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vendredi 31 décembre 2010

L'ecriture comme resistance quotidienne : etre ecrivaine en Algerie et au Maroc aujourd'hui


Christine Detrez

Résumé

La situation des femmes qui écrivent aujourd'hui en Algérie et au Maroc met en lumière les enjeux liés au genre. Par l'écriture, elles transgressent les règles implicites et explicites, qui les assignent à la discrétion, et dérogent à la répartition traditionnelle des rôles. Elles encourent de ce fait les réactions parfois violentes de leur entourage, entre indifférence, remarques acerbes et obstacles concrets. Néanmoins, malgré les difficultés matérielles et psychologiques, elles persistent, et signent. L'écriture est présentée alors comme résistance face aux dominations qu'elles subissent, et leur permet, même à la marge, de renégocier leur place, et d'élargir l'espace qui leur est alloué, de repousser les murs de « leur chambre à elles ».

jeudi 30 décembre 2010

Mourad Djebel

Mourad Djebel fait partie de ces nouvelles plumes algériennes qui restent profondément marquées par le chaos et la descente en enfer de l’Algérie dans les années 1990. Comme beaucoup d’autres il a commencé à écrire en exil, avec de la douleur, de la rage et de la révolte, il a élaboré une écriture neuves, bouleversées mais virtuoses.

« Ma génération est habitée par une révolte incommensurable, affirme Mourad Djebel, né en 1967, Nous sommes nés après l’indépendance et nous avons connu une sorte de dictature. Notre passage de l’adolescence à l’âge adulte a été ponctué par des explosions – celle des étudiants en 1986, celle de 1988, puis celle qu’on nomme « les événement ». Nous vivions alors la peur au ventre. » Mourad Djebel était architecte à Annaba. « Vient un moment où je me suis senti face à un mur, où il ne restait que l’asile ou le cimetière. Une parcelle d’instinct de vie m’a poussée à partir, à écrire. »

Il voyage d’abord en Afrique de l’Ouest, attiré par les sources africaines du Maghreb et par les auteurs qu’il admire, tel le congolais Tchicaya U’Tamsi, avant de s’installer en France en 1994. Il sait qu’il écrira, pour se reconstruire, mais il attend : « J’avais besoin que la mémoire fasse son travail, pour aller au-delà du témoignage, de la restitution des faits. »

vendredi 24 décembre 2010

Hafsa Zinaï Koudil

Née le 13 septembre 1951 à Ain Beïda en Algérie.

Elle se fait connaître comme écrivain de langue française. Elle publie quatre romans en Algérie et un cinquième à Paris où elle vit toujours. Elle travaille d'abord comme assistante à la réalisation, avant de réaliser son premier film en 16mm pour la RTA.

Long métrage : Le Démon au féminin / Ash-shaytan imra' (1993).

mercredi 22 décembre 2010

Ali Mouzaoui


Né le 11 décembre 1952 en Kabylie dans le village d'Assi youcef.

Alors qu'il préparait son baccalauréat en candidat libre, il réussit au concours d'Assistant Réalisateur au Centre de Formation de la R.T.A.

Après son diplôme d'assistant réalisateur obtenu à l'Institut de formation de la télévision à Alger, il part en URSS où il poursuit des études à l'Institut supérieur du cinéma de Moscou.

De 1974 à 1980, en URSS, il suit une formation de Metteur en Scène de Cinéma, spécialité Film d'Art, et obtient parallèlement le diplôme de Master of Arts.

De retour au pays, il travaille à la télévision algérienne jusqu'à 1987 et où il réalise, entre autres documentaires "Cicatrices", "Architecture traditionnelle", "Barberousse, mes soeurs", et "Début de saison", un long métrage, fiction.

Riadh Sidaoui


Riadh Sidaoui (رياض الصيداوي), né le 14 mai 1967 à Kairouan, est un écrivain et journaliste, chercheur et politologue suisse d'origine tunisienne.

Il est un spécialiste du monde arabe, notamment de l'Algérie, des mouvements islamistes et du processus de démocratisation dans cette région. Il fait remarquer qu'un grand nombre de militants islamistes fanatiques sont diplômés dans les sciences exactes.

Il est l'un des partisans de la démocratisation du monde arabe et de l'émancipation de la femme musulmane et il opposé au wahhabisme et à ses dérives qu'il considère comme un ensemble de dogmes réactionnaires empêchant toute réflexion intellectuelle.

lundi 20 décembre 2010

Djilali Khellas


Djilali Khellas est né à Djelfa en 1952.

Il est romancier et chroniqueur (El Watan et El Khabar).

L’oeuvre de Djilali Khellas a été traduite en français, allemand, italien et en russe.

dimanche 19 décembre 2010

Entretien avec Tahar Djaout, juillet 1992

Entretien avec Tahar Djaout, juillet 1992. Un an avant son lâche assassinat.


Entretien réalisé par : Mohamed ZIANE-KHODJA.
Fin juillet 1992 paru dans : LE JEUNE INDÉPENDANT, hebdomadaire (maintenant quotidien) national d’information –Algérie, début août 1992.

printemps2001.unblog.fr


mardi 14 décembre 2010

Assia Djebar "Stort er fengselet"




mercredi 8 décembre 2010

Sofiane Hadjadj


Né à Alger en 1970.

Fondateur avec Selma Hellal des [éditions barzakh] en 2000 à Alger, consacrées à la littérature algérienne contemporaine.

Auteur de fictions, de chroniques de presse et radio.

lundi 6 décembre 2010

Aïcha Kassoul


Kassoul Aïcha est professeur, universitaire et diplomate algérienne. Elle est également une écrivaine, romancière et scénariste.

samedi 4 décembre 2010

Ecrivains made in Taïwan

Pourquoi n’arrivons-nous pas à "commercialiser" nos jeunes écrivains de langue arabe ? À les mettre en valeur ? Si nos jeunes écrivains en langue française, à l’image de Salim Bachi, Mutapha Benfodil, Kamel Daoud, Habib Ayyoub, Chawki Amari, Aziz Chouaki, Faïza Guen, Slimane Aït Sidhoum, Nacéra Belloula et d’autres sont plus au moins lus et connus par un certain nombre de lecteurs, leurs confrères en langue arabe, à l’instar de Bachir Mefti, Samir Kacimi, Kamel Krour, Saïd Khatibi, Sara Haïder, El Kheïr Chouar et d’autres, sont, ou sont presque, inconnus par le public littéraire en Algérie et dans le monde arabe.

L’Algérie littéraire est une société à deux vitesses ! Cette question m’a longtemps rongé et dérangé, culturellement et littérairement. La société littéraire algérienne contemporaine de langue française cultive une tradition dénommée : le respect de la relève ou le renouvellement historique et esthétique.

De l’autre côté, la société littéraire algérienne, de langue arabe, entretient un "phénomène" baptisé "le maraboutisme littéraire" ou "la divinisation du vieux".

La société de la littérature francophone, en regardant vers le futur et en créant son avenir, tue en permanence "le père" afin d’en rechercher un autre, plus légitime. Plus viril !

En contrepartie, nos littérateurs en langue arabe se prosternent devant "la statue" morte, la Statue de sel (1953), pour reprendre le titre très symbolique de ce beau roman de l’écrivain tunisien Albert Memmi. L’imaginaire, dans la société littéraire algérienne arabophone, "fabrique" l’écrivain (le créateur) avec des ingrédients d’un fékih, d’un imam. À l’aide de ces ingrédients passéistes, on élève une mystification mensongère autour de quelques morts-vivants.

Dans et par cette vision, les écrivains algériens arabophones, exception faite, aiment le "vieux". Une envie de rester dans le passé les hante. Une peur ! Un manque de confiance en soi ! On cherche alors à remplacer le présent par le passé ! Dans la littérature en langue française, on cherche le nouveau, la découverte, sans désavouer la mémoire. Sans tromper le père qu’on tue ! On tue le père, mais on ne le trompe jamais.Sa mort est vivante, intégrée dans les vies des nouveaux arrivés du verbe et de la lettre !

Kateb Yacine, par son génie et son talent inégalé, n’a jamais constitué un obstacle ou un barrage dans le parcours naturel de la société littéraire algérienne de graphie française. Rachid Boudjedra, par son roman-phénomène, la Répudiation (1969), a pu creuser son trou au temps où les géants étaient encore de ce monde : Kateb Yacine, Mohamed Dib, Malek Haddad, Assia Djebar, Mouloud Mammeri...

Et parce que l’association de l’Union des écrivains algériens, que Dieu accueille son âme dans son vaste enfer ! est dirigée par un groupe d’écrivains made in Taïwan, cet espace est mort. Assassiné en plein centre d’Alger ! Jadis, ce lieu d’échanges, créé et fondé par Mouloud Mammeri, Malek Haddad, Moufdi Zakariya, Jean Sénac, Djounaïdi Khalifa, Djamel Amrani et Kaddour M’hamessadji et d’autres, représentait "l’Algérie culturelle". L’Algérie plurielle qui regarde vers l’avenir. Qui médite sur son futur ! Une Algérie qui refusait de donner le dos à la mer !

L’Algérie, une société littéraire à deux vitesses : des noms, des épreuves et des livres
Par : Amine Zaoui
aminzaoui@yahoo.fr



vendredi 3 décembre 2010

Bruno Boudjelal


Bruno Boudjelal est membre de l'Agence Vu.

Il est né le 26 août 1961 à Montreuil.

En 1991, il obtient un DEA en "Géographie et pratique du développement dans le tiers-monde" à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il entame, dès 1994, des travaux sur les populations de plusieurs pays et débute par la communauté turque de France. Après avoir arrêté la photographie durant deux ans, il reprend son étude en 1997 en région parisienne et à Marseille où il suit plusieurs générations de femmes maghrébines dans différentes familles. Il poursuivra son travail personnel "Jours Intranquilles" en Algérie en 2002. Parallèlement, Bruno Boudjelal est missionné par la DDE des Bouches-du-Rhône en 1999 pour effectuer un travail sur le paysage routier de ce département. Il conduit également un atelier de photographie avec une classe de CM2 du quartier des Bleuets à Créteil jusqu'en juin 2000.

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