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vendredi 6 novembre 2009

Algerie : Une Mata Hari sioniste dans le gouvernement algerien ?

En Algérie, en règle générale, les livres sont publiés à compte d’auteur, en quasi-clandestinité, tirés, au maximum, à 1500 exemplaires. La censure des livres et journaux y est monnaie courante. Les auteurs : écrivains et journalistes, exercent une autocensure qui dépasse exigences des censeurs. Ce qui rend leurs basses oeuvres : insipides et nauséabondes. Les livres publiés en Algérie ou importés, qui conviennent aux gouvernants incultes, sont jugés comme étant louches et méprisés par leurs lecteurs potentiels.

Dans les années 90, les services algériens ont élevé, comme des troupeaux de bétail et formé des : Journalistes et écrivains maisons. Bien que notoirement connus par les Algériens pour être logés et pris en pension par un Etat-patron-mafieux, ces écrivains et journalistes, hommes et femmes, sont estampillés : « Démocrates et libres. » C’est l’une des raisons pour lesquelles les Algériens répugnent à lire leurs grimoires alambiqués. Les Algériens achètent un journal uniquement pour s’informer des résultats sportifs, notamment du football et des pronostiques des jeux de hasard.

Les livres interdits en Algérie, qui se vendent sous le manteau, y sont particulièrement prisés par les indigènes du néo-colonialisme. Pour faire un best-seller dans ce pays, il faut que l’Etat fasse cadeau à son auteur : le censurer, l’interdire, saisir ses livres, le persécuter... le tout à grand renfort de publicité.

Depuis 1962, date de la décolonisation de l’Algérie, à ne pas confondre avec une indépendance, l’Algérie est dite : « République, démocratique et populaire. » Le pléonasme signifie que l’Algérie est un pays des apparences. Faussement démocratique et pseudo riche, les dirigeants algériens roulent, littéralement, sur de l’or et le petit peuple manque, cruellement : de pain, d’eau, de logement, d’infrastructures sociales, d’hygiène, de soins, de bonheur, de liberté, etc.

Il s’agit d’un pays pris en otage, à partir de 1958, par un ramassis de voyous qui n’ont en commun que leur goût du sang des faibles et de la luxure. Ils ont troqué : leurs gourbis et leurs cavernes, leurs gandouras, leurs ânes, leurs boites de Chemma (tabac à priser) contre, respectivement, des villas coloniales richement meublée, des costards milanais et parisiens taillés sur mesure par de grands couturiers, des voitures spacieuses, haut de gamme et de marques prestigieuses et des coffrets de cigares Davodoff. Leur hold-up de la Révolution algériennes et la confiscation de sa pseudo indépendance, les prestiges et les privilèges qui leur sont attachés, donnent à ces mafieux dirigeants l’assurance qu’ils sont des génies politiques infaillibles et irremplaçables.

En fait, les clans mafieux algériens, berbères et arabes, sont fort hétéroclites. Ils ont l’esprit tribal. Ils n’ont de commun que le mépris de leurs administrés et un insatiable égoïsme. Or, monter des fins fonds d’une misère insondable pour se hisser dans une luxure vertigineuse reviendrait à jeter une personne, qui ne sait pas nager, dans des eaux agitées et profondes. Un proverbe algérien dit : « Mechrar ou tah fi rouina » (affamé noyé dans la soupe.) Les dirigeants algériens sont excessivement vaniteux.

Rachid Boudjedra
Quand les revenus des hydrocarbures baissent, par exemple, les différents clans du pouvoir sortent de leur tour d’ivoire pour défendre leur indue part de gâteau. Dans ce pays, tout journaliste ou écrivain qui ose critiquer l’Etat-brigand doit être, impérativement, parrainé, stipendié, protégé par l’un des puissants clans qui composent l’Etat algérien. Un écrivain ou journaliste qui n’accepte pas cet état de fait, n’a qu’à fermer sa gueule, à subir la misère, les frustrations et par fois même la répression d’un Etat de non-droit. Le régime algérien est dit : « Collégial. » Chaque clan de ce pouvoir a ses barbouzards armés, à la gâchette facile, ses relais politiques, diplomatiques et médiatiques. Les règlements de comptes médiatiques, inter-claniques, parfois sanglants, sont interprétés par les génies politiques algériens comme relevant d’une expression plurielle et démocratique.

Vers 2004, Monsieur Mohamed Benchicou, le journaliste, l’un des plus grands glorificateur du totalitarisme algérien, a publié : « Une imposture algérienne », un pamphlet contre Bouteflika. Mohamed Abassa, alias Mehdi el Djazaïri, un autre haut dignitaire de la junte militaire algérienne, vient de publié, en « samizdat », à compte d’auteur « Poutakhine », un autre pamphlet contre Khalida Toumi, la ministre de la culture algérienne qui est accusée d’avoir été : « Imposée comme ministre, en Algérie, par des lobbies sionistes. »

Rachid Mimouni
Or, les Algériens connaissent la soumission au pouvoir des auteurs tels que : Rachid Boudjedra, Rachid Mimouni, Yasmina Khadra ... qui écrivent sur commande ou signent des ouvrages écrits par un comité de nègres. Au début des années 90, les clans mafieux du pouvoir algérien ont créé, de toute pièces : « Des commandos médiatiques » pour légitimer un coup d’Etat et pour diaboliser tout opposant à leur pouvoir totalitaire. Ces cohortes médiatiques étaient recrutées, instrumentalisées et manipulées par les services d'un certain colonel Zoubir. Les : « Intellectuels » et « Démocrates », hommes et femmes, étaient notoirement connus par les Algériens pour leur appartenance aux plus hautes sphères du sérail algérien. Il s’agissait de rabatteurs du pouvoir et d’opposants de l’opposition.

Yasmina Khadra

Qui serait naïf au point de croire que Mohamed Benchicou et Mohamed Abassa, alias Mehdi el Djazaïri, puissent écrire, le premier : « Une imposture algérienne », accuser Bouteflika de toutes les trahisons et de tous les vices et, Mohamed Abassa, l’auteur de : « Poutakhine », qui accuse Khalida Toumi, la ministre de la culture, d’avoir été imposée par des : « Lobbies sionistes », sans avoir de puissants parrains hauts placés dans la hiérarchie militaro-terroriste et politico-financière algériennes ? La sortie : « D’une imposture algérienne », du livre de Mohamed Benchicou, bien qu’interdit, a bénéficié d’un matraquage médiatique, y compris par des journaux notoirement connus pour être aux ordres et à la solde du pouvoir, sans précédent dans l’histoire culturelle algérienne. Le titre interdit à nécessité plusieurs tirages pour répondre à la demande. L’auteur persécuté a animé d’innombrables rencontres de dédicaces dans toute l’Algérie. Est-ce là les marques d’une persécution ?
Khalida Toumi

Benchicou

« Poutakhine », le livre de Mehdi el Djazaïri va-t-il bénéficier du même matraquage publicitaire et du même engouement des lecteurs algériens ?

Les Algériens sont conscients que les clans qui composent leur Etat-mafieux traversent une zone de fortes turbulences : politiques, économique et sociale. Depuis 1958, face aux crises, les brigands politiques algériens règlent leurs comptes par la violence, par l’intermédiaire de commandos armés de Kalachnikov et des intellectuels spécialisés dans des appels aux crimes, la flétrissure des victimes, la glorification des assassins et la légitimation de leurs odieux crimes.

Mehdi el Djazaïri a accusé Khalida Toumi d’avoir été imposée comme ministre par : Des lobbies sionistes . Et, les autres ministres, qui les a imposés ? L’Algérie n’est pas un État démocratique, donc ce n’est pas le peuple qui les a désignés ?

En fait, depuis 1958, les gouvernements algériens obéissent, au doit et à l’œil de tyrans invisibles. Le régime algérien est l’un des plus parfaits et des plus réussis régimes : « Néo-colonialistes » d'Afrique. Cependant, la haute trahison des dirigeants algériens et l’histoire d’Algérie ne seront jamais révélées ni écrites par des intellectuels du sérail, trop accoutumés à manger dans les mains de leurs mafieux maîtres.



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