis par les Maghrawa et les Toudjin.

« A la fin de la guerre, l’émir Abou Youcef Yacoub les a protégés et les a fait escorter par une nombreuse troupe dans la plaine du Chélif et dans l’Ouarsenis. Pour les récompenser, il leur a offert des centaines de chevaux de races, des armes, de l’or, des esclaves... », dit Ali Malah, un proche du sultan. Yaghmurassan décide de la trêve.

Abu Youcef Yacoub fera quatre expéditions en Espagne avant de mourir en 1286 à Algésiras de mort naturelle. La plupart des émirs Mérinides avaient été victimes d’intrigues de Palais. Pris par la tentation de restaurer la dynastie Almohades, les Mérinides sont revenus plusieurs fois à la charge jusqu’à occuper Tlemcen en 1299. Abou Al Hasan Ben Othman était allé jusqu’à Tunis abattre les Hafsides en 1347 et installer la dynastie mérinide sur tout le Maghreb. Tunis et Tlemcen n’avaient pas cessé de résister. « En 1281, l’armée de Fès était en marche pour nous attaquer, sous prétexte, selon les émissaires de l’émir Abou Youcef, que notre Aguellid avait maltraité les tribus maghraoua et toudjin », narre Yamzal. Il raconte les préparatifs de la bataille : « Les étendards des différentes unités claquaient au vent alors que l’émir, ses caïds et ses fils passaient en revue les troupes. Plus de dix mille hommes, mais disait-on, l’adversaire était deux fois plus nombreux ».

Les mercenaires chrétiens, qui offraient leurs services autant aux Zayyanides qu’aux Mérinides, étaient les mieux équipés avec leurs cuirasses de fer et leurs boucliers de peau d’oryx. Des mercenaires qui avaient, parfois, participé à des assassinats de palais. Les deux armées s’affrontaient aux cris « d’Allah Ouakbar ». Signe d’une décadence annoncée. Car, au lieu de fédérer leurs forces pour contrer les ennemis du Nord, les dynasties maghrébines s’entretuaient pour que chacune domine l’autre. « Tous ceux qui occupèrent Tlemcen l’aimèrent et chacun y apporta une part de lui même. Les uns élevèrent des mosquées et d’autres des palais : certains le cernèrent de murailles crénelées et de tours carrées ; quelqu’un eut l’idée de paver les rues et un autre de creuser des bassins d’eau », raconte Yamzal qui a connu Grenade, Fès et Tunis. Les Mérinides avaient construit la mosquée Sidi Boumediene à Tlemcen. Djamel Souidi a imaginé, à la manière des films épiques, le fils du héros, Yamzal Al Zanati, raconter l’histoire de son père à partir de feuilles écrites par le défunt et cachées dans un sac en cuir.

« Ô toi qui lira un jour ce que fut la vie, les rêves, les désirs et les actes de mon père Yamzal Ibn Wanoudin Al Zanati, appelle sur lui la miséricorde de Dieu, et rappelle-toi que notre peuple a connu bien des dangers, des turbulences et des bouleversements mais que jamais il n’accepta de capituler devant ceux qui tentaient de l’asservir », écrit le fils de Yamzal. Sous forme romancée ou pas, l’histoire de l’Algérie médiévale reste encore à écrire et à découvrir.

Le passé n’éclaire-t-il pas l’avenir ?

Djamel Souidi a déjà publié Amastan le Sanhaji, un prince dans le Maghreb de l’an Mil, l’histoire d’un chef de tribu des Sanhanja qui se met au service de la dynastie ziride. Les Zirides (qui avaient rompu avec les Fatimides) avaient régné sur une partie du Maghreb à partir de 973 avant d’être défaits par les Almohades. « J’ai beaucoup travaillé sur l’histoire d’Algérie et à chaque fois que je rencontrais des personnages intéressants, je les mettais sur fiche. Il y a eu une accumulation au fil des ans. Vous savez, certains personnages sont cités çà et là mais en éclair. D’autres, au contraire, sont plus présents et même pesants. Leurs actes ont été consignés par des chroniqueurs ou alors ils ont laissé eux-mêmes des traces écrites. Ce sont donc les personnages que nous renvoient ces sources que j’ai retenus, ceux qui ont influencé la vie politique, sociale et culturelle », a expliqué l’historien Djamel Souidi dans un précédent entretien à El Watan.

Yamzal Al Zanati (El Watan), Tlemcen au temps des Zayyanides, Djamel Souidi, 239 pages, éditions du Tell

Interview avec l'historien et écrivain Djamel Souidi
El Watan 14 décembre 2006
Ameziane Ferhani
Djamel Souidi. Historien et écrivain
Sur les traces des grandeurs oubliées

Toute histoire est appelée à être racontée, celle avec un grand H aussi. Voilà un homme qui, pris à 38 ans de passion pour le passé, a abandonné une carrière d’informaticien pour aller l’étudier. Après avoir appris, il s’est mis à écrire des romans pour nous faire découvrir la période médiévale de l’Algérie et ses richesses insoupçonnées.

Vous avez rédigé les textes qui accompagnent les photos de Yann Arthus-Bertrand pour « L’Algérie vue du ciel ». Qu’en avez-vous retenu ?

Quand j’ai reçu les photos, j’ai été vraiment étonné. C’était la première fois que je voyais l’Algérie comme ça. Une découverte fantastique, surtout pour les lieux que je connaissais, mais au ras du sol. Cela m’a permis de faire des recherches sur chaque sujet. Une photo de Djelfa par exemple, il fallait s’interroger pourquoi cette ville était née là, s’était inscrite dans ce paysage et pas un autre. J’ai eu ainsi l’occasion de faire de la géographie historique de l’Algérie.



Juste après, vous avez publié votre ouvrage sur les personnages de l’histoire ancienne*. Comment avez-vous procédé ? Y avait-il des choix à faire ?

Comme j’ai beaucoup travaillé sur l’histoire d’Algérie, à chaque fois que je rencontrais des personnages intéressants, je les mettais sur fiche. Il y a eu une accumulation au fil des ans. Vous savez, certains personnages sont cités çà et là mais en éclair. D’autres, au contraire, sont plus présents et même pesants. Leurs actes ont été consignés par des chroniqueurs ou alors ils ont laissé eux-mêmes des traces écrites. Ce sont donc les personnages que nous renvoient ces sources que j’ai retenus, ceux qui ont influencé la vie politique, sociale et culturelle.

Si on vous demandait, de manière bien sûr arbitraire, pour lequel de ces personnages vous avez le plus d’inclination, sinon d’affect, lequel choisiriez-vous ?

Au niveau des politiques, c’est sans conteste Jugurtha. C’est un personnage complexe qui dépasse de loin ce qu’on en a fait. Il n’était pas seulement un héros, un guerrier mais un fin stratège. Il a joué, il a pesé, jusqu’à Rome d’ailleurs, il a composé. C’était vraiment un homme politique profond. Au bout, il n’a pas atteint ses objectifs mais çà, c’est l’histoire. Rome était à son apogée et personne ne pouvait alors l’arrêter. L’autre qui me fascine, c’est Ibn Khaldoun. Je le trouve très contemporain, pas seulement par ses écrits, mais par sa vie. Il était très ambitieux et voulait accéder aux postes les plus importants, sur les traces de ses grands-parents. Il s’est même compromis dans des coups d’Etat, des complots. Et arrivé au terme de sa vie, il s’est complètement remis en cause. Il se retire de la vie politique et découvre alors qu’il peut écrire et commence une oeuvre immense. Bien sûr, il y en a d’autres, parfois méconnus, comme El Abouli, un mathématicien hors pair du XIIIe siècle.

Est-ce que vous avez trouvé un point commun entre tous ces gens ?

Ce qui est remarquable chez les hommes de science et de culture de cette période, c’est leur grande mobilité. On est en pleine période médiévale et on a l’impression pour cela que c’était fermé, arriéré. Pas du tout. Ils partaient sans arrêt à la découverte d’autres savoirs. Ils parcouraient toutes les grandes cités d’Algérie qui toutes rivalisaient de savoir. Les personnages dont je parle suivaient quasiment le même cursus : la connaissance de base auprès des maîtres de leur ville, puis le départ vers d’autres villes du pays, puis plus loin, vers Fès, Cordoue ou Grenade, Le Caire, Damas, Baghdad, jusqu’à Samarcande. En gros, dix ans de voyage intellectuel. Puis ils allaient en pèlerinage et rentraient chez eux pour enseigner et écrire. C’est ce qui fait que, malgré les moyens de communication limités, les savants étaient connus d’un pays à l’autre sur des distances incroyables.

Est-ce que, à travers les personnages réunis dans votre ouvrage, on peut dire que se sont dessinés les contours de l’algérianité ?

Il faut se situer dans l’époque. Tous les gens que j’ai étudiés étaient ancrés dans un terroir. Comme je le disais, ils sont tous revenus à leur point de départ après de longs périples. Le besoin de racines les concerne tous mais en même temps, ils s’inscrivaient dans l’espace maghrébin. Quand ils allaient d’ailleurs au Machreq, ils étaient considérés comme maghrébins. Il y avait un quartier de Maghrébins dans la plupart des villes musulmanes d’Orient.

Donc, ils étaient représentatifs d’une maghrébinité ...

Tout à fait. Avant la chute de Grenade, les Maghrébins, c’était tous les Occidentaux. Donc effectivement, mes personnages se définissent avant tout comme maghrébins. Mais on peut considérer que cette maghrébinité fait partie de l’algérianité. Dans l’histoire officielle et scolaire, on s’évertue généralement à présenter les personnages illustres sous un angle exclusivement positif, en gommant donc leur épaisseur humaine et leur véracité historique. Souvent je me suis demandé pourquoi il y a un tel verrouillage de l’histoire dans notre pays. Certains pensent que c’est dû à des idéologies, etc. Je ne le comprends pas. En quoi cela gêne quelque pouvoir que ce soit, quelque idéologue, de dire que les Algériens sont le fruit d’une histoire, de brassages berbère, arabe, latin, etc. En quoi ? Pourquoi, comme certains l’ont voulu nier tout un aspect de notre personnalité en disant : on est ceci et pas autre chose. Je me dis parfois que ce n’est pas voulu au sens d’une idéologie pensée mais que cela relève d’une méconnaissance des choses, une ignorance de l’histoire, peut-être une peur refoulée de l’inconnu ? Je ne sais pas. Il y a par exemple des personnages dans mon livre qui sont des berbères maîtrisant la langue arabe à ses sommets tout en restant eux-mêmes, c’est-à-dire des Algériens issus d’un cru, en même temps se sentant pleinement maghrébins et façonnés par le monde de l’Islam. Et tout cela dans l’harmonie. Franchement, je ne comprends pas pourquoi on n’enseigne pas à nos enfants la diversité et la richesse de notre histoire. Nos personnages illustres, comme ceux des autres pays, sont des êtres humains.

Vous avez écrit deux romans historiques* qui se suivent, toujours dans l’Algérie médiévale. Vous allez vers une trilogie ?

Non. De toutes façons, Amastan est mort dans mon deuxième roman.

Il a laissé des enfants ...

Là, je suis sur un autre roman, deux siècles plus tard, dans la deuxième moitié du XIIe siècle, à Tlemcen, avec la dynastie des Zianides qui a donné un personnage fabuleux, Yaghmoracen, un de ces hommes qui me fascinent par leur capacité à se dépasser dans des situations particulières. Il a mis en place une dynastie, pas seulement au sens de pouvoir, mais avec tous ses aspects de civilisation et pendant plusieurs siècles. J’ai toujours dans mon écriture le souci de mieux faire connaître l’histoire.

Justement, jusqu’où peut aller le compromis littéraire si je puis dire avec le souci de l’exactitude historique ? Où est la limite ?

C’est vrai que cette limite est difficile à mettre en place. Mais pour moi, elle consiste à ne pas toucher aux faits établis par l’histoire. On ne peut ni les occulter, ni les déformer, ni les surévaluer. J’essaie en fait d’éclairer le fait historique de l’intérieur en montrant qu’il est fait d’hommes et de femmes. J’essaie le plus possible d’imaginer comment les êtres humains pouvaient raisonner et se positionner par rapport aux faits. Leurs envies, leurs pensées ... Mais bien sûr, je ne force pas le trait. S’il y a quelque chose que je ne comprends pas, je le laisse avec sa part d’ombre.

Aujourd’hui, comment envisagez-vous la présence de l’histoire dans le champ culturel ?

Je trouve qu’en une dizaine d’années, il y a eu une percée conséquente de l’histoire. Même pour l’histoire immédiate, comme celle de la guerre de libération nationale, les choses se sont ouvertes même si nous restons encore sur notre faim. Mais il y a eu beaucoup d’éclaircissements parce que des gens ont pu témoigner, écrire, s’exprimer. Mais pour l’histoire ancienne, je ne suis pas optimiste parce que notre université n’est pas encore un véritable lieu de recherche historique. Il n’y a pas de nouvelles recherches et découvertes. On forme 120 à 150 archéologues par an je crois et durant toutes leurs études, les pauvres, ils n’ont jamais pu faire une fouille archéologique ! Il y a quelque chose qui ne marche pas. Bien sûr, il y a eu la période du terrorisme, mais pourquoi n’a-t-on pas ouvert alors des fouilles archéologiques au Sud où c’était plus calme. On ne fait qu’exploiter ou réinterpréter des travaux antérieurs. On ne va pas bien loin comme ça.

* Grands personnages de l’histoire ancienne de l’Algérie. Editions du Tell. Blida. 2006. 150 pages. Amastan Sanhaji (1re partie Ed. Casbah 2002) - (2e partie Ed. du Tell 2004)

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