Recherche personnalisée

vendredi 30 décembre 2011

Mohamed Lakhdar Maougal

Mohamed Lakhdar Maougal est un penseur et écrivain. Il est également universitaire et professeur de l'enseignement superieur. Conférencier international, il s'intéresse aux questions de culture, de linguistique et de sociologie des élites. Spécialiste de philosophie du langage et de sociolinguistique, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont une étude consacrée à Kateb Yacine parue à Alger et une autre étude à Albert Camus parue aux États-Unis (en collaboration avec Aïcha Kassoul).

Oeuvres

Langages et langues entre tradition et modernité (Essai).
Marinoor, Alger, 2000
ISBN : 9961-72-049-0

KATEB Yacine ou les harmonies poétiques (1945-1962) (Critique).
Éditions Casbah, Alger, 2003.

L'Algérie en français dans le texte, Edition ANEP, Alger 2003.
Sous la direction de Aicha Kassoul et en collaboration avec Simone Rezzoug.



Kateb Yacine - L'indomptable démocrate, 2004
EAN : 9789961769058


Les élites algériennes, histoire et conscience de caste, livre (Essai).
Éditions APIC, Alger, 2004.

Langages et langues en partage et paroles données (Essai).
Éditions Enag, Alger, 2004.
KATEB Yacine, l’indomptable démocrate (Critique).
Éditions APIC, Alger, 2004.

Albert CAMUS, l'assassinat post mortem.
En collaboration avec Aicha Kassoul, Malika Kebbas, Thanina Maougal.
Editions APIC , Alger 2004.

Les élites algériennes, livre (Essai).
Éditions APIC, Alger, 2005 (co-auteur Saïd-Nacer Boudiaf).
Histoire du mouvement national algerien entre 1914 ET 1954

Albert CAMUS et le destin algerien, edition Academicapress, Nevada, USA, 2006.
(en collaboration avec Aicha Kassoul)

MAMMERI Mouloud le démocrate impénitent.
En collaboration avec Aicha Kassoul et sous la direction de Mailka Kebbasm Casbah éditons, Alger 2008.

Albert CAMUS et le choc des cultures, Livre : A l'ombre de la patrie des morts.
Editions Mille Feuilles Alger 2009 (en collaboration avec Aïcha Kassoul)
ISBN : 9789947905104

Les élites arabes et musulmanes. Editions Mille Feuilles Alger, 2010

Biographie par Boudiaf Said alias Hamed

Mohamed Lakhdar Maougal est né dans les Aurès à Khenchela, d'une famille originaire d'Ain Beida par la mère (Rahmania) et de Ain Diss entre Aïn Fakroun et Touzline par le grand père paternel (Ouled Khiar). Formé dès sa plus tendre enfance aux deux médersates de Ain Beida, celle du mouvement national (de Cheikh Belgacem Zinai et de Cheikh Saddaq Essoufi) et celle de l'Association des Oulémas Musulmans Algériens (Cheikh Ghazali et de Si Othmani Athmane), il fut élève de l'école indigène du boulevard de l'ouest chez Mr et Mme Daoudi et eut comme enseignant l'instituteur Hamoudi.

Après le concours d'entrée au Lycée franco musulman de Constantine à la fin des années 50, il fait ses études secondaires dans cet établissement consacré à la formation des encadrements bilingues et reçut sa formation en langue arabe de Si Abderrachid Mostefai, Si Abdelkader Benmohamed et Si Mohamed Sari.

Kamel Mahieddine Malti
Renvoyé du Lycée suite à la grève insurrectionnelle qui a secoué le lycée après l'attentat à la grenade qui y avait été commis par la main rouge et les ultra en avril 1961, il fut réintégré grâce à l'intervention de Si Abderrachid Mostefai qui fut non seulement son professeur mais aussi le professeur de son propre père Mohamed Larbi à la division supérieure à Alger dans les années 30.

Il parachève sa formation à l'Institut des hautes études arabes et islamiques de Constantine avant de partir à Alger pour finir ses études de graduation en licence de lettres modernes. Parrainé par le professeur Kamel Mahieddine Malti, il obtient une bourse de post-graduation et part à Paris en 1970 où il entrera comme enseignant aux universités de Paris VII Jussieu (1975-1986) et de Paris III Censier (1983-1986) ainsi qu'à l'École technique de la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris (1979-1985).

Mohamed Boudiaf
Chadli Bendjedid
En février 1971, il rejoint le PRS (Parti de la Révolution socialiste (Algérie) dont il sera exclu en 1979 suite à la crise qui a fait suite au coup de force de Mohamed Boudiaf et de ses sbires pour imposer une fois de plus l'option de prestation de service avec la lettre à Chadli Bendjedid que ce dernier avait traité avec mépris. Il crée alors un organe de résistance à l'infamie et à la compromission Le Patriote Algérien pour interpeller Mohamed Boudiaf qui se rangera du coté de la direction corrompue du PRS. Il lance en 1980 une revue indépendante à Paris, Nedjma en hommage à Kateb Yacine et à l' Étoile nord-africaine.

De retour au pays, il entre en activité à l'Institut des langues étrangères de l'université d'Alger pour y enseigner la sociolinguistique et la littérature comparée. Membre actif des collectifs enseignants en 1988, il participe à jeter les bases de construction de syndicats autonomes algériens aussi bien chez les enseignants que chez les étudiants avec un noyau autour de l'association culturelle pour les cultures et les sciences qu'il créera en 1989.

Il publie un bulletin Daryass diffusé directement sur le site Universitaire de Bouzaréah ainsi que des fascicules de soutien pédagogique et créera une troupe théâtrale qui donnera quatre représentations dont une au TNA en 1993. Retrouvant un ami ancien militant, Mohamed Benmansour, il est associé aux éditions ENAG pour diriger la collection El Anis en langue française jusqu'à la disparition de son directeur.

Tout au long de la décennie noire 90, il parcourt la Kabylie pour faire des conférences dans les MJC et intervient en interpellant le Président Général Liamine Zeroual pour faciliter le retour du capitaine de l'ALN Bessaoud Mohand Arav exilé en France puis réfugié en Grande-Bretagne dans une misère atroce et indigne.
Appelé en 1999 par son ami Ali Benflis alors secrétaire général de la Présidence pour rejoindre le staff des conseillers, il préférera aider son ami à distance refusant de travailler pour le président Abdelaziz Bouteflika pour lequel il n'a jamais voté.

En 2001, il rejoint Ali Benflis, alors chef du gouvernement comme conseiller culturel chargé de mission. Il sera mis fin à ses fonctions comme il a été mis fin aux fonctions de Ali Benflis et des ses plus proches collaborateurs.

Suspendu de ses enseignements par l'université qui refuse dans un premier temps de le réintégrer au mépris de la réglementation en vigueur ; il enseignera dans une école privée avant de rejoindre comme vacataire l'IDRI ou Institut diplomatique et des relations internationales (Algérie).
De 2004 à 2010, il profite de cet exil forcé à l'isolement en l'absence de toute manifestation de solidarité active à son endroit nonobstant des mobilisations personnalisées qui ont conduit à sa réintégration en 2008, il écrit des essais objet de ses recherches

fr.wikipedia.org - Mohamed Lakhdar Maougal
www.facebook.com - Res Publica II,F.Boumala reçoit M.L Maougal


Recherche personnalisée