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jeudi 18 mars 2010

Christiane Achour

Née en 1946 à Alger, Christiane CHAULET ACHOUR y a vécu et travaillé jusqu’en 1993. Elle est actuellement Professeure de Littérature Comparée et Francophone au Département de Lettres Modernes de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Cergy-Pontoise, depuis septembre 1997 et Directrice du Centre de Recherche Textes et Francophonies dans la même université, depuis Juin 2002 (CRTH, Centre de Recherche Texte/Histoire devenu, depuis janvier 2006, CRTF, Centre de Recherche Textes et Francophonies).


- De 1967 à 1982, elle a été assistante et maître-assistante à l’ENS de Kouba puis à l’Université d’Alger et, à partir de 1982, Maître de conférences puis Professeure au Département de français. Elle a dû quitter le pays, début 94. Elle a été Maîtresse de conférences à l’Université de Caen de 1994 à 1997 avant d’être élue Professeure à Cergy-Pontoise.



A l’Université d’Alger elle a eu à cœur d’animer, avec Dalila Morsly et d’autres collègues, des activités de recherche dans un contexte pas toujours facile [responsable de trois équipes de recherche de 1979 à 1992 et participation à des équipes algéro-françaises, entre 1990 et 1993] et des activités plus militantes extra-universitaires pour l’analyse, l’écriture et la connaissance des écrits de femmes. Elle a aussi participé aux différentes commissions, dans les années 80, de réforme de l’enseignement du français dans l’université algérienne. En effet, après l'accession à l'indépendance, l'Algérie a tenu à redéfinir l'enseignement de la licence de Lettres Modernes, devenue licence de français, pour la formation des enseignants de cette langue dans un contexte de politique linguistique assez tendu (récupération de la langue arabe comme langue nationale et re-dimensionnement de la langue française dans le contexte post-colonial). La tâche des enseignants de français à l'Université était donc délicate : trouver l'équilibre entre le maintien de l'enseignement d'une langue, de ses littératures et de ses cultures et l'adaptation à un nouveau projet de société. C'est ainsi qu’elle a participé à toutes les commissions ministérielles de redéfinition du profil de formation supérieure en langue française de 1972 à 1981 et ensuite initié l'ouverture de plusieurs enseignements de la littérature française et francophone : critique littéraire, didactique de la littérature, Littérature française du XIXe et Xxe s., Littératures francophones, rapport des littératures traditionnelles et des littératures contemporaines, thématiques comparatistes plus tournées vers le Monde arabe, l’Afrique sub-saharienne, la Caraïbe et l'Amérique Latine que vers l'Europe. Dans cette perspective, elle a été responsable de nombreuses équipes pédagogiques pour la formation de jeunes assistants à l'Université.

Renouant avec cette réflexion en Algérie, elle participe, en France, à intégrer l'enseignement des francophonies littéraires dans le secondaire et le supérieur, [en octobre 2000, séminaire national organisé par le Ministère de l'Éducation Nationale sur « Les nouveaux objectifs de l'enseignement du français dans le secondaire » : communication et animation d'un atelier sur les "Francophonies littéraires" (Actes publiés) et orientations dominantes de ses enseignements, de ses activités de recherche et d’encadrement]

- Le 30 janvier 1982, elle soutenait à Paris III- La Sorbonne nouvelle sa thèse de Doctorat d'État es Lettres, Langue française et colonialisme en Algérie. De l'abécédaire à la production littéraire, sous la direction de M. Le Pr. Roger Fayolle. (Jury de soutenance : Mme. La Pr. Jacqueline Arnaud, Mrs. les Pr. Claude Abastado, Jean-Claude Chevalier, Roger Fayolle et Henri Mitterand). Ce travail portait prioritairement sur l'Histoire de la pénétration du français en Algérie, de son maintien post-colonial et de son importance dans l'émergence de l'écriture littéraire; et, en conséquence, sur la littérature algérienne de langue française et plus généralement sur les littératures francophones, ses travaux postérieurs ont approfondi ce domaine. Dans une perspective comparatiste et dans celle de l'appréciation d'un héritage, de définition d'un patrimoine, les oeuvres littéraires d'Algérie (coloniales et nationales) ont été traitées parce que dessinant, dans les champs culturels et socio-politiques français et algérien, un espace d'affrontements, de dialogues, d'interférences multiples et contradictoires. C'est dans la même perspective que sont étudiées des oeuvres africaines et antillaises de langue française. Le souci constant est de mettre les oeuvres francophones en articulation avec celles de la littérature française avec lesquelles elles entretiennent des relations complexes, allant de la déférence à l'autonomie créatrice.

- Mais deux autres grandes orientations, initiées dans ses premiers mémoires (DES et Thèse de 3ème cycle) ont continué à « habiter » ses préoccupations de chercheuse, toutes ces années-là : * celle des relations de la France et de l'Andalousie musulmane qui a trouvé son prolongement dans les études sur les contacts Europe/Monde arabe ; * celle des écrivains "périphériques" français comme Jules Vallès qui trouve son prolongement dans un intérêt jamais démenti pour les périphéries littéraires et le rapport des oeuvres littéraires à l'Histoire.

Réfléchissant à l'enseignement du français dans un contexte national où cette langue seconde était privilégiée mais traitée avec beaucoup de complexité [non-reconnaissance officielle et pratique quotidienne attestée dans tous les domaines], intérêt également pour les méthodes et approches critiques susceptibles d'avoir des retombées pédagogiques palpables ou scientifiques efficaces comme la poétique et la narratologie, la sociocritique (avec la notion centrale d'intertextualité) et les méthodes de l'histoire littéraire pour des étudiants dont la langue et la culture d'origine étaient autres et qui ne possédaient pas le bagage culturel qu'acquiert, en France, un élève du secondaire dans ce domaine.

- Son souci, actuellement, en sa qualité de Directrice de centre de recherche, est d’ouvrir les recherches (thèses nouveau régime et activités multiples) à des corpus francophones ou à des problématiques impulsant une véritable prise en charge d’une mémorialisation active et non victimaire du passé colonial français et de ses effets dans les sociétés d’aujourd’hui (mémoire de l’esclavage, mémoire de la guerre d’Algérie/guerre de libération nationale, héritage des jeunes issus immigrations coloniales et post-coloniales). Elle souhaite également donner le plus possible aux jeunes chercheurs les moyens et les espaces pour faire connaître leurs travaux, en les publiant, soit dans la collection monographique du Centre, soit dans des collections ou revues d’autres instances, en partenariat. Son activité de directrice de recherche (Masters et Thèses) est intense.

- Elle continue à entretenir des rapports fréquents avec son université d’origine en encadrant des thèses de doctorat (dans les départements de français et par le biais de l’Ecole Doctorale Algéro-Française) et par l’intervention dans des colloques et ouvrages collectifs.

- Spécialiste de la liaison entre l’enseignement du français dans la période coloniale et post-coloniale et de l’écriture littéraire, elle a publié de nombreuses études (articles et ouvrages) sur la littérature algérienne (et plus largement maghrébine), sur la littérature du Machreck ainsi que sur les littératures de la Caraïbe. Elle est aussi attentive à tout ce qui concerne le féminin dans les productions littéraires et artistiques et à son intervention dans le champ culturel ainsi qu’aux marginalités qui se manifestent dans des productions périphériques par rapport à un « centre » régulateur des lectures et de la diffusion des textes.

Ses Axes principaux de recherche sont : Littératures du Maghreb et du Machrek - Ecritures des femmes autour de la Méditerranée - Littératures caribéennes - Littérature romanesque africaine sub-saharienne - Histoire du français (Langue et Littérature).

Connaissance d’écrivains [Anthologie, Myriam Ben, J-E.Bencheikh, Camus, Andrée Chedid, Frantz Fanon, Mouloud Feraoun, Nancy Huston, Daniel Maximin, Malika Mokeddem, Jean Sénac, Jules Vallès].

Questions à la littérature (sociocritique, histoire littéraire, analyse textuelle et intertextuelle) – Humour.

Problématiques diverses : * Esclavage - * Les Mille et une nuits et la littérature contemporaine –

* Image et Littérature – * Littérature et banlieue

- Parallèlement à ces activités universitaires, interventions en Algérie (1978-1994) plus ouvertes vers le grand public par des articles dans la presse, par des émissions radiodiffusées, par des préfaces d'oeuvres algériennes inédites ou d'oeuvres françaises rééditées ou des textes d'accompagnement de créations algériennes en peinture; l'objectif étant à la fois de faire connaître un patrimoine littéraire et culturel en français (algérien et universel) et de participer à une réflexion sur le pluralisme culturel.


Depuis 1991, participation en France, en Espagne, au Maroc, en Suède à plusieurs rencontres sur les littératures francophones et sur les écrits des femmes pour multiplier les échanges interculturels au centre desquels les littératures francophones tiennent une place importante. Ces échanges prenaient la suite et ont accompagné la participation au réseau associatif des femmes en Algérie (co-fondatrice, en particulier, de deux groupes de recherche et d'écriture de femmes algériennes, entre 1984 et 1994, "Présences de femmes" et le "Groupe Aïcha").

- Appartenance à des Associations, des Sociétés d'études ou des revues en qualité de collaboratrice permanente :

- à Algérie Littérature/Action, Paris, Marsa Editions, revue littéraire créée en mai 1996 pour promouvoir la littérature algérienne contemporaine. Participation au comité de lecture, au choix des inédits à publier, publication de nombreux entretiens d'écrivains, compte-rendus, articles. ( Cf. Liste des publications pour le détail des articles publiés).

- aux ELA, Etudes Littéraires Africaines, Bulletin de l'APELA (Association pour l’étude des Littératures Africaines) sous la direction du Pr. Daniel Delas.

- Membre de la Coordination internationale des chercheurs en Littérature Maghrébine (CICLIM). Membre du comité de parrainage d'Expressions Maghrébines, nouvelle revue de la coordination, n°1 pour mars 2002.

-Membre de la Société Française de Littérature Générale et Comparée (SFLGC).

- Membre de l’Association nationale algérienne « Mémoire de la Méditerranée ».

Voir site : http://perso.orange.fr/citmedelamed/

-Membre de l’Association Coup de Soleil-Paris, organisant chaque année « Le Maghreb des Livres ».

Elle a également collaboré :

- au Maghreb Littéraire, revue canadienne (Toronto) créée en 1996.

- au Bulletin de l'Afrique francophone (London).

- à la revue Les Amis de Jules Vallès (Saint-Etienne).

- à Humoresques, revue de CORHUM (Presses Universitaires de Vincennes, Paris VIII).

www.christianeachour.net
www.editions-harmattan.fr

Articles

Le Quotidien d'Oran du 22 Avril 2002

Absence d'un lectorat algérien

Auteur de plusieurs ouvrages sur les littératures de langue française, sur l'enseignement de la littérature et sur les théories littéraires, Chistiane Achour contribuera également à faire connaître la littérature algérienne à l'étranger. Après les menaces de mort brandies contre les intellectuels algériens dans les années 90, elle s'exila tout en prenant son bâton de pèlerin pour porter la voix de l'Algérie, son pays, à l'étranger. Avec des écrivains et des artistes, elle crée la revue Algérie-Littérature-Action qui est à son 51ème numéro. Assia Khelladi et Denis Martinez ont été ses plus proches collaborateurs. Le principe de la publication est de faire connaître de nouveaux noms et des visages émergeant de la littérature algérienne d'expression française. Rendant un hommage particulier aux pionniers de la littérature algérienne d'expression française : Mohammed Dib, Mouloud Feraoun, Mouloud Mameri, Kateb Yacine et bien d'autres, elle entretiendra l'assistance de ses motivations quant à la création de la publication. Elle dira à ce sujet : «Il y a une littérature qui nous sollicite, mais elle n'a pas de lectorat en Algérie, et ce, dans les trois langues (arabe, française et amazighe)». Tout en ajoutant : «Je veux faire connaître notre littérature, elle ne peut être un objet de musée. Elle est un bon moyen pour montrer aux jeunes que l'imaginaire n'a pas de frontières et que l'on ne peut évoluer que, dans la diversité (...) La littérature est également une entrée extraordinaire à toutes sortes de gens qui ont baigné dans l'imaginaire.» Elle s'avouera «algérienne minoritaire» car de confession chrétienne et de souche pied-noir qui a opté pour son algériannité en 1962. Elle se dit «enfant à part entière de ce pays» tout en revendiquant son universalité, soutenant dans la foulée que «la littérature fait éclater les frontières car elle travaille sur l'imaginaire».
De son ouvrage Contes algériens édité par l'Harmattan et écrit en collaboration avec Zineb Benali,
Christiane Achour dira que «c'est un recueil de contes rassemblés à travers le pays en 1979, des contes dans les trois langues». Un travail et une expérience pédagogique inassouvis car, soutiendra-t-elle, ces contes ont exigé une traduction des plus fidèles. Avec beaucoup d'amertume, elle ne cessera de répéter que «le paradoxe dans notre pays, c'est que beaucoup de gens écrivent mais peu d'algériens les lisent (...) Est-ce une dépréciation du produit algérien à l'image du reste de la production nationale ? Nos écrivains publient des ouvrages mais sans aucune aide ou béquille (...) Nous n'avons pas de publications, de revues spécialisées, de littérature pour faire connaître nos auteurs et leurs textes. (...) Il n'y a que la traduction, initiative de quelques nationaux et étrangers, qui a pu mettre l'écriture algérienne en écho avec d'autres à travers le monde».
Par ailleurs, la collaboration à Algérie-Littérature-Action de Denis Martinez s'oriente vers l'illustration, grâce au crayon de l'artiste, de chaque extrait par le portrait de son auteur. Le souci des concepteurs de la revue est de donner un visage à chaque écrit car, dira Mme Achour, «on ne connaît pas l'identité physique de nos auteurs. Qui ne connaît le visage de Victor Hugo ?» Marseille Édition Algérie, une autre initiative algérienne en France, a permis la publication de trente sept portraits dans Algérie-Littérature-Action. Afin de permettre aux jeunes auteurs algériens de se faire connaître et permettre au lectorat algérien l'accession à cette nouvelle écriture, les extraits médiatisés par la publication de Mme Achour sont publiés sous forme de petits fascicules par les éditions Marsa en Algérie.
Le dernier volet de l'intervention portera sur la littérature féminine pour laquelle, dira la conférencière, «elle ne cessera de militer». Une nouvelle littérature féminine d'expression française tente de s'imposer en ce moment par la multiplication de textes écrits par les femmes «pour les femmes» et «pour les hommes». Une diversité d'écrivaines algériennes a été citée à ce propos, particulièrement celles dont les écrits sont publiés par Algérie-Littérature-Action : Maïssa Bey avec Au commencement était la mer (Editions Marsa); En Algérie (1996), roman connu en France, étudié dans une quinzaine de lycées de ce pays; Ghania Hammadou, Le 1er jour d'éternité (Ed. Marsa également), roman autobiographique Glaise rouge de Hawa Djabali, Arris de Yamina Trachatera connue pour son roman La grotte éclatée, Malika Allel, Ils ont peur de l'amour, Mes soeurs et Raoulem ou le sexe des anges de Feriel Assimi. Tous ces textes sont publiés par les éditions Marsa en Algérie.
Christiane Achour conclura en disant que «la littérature féminine en Algérie est l'expression de tout ce qui a été défait dans la société, dans la famille et en l'individu. Les femmes entament, généralement, les sujets tabous comme la relation amoureuse dans le couple, la polygamie, l'enfantement, la promotion sociale de la femme, etc...
Les débats ont porté particulièrement sur la préoccupation de la conférencière qui est celle de l'absence de lectorat de la littérature algérienne. Une enseignante, professeur de français dans un lycée, interviendra pour dire que «cela est dû essentiellement à la formation intellectuelle initiale de l'individu algérien, à la défaillance de l'école algérienne où l'acte de lire n'est plus une priorité et où les textes d'auteurs sont absents des manuels scolaires». «Est-ce dû, également, à un malaise social et économique ainsi qu'aux différentes ruptures morales (62 - 88 - 92) qu'a vécues et que continue de subir notre pays ?», dira une autre intervenante.
par C. Koriche

L'Authentique du 21 Avril 2002

Christiane Chaulet-Achour en marraine de romancières
«Les causeries blidéennes» à la librairie Mauguin ont reçu l'onde de choc avec la présence de l'universitaire algérienne Christiane Chaulet-Achour vivant presque l'exil après avoir porté à bout de bras et à la force des convictions, avec une poignée d'autres collègues, l'enseignement de la littérature à la faculté d'Alger. «Abécédaires en devenir», «Convergences critiques» avec Simone Rezzoug, «Anthologie de la littérature algérienne d'expression française», «Un étranger si familier» qui est une lecture du récit de Camus l'algérien, et la coordination d'une collection de «Algérie-littérature-action» qui fait découvrir, entre autres préoccupations, de nouveaux auteurs. Justement, cet après-midi du jeudi fut l'occasion pour le public présent de redécouvrir des écrivains, des auteurs qui revendiquent finalement leur place dans cette littérature nationale -aussi- d'expression française et qui ne trouve pas encore, malheureusement, son public. Un constat, sur lequel tout le monde est d'accord, est asséné par celle qui est le mieux placée pour le dire : «L:Algérie est le seul pays dans le monde qui produit depuis vingt ans des bacheliers sans connaissance de la littérature algérienne !» Que dire alors de l'histoire littéraire, de sa chronologie ?
Une question qui reste posée, avec une autre, tout aussi dramatique : «Pourquoi y a-t-il tant d'Algériens qui écrivent et très peu qui lisent ?» Les raisons sont multiples et chacun à la librairie Mauguin, parmi ces fidèles des Causeries, élucidait le problème selon son expérience, sa vision de l'école algérienne, le procès fait à l'éducation parentale, à la politique du livre, le désir d'évasion du vécu algérien vers d'autres cieux : c'était le foisonnement qui justifiait la raison d'être de ces après-midis consacrés par tant d'autres au sport, au farniente, à la sieste rédemptrice, aux fêtes; c'est cela aussi l'Algérie individuelle. Fériel Assima, Maïssa Bey, Malika Allel, Ghania Hammadou sont la nouvelle vague déferlante d'une littérature quasiment de combat, le combat émancipateur si ce terme veut bien être approprié par ces auteurs qui se considèrent comme meurtries par le cours de l'histoire.
Christiane Achour contribue à faire connaître la littérature algérienne d'expression française de l'autre côté de la Méditerranée par la loi d'une conjoncture. Passionnée, elle sait transmettre ce ''vice" pour aussi ne plus ressasser les anciens noms. «La littérature algérienne doit entrer dans le concert des nations» est le leitmotiv de C. Achour et A. Bekkat; cette dernière qui a présenté la première, constate l'absence de critique littéraire, de revue -mais il semble qu'un projet dans ce sens verra bientôt le jour. «Voir le réel autrement» à travers la littérature, découvrir l'Algérie plurielle, l'entrée fracassante dans l'imaginaire collectif à travers des oeuvres qui manquent tellement de «p(m)arrainage» : cela devient une nécessité salvatrice à plus d'un titre. L'éducation à la lecture s'avère primordiale, quel que soit le véhicule linguistique.
Avec ces femmes, auxquelles il faudrait rajouter Hawa Djabali avec Glaise rouge, Yamina Mechakra avec Arris, Malika Mokedem et ses titres tel Le Siècle des sauterelles, il existe une autre entrée vers la littérature avec «des propos plus acerbes sur le quotidien parce que ces femmes le vivent dans leurs tripes». Avec les éditions Marsa et Achour Bouba Tabti, présente dans la salle, A. Bekkat et C. Lefèvre -initiatrice de ces «Causeries blidéennes»- le printemps blidéen n'a été que plus beau ce jeudi où des fleurs avaient été offertes par un auditeur.

par A. Mekfouldji

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