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jeudi 19 août 2010

Halim Azouz


Halim Azouz, né à Alger, est employé dans une entreprise privée.
Il est passionné de littérature. Son premier roman, Les Grandes Boulimies, a reçu le Prix Apulée 2007 décerné par la Bibliothèque nationale d’Algérie.

Y a-t-il plus significatif pour un roman qui décrit une société goinfre, se gavant de tous les plaisirs terrestres, que de porter ce titre ? Ce roman, qui a reçu le prix Apulée de la littérature en 2007, est une description des beggar, ces nouveaux riches aux appétits voraces, faisant la pluie et le beau temps dans un système où le nerf de la guerre est l’argent.




Les Grandes Boulimies, Roman, 2008
ISBN : 9947-886-20-5

Un monde matérialiste !

A travers son premier roman intitulé Les grandes boulimies, Halim Azouz passe au scalpel la société algérienne de ce début du XXIe siècle.

Une société devenue esclave du matériel. Lila, jeune bachelière, débarque de son patelin natal (M’sila) pour suivre des études universitaires à Alger. Logeant à la cité universitaire de Ben Aknoun, elle y retrouve sa cousine Fatiha, étudiante, qui a déserté les bancs de la fac pour une vie volage. Cabarets, fréquentations douteuses, argent facile...
Fatiha entraîne sa cousine néophyte sur le chemin de la débauche. Fleur bleue, Lila croit dur comme fer au prince charmant...
Fatiha pénètre dans un univers glauque. Un monde de magouilleurs et de trafiquants en tous genres dont les maîtres mots son fric, filles et frime. L’ex-étudiante devient spécialiste en duperie. Elle travaille au port où elle fait la pluie et le beau temps moyennant des «tchipa». Elle est l’un des maillons de la longue chaîne des barons qui sont assis sur des fortunes colossales acquises via le bakchich et la corruption. Des affairistes ayant la mainmise sur le marché du sucre, du ciment, en passant par celui du bois et du lait. Ces «beggara» qui sont prêts à s'entre-tuer lorsque leurs intérêts sont menacés se cachent derrière des prêtenoms.
Bénéficiant de complicités douanières (complicités bien rétribuées), ils sortent leurs conteneurs chargés de marchandises parfois avariées, au mépris des lois et réglementations en vigueur.
Trafic de documents, faux passeports et fausses cartes d’identité... Tous les coups sont permis et les scrupules ne sont pas à l’ordre du jour.
Extrait : «Tiens, voilà ton passeport et ton permis !» dit-il en lui tendant les deux pièces.
«Quoi ? Le permis ?... et l’auto-école ? Je ne sais même pas conduire !» «Oh, on n’a
pas le temps pour ça. Tu apprendras en conduisant comme tout le monde». (page 79).
Dans son premier roman, Halim Azouz touche du doigt un autre problème. Celui de la sorcellerie. La belle-mère de Lila qui déteste sa bru consulte une «guezana» pour détruire l’amour que voue son fils à sa femme. Les dessous d’une société dont la seule religion est le business, c’est dans Les grandes boulimies, le premier roman de Halim Azouz, prix Apulée 2007, décerné par la Bibliothèque nationale d’Algérie.

Le Soir d’Algérie
Mercredi 26 novembre 2008


www.editions-alpha.com
www.cultureldjazair.org - Interview
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