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dimanche 8 mai 2011

Ahmed Azeggagh


Ahmed AZEGGAH né le 03 juillet 1942 à Béjaïa.

Fils d’émigré, il passe son enfance à Marseille où il apprend à connaître la dure réalité des émigrés algériens. L’indépendance acquise, il revient au pays pour participer à l’œuvre d’édification. Il enseigne dans une école primaire à Béjaïa. Se sentant une vocation plus grande que celle d’un petit instituteur de province, il part à Alger rejoindre la revue Révolution africaine, véritable pépinière d’intellectuels d’alors. Le coup d’Etat de 1965 mettra fin à sa passionnante aventure dans cette revue. Le revoilà encore une fois en France. En 1966, paraissent aux Editions SNED (Alger) et aux Editions Subversie (Rodez), ses deux premiers ouvrages : L’Héritage et à Chacun son métier.



Ouvrages

Chacun son métier, poème, S.N.E.D., 1966


L'héritage, roman, Subervie, 1966

Les Récifs du silence, poèmes, les Quatre Vents, 1974


République des ombres, théâtre, les Quatre Vents, 1976

Duel à l'ombre du Grand A, poèmes, les Quatre Vents, 1979


Re(trouvailles), Avenir Pluriel, 1986


Blanc c’est Blanc, Avenir Pluriel, 1987


La femme et l'enfant, Avenir Pluriel, 1987

Liberté

Il a tout ce qu'il lui faut
Dans sa cage.
Il ne voit que les barreaux
Qui font de lui un otage
Il a tout ce qu'il lui faut
De la nourriture, de l'eau
Il n'en veut pas
L'ingrat
Il a tout ce qu'il lui faut
Dans sa cage cet oiseau
Tout...

L’aveugle et l’oiseau
(A mon fils)
Dans un jardin d’automne
Habillé de tristesse
Un enfant se promène
Guidé par un oiseau
Oh ! Dis-moi
Que verrais-je si j’avais
De vrais yeux ?
Tu verrais, dit l’oiseau
Déguisant le décor
Très consciencieusement
Avec de beaux mensonges
Un énorme jet d’eaux
Entouré d’arc-en-ciel
Un gazon velouté
Un ciel immaculé
Des fleurs multicolores
Des fruits sur tous les arbres
Des statues toutes blanches
Des allées bien tracées
D’autres oiseaux que moi
Et tous en liberté
Tu verrais du soleil
Et puis la beauté
Et la joie de vivre
Et beaucoup d’autres choses
Que je ne sais décrire…
Tu verrais toi et moi
Tu te verrais surtout
Salué comme un Prince
Par l’été et sa suite
Au fond d’un paradis…
Dans un jardin d’automne
Habillé de tristesse
Un enfant est aux anges
Pendant qu’un oiseau pleure…
Chacun son métier - page 81 & 82

Katia
(A ma fille)
Le chagrin froissera tes paupières
Un jour
Et tu n’auras pas assez de larmes pour pleurer
Ta première illusion
Perdue
Je le sais
Ce jour là tu viendras
Te blottir contre ma poitrine
Pour étouffer le désarroi
D’un cœur d’adolescente
Et afin que renaisse
L’éclat de tes yeux noirs
Et pour voir scintiller
Le sourire sur tes lèvres
J’irai jusqu’au jardin
Où fleurit mon enfance
Je m’agenouillerai
Près du Miroir de feu
Où se mire la Rose
Et cueillerai pour toi
Dans un suprême élan
Ce reflet d’un grand rêve :
Le poème de ma vie…
Chacun son métier - page 45

www.ahmedazeggagh.com
www.depechedekabylie.com
www.elmoudjahid.com - Evocation : Ahmed Azeggagh, l’intellectuel errant
fr.wikipedia.org - Ahmed_Azeggagh




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