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mercredi 3 août 2011

Jean Senac ou l'Origine de l'Extreme-Droite algerienne


En 1973, le mouvement islamiste armée et doctrinale existait corps et âme dans l'appareil officiel du FLN qui, par son idéologie nationaliste chauvine, était lui-même l’État par l'incarnation physique de ses représentants et celle spirituelle de ses chefs martyrs assassinés la plupart par l'appareil criminel du FLN qui voyait en eux un danger potentiel pour les demains du Parti.

Parmi ces victimes on trouve un personnage nullement intéressé par les richesses inouïes du pays qui, des années plus tard, fit déferler une barbarie et des massacres sans précédent dans l'histoire de l’humanité.

Abderrahmane Kiouane (mort récemment), né le 25 février 1925, était



Extrait de :

Dans l'Algérie indépendante ,Il sera avec Benyoucef BENKHEDDA les deux principaux fondateurs du mouvement "El Oumma" en 1989 et il dira sur cette initiative :

"Le Mouvement est né sous la double impulsion du frère Benyoucef BENKHEDDA et de moi même" et ajoutera "Conscients de la nécessité d'un Mouvement politique, nous avançons ces réflexions, sur la nature de l'action à mener; elles sont destinées aux citoyens de ce pays qui se sentent concernés et aux jeunes en particulier, que nous souhaitons voir les artisans d'un avenir qu'ils construiront eux-mêmes en fonction d'un choix librement élaboré et exprimé.


En s'unissant dans le Mouvement El OUMMA, ils affirmeront dans la tolérance mutuelle, leur désir de voir la société algérienne nouvelle, dans sa vie collective et individuelle, inspirée par les grands idéaux de l'Islam et les traditions de lutte de notre peuple.

«Dieu, en vérité, ne modifie nullement l'état d'un peuple, tant que les individus (qui le composent) ne modifient pas ce qui est en eux mêmes». (Le Coran).

Ces larges extraits de notre texte fondateur sont un rappel nécessaire, compte tenu de la dégradation tragique d'une crise aux multiples facettes, d'une manipulation éhontée de concepts pourtant clairs dans la perception historique du peuple, dans le but de le casser et d'en finir avec ce peuple fier, vainqueur d'une lutte de libération exemplaire, qui se heurte encore et toujours aux mêmes nostalgiques du colonialisme français.

Les responsabilités des uns et des autres sont à déterminer par l'histoire, mais, ce qui apparaît au premier plan, c'est le rôle destructeur d'éléments conservateurs soucieux de défendre des intérêts matériels puissants et mal acquis, et d'agents au service de l'étranger, déguisés en "défenseurs" de la "patrie" et de la "démocratie", dont le cauchemar serait la réalisation de l'exercice libre et sincère des choix populaires.

Nous nous situons dans la continuité de l'Etoile-Nord-Africaine (E.N.A), du Parti du Peuple Algérien (P.P.A), du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (M.T.L.D) et du Front de Libération National historique (F.L.N.).

Les "principes islamiques" dans le cadre desquels notre État devait être érigé, ont été étouffés au nom d'un "socialisme" matérialiste qui n'a aucune assise porteuse dans le passé, même récent de notre peuple. Comme évoqué précédemment "c'est donc l'Islam que nous devons explorer pour dégager les principes de réflexion et d'action".

Cette réflexion n'a pas encore été sérieusement entamée. Il convient de s'y attacher et d'urgence, nous y appelons de nouveau, de même que nous appelons encore au rassemblement de ceux qui sont convaincus de la nécessité ainsi que de la possibilité de vivre dans un État et une société régis par l'Islam.

L'éveil de l'Islam traverse l'ensemble de l'humanité. C'est une réalité que l'on ne pourra ni "éradiquer" ni contourner par la force. C'est notre avenir, l'avenir.

Nos textes constituent un premier et modeste élément de réflexion, d'une réflexion qui se veut audacieuse, ancrée dans le Coran et la Sunna de même que dans les réalités du siècle et du pays.

Nous refusons d'admettre sans une critique rigoureuse, le prêt-à-penser conceptuel de l'Occident, du néo-marxisme et des partisans d'une alliance judéo-chrétienne inquiète et agressive.

Nous puisons et puiserons d'abord dans l'Islam, ses principes de morale et d'humanisme universel"


Jean Senac ... Le "poète qui signait d’un soleil" se savait traqué par le FLN et n’ignorait pas que sa vie était menacée de façon immédiate. Il s’était d’abord enrôlé dans le FLN puis il avait dénoncé le coup d’Etat militaire de Boumedienne. Il avait un autre "défaut", celui d’être ouvertement homosexuel et de prôner la libération de son corps :

Ce pauvre corps aussi
Veut sa guerre de libération



fr.wikipedia.org - Ahmed Medeghri
www.lequotidienalgerie.org - Abane Ramdane
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