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dimanche 21 novembre 2010

Hamid Grine


Hamid Grine est un journaliste et écrivain algérien, né le 20 juin 1954 à Biskra dans le sud-est algérien.
Il a débuté dans le journalisme sportif qu'il a exercé avec brio en Algérie et à l'étranger.
Il est l'auteur de 7 livres sportifs, notamment Lakhdar Belloumi, un footballeur algérien, Editions ENAL, vendu à 20000 exemplaires en 1986.
En 2004, il publie Comme des ombres furtives, Editions Casbah, une série de portraits.
Une année plus tard,Hamid Grine publie le premier essai de communication politique : Chronique d'une élection pas comme les autres qui évoque les élections présidentielles de 2004.
Ensuite, il publie un autre essai philosophique : Cueille le jour avant la nuit (2005), où il décline les philosophes qui l'ont aidé à vivre notamment les Stoïciens ainsi que Swami Prajnanpad, un maître hindou qui a comme disciple français thierry Desjardins ainsi que comte Sponville. En 2006, il édite son premier roman "La dernière prière", toujours chez le même éditeur : Alpha édition. En 2007, "La nuit du henné" qui sera adapté à l'écran par rachid dechemi et mourad Bourboune.

"Le café de Gide", un autre roman est publié en 2008. La pédophilie de gide n'est que le prétexte pour poser une question plus universelle : celle de la conservation du patrimoine. en 2009, Hamid Grine signe le premier roman algérien sur la presse, Il ne fera pas long feu, une satire qui connaitra un grand succès.
Hamid Grine a reçu différents prix dont la plume d'or du journalisme sportif et une récompense des éditeurs maghrébins pour l'ensemble de son oeuvre. en 2009, il reçoit le prix des libraires, l'une des distinctions littéraires les plus prestigieuses en Algérie.

Liste des ouvrages

Comme des ombres furtives,essai, Casbah, 2004.

Cueille le jour avant la nuit, Essai, 2005.
ISBN : 9961-780-05-1


Cueillons le jour avant la nuit, saisissons l’instant fugace, tout de suite, maintenant, vivons le présent, c’est notre seule prise, tel est l’enseignement de ce livre nourri aux meilleures sources de la philosophie antique; en fait, de toutes les philosophies qui nous aident à vivre pleinement chaque jour comme s’il était le dernier. Ainsi, nous croisons Sénèque, Epictète, Socrate, Pascal, Montaigne, mais aussi d’autres maîtres de vie qui nous guident sur le chemin de la sérénité et du contentement.

La Dernière Prière, Roman, 2006.
ISBN : 9961-780-46-9


Libertin partagé entre sa foi et ses passions, Hawas aime la prière et le Prophète, mais s’abreuve également à d’autres sources. Y compris les plus illicites. Tout plaisir est un bien pour lui. Déchiré et complexe, il se bat, à sa manière, contre tous les intégrismes dans cette Algérie qui s’enfonce dans la nuit. Dans sa quête de la vérité, il cherchera à soulever un coin du voile ...

Chronique d’une élection pas comme les autres, Essai, 2004.
ISBN : 9961-780-02-7


« Cette chronique de l’élection présidentielle 2004 que j’ai tenue au jour le jour depuis la déclaration du 10 mars du général major Mohamed Lamari sur la neutralité de l’ANP, je l’ai voulue la plus objective possible. Le lecteur jugera si j’ai relevé ce pari ou pas. Sans même attendre son verdict, je peux lui avouer que cette campagne fut tellement haute en couleurs que j’ai cédé à plusieurs reprises au délicieux plaisir de croquer quelques portraits. »

La Nuit du henné, Roman, 2007.
ISBN : 978-9961-780-71-8


C’est l’histoire de Jade et Maâmar, un jeune couple pris dans les nasses de l’Algérie des années 1980, celle de la crise du logement, des pénuries cycliques, de la répression sexuelle, du socialisme «spécifique» finissant en un mot. Maâmar est un macho qui croit être le plus beau, le plus grand, le plus fort, le plus cultivé et le plus malin. Un type d’Algérien courant. Jade est douce, tendre, positive et brave. Une Algérienne type. Le regard du mari sur l’épouse est condescendant. Celui de l’épouse est maternel. L’un se prend pour un diable sympathique et l’autre pour une sainte. Mais le démon rode. Surtout la nuit. Il aime les saintes qu’il voudrait pervertir. Arrive alors la nuit du henné ...
Sous des allures de conte fantastique, La Nuit du henné est avant tout une œuvre littéraire au réalisme dur et cru que l’humour rend parfois burlesque. A la peinture des mœurs d’une époque s’ajoute la qualité d’un style fluide, vif et alerte.

Le Café de Gide, Roman, 2008.
ISBN : 978-9947-886-20-5


Gide a fait plusieurs longs séjours à Biskra, qui était au début du siècle dernier une ville d’eau réputée. Azzouz, un jeune collégien de l’Algérie indépendante, découvre l’auteur des Nourritures terrestres et l’ex-prix Nobel. Découverte fascinante.
Il se met à sa poursuite en compagnie d’un vieil homme (le père d’un camarade) qui a connu Gide. Ils revisitent ensemble les hauts lieux gidiens qu’évoquent les œuvres de l’écrivain : le jardin Landon, le café de Seksaf dénommé Café de Gide par la suite, la palmeraie Ouardi... Le collégien est sous le charme d’un Biskra mystérieux qu’il ne soupçonnait même pas.
Quarante ans plus tard, l’adolescent qui a quitté la grande oasis du Sud-Est pour Alger apprend de son ex-condisciple Omar que son père, décédé, a laissé un document troublant concernant Gide.
Appâté, épaté, il décide de retourner à Biskra pour revoir son vieil ami et marcher une nouvelle fois sur les pas de Gide. Il ira de découvertes en surprises. C’est que le temps a fait son oeuvre en révélant un autre visage de Gide ...
Plus qu’un roman, Le Café de Gide est une enquête en même temps qu’une quête initiatique d’un homme à la recherche de lui-même et de son passé à travers l’histoire de sa ville.
Dans ce récit court, dense, mené à bride abattue, on retrouve le style vif et incisif de Hamid Grine.

Il ne fera pas long feu, Roman, 2009.
ISBN : 9947-886-42-7


La pensée d’Assia le ramène au journal et à son article rédigé avec un stylo Waterman. Hassoud adore les marques pour s’identifier aux stars qui en font la publicité. Il expliquait doctement dans un style ampoulé que la pollution ne tue pas systématiquement, mais peut diminuer l’espérance de vie, alors que le chômage mène à la délinquance, à la pauvreté et même au suicide. Il concluait son papier par cette chute qu’il trouvait superbe : « Entre la pollution et la perdition, mieux vaut la première que la seconde !!! » Ces trois points d’exclamation qu’il met à chaque chute sont, en quelque sorte, sa marque de fabrique. Il aime s’appeler « L’homme aux trois points d’exclamation ». Dans son langage, il pensait à ses attributs.
Il jouait sur cette confusion, surtout avec les dames.
Il en jouissait même. « Avez-vous aimé mes trois points d’exclamation dans l’édito ? » ressassait-il à toute employée qu’il rencontrait dans le couloir ou les bureaux. [...] « Ah ! Ils étaient magnifiques ! » Il poussait alors un hennissement de plaisir en s’esclaffant : « Et encore vous ne les avez pas vus en chair et en os ! »
Dans ce roman, l’auteur décrit avec un humour pétillant et une plume caustique les tribulations d’un patron de presse aussi burlesque qu’opportuniste. Derrière la satire, il y a une étude de mœurs qui fait de ce roman une œuvre à part : utile et salutaire par ces temps d’inversion de valeurs et de manque de repères.

Un parfum d'absinthe, Roman, 2010.
ISBN : 9947-886-73-1


Ouvrages sur le sport

Lakhdar Belloumi, footballeur algérien, essai, Enal, 1986.

Onze champions dans le miroir, essai, ENAL, 1988.

L’Almanach des sports collectifs algériens, essai, ANEP, 1990.

L’Entente, la légende du second souffle, essai, Dahleb, 1990.

L’Algérie en Coupe d’Afrique, essai, coauteur, Anep 1990.

Ombres et lumières de la boxe en Algérie, essai, Cnids, 1999.

L’Almanach des sports individuels algériens, essai, Cnids, 1999.

Extrait sur BOUTAMINE Sakina
Il y a des vocations qui tiennent à un fil ou à une déclaration. Tenez, si en 1975, au lendemain des championnats maghrébins de hand-ball d'Alger, Sakina n'avait pas entendu à la télé une hand-balleuse tunisienne victorieuse déclarer avec hauteur que l'Algérie ne faisait pas le poids, jamais la Boutamine n'aurait foulé les pistes d'athlétisme.

Pensez, elle avait 22 ans et se sentait trés bien dans son coin à Constantine. Blessée dans son orgueil par la suffisance de la Tunisienne qu'elle assimilait à une insulte personnelle, Sakina décida de se mettre au hand pour qu'elle puisse croiser le fer avec les Tunisiennes. Stupéfiant ce raisonnement en forme de défi? Elle est ainsi cette jeune bachelière originaire des rudes montagnes de Bordj Thar prés de Chekfa non loin de Jijel.

La voilà en quête d'un club de hand-ball. On la dirige vers le stade Benabdelmalek oû le destin mettra sur son chemin Abbou qui la convaincra de faire l'athlétisme plutôt que le hand-ball. Ses arguments? Sa morphologie se prête mieux aux pistes. Et comme Sakina hésitait, il sort l'argument massu à savoir que même dans l'athlétisme elle pouvait rencontrer Tunisiennes, Marocaines. Enfin tout le monde, quoi! et là, la victoire est meilleure, car individuelle. Quelqu'un qui a l'orgueil à fleur de peau choisit toujours les sports individuels. C'est le cas de Boutamine dont l'orgueil ombrageux est égal au nationalisme sourcilleux.

Et la voilà qui démarre au pas de charge. Dès le jour où elle met les pieds sur les pistes, Sakina s'impose sans problème comme la reine du demi-fond féminin. Régnant sans partage en Algérie, elle devient en 1978 à l'occasion des Jeux Africains d'Alger, la première algérienne championne d'Afrique réalisant 4'16"43 au 1500m. Prenant ainsi sa revanche sur la Kenyane CHEMABWARI qui l'a battue d'un souffle au 800m. Une année plus tard à l'occasion des premiers championnats d'Afrique à Dakar, Boutamine récidive doublement : elle remporte le 1500m et le 3000m. Trois mois plus tard aux Jeux Méditerranéens de Split, elle tira son épingle du jeu en accrochant à son cou la médaille de bronze du 1500m.

En avance sur ses consoeurs, elle sauve l'honneur à plusieurs reprises de l'athlétisme féminin, prouvant à la gente masculine que les femmes aussi pouvaient gagner. Ce qui semble évident aujourd'hui sous le régne de Boulmerka ne l'était pas hier quand chaque sortie de nos filles, et elles se comptaient sur les doigts, tourner à la déroute. A sa manière, Boutamine a fait plus que venger les handballeuses, elle a réhabilité la femme algérienne.

Oui, elle peut rougir de bonheur la petite de Bordj Thar qui est allée au bout de son rêve. Et même au delà ...



fr.wikipedia.org - Hamid Grine
www.editions-alpha.com
www.lexpressiondz.com - «Dans «l’Algiré» d’aujourd’hui, il y a moins de figures positives»
www.batnainfo.com - Hamid Grine raconte Biskra
www.heitaye.co.cc - BOUTAMINE Sakina
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